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En bref10/12/12

  • Le Gitana Team quitte le circuit Extreme Sailing Series en 2013, après quatre podiums successifs depuis 2009, l'équipe souhaite se recentrer sur la course au large, comme l'explique le directeur général Cyril Dardashti «  L’histoire du Gitana Team restera marquée par ces années (sur les Extreme Sailing Series)  mais aujourd’hui il a été décidé de se concentrer sur la Course au Large avec le trimaran de 70’ Groupe Edmond de Rothschild, skippé par Sébastien Josse, et Gitana 11. Les programmes de ces deux bateaux pour la saison 2013 seront très prochainement officialisés.» L'équipe se concentrera donc sur le MOD70, mais utilisera également Gitana 11 (l'ancien 60' ORMA, allongé à 77'), en dehors de la Route des Princes, le trimaran pourrait être aligné sur des records en solitaire (ce qui était initialement prévu lors de sa mise à l'eau)
  • La Route des Princes, tour de l'Europe organisé par Prince de Bretagne, débutera d'un port du sud de la France le 1er juin 2013 et se terminera le 30 à Roscoff. Les escales, qui permettront au public de voir les bateaux s'affronter sur des formats courts  auront lieu à Valence (Espagne) du 4 au 9 juin, à Benicarlo (Espagne) le 9, à Lisbonne (Portugal) du 13 au 16, à Dublin (Irlande) du 20 au 23, à Plymouth (Angleterre) du 26 au 29 et à Roscoff. Ce tour de l'Europe sera ouvert à tous les multicoques de 50' et plus.
  • La Transat Jacques Vabre se prive des MOD70, cette classique aura lieu en 2013 entre le Havre et Itajai au Brésil, elle sera ouverte aux monocoques de 40' et 60' et à la classe des Multis 50'. L'organisation n'a semble-t-il pas souhaiter introduire une classe en équipage alors que la course se courre en double pour les autres participants.
  • La Solidaire du Chocolat s'ouvre quant à elle aux multis pour son édition 2012, cette transat réservée jusqu'ici à la classe 40', accueillera les MOD 70 et les Ultimes qui se mesureront en équipage sur le parcours Cadix (Espagne)-Progreso (Mexique).
Silence radio de la classe MOD70 qui ne devrait rien annoncer au salon nautique. Le tour du monde au programme initial de 2013 semble désormais utopique, sans sponsor pour la classe et avec un plateau réduit, le MOD n°2 n'a semble-t-il toujours pas trouvé preneur et Michel Desjoyaux n'a pas de sponsor pour l'année à venir. Reste à définir un nouveau programme pour cette saison, la logique voudrait que les MOD soient alignés sur la Route des Princes, ce qui éviterait des frais supplémentaires face à un tour de l'Europe spécifique à la classe monotype ; une transat aurait été la bienvenue, mais l'organisation de la Transat Jacques Vabre a fermé la porte aux MOD...

Extreme Sailing Series 10/12/12

L’équipage de Groupe Edmond de Rothschild pointait en tête avant la dernière journée de régates hier à Rio, les hommes du Gitana Team auront tout fait pour défendre leur place, mais le grand favori The Wave Muscat remporte la victoire de cette étape avec 0,2 point d’avance sur l’équipage français et gagne le titre de champion des Extreme Sailing Series 2012.

Celui-ci était déjà acquis pour les hommes de Leigh McMillan avant la dernière manche, restait à définir les équipages qui accèderaient au podium, la troisième place d’Oman Air leur permettait d’accéder à la seconde place au général, aux dépends de l’équipage du Gitana Team, le team français a été un acteur majeur du circuit avec quatre podiums successifs depuis 2009.

Roman Hagara et Red Bull Sailing Team sont les grands perdants de cet act, avec une avant dernière place sur l’ultime manche, ils ratent le podium et terminent quatrièmes de cette étape et de la saison.

Alinghi, qui avait superbement débuté l’act brésilien termine difficilement celui-ci, enchainant les mauvais manches et n’accède qu’à une sixième place.

© Lloyd Images

Leigh McMillan, skipper de The Wave, Muscat: « Nous avons parfois eu de la chance, mais je voudrais vraiment remercier les gars qui m’entourent. Ils ont toujours pris soin de moi et m’ont aidé à regarder de l’avant ». Notamment dans la dernière manche à Rio, qui comptait double : « Juste avant le départ, nous avions repéré quelques belles rafales de vent sur la droite du parcours, donc nous nous sommes préparés pour un départ au bateau comité. Mais le vent a fini par tomber et tout semblait fini pour nous »

Morgan Larson, skipper d’Oman Air : “C’est vraiment dommage pour Red Bull. Ce n’était pas facile sur ce plan d’eau. Mais je ne peux que me réjouir pour Oman Air. Ce fut une belle épreuve pour nous. Elle nous a permis de nous révéler en tant qu’équipe. Nous avons eu des moments difficiles à l’arrière de la flotte sur certaines manches, mais tout le monde a gardé la tête haute en restant positif. La journée d’aujourd’hui nous a vraiment mis à l’épreuve et je suis très heureux de notre résultat”.

Hervé Cunningham, régleur sur Groupe Emond de Rothschild : « Cette troisième place nous laisse forcément un goût un peu amer car nous étions là pour gagner mais cela reste une très belle place. Cette saison, The Wave Muscat a été intouchable, impérial, un cran au dessus. Un grand bravo à eux ! Pour Oman Air, l’histoire est différente et je pense que nous lui donnons la deuxième marche du podium… Cette saison 2012 a été marquée par des changements au sein de l’équipage et par deux mauvais Grands Prix. Porto est certainement le plus dur à digérer car nous finissons cinquièmes sur avarie et avec un équipier à l’hôpital. Mais c’est malgré tout très bien d’être sur le podium des Extreme Sailing Series pour la quatrième année consécutive » .

La sixième saison des Extreme Sailing Series™ s’est donc terminée à Rio, la saison  2013 débutera à Mascate au Sultanat d’Oman le 5 mars prochain, avec 8 équipes en compétition (6 équipes actuelles et deux nouvelles), celles-ci seront dévoilées lors du Salon Nautique de Dusseldorf le 20 janvier 2013, alors que les sept autres étapes devraient être connues avant la fin de l’année.

 Le team Groupe Edmond de Rothschild a annoncé qu’il ne serait pas présent sur sur le circuit l’année prochaine, préférant se consacrer à leur programme offshore.

Cyril Dardashti, le directeur général du Gitana Team :  « Nous avons vécu quatre belles années sur les Extreme Sailing Series, tant sportives qu’humaines. Le team a toujours su accrocher les podiums et nous a fait vivre des moments uniques en menant tout le Groupe Edmond de Rothschild dans son sillage. L’histoire du Gitana Team restera marquée par ces années mais aujourd’hui il a été décidé de se concentrer sur la Course au Large avec le trimaran de 70’ Groupe Edmond de Rothschild, skippé par Sébastien Josse, et Gitana 11. Les programmes de ces deux bateaux pour la saison 2013 seront très prochainement officialisés. Notre absence sur les Extreme Sailing Series l’année prochaine, ne signifie pas que nous ne reviendrons pas ultérieurement sur le circuit. Tout le team est très attaché à l’événement. Je souhaitais vivement remercier et féliciter Mark Turner et ses équipes d’OC Sport pour tout le travail accompli, leur professionnalisme et la qualité des étapes de ce World Tour. Enfin, je m’associe à Ariane et Benjamin de Rothschild pour remercier et adresser un grand bravo à l’équipage mené par Pierre Pennec. Les garçons ont démontré tout leur talent, leur engagement mais aussi leur ténacité dans les moments difficiles, ce qui est particulièrement important pour nous » déclarait

 

Classement de l’Act 8 des Extreme Sailing Series 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil après 30 manches (09.12.12)
Position / Team / Points
1. The Wave, Muscat (OMA) 192.2 points
2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) 192 points
3. Oman Air (OMA)181 points
4. Red Bull Sailing Team (AUT) 179 points
5. SAP Extreme Sailing Team (DEN)166 points
6. Alinghi (SUI) 152 points
7. GAC Pindar (GBR) 129.6 points
8. ZouLou (FRA) 119 points
9. Team Brasil (BRA)92 points

Classement Général des Extreme Sailing Series 2012 après l’Act 8, Rio
Position / Team / Points
1. The Wave, Muscat 76.5 points
2. Oman Air 65 points
3. Groupe Edmond de Rothschild 64.5 points
4. Red Bull Sailing Team 59 points
5. GAC Pindar 45.5 points
6. SAP Extreme Sailing Team 42 points
7. Alinghi 35.5 points
8. ZouLou 28 points



America's Cup : 08/12/12

Le skipper aixois, Franck Cammas, lié depuis 15 ans à son sponsor Groupama et récent vainqueur de la Volvo Ocean Race, a dévoilé hier au salon nautique son souhait de participer à la 35ème Coupe de l’America.

Le sponsor, en difficulté financière, accompagnera néanmoins Franck Cammas jusqu’en 2015 sur des projets moindres que les précédents avec le Tour de France à la voile en 2012, une participation à la Petite Coupe de l’America en 2013 avec un class C qui sera conçu par le bureau d’études du team (l’équipe a également acheter un class C d’occasion afin de débuter les entrainement sur ces catamarans de 25′ à aile rigide).

Pour les objectifs plus prestigieux, à savoir une participation aux America’s Cup World Series en 2013 et à la 35ème America’s Cup, Franck Cammas, qui est libéré d’une exclusivité avec Groupama, espère convaincre de nouveaux partenaires, l’engagement pour les ACWS étant estimé à 700000€, celui pour la Coupe à plus de 70 millions d’€.

Le skipper continue à apporter son aide à l’équipe de Luna Rossa dans la prise en main de son AC72 qui navigue à Auckland, le catamaran a été doté de nouvelles dérives foils lors des dernières navigations, ces nouveaux appendices sont visibles sur le site de Chris Cameron, le photographe officiel de l’équipe d’Emirates Team New Zealand.

Les kiwis, qui ont partagé quelques navigations avec les italiens, n’ont plus que deux jours d’entrainement autorisés sur leur AC72 n°1, qui ne devrait plus naviguer ensuite.

L’équipe néo zélandaise met à profit ses derniers jours d’entrainement pour naviguer dans des conditions musclées (30 noeuds établis, mer formée), avec des pointes à plus de 40 noeuds pour le catamaran.

© Chris Cameron-ETNZ



Extreme Sailing Series 08/12/12

La deuxième journée des Extreme Sailing Series de Rio, qui vont clôturer la saison, a vu les leaders du classement général rjoindre les avants postes, notamment pour l’équipe française Groupe Edmond de Rothschild qui retrouve une place sur le podium provisoire.
Le vent était moins fort que la veille, avec cinq à onze nœuds, huit manches ont pu être courues, l’équipage du Gitana Team s’est imposé sur la moitié d’entre elles, comblant en très grande partie son retard sur The Wave Muscat qui était nettement moins à l’aise lors de cette seconde journée, l’autre équipage omanais d’Oman Air et Red Bull Sailing Team réalisaient une belle journée enchainant les places d’honneur comme les français, ce qui leur permettaient aussi de revenir dans la quarté de tête.
Ces quatre équipages (The Wave, Red Bull, Groupe Edmond de Rothschild et Oman Air) se tenaient en deux points à la fin de ses huit manches, The Wave et Red Bull avec 81 points, 80 pour le Gitana  Team et 79 pour Oman Air.
Alinghi, barré par Pierre Yves Jorand, qui avait mené les débats la veille, aura été moins constant avec deux places de neuvième avant de mieux finir la journée avec deux secondes places et une victoire.


© Lloyd Images

Pierre Pennec, barreur de Groupe Edmond de Rothschild :« Au niveau du vent, la tendance était moins forte qu’hier. Il y a eu entre 5 et 11 nœuds selon les endroits du plan d’eau. Le site de navigation était un plus clair aujourd’hui, c’était plus marqué et donc plus facile à lire. Mais le vent se retrouvait toujours divisé en deux par le pain de sucre et il fallait anticiper cela, ce que nous avons mieux fait aujourd’hui qu’hier.  En moyenne nous avons pris des bons départs et nous avions une bonne vitesse. Nous gagnons quatre courses, ce qui est très positif, mais nous faisons également deux manches de derniers. Sur la quatrième régate, Oman Air nous ferme la porte au comité. Cette situation de blocage nous amène à devoir choisir le mauvais côté du plan d’eau. Et là nous tombons dans une bulle sans vent. Nous nous retrouvons complétement arrêtés sans pouvoir rien faire et en voyant tout le monde partir. Sur la dernière manche, c’est également le départ qui pêche mais cette fois cela est dû un manque de préparation de notre part. En fin de journée, la situation est toujours un peu tordue et nous avons passé trop de temps à observer le plan d’eau pour déterminer notre stratégie qu’à préparer notre départ. Nous étions au bon endroit car celui qui part là où nous étions gagne la manche mais nous étions trop tard. C’est bien sûr énervant de faire de si mauvaises manches mais cette journée reste une journée très positive pour Groupe Edmond de Rothschild. Nous rattrapons beaucoup de points à nos adversaires de tête, nous sommes dans le coup et l’équipage se sent en confiance.»

La troisième journée est visible en live stream sur le site officiel, celle-ci a bien débutée pour Groupe Edmond de Rothschild qui prend la tête du classement provisoire avec deux victoires de manches et une seconde place, devant les deux équipages omanais à 7 points et Red Bull à 11 points.


Extreme Sailing Series : 07/12//12

La dernière épreuve des Extreme Sailing Series 2012 a débuté hier à Rio de Janeiro sur un plan d’eau piégeux du fait des reliefs qui encercle la baie.

Si l’équipage omanais de The Wave Muscat fait figure de grand favori pour le titre, les places restantes sur le podium s’annoncent disputées entre Oman Sail, Groupe Edmond de Rothschild et Red Bull Sailing Team.

Cette première journée a souri à l’équipage suisse d’Alinghi, qui mène les débats grâce à deux victoires de manches sur six courues, comme l’explique le skipper  Pierre-Yves Jorand : “Ce fut une excellente journée pour nous. Dans les deuxièmes et troisièmes manches nous avons réussi à creuser une belle avance sur le reste de la flotte à la première bouée, ce qui nous a aidé pour la suite. Nous avons essayé de naviguer de manière détendue et intelligente, sans compliquer les choses et je crois que cette approche a porté ses fruits”.

Alinghi est à égalité de point avec l’équipage de Leigh McMillan sur The Wave Muscat, Zoulou effectue également une superbe journée avec une troisième place au provisoire et 3 points de retard sur le leader.

Oman Air et Red Bull pointent en 4 et 5ème places, les deux équipages rivaux pour une place sur le podium sont entrés en collision dans l’avant dernière manche, les australiens ayant percutés l’arrière du flotteur de l’Extreme 40 omanais, les deux équipages n’écopent que d’une pénalité de temps dans la 1ère manche de la seconde journée.

© Lloyd Images

Groupe Edmond de Rothschild mené par Pierre Pennec débutait bien la journée avec une victoire sur la première manche mais peinait ensuite à trouver ses marques comme l’expliquent les membres d’équipage :

Arnaud Psarofaghi, régleur de Grand-Voile : « Le plan d’eau est instable et divisé en deux parties. Pour schématiser, il y avait du vent établi aux alentours des 15 nœuds sur la ligne puis au minimum de la journée nous avons dû avoir entre 3 et 4 nœuds à la première porte. Il y avait des zones de vent faible à éviter, ce que nous n’avons pas toujours su faire. Nous n’avons pas été très chanceux aujourd’hui et puis nous avons commis des erreurs dans nos choix de bords sur certaines manches. Le bilan de cette première journée est qu’il ne faut pas hésiter à faire les extérieurs pour rester rapides et aussi peut-être faire plus simplement les choses, notamment dans les approches de marques »

Pierre Pennec, barreur : « Les conditions étaient très bonnes aujourd’hui, avec un grand soleil, mais le vent était très oscillant sur le plan d’eau. Ces variations d’intensité du flux rendaient la lecture du plan d’eau compliquée. Cela est principalement dû au relief qui encercle le terrain de jeu et notamment au pain de sucre car le vent passe d’un côté ou de l’autre de façon assez aléatoire. Nous avons fait de bons départs, avec des approches de lignes efficaces, mais nous avons été moins pertinents dans notre choix au premier passage de bouée sur deux manches.»

Groupe Edmond de Rothschild pointe donc à la 7ème place du provisoire, à 9 points du leader et 2 points de ses adversaires pour le podium (Oman Air et Red Bull Sailing Team).

Les régates de la 2ème journée reprendront à 18h (heure française) et sont visibles en streaming sur le site officiel des Extreme Sailing Series.



America's Cup : 02/12/12

L’équipe italienne Luna Rossa a déposé deux protests aux cours des dernières semaines auprès du jury de la coupe de l’America.

La première est dirigée contre le defender, l’autorité organisatrice et la direction de course, elle concerne l’annulation de l’étape des America’s Cup World Series de Venise, sans l’accord des équipes engagées sur le circuit et sans justification.

L’équipe italienne n’a semble-t-il pas apprécié l’annulation de cet événement à domicile, qui devrait être remplacé par une étape aux Etats Unis, et menacerait de ne pas participer à cet act.

La seconde réclamation concerne de nouveau le defender, l’équipe américaine Oracle Team USA, accusé d’espionnage. Le protocol de la 34ème America’s Cup prévoit en effet que équipe concurrente ne peut s’approcher à moins de 200 mètre d’un bateau concurrent si le but est de recueillir des informations sur celui-ci, l’équipe italienne fournit au jury un échange de mails et des photos de membres du team américain sur un semi rigide à proximité de l’AC72 de Luna Rossa, ce protest est visible ici.

Côté suédois, l’équipe a décidé de se séparer de son barreur , l’américain Terry Hutchinson, qui avait pourtant obtenu de bons résultats en match race lors des America’s Cup World Series. Artemis Racing a choisi promouvoir de Iain Percy, Nathan Outteridge, Santiago Lange et Loïck Peyron qui formeront désormais la cellule arrière du team suédois, Ian Percy est également promu au poste de directeur sportif.


America's Cup : 28/11/12


L'équipage d'Emirates Team New Zealand poursuit ses navigations en baie d'Hauraki, avec une version modifiée de son 1er AC72 (carénages des poutres de liaison entre autre).

Les néo-zélandais disposent encore de six jours de navigation avec ce bateau jusqu'à fin janvier ; en effet le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier AC72 construit, jusqu’au 31/01/2013, puis 45 jours avec les deux bateaux au cours des trois mois suivants.

Et ses quelques jours restant devraient être mis à profit pour naviguer avec le catamaran de Luna Rossa, l'équipe italienne qui fait ses débuts sur ce support, les deux bateaux ont déjà plusieurs jours d'entrainement en commun, ce qui devrait permettre aux italiens (coachés par Franck Cammas) de progresser rapidement dans le maniement et les réglages du bateau, et aux néo-zélandais de valider les modifications apportées récemment à leur multicoque et de s'entrainer pour les phases de contact.

© Chris Cameron/Emirates Team New Zealand

Les designs des AC 72 d'Emirates Team New Zealand et de Luna Rossa sont identiques, en dehors de appendices, ETNZ navigue avec des dérives en" S", alors que les italiens ont choisi des profils en "L".

L'équipe suédoise d'Artemis Racing, qui a aussi recruté un français, Loick Peyron en tant que "speed coach", poursuit quant à elle ses navigations à San Francisco. Le français a dévoilé quelques informations sur le bateau dans une interview sur la page officielle d'Energy Team : la vitesse de 26 noeuds pour 10 noeuds de vent aurait été atteinte, et le bateau aurait comme ses adversaires effectué ses premiers vols sur des bords de portant.

© Sander van der Borch/Artemis Racing

Côté américain, les dernières informations (cf l'interview de Brad Webb sur Sailing-World) font état d'un retour sur l'eau de l'équipe Oracle Team USA avec l'Ac72 n°1 en début d'année 2013, avec une aile neuve (initialement prévue pour l'AC 72 n°2 qui devrait sortir de chantier en mars). Des membres du team américain sont présents à Auckland pour suivre les sorties des catamarans néo-zélandais et italien, il est probable que la plate forme d'USA

Maxis Multis : 28/11/12

Roman Paszke, le skipper polonais, tentera de nouveau un tour du monde d’est en oust (contre vents et courants dominants) cet hiver, à la barre de son catamaran Gemini 3.

Sa tentative précédente s’était soldée par un abandon en Argentine suite à une voie d’eau, et s’était compliqué d’un umbroglio juridique suite aux opérations de « sauvetage » du bateau, ce qui avait entrainé une immobilisation de celui-ci durant plusieurs mois dans le port argentin.

Le skipper est prêt pour une nouvelle tentative avec un catamaran allégé de 400kg, grâce aux changement des réservoirs de carburant et l’adoption d’un nouveau système de production d’énergie. Il devrait appareillé la semaine prochaine pour un port français (probablement Lorient), où il sera en stand-by pour cette nouvelle tentative de tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants.

America's Cup : 16/11/12

Alors qu'Artemis Racing a enfin débuté ses navigations sur son AC72, les italiens de Luna Rossa n'ont effectué qu'une journée de navigation depuis la mise à l'eau de leur catamaran.

En effet l'aile du bateau italien a été endommagée lors d'une opération de grutage aujourd'hui, seule la partie haute semble touchée, mais cet incident devrait immobiliser l'AC72 pour quelques jours.

Les suédois ont effectué deux sorties en baie de San Franciso dans des conditions clémentes, sans problème semble-t-il, le catamaran semble assez bas sur l'eau, à l'inverse des dessins d'ETNZ et de Luna Rossa.


Photo : Artemis Racing/Sander van der Borch


Les néo-zéalandais ont également repris leurs navigations en baie d'Hauraki, avec quelques modifications apportées au bateau dont des carénages afin d'améliorer l'aérodynamique, les possibilités de vol du catamaran avec cette nouvelle configuration semblent toujours exceptionnelles, rappelons que l'équipage d'ETNZ a navigué 18 jours depuis la mise à l'eau alors que les autres équipages n'ont passé que quelques jours sur l'eau...


Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand

Hydroptère : 07/11/12

Le groupe DCNS a annoncé aujourd’hui la fin du partenariat avec l’équipe de l’Hydroptère après seulement un an de sponsoring.

Le trimaran à foils  mené par Alain Thébault risque donc de nouveau de se retrouver à quai, la tentative de record du Pacifique prévue cette année avait été reportée  faute d’une fenêtre météo favorable, sans partenaire, il est peu probable que le bateau puisse s’aligner sur ce parcours l’année prochaine.

Ce partenariat qui se termine aura néanmoins permis d’apporter quelques améliorations techniques au foiler, avec notamment une gouverne d’asservissement permettant de stabiliser le vol du bateau, cette technologie étant dérivée de celle utilisée sur les sous marins produits par le DCNS.
La réaction du skipper, Alain Thébault : « Nous sommes surpris et évidemment déçus de ce revirement mais nous gardons bon espoir. C’est la première fois qu’un voilier hydrofoiler tente un record océanique. DCNS nous a donné les moyens de démarrer l’aventure et nous irons jusqu’au bout. Le projet a montré qu’il suscitait un réel engouement et nous espérons que ce défi pionnier, auquel nous croyons beaucoup, trouvera un nouveau soutien à temps, en France ou à l’étranger »

Alain Thébault, ainsi que Jacques Vincent, Jean Le Cam et Yves Parlier vont désormais créer « Hydroptere Pacific », une structure californienne dont le but sera d’encourager l’arrivée de potentiels sponsors américains, cette action est soutenue par le consul de France.

America's Cup : 04/11/12

L'AC72 d'Artemis Racing a été remis à l'eau aujourd'hui à San Francisco et a été baptisé, après une première tentative avortée le 18 octobre dernier, suite à un problème structurel survenu lors du remorquage, la remise en état du catamaran a nécessité deux semaines de réparations.


Photo : Artemis Racing/Sander van der Borch

Le skipper, Terry Hutchinson souhaite rattraper le retard pris suite aux incidents du remorquage et le bateau devrait effectuer ses premières navigations dans le courant de la semaine, l'équipe recevra le renfort de Loïck Peyron qui sera présent lors de ces premiers tests.

Le team suédois, challenger of record de la 34ème America's Cup devrait mettre à l'eau son second bateau en début d'année prochaine.

America's Cup : 01/11/12

Tout comme l’équipe italienne de Luna Rossa qui s’offre le savoir faire de Franck Cammas en matière de multicoques, les suédois d’Artemis Racing ont décidé de faire appel à Loick Peyron pour les seconder lors des premières navigations de leur AC72.

Les équipes qui n’ont pas encore naviguer avec leurs catamarans choisissent la prudence dans l’apprentissage et la maitrise de leurs bateaux, probablement échauder par le chavirage d’USA17 en baie de San Francisco.

Les néo-zélandais, qui ont navigué 16 jours sur leur catamaran, ont choisi d’effectuer un chantier d’une dizaine de jours afin d’améliorer la vitesse et l’ergonomie du bateau.

Maxis Multis : 27/10/12

Le skipper Lionel Lemonchois, a mis à l'eau hier son trimaran, maxi 80', aux couleurs de son sponsor, Prince de Bretagne. Ce bateau est l'ancien 60' ORMA Sodeb'O, profondément remanié, puisque seul le gréement et les bras de liaison ont été conservé. Le trimaran a été construit par le chantier Multiplast, et le design est l'ouvre du cabinet VPLP.

 Le bateau sera convoyé dès  lundi à Lorient où il sera mâté en vue d’effectuer ses premières navigations.

L'objectif du skipper est la victoire dans la catégorie Ultime lors de la prochaine Route du Rhum, mais il espère également titiller les autres maxis (Sodeb'O et Idec) sur les records en Atlantique et briller sur la Route de l'Europe prévue l'année prochaine.


© Marcel MOCHET

Lionel Lemonchois : « Je suis évidemment très heureux. Le bateau était là, et frémissait sur ses berres depuis quelques jours. Il me tardait que le rideau se lève et de le voir toucher l’eau. Je remercie bien évidemment Prince de Bretagne sans qui nous ne serions pas là. C’est aussi un plaisir que je suis heureux de partager avec tous ceux qui se sont penchés sur son berceau : les jeunes architectes du cabinet Van Peteghem-Lauriot Prévost, ainsi que toutes les petites mains du chantier Multiplast et de mon équipe. C’est très valorisant pour nous tous de le découvrir dans sa globalité et de mesurer tout le boulot réalisé. Je pense que nous sommes bien partis pour écrire de nouvelles histoires avec Prince de Bretagne. C’est un grand jour et je suis très ému. »

Joseph Rousseau, président de Prince de Bretagne, producteur à Trélevern (22) : « C’est un grand jour pour les 2 350 producteurs de la marque. C’est beaucoup d’émotion et de fierté aussi de découvrir ce superbe bateau, ses couleurs et ses lignes uniques. Cette mise à l’eau concrétise une étape importante de notre engagement dans la voile. Il symbolise la complémentarité entre la terre et la mer qui fait notre force. Il illustre enfin la dimension humaine de ce projet initié par un skipper qui depuis le début s’est mis à la portée des producteurs de légumes. Lionel Lemonchois est notre ambassadeur, on l’appelle « Le Prince de Bretagne », et il a toute notre confiance pour relever de nouveaux défis, notamment la prochaine Route du Rhum qui résonne déjà comme une évidence. »

Jean-François Jacob, président de la SICA : « Ce bateau s’inscrit dans la continuité d’un projet initié il y a quelques années et qui monte en puissance. Ce maxi multicoque est magnifique ! Il est typé, assez racé, il dégage à la fois de la légèreté et de la puissance. Il est à la mesure de ses objectifs et de ses prochains défis, sur lesquels il pourra véhiculer toutes les valeurs qui réunissent les producteurs et leurs familles. Il porte le goût du risque et le plaisir du travail bien fait des paysans, qui tous les jours se battent pour produire des légumes de qualité en dépit des contraintes du marché et des conditions climatiques. »

Caractéristiques techniques
Longueur hors tout                    24 mètres
Largeur                                      18,2 mètres
Poids                                          7,2 tonnes
Surface Grand Voile                  180 m2
Surface Solent                           137 m2
Surface de Gennaker                 261 m2
Surface de voilure au près         317 m2
Surface de voilure au portant     441 m2

America's Cup : 27/10/12

L’équipe italienne, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a mis à l’eau son catamaran AC72 hier à Auckland.

Le team, dernier engagé, avait passé un accord avec Emirates Team New Zealand, qui avait partagé le design de sa plate forme et de son aile, cette coopération court jusqu’au 31 décembre 2012, le seul élément qui ne soit pas commun aux deux équipes sont les foils.

Photo: LUNA ROSSA / Nigel Marple

Les italiens ont choisi comme les néo-zélandais de présenter leur bateau avec des dérives droites pour sa première apparition. Celles-ci devraient rapidement être remplacées par des appendices plus « travaillés », qui devraient permettre au catamaran de se sustenter, comme celui d’ETNZ.

Luna Rossa devrait effectuer sa première navigation mercredi après des test statiques en début de semaine, à noter la présence de Franck Cammas, qui va apporter sa connaissance à l’équipe italienne et notamment à Max Sirena, le skipper.

Du côté des concurrents, Artemis Racing n’a toujours pas repris la mer, Terry Hutchinson, le skipper de l’équipe suédoise a reconnu une erreur humaine lors du remorquage du catamaran, en effet celui-ci a été fait avec les foils en position basse, or les efforts de ceux-ci ont été étudiés pour être équilibrés par ceux de l’aile qui n’était pas en place, ce qui a provoqué l’incident sur la plate-forme. Ils espèrent pouvoir débuter leurs entrainements cette semaine.

Côté américain, l’équipe continue à ramasser les débris de l’aile dispersés en baie de San Francisco suite au chavirage d’USA17, l’équipe donne la priorité au second bateau actuellement en cours de construction et devrait lancer la construction d’une troisième aile afin d’équiper ses deux plates formes.

Les néo zélandais poursuivent quant à eux leurs entrainements, sans connaitre de problème sur leur bateau, offrant de superbes images de leur catamaran en vol stabilisé.

America's Cup : 20/10/12

Terry Hutchinson et son équipage devaient effectuer des tests avec leur AC 72 avant de gréer l'aile rigide et de baptiser le catamaran aujourd'hui, le programme a vite été annulé, en effet au cours du remorquage, les bruits suspects au niveau des étraves ont été entendus.

Sander van der Borch / Artemis Racing


Le bateau a donc rejoint le hangar du team suédois par sécurité, afin d'analyser la structure des coques.

Après le chavirage d'Oracle Team USA, cette avarie est un nouveau coup dur pour la préparation de la prochaine Coupe de l'America, seul Emirates Team New Zealand n'a pas connu d'avarie grave sur son catamaran, le sistership de celui-ci, celui de Prada-Luna Rossa devrait toucher l'eau la semaine prochaine.

Sander van der Borch / Artemis Racing

America's Cup : 17/10/12

Le catamaran AC72 d'ORACLE TEAM USA  a chaviré dans la baie de San Francisco cette nuit (heure française), au cours de la huitième journée d’entraînement de l‘équipe (le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier AC72 construit jusqu'au 31/01/2013 puis 45 jours avec les deux bateaux au cours des trois mois suivants) .

Les conditions étaient musclées, avec des rafales de plus de 25 noeuds et un fort clapot  associé à un gros coefficient de l’année.


Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA

Le tacticien du bord revient sur l'incident, Tom Slingsby (AUS) : « Lorsque l’avant a enfourné, l’aile a suivi et quelques équipiers sont tombés à l’eau . L’aile pouvait se briser à tout moment, c’est pourquoi nous avons tous sauté par-dessus bord ».

Le chavirage s'est déroulé pendant une manoeuvre de bare away, lors de l'abattée, les étraves ont plantées et le bateau a sanci, ce "soleil" a peut être été favorisé par la houle. L'aile a maintenu le bateau dans cette position pendant quelques minutes avant que celui-ci ne bascule sur la tranche.

L'équipe technique du team a tenté de remettre le bateau à l'endroit sans succès, la houle a ensuite commencé à désagréger les éléments mobile de l'aile rigide, le mât s'est ensuite brisé, le catamaran a ensuite pu être pris en remorque jusqu'à la base technique du team américain.

Les photos de la séquence sont visibles sur le site H2OShots.

Avec le catamaran géant couché sur la tranche, les fortes conditions ont rapidement endommagé l’aile. Avec le courant, le bateau a ensuite dérivé vers l’océan et, à la tombée de la nuit, l‘équipe tentait toujours de ramener la plate-forme du catamaran vers la base. L’aile est entièrement détruite.

Le gréement est donc complétement perdu, ce chavirage va très nettement ralentir la préparation du team américain, comme l'explique le skipper, qui reste néanmoins optimiste Jimmy Spithill (AUS): « C’est un sacré coup dur. Il s’agit d’une véritable mise à l’épreuve pour toute l’équipe . Mais j’ai déjà vu ces types relever le même défi lors de notre précédente campagne avant de remporter l’America’s Cup. Seule une équipe solide s’en remettra. Cet incident ne nous empêchera pas de gagner à nouveau l’America’s Cup ».


Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA
Le deuxième AC72 de l'équipe américaine devait être mis à l'eau début 2013, les dégâts de la plate forme d'USA17 ne pourront être évalués qu'après des examens approfondis.

America's Cup : 17/10/12

L'équipage d'USA 17 a chaviré aujourd'hui, les hommes sont sains et saufs, mais le catamaran à aile rigide du defender semble très endommagé après ce chavirage en baie de San Francisco.

Sur les vidéos qui circulent ce matin, on découvre les circonstances du chavirage. L'AC72 semblait lancé à pleine vitesse, l'équipage s'apprêtait à effectuer un bear-away quand les étraves ont planté dans une mer qui semble formée, le multicoque a ensuite sanci en quelques secondes.

Les vidéos : ICI et LA

Le bateau semble être resté en équilibre, posé sur l'aile pendant plusieurs minutes, sans que l'équipe puisse le remettre à l'endroit avec ses bateaux d'assistance, l'aile s'est ensuite progressivement désagrégée, les parties mobiles en premier puis le mât qui a probablement endommagé la plate forme.

Le bateau a pu être remorqué à terre, reste désormais à évaluer les dégâts et à débuter un long chantier de remise en état du catamaran, ce qui devrait nettement handicapé le defender dans sa préparation pour la 34ème Coupe de l'America.

Vulcain Trophy/D35 : 15/10/12

L’équipage du CER mené par Jérôme Clerc sur Realstone Sailing a remporté le Grand Prix Facchinetti, le dernier de la saison 2012 des D35 devant Ladycat et Alinghi. Le jeune équipage aura très largement dominé cette saison avec un quasi sans faute, deux victoires sur les classiques lémaniques, vainqueur de quatre des six grand prix, et une 3ème place comme plus mauvais résultat. Alinghi mené par Ernesto Bertarelli termine à bonne distance et n’aura jamais été en mesure d’inquiéter le CER.

Ladycat, barré par Dona Bertarelli effectue sa meilleure saison avec une troisième place au général après une belle lutte contre de Rham qui termine au pied du podium cette année. Philippe Cardis barreur, propriétaire de de Rham, et un des initiateurs de la série a décidé d’arrêter la compétition à l’issue de cette saison 2012.

Philippe Cardis: « C’est une page importante de ma vie qui se tourne. Je souhaite remercier mon équipage. Je souhaite aussi remercier mes amis Ernesto Bertarelli, Nicolas Grange et Guy de Picciotto, sans qui tout cela n’existerait pas. Nous avons décidé un jour de nous assoir autour d’une table pour monter ce projet qui est devenu une classe de bateaux exceptionnelle. Enfin, je souhaite rendre hommage à Dona Bertarelli, avec qui nous nous sommes battus jusqu’au bout pour arracher la troisième place du classement. Nous avons dû nous incliner, je la félicite car je suis vraiment impressionné par la vitesse à laquelle elle a appris à barrer ce bateau ! »

Dona Bertarelli : « Je suis heureuse ! C’est le résultat de 6 ans d’apprentissage. Je souhaite remercier, non seulement mon équipage actuel, mais toutes les navigatrices qui ont navigué avec moi jusqu’à aujourd’hui. Il nous a fallu 4 ans pour gagner le Bol d’Or Mirabaud et 6 ans pour monter sur le podium du Vulcain Trophy. Je suis vraiment fière du travail accompli ! »Ernesto Bertarelli  : « Je suis très fier de ce que ma sœur a accompli. Je suis très heureux qu’une femme, non professionnelle, ait pu accéder au podium. C’est vraiment une consécration et c’est aussi la beauté de notre sport ! »

La bataille aura également été acharnée pour les 5 et 6ème place, c’est finalement l’équipage d’Artemis Racing qui s’impose face à Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Classement général Grand Prix Facchinetti :             

  1. Realstone Sailing (22 points)
  2. Ladycat (25 points)
  3. Alinghi (25 points)
  4. Artemis Racing (35 points)
  5. Zen Too (38 points)
  6. De Rham-Sotheby’s (45 points)
  7. Okalys-Corum (56 points)
  8. Veltigroup (66 points)
  9. Nickel (66 points)

Classement général VULCAIN TROPHY 2012 :

  1. Realstone Sailing – Jérôme Clerc (8 points)
  2. Alinghi – Ernesto Bertarelli (19 points)
  3. Ladycat – Dona Bertarelli (25 points)
  4. De Rham Sotheby’s – Philippe Cardis (27 points)
  5. Artemis Racing – Torbjorn Tornqvist  (34 points)
  6. Zen Too – Guy De Picciotto – Fred Le Peutrec (35 points)
  7. Okalys-Corum – Nicolas Grange (44 points)
  8. Veltigroup  – Marco Simeoni – Boris Lerch (48 points)
  9. Nickel – Fred Moura (50 points)


America's Cup World Series :  14/10/12

Les derniers America’s Cup World Series laisseront un goût amer à l’équipe française d’Energy Team, en effet les résultats sportifs avec une 6ème place en match racing et une 7ème en flotte n’auront pas été à la hauteur des ambitions du team, mais un second volet vient contrarier l’équipe avec une action en justice à leur encontre.

L’histoire commençait pourtant bien avec un plaisancier qui récupérait l’Ac45 d’Energy Team, alors que celui-ci se trouvait à la dérive en baie de San Francisco suite à la rupture de ses amarres, celui-ci était chaleureusement remercié et invité à être le 6ème homme à bord pour une manche, l’organisation prévoyait également de revoir les procédures de mouillage des bateaux suite à cet incident.

Malheureusement le plaisancier s’avère moins sympathique de prévu lorsqu’il a décidé de réclamer 200000$ à l’équipe pour le sauvetage du multicoque d’une valeur d’un million d’euros.

Affaire à suivre à la cour…



Maxis multis/60' ORMA : 14/10/12

L’ancien 60′ ORMA, ex Gitana 12, ex Bonduelle, qui a été allongé à 72′ par l’équipe d’Artemis Racing, afin de tester l’aile de leur AC72, va de nouveau changer de propriétaire.

En effet le trimaran aurait été acheté par John Sangmeister, un américain déjà propriétaire d’un Formule 40, celui-ci devrait s’aligner sur la Transpac 2013 avec entre autre Gino Morrelli, Cam Lewis, Jacques Vincent à bord.

Le trimaran avait été transporté aux Etats Unis avec son gréement conventionnel en même temps que la plate forme de l’AC72 de l’équipe suédoise, on devrait retrouver le trimaran qui devrait être renommé Tritium sur les classiques américaines.

Interview : 05/10/12

Sidney Gavignet, l'un des marins français les plus expérimentés sur les grandes courses internationales (Volvo Ocean Race, America's Cup), a intégré l'équipe d'Oman Sail il y a deux ans. Il a pris la barre de tous les multicoques de ce team (maxi trimaran, Extreme 40), et est désormais skipper du MOD70 Musandam.

Sidney a accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques concernant cette première saison en MOD70.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Un mot sur ces MOD70, quels sont ses points forts ? Pensez-vous que certains éléments pourraient être améliorés sur le trimaran ?

Les bateaux sont très bien nés, marins, agréables à naviguer avec des réglages fins, qui se sentent tout de suite à la barre. Ces trimarans sont fiables, nous pouvons enchaîner les navigations avec des équipes techniques réduites, ce qui prouve leur solidité.

La classe a un problème technique principal, ce sont les foils qui sont fragiles. Nous en avons fait l'expérience sur la Krys Ocean Race, avec une casse sans qu'il n'y ait eu de choc sur l'appendice.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

L'équipe a décroché sa première victoire sur une étape offshore (sur la 4ème étape de l'European Tour entre Cascais et Marseille), dans des conditions légères, quels ont été les points forts de l'équipage sur cette étape ?

Nous avons forcément eu un peu de réussite, mais nous avions une bonne vitesse dans ce petit temps, nous avons pu grappiller petit à petit en s'arrêtant moins que les autres bateaux dans les zones de pétole. Le fait qu'il y ait toujours plus de vent devant nous a aussi permis de creuser une belle avance jusqu'à l'arrivée.

Vous aviez également effectué un beau début de course sur la Krys Ocean Race avant la casse du foil, et ce malgré un équipage nettement moins expérimenté que sur les autres trimarans, avec notamment deux omanais sur les étapes offshore, quelle est la force de cet équipage ?

J'espère que cette faiblesse deviendra notre force. Nous sommes obligés du fait de ce manque d'expérience d'être très structurés à bord, avec une organisation quasi militaire, je pense que cette rigueur peut sur le long terme devenir une force.

La langue « officielle » sur le bateau est l'anglais, nous avons donc uniquement Brian Thompson qui parle sa langue naturelle ; ceci implique un lexique commun à tout l'équipage, ce qui renforce encore l'organisation nécessaire pour les manœuvres.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

L'objectif d'Oman Sail est de former un équipage entièrement omanais, tu as à bord deux équipiers originaires du Sultanat sur les offshores et trois sur les inshores, comment jugez-vous la progression de ces marins ?

Leur progression est énorme, même si ce n'est jamais assez.

J'aime bien citer Fahad Al Hasni, qui est le plus jeunes des trois omanais qui naviguent à bord. Il a débuté la voile il y a seulement trois ans, en étant formé sur le Tour de France à la voile. Désormais c'est un très bon équipier, même si il n'est pas encore un bon pro, mais il le deviendra, d'abord au large, puis en peaufinant la technique sur les inshores également.

Nous sommes à Marseille, où je faisais sport-étude voile il y a 25 ans, c'est donc difficile de contracter une expérience de 25 ans comme la mienne en seulement trois ans.

Il existe un programme de sélection de marins à Oman, mais comment se passe la sélection de vos équipiers sur le MOD ?

Oman Sail a de beaux résultats sur le tour de France à la voile, en Extreme 40 et nous avons nous aussi quelques bonnes performances en MOD70, mais chaque série travaille de son côté. Le vivier de marins existe, mais il est difficile de faire passer les gens d'une série à l'autre, et je suis presque en manque d'équipiers, c'est probablement la petite faiblesse du programme d'Oman Sail.

Oman Sail est donc très impliqué pour le développement de la voile dans le Sultanat, quel est l'impact de cet engagement au niveau local dans les écoles de voile ?

Ce programme a permis de construire deux écoles de voile dignes de celles que l'on peut trouver à Brest ou la Rochelle, les scolaires ont également accès à ces écoles de voile, un programme féminin se développe aussi, ce qui est important dans un pays musulman.

Le nombre d'enfants qui touchent à la voile depuis le lancement du programme est phénoménal.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Oman Sail est le seul équipage international de la série MOD70, que manque-t-il à cette classe pour attirer les marins étrangers ?

Effectivement il manque deux bateaux anglo-saxons sur cette classe, j'espère que nous les aurons bientôt .

Nous avons prouvé que les bateaux sont fiables, spectaculaires, que nous pouvons enchaîner les courses, le tour de l'Europe a été parfait et le tour du monde l'année prochaine le sera aussi, la classe a donc tout pour réussir, manque ces bateaux étrangers pour que le succès soit complet.

Aviez-vous des objectifs définis pour cette première saison en MOD70 ?

L'objectif sur la transatlantique New York Brest était de terminer la course, car nous avions débuté le navigations sur le trimaran seulement deux mois avant. L'objectif est donc rempli, malgré la casse du foil.

En ce qui concerne l'European Tour, nous visons le milieu de plateau, nous somme cinq, donc l'objectif est le podium, en gagnant des manches inshores et offshore. Actuellement nous avons atteint ces objectifs, mais la course est très serrée et nous pouvons finir 3ème comme 5ème.

Un mot sur les performances lors de la première journée des City Races de Marseille, dans le petite temps ?

L'équation était simple, deux mauvais départs, deux mauvaises manches, un bon départ une bonne place à l'arrivée, tout s'est joué sur ce point. Ceci fait parti de nos points à améliorer avec une marge de progression afin d'être plus constants dans ces phases de régates

MOD70 : 02/10/12

Les skippers et les équipages engagés sur l ’European Tour nous aurons encore offert un final à suspense pour cette ultime étape offshore.

Yann Guichard et ses hommes avaient réussi à prendre la tête de la flotte après une nuit au contact et se présentaient en vainqueur à Gênes, en ayant intercalé deux bateaux (Race for Water et Oman Sail) entre eux et Foncia, ce qui leur permettait de remporter ce tour de l ’Europe, c ’était sans compter sur la pugnacité de Michel Desjoyaux qui revenait dans les 10 derniers milles et parvenait à se glisser sous le vent de la flotte pour se présenter en deuxième position sur la ligne, Race for Water complète le podium de cette étape en terminant à trois minutes de Foncia.

Cet European Tour est donc remporté par Foncia et Michel Desjoyaux qui aura eu fort à faire pour l ’emporter face à Spindrift racing, Yann Guichard et ses hommes se classent donc second à deux points de Foncia.

© Mark Lloyd / MOD S.A.

Race for Wtaer complète le podium grâce à leur troisième place sur cette cinquième étape offshore, Stève Ravussin et son équipage terminent également deux points devant Musandam Oman Sail, qui effectue une belle épreuve avec une courbe de progression tout à fait satisfaisante. Groupe Edmond de Rothschild termine cinquième de cette épreuve et paye une mauvaise fin de course au classement.

Michel Desjoyaux, skipper de FONCIA : « Cette arrivée est à l’image de l’ensemble de ce tour de l’Europe, pendant tout ce mois de course : acharné, disputé, des renversements de situation, quelques chassés croisés. Des grands moments de doutes et de solitude, des grands moments de bonheur pour certains, de catastrophe pour d’autres. C’est le jeu. Et à la fin, FONCIA s’en sort très bien. En sauvant notre place derrière Spindrift sur cette étape là, on sauve notre place au général »
« On a vu trois bateaux passer à 15 milles de l’arrivée. A un moment on s’est dit « et bien tant pis, c’est foutu, on a tout perdu ». Et puis on s’est dit que la ligne d’arrivée n’était pas encore franchie. On a vu Oman et Race for Water passer dans une zone avec très peu de vent. Nous, nous avons contourné cette zone, et nous sommes revenus par l’extérieur avec du vent tout le temps. On sauve notre deuxième place là-dessus et on sauve notre général. Avec deux points d’avance. Après un mois de course ! »
« Dès le début, nous savions que Spindrift serait notre gros morceau de ce tour Européen. On savait qu’ils seraient de très gros clients car ils venaient de gagner la Krys Ocean Race. Ce sont d’ailleurs eux qui gagnent le plus de manches je crois. »
« C’est un bateau sur lequel tout le monde bosse, où tout le monde est concentré, du début à la fin. A l’escale et en mer. C’est un réel plaisir de naviguer dans ces conditions, parce que tout le monde donne le meilleur de soi-même à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Et même si on fait des erreurs, on passe outre. Ce sont des gars compétents, motivés, travailleurs ».
« Pour le moment, cette victoire a surtout le goût du champagne parce que je me suis fait arroser par les copains de Spindrift ! Elle a un goût particulier parce que c’est la dernière course de ce bateau, de moi-même et de l’équipage sous les couleurs de FONCIA. C’est sympa de finir sur une très belle note, pour cette enseigne qui m’a permis de faire plein de belles choses depuis 2007. Je voudrais dédier cette victoire à tous les collaborateurs de FONCIA qui m’ont soutenu depuis janvier 2007. Les belles histoires ont aussi une fin ».

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « On n’est pas passé loin ! On est irréprochable sur les trois dernières courses, on a pris tous les points qu’il était possible de prendre. Mais FONCIA a très bien navigué et il mérite cette belle victoire. Ils gagnent le tour européen avec 2 points d’avance sur 280 points distribués, rien que ça, ça parle ! La 3eplace aussi s’est jouée sur la dernière manche. On a vu des arrivées très serrées tout le temps. A Dublin, 3 bateaux en 77 secondes. A naviguer, c’est super. Et à suivre de terre, ça doit être chouette aussi !
« Au passage de la ligne d’arrivée : j’ai d’abord congratulé mon équipage, parce qu’on a fait une belle course. Cette étape est une des plus belles qu’on ait faite avec la première. On n’a jamais rien lâché. On a été en tête après le départ, on s’est fait décrocher, on est bien revenu. On a fait ce qu’il fallait faire. On y a cru. On avait le potentiel pour gagner. Maintenant, je crois que l’étape qui nous coûte le plus cher, c’est Around Portugal…c’est celle-là qui a creusé notre tombe. Dans toutes les autres, on a été dans le coup. On n’a pas beaucoup de regret à avoir même si c’est sûr, une fois à terre, on recompte forcément les points. Nous avons le potentiel. Nous avons gagné la Krys Ocean Race, nous faisons 2e de l’European Tour, nous sommes en tête au Multi One Championship… Donc, quelque part, on gagne la saison 2012. »

« Le MOD70 était une découverte pour moi, pour l’équipage, et je suis ravi d’avoir intégré ce circuit. On a montré à tout le monde que le bateau est fantastique, le circuit sympa et que ça fait de super courses. »
« On est très cuits. J’ai bien enchaîné, ça fait deux mois et demi que je suis sur l’eau. Mais je suis heureux, je ne vais pas me plaindre, c’est une bonne fatigue. Mais c’était vraiment intense. On navigue à vue sur ce tour de l’Europe, même sur des étapes de 1000 milles. On est constamment à vue. Je crois qu’avec FONCIA, sur un mois de course, on a  dû se voir 28 jours non stop. C’est assez incroyable et c’est ce qui fait que le rythme est soutenu. Mais c’est super à vivre, d’être fatigué comme ça, mais ne jamais rien lâcher. Il y a toujours une bonne ambiance à bord du bateau. »

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « Fantastique finish. C’était une belle étape, on était tous ensemble, on se voyait. Il y avait des petites options plus ou moins payantes à faire. Mais on voit que quand les bateaux s’arrêtent, les autres sont tellement proches qu’ils reviennent vite. Le team Race for Water est très content. Cette année, j’ai très peu navigué. J’étais mauvais sur les régates inshore, dans les départs notamment. Dans les courses offshore, c’était mieux. Sur les trois dernières manches, on était tout le temps dans le coup. Mais je crois qu’il faut s’entraîner, naviguer beaucoup, parce que c’est très très serré »

« Le moment fort, pour nous, je crois que c’est cette 3e place, aujourd’hui, sur le podium. C’est bien pour l’équipe, pour tous nos petits gars, nos jeunes, que j’ai essayé de faire naviguer cette saison. C’est un beau petit clin d’œil. On n’était pas loin de toucher une victoire. J’espère qu’on le fera plus tard. »

« Les bateaux sont solides, fiables, très proches en performance. Dans la monotypie, c’est le meilleur être humain qui gagne à la fin et là, c’est Michel Desjoyeaux et son équipage. »

«Nous avons 7 bateaux sont construits. Si on les a en 2013, ce sera super. Nous, on va chercher des financements pour le bateau. Et le championnat MOD70 va perdurer, parce qu ’il n ’y a que ça de vrai ».

Sidney Gavignet, skipper de Musandam Oman Sail : « Cette étape Marseille/ Gênes est celle qui m’a procuré les plus beaux moments sur mon MOD. Parce qu’il y avait la pleine lune, de gros nuages noirs avec le soleil qui se couche d’un côté et la lune qui se lève de l’autre, avec des couleurs dans les nuages, gris, bleus, roses. Puis aussi parce qu’il y a eu les plus beaux moments de navigation, des conditions idéales, en partant de Marseille, on était sous gennaker, le vent est monté, le bateau était calé sur son flotteur, la coque centrale hors de l’eau, on restait comme ça de longs moments à 30 nœuds, constants. A l’intérieur, il n’y avait pas de bruit car la coque centrale ne touchait pas l’eau. C’était de beaux moments.
« On n’a pas la 3ème place qu’on voulait, mais ce n’est pas grave. On a bien tenu notre place et fait partie de la bagarre. C’était l’objectif. On voulait gagner un ou deux trucs par-ci par-là, c’est ce qu’on a fait en gagnant une étape à Marseille et une city race à Cascais. On a beaucoup appris. On est heureux d’avoir participé à cet European Tour. Le format est à refaire. On sera heureux de revenir l’an prochain. On a tous énormément progressé. Tout le monde est méritant. Il y a 3 déçus et 2 contents dans cette course. Les deux contents : FONCIA et Race For Water qui réussissent à attraper la 1ère et la 3ème place. Et trois déçus, Spindrift qui rate la 1ère place, nous qui ratons le podium et Gitana qui fait dernier. Mais tout le monde a animé la fête. C’était un beau tour de l’Europe. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild :  « Un peu frustré et déçu. On avait mis pas mal de cœur au début de l’étape. On était dans le bon paquet et dans le bon rythme. Et patatras quand le gennaker s’est déchiré en deux. Pas moyen de réparer et de raccrocher le wagon ! On n’avait plus trop de moyens de rivaliser alors qu’on était dans une bonne phase.

« Si on regarde le classement, ce n’est pas très satisfaisant. Je pense que nous étions pas mal dans le coup les 2 premières étapes. On a raté des opportunités qui auraient pu nous mettre en confiance pour avoir une motivation psychologique qui nous aurait permis d’accrocher Spindrift et FONCIA. Mais on ne va  pas refaire l’histoire. Il y a du niveau, ça se joue à rien. A certains moments clés, nous n’avons pas pris les bonnes décisions. On aurait pu faire beaucoup mieux.

Sur toutes les étapes, ça s’est fini à vue, sauf l’avant-dernière. On peut être satisfait du support et du fait qu’il n’y ait pas trop de technique qui rentre en jeu. L’équipage et les prises décisions font la différence. Quant à la fiabilité, le contrat de ce côté là est rempli. On va préparer le bateau pour le convoyage retour, un arrêt à Nice pour le Grand Prix d’Extrême 40 et ensuite un débriefing de la saison à froid à Lorient afin de bien préparer 2013 ! »



Interview : 02/10/12

Yann Guichard, skipper du MOD70 SPINDRIFT racing, et barreur de l'AC45 de l’Energy Team a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques lors de l'étape marseillaise de l'European Tour 2012.

L'interview a été réalisée le vendredi 29 septembre à l'issue de la première journée des City Races de Marseille.

Voile-Multicoques : Peux-tu nous donner des nouvelles de ton état de santé après ta blessure (le skipper avait chuté lors d'un enfournement) sur la fin de la 4ème étape de cet European Tour ?

Yann Guichard : Je vais mieux, heureusement je n'ai rien de cassé (il souffre de déchirures des muscles intercostaux), c'était mon inquiétude initiale. Je prends un traitement anti inflammatoire et des antalgiques, mais il persiste malgré tout des douleurs, j'essaye donc de me ménager un peu, dans la mesure du possible.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu as choisi de modifier ton équipage pour la dernière étape, quelles sont les raisons de ce changement ?

J'essaye de faire tourner l'effectif depuis le début de cet European Tour, avec un nouvel homme à chaque étape en offshore et en inshore ; l'objectif de ce roulement est de sélectionner l'équipage pour le tour du monde de l'année prochaine. Cette rotation est une bonne chose, même si certains concurrents comme Foncia ont choisi d'avoir un équipage fixe.

Les nouveaux apportent du sang neuf et un œil « extérieur », qui permet de remettre en cause les certitudes que nous pouvons avoir après un mois de course.

Vous pointez en seconde position de cette épreuve à l'issue de l'avant dernière étape, l'objectif est de finir devant Foncia, quelle va être la stratégie adoptée par rapport au seul adversaire direct restant pour la victoire ?

Nous avons huit points de retard sur Foncia, l'idéal serait de revenir à quatre points à l'issue des City Races, étant donné qu'une place de différence en offshore représente quatre points, mais ceci s'annonce difficile.

Les trois points du parcours côtier seront également très importants, peut être plus que ceux des inshores.

Le marquage de Foncia sur la dernière étape (entre Marseille et Gênes) n'est pas faisable, mais je pense chacun des équipages va regarder ce que fait l'autre, il est peu probable que nous prenions une option radicalement différente.

Nous sommes désormais certains de finir deuxième au pire, la bagarre pour la place de vainqueur s'annonce belle, tout comme celle pour la troisième place de cet European Tour.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Une seconde place ou une victoire sur cet European Tour, une victoire sur la Krys Ocean Race, les objectifs de l'équipe Spindrift racing sont donc atteints pour cette première saison en MOD70 ?

L'objectif reste de gagner le Tour de l'Europe, même si nous avons gagner la Krys Ocean Race, nous espérons poursuivre sur la lancée.

Nous ne ferons le bilan qu'à l'issue de cette course, mais bien sûr je suis satisfait des résultats. Nous avons malgré tout fait des erreurs sur les étapes trois et quatre, qui nous ont fait perdre des points sur Foncia.

Globalement nous progressons en apprenant à mieux connaître le trimaran, surtout dans le petit temps, où nous devons faire des progrès par rapport à d'autres équipages.

Nous avons peut être un petit avantage sur les City Races grâce à mon expérience sur d'autres circuits de régates en flotte, comme sur les America's Cup World Series en AC45 (Yann partage la barre du catamaran à aile rigide d'Energy Team avec Loïck Peyron), ce qui permet d'être un peu plus à l'aise sur le placement du bateau lors des phases de départ.

Un mot sur les performances du jour (l'interview a été réalisé à l'issue de la 1ère journée des City Races de Marseille) ?

Nos performances sont très proches de celles de Foncia, nous sommes devant à l'issue de cette première journée, ce qui est pris n'est plus à prendre, mais rien n'est joué,. Il faudra continuer à prendre de bons départs, comme nous l'avons fait sur la 1ère et la 3ème manches afin d'assurer de bonnes places.

Ce circuit tient ses promesses au niveau sportif, mais peine à attirer des sponsors et des équipages internationaux. Que manque-t-il à la classe MOD70 pour arriver à ces objectifs ?

Effectivement nous avons montré que les bateaux sont bons, que nous pouvons faire de belles régates que ce soit en offshore ou en inshore.

Le plus important pour développer la classe serait l'arrivée d'un partenaire titre, idéalement une entreprise internationale.

Ceci permettrait aux nouvelles équipes de trouver des sponsors et d'attirer les skippers étrangers, beaucoup sont intéressés par les MOD70, mais la conjecture économique est difficile en Europe.

De notre côté, nous avons de bons résultats, un certain nombre de contacts, mais tout ceci reste en attente d'un partenaire titre pour le championnat, qui permettrait de pérenniser la classe avec un programme définitif pour plusieurs saisons.

Le trimaran monotype semble satisfaire les skippers au niveau des performances, qu'en est-il au niveau du comportement ? Tu avais émis le souhait d'un ballast arrière à l'arrivée de la Krys Ocean Race, peux-tu nous en dire plus ?

Ces trimarans sont bien nés, avec une monotypie parfaitement respectée, comme le prouvent les arrivées très serrées sur toutes les courses.

De mon côté je serai effectivement favorable à l'ajout d'un ballast à l'arrière, ce qui amènerait de meilleurs performances au portant dans le gros temps, mais surtout plus de sécurité dans ces conditions, en limitant l'enfournement. Cet aspect est important pour le tour du monde prévu l'année prochaine. Cette modification n'impliquerait pas de gros travaux, ni un chantier long, il suffit d'ajouter une cloison et un snorkel, j'espère donc que cette amélioration sera retenue.

Le Z-Drive (système de transmission permettant à l'hélice de pivoter) serait à revoir, car il entre en vibration à hautes vitesses (au dessus de 33-34 nœuds), le changement de ce système rendrait le trimaran plus agréable à la barre.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Comment sont prises les décisions concernant les modifications de la jauge au sein de la classe MOD70 ?

Les décisions sont prises par le collège d'armateurs en accord avec l'organisateur MOD, ces réunions se font en bonne entente entre les deux parties, chacun amène ses propositions et celles-ci sont discutées.

La prochaine réunion aura lieu en octobre et permettra de décider ce qui sera modifié sur les bateaux pour la saison prochaine.

MOD a bien fait les choses avec une vraie structure organisatrice et une hiérarchie, ce qui se révélera encore plus important quand nous serons huit ou neuf au sein de la classe.

Tu poursuis les navigations au sein de l'Energy Team sur le circuit ACWS. Un nouveau système de classement a de nouveau fait son apparition pour cette saison avec le Super Sunday, que penses-tu de ce nouveau format ?

Le système était pire la saison dernière avec des coefficients quatre à cinq pour certaines régates, désormais il y a un vrai plus pour ceux qui finissent sur le podium lors de ces courses. Finalement ceci permet à certains teams qui ont de moins bons résultats de se rattraper, même si le plus souvent ce sont les mêmes en tête de la flotte.

Le fait que ces régates soient diffusées en live à la télévision joue également un rôle, il est plus facile pour le public de comprendre que celui qui gagne sur ces manches remporte l'événement.

Ceci apporte également une grosse intensité, sur un format court, d'une vingtaine de minutes, avec une bagarre au contact, c'est donc un grand plaisir de naviguer sur ces bateaux, quel que soit le format.

Energy Team devait construire le sistership d'USA-17 (le 1er AC72 d'Oracle Team USA) si le budget était décroché pour la 34ème America's Cup, ce qui n'a hélas pas été le cas. Pourrais-tu nous donner ton avis sur ces catamarans AC72 ?

Nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir obtenu le financement pour construire ce bateau au vu des images de navigation des AC72, ces bateaux sont magiques, j'aimerai bien sûr naviguer sur des bateaux qui « volent » après seulement quatre jours de navigation comme l'a fait Emirates Team New Zealand.

La progression sur ces bateaux est énorme parce que les équipes ont des moyens, et aussi les meilleures personnes à tous les postes, ces catamarans apporteront forcément aux multicoques de compétition dans le futur.

Le fait de ne pas avoir décrocher le budget pour Energy Team est d'autant plus dommage que le deal entre Oracle Team USA et notre équipe était excellent et permettait de disposer d'un bateau compétitif par rapport aux autres challengers, même avec des moyens plus limités.

© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Même si il n'y a que trois challengers la qualité sera là, lors des éditions précédentes, le plateau comptait dix ou douze challengers, mais seulement trois ou quatre étaient réellement compétitifs.

La Louis Vuitton Cup et l'America's Cup devraient offrir de superbes régates, la baie de San Francisco est magnifique à naviguer avec des conditions soutenues, il faudra avant tout finir les courses sur ces machines incroyables, mais nous pouvons faire confiances aux marins qui se sont parfaitement adaptés aux multicoques.

Voile-Multicoques remercie Yann Guichard pour sa disponibilité, Astrid van den Hove, et Caroline Muller.



America's Cup : 02/10/12


Le team américain a dévoilé les photos des premiers "vols" de son AC72 en baie de San Francisco il y a quelques jours, coupant court aux rumeurs sur les capacités de leur catamaran à déjauger comme celui d'Emirates Team New Zealand.

Les américains auront donc fait aussi bien que les néo-zéd en accomplissant cette performance lors de leur 4ème journée de tests, en dehors de ces photos toujours impressionnantes, reste à savoir si les équipages pourront assurer un vol stable et surtout à quelles allures pourront-ils utiliser les capacités de ces bateaux.


© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Les images dévoilés par le team américain montrent un énorme travail de la plate forme  avec des coques très "mobiles" comme le montre cette vidéo (voir à 3'30).


MOD70 : 01/10/12

L’European Tour devrait se terminer dans une dizaine d’heures à Gênes, après une descente express la nuit dernière à plus de 25 noeuds vers la première marque de parcours, les cinq équipages des MOD70 continuent leur bataille de placement au large de la Corse pour passer la Giraglia.

Deux groupes s’étaient formés, Foncia et Race for Water sur une route plus près de la côte et d’un autre côté Spindrift racing, Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild.


Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Ce soir c’est Michel Desjoyaux et son équipage qui ont un petit avantage sur leurs poursuivants puisqu’ils pointent avec une meilleure vitesse et 4,5 milles d’avance sur Stève Ravussin et une dizaine sur Spindrift racing et Oman Sail, Groupe Edmond de Rothschild a perdu quelques milles dans une zone de grains dans laquelle le gennaker du trimaran du Gitana Team s’est déchiré. Malgré cette petite avance, rien n’est jouer puisque le vent devrait faiblir à l’approche de l’arrivée, et il est probable que les cinq bateaux se regroupent de nouveau en baie de Gênes pour un dernier sprint.


Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

MOD70 : 30/09/12

Les équipages des cinq MOD70, en course sur ce tour de l’Europe, se sont affrontés hier au large du Roucas Blanc pour la deuxième journée des City Races, avant de prendre le départ de la dernière étape cette après midi.

Les conditions étaient plus qu’incertaines hier, avec un violent orage qui s’est abattu sur la cité phocéenne vers 13 heures entrainant de fortes rafales et des trombes d’eau. Les bateaux restaient donc à quai une heure de plus avant que le comité de course ne décide d’envoyer les équipages sur l’eau pour trois manches.

Au final seules deux manches seront courues du fait d’une nouvelle averse en fin d’après midi sous laquelle le vent était nulle, le vent était irrégulier sur ces deux parcours bananes avec de belles rafales à 20 noeuds la bouée au vent, près du Frioul, alors que celui-ci était faible devant le Roucas Blanc.


Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

La première manche du jour était remportée facilement par Foncia devant Musadam Oman Sail, Spindrift racing terminant 3ème devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.
La seconde course était menée de bout en bout par Spindrift racing, Sidney Gavignet se plaçait de nouveau second.
Les trois autres équipages ont connu quelques déboires sur cette manche, en effet les trois bateaux se présentaient quasiment de front à la première marque, Stève Ravussin tentait de faire l’intérieur à Groupe Edmond de Rothschild qui se retrouvait avec un bateau dans son tableau arrière (Race for Water) et Foncia sur tribord qui réclamait de l’eau et entamait son virement à très faible vitesse, le contact était inévitable et Race for Water venait percuter le bras arrière et le flotteur du trimaran du Gitana Team, ces deux bateaux se voient contraints de lancer leurs moteurs pour limiter les dégâts, mais le jury décide finalement de disqualifier ce dernier de la manche, alors que Stève Ravussin décidait d’abandonner celle-ci, Michel Desjoyaux se voyait donc attribuer la 3ème place.


Voile/Multicoques.com/Baptiste Morel

La réaction de Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild à l’issue de cette manche : « Sur la deuxième manche, nous nous sommes retrouvés au milieu d’une situation critique. Elle a malheureusement tourné à notre désavantage alors que je considère qu’au début nous sommes dans notre bon droit. A la première marque, Race for Water commet une grosse faute qui nous pousse à la faute. A l’approche de la bouée, Stève Ravussin cherche à nous faire l’intérieur alors qu’il n’a clairement pas la place de passer. Foncia qui était alors très lent vire et nous réclame de l’eau. Mais à ce moment là, Race For Water est dans notre tableau arrière et nous ne sommes plus manoeuvrant. Pour ne pas casser les bateaux, nous avons été obligé de mettre notre moteur en route. Du coup, nous sommes disqualifiés de la manche. C’est vraiment rageant que le comportement de certains nous amènent dans ce type de situation, d’autant que notre bateau a été abîmé dans cette double collision.»
C’est donc Yann Guichard et ses hommes qui s’imposaient sur ces City Races de Marseille avec un petit point d’avance sur Foncia, ce qui laissait toujours un avantage de 7 points à Michel Desjoyaux au classement général, à l’issue de ces courses, Sidney Gavignet poursuivait sur une belle dynamique et prenait la troisième place de ces régates de Marseille devant Race for Water et Groupe Edmond de Rothschild.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing :« On gagne ici et c’est bien pour le moral. Je suis heureux de remporter la dernière City Race de la saison. On a bien navigué aujourd’hui et hier, c’était serein à bord. On a bien progressé tout au long de ces City Races même si l’équipage a pas mal changé. Là, nous avions Nicolas Charbonnier et Fred Brousse à bord. Ils ont amené un vrai plus au niveau puissance et tactique. On ne reprend qu’un point à FONCIA mais ça va dans le bon sens. Nous ne sommes plus qu’à 7 points de lui au général. Maintenant, il faut se tourner vers demain. Il y a trois points à prendre sur le petit parcours côtier. Ces points vont être primordiaux pour la suite du classement. »

Michel Desjoyeaux, skipper de FONCIA : « Nous faisons deuxième ici derrière Spindrift racing ce qui n’est pas trop mal car notre début a été un peu laborieux. La journée d’aujourd’hui, complexe, nous a quand même permis de gagner une manche. Ce soir,  nous avons 7 points d’avance sur Spindrift. Nous pouvons encore en gagner ou en perdre pas mal entre les points bonus à l’issue du parcours côtier demain, ou d’ici l’arrivée à Gênes. Mais aujourd’hui, quoiqu’il arrive, on ne peut pas faire plus mal que 2e. Nous allons laisser les trois autres se bagarrer pour la 3e place. Il y a pire comme situation ! C’est le résultat  de trois semaines de dur labeur de la part de l’équipage. On est capable de très bien jouer jusqu’au bout. Et c’est ce que nous allons essayer de faire. Ensuite, le sport décidera. »

Sidney Gavignet : « C’est cool d’être troisième. Après les péripéties de ces deux derniers jours, nous restons sur le podium au général. Nous sommes devant les gars avec qui nous allons nous battre pour la 3e place de l’European Tour, mais il faudra encore être bons sur la dernière étape. Ce serait bien de pouvoir prendre quelques points bonus demain car nous sommes les seuls à ne pas avoir réussi à le faire jusqu’à présent… »

Résultats Marseille City Races
1- Spindrift racing (Yann Guichard) 12+9+11+10+12+10+12 = 54 pts
2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 8+12+10+12+10 = 52 pts
3- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 9+11+8+11+11 = 50 pts
4- Race for Water (Stève Ravussin) 11+10+12+8+8 = 49 pts
5- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 10+8+9+9+8 = 44 pts

Le départ de la dernière étape de cet European Tour a été donné aujourd’hui avec une heure de retard du fait de vents faibles à Marseille, les équipages ont débuté par un petit côtier duquel est sorti vainqueur Spindrift racing devant Foncia et Musandam Oman Sail, les équipages ont ensuite pris la direction de Minorque (aux Baléares), la première marque de parcours, ils enchaineront ensuite sur la Giraglia (nord-est de la Corse) avant l’arrivée sur Gênes.

Les trimarans ont retrouvé du vent frais au large de la cité phocéenne et filent désormais à 25 noeuds avec un petit avantage pour Spindrift racing qui mène la flotte devant Musandam, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, Race for Water a opéré un petit décalage sous le vent.

Ces quarante huit dernières heures de course s’annoncent intense avec une belle bataille pour la victoire, pour l’emporter Foncia doit terminer au pire dans le tableau arrière de son concurrent, Spindrift racing, qui doivent quant à eux mettre un bateau entre eux et Foncia pour gagner. La bataille pour la dernière marche du podium reste également ouverte pour les trois autres bateaux.

 

MOD70 : 24/09/12

Sidney Gavignet et ses équipiers : Jean-François Cuzon, Brian Thompson, Thomas Lebreton, Khamis Al Amburi et Fahad Al Hasni ont remporté cette quatrième étape de l'European Tour, après avoir pris la tête de la course le lendemain du départ, et grâce à un joli coup tactique près des côtes au passage du Cap Saint Vincent.

© Mark Lloyd / MOD S.A.

L'équipage réussira par la suite à décrocher Race for Water de Stève Ravussin, qui avait pris la même option, ils ne cesseront par la suite de creuser leur avance qui s'élèvera au maximum à 100 milles le tout dans des vents faibles. La dernière nuit avant l'arrivée sur Marseille aura été plus tonique avec des pointes à plus de 30 noeuds.

Cette victoire permet à l'équipage aux couleurs d'Oman de prendre la troisième place du classement général provisoire à l'issue de cette étape.

Race for Water, mené par Stève Ravussin avec Franck Cammas à la tactique, enregistre sa meilleure performance sur ce tour de l'Europe en terminant second de l'étape dix sept minutes devant Foncia, Spindrift racing et Groupe Edmond de Rothschild terminent 4 et 5èmes.

 79% des points sont maintenant distribués FONCIA conforte son leadership avec huit points d'avance sur son dauphin Spindrift racing, Yann Guichard et son équipage n'auront plus droit à l'erreur si ils veulent remporter cette épreuve.

Musandam-Oman Sail prend donc la troisième place, à égalité de point avec Race for Water (avec 32 points de retard sur le leader). Le grand perdant est Groupe Edmond de Rothschild, l'équipage de Sébastien Josse perd deux places au général et pointe désormais à 39 points de Foncia, le podium reste néanmoins accessible puisque les hommes du Gitana Team ne sont qu'à sept points de Musandam et Race for Water.

© Mark Lloyd / MOD S.A.

Les équipages reprendront les "hostilités" à partir de vendredi à Marseille pour deux journées de City Races.

Sidney Gavignet, skipper de Musandam OmanSail

« Je suis content…content. Ce n’est qu’une fois la ligne passée que je me suis dit que c’était bon, parce que pendant le dernier petit tour dans les cailloux au retour de Cassis, on a failli cabaner sous un gros nuage noir, dans une bouffe à 40 nœuds. On a tout choqué en grand et il s’en est fallu de peu. C’est beaucoup d’émotion parce qu’on ne se relâche pas beaucoup sur ces bestioles. C’est fatiguant, c’est usant. J’y croyais à cette victoire ! C’est un truc d’équipe, bravo à nous tous. Ça s’est joué au Portugal, au cap Saint Vincent. On a beaucoup progressé dans le petit temps. C’était une des clés sur cette étape pour s’extraire. On marchait bien et Jean François Cuzon a passé beaucoup beaucoup de temps à la table à carte, plus que dans la bannette ! L’équipage progresse. Fahad devient un bon équipier de large. On a une bonne délégation d’Oman qui vient ici et c’est un beau cadeau à faire à toute l’équipe. J’ai passé trois ans en sport études ici, à Marseille. C’est peut-être ça qui m’émeut tant : je repense à tout ce chemin parcouru... »

Stève Ravussin, skipper de Race for Water

« Ça a été du petit temps lémanique pendant longtemps ! On a l’habitude, en Suisse, on est né là-dedans. Le petit temps, ça fait partie du jeu. Mais bon, les multicoques heureusement, ça avance tout le temps. C’était une belle étape, il a fait beau, chaud, on a eu de belles nuits. Nous avons pris un départ pas trop mal. Mais Oman est revenu sur nous la première nuit. Ils nous sont passés juste dessous. Ensuite, ils se sont échappés. Foncia, en revanche, on le voyait régulièrement. Cette nuit, on a moins bien navigué qu’eux, ils nous ont repris pas mal de milles, jusqu’au dernier bord. Ce matin, ils étaient 200 mètres derrière nous. On a eu chaud… On les voyait arriver à fond derrière nous, on était 3 ris et ORC, on a dû renvoyer de la toile après, on était à 38 nœuds ! Mais on a pu garder cette deuxième place qui me plaît très bien. La dernière fois ils finissent devant, cette fois c’est nous. On espère gagner encore une place sur la prochaine étape. »

Michel Desjoyeaux, skipper de FONCIA

« Au début, on était déjà un peu tendu nerveusement dans la pétole… un peu de fatigue physique par dessus la fatigue nerveuse et voilà…on est cuits. Cette nuit, on a fait autant de distance qu’on a pu faire les trois premiers jours dans la pétole ! Sur les dernières heures, nous étions à la bagarre avec Race for Water qu’on essayait d’accrocher. On s’est battu comme des diables. Hier après midi, ils avaient presque 20 milles d’avance sur nous. Et à la bouée Omega ce matin pour le dernier petit parcours au large des îles de Marseille, on était revenus à 1,5 milles. On a passé une nuit à fond la caisse avec des runs dans une mer pas facile … Je crois qu’on a fait une pointe à 38,4 nœuds !. On a bien cravaché ; on était bien positionnés, et c’était chaud. On a fait le premier planté du bateau. Xavier était à la barre, moi à l’écoute sous le vent, on a réussi à rester à l’endroit mais on était à l’attaque. Au final, on fait une bonne affaire au classement général. Les jeux ne sont pas encore faits, tout peut se faire entre les City Races et la dernière étape. Cela dit, on est du bon côté… »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing

« Une étape pas facile, spécialement pour nous. On s’est vite fait décrocher au cap Saint Vincent. Après, c’est parti par devant et on n’a pas réussi à revenir. On a tenté des coups, mais ça n’a pas marché. C’était dur dans la pétole d’être derrière comme ça sans pouvoir faire grand chose. Sinon, j’espère que je ne me suis pas cassé de côtes. La dernière nuit, je dormais par terre, quand Pascal (Bidegorry) m’a fait un salto dessus. J’ai un peu le bras gauche en vrac aussi (peu après son arrivée au ponton, Yann est parti faire des examens médicaux, ndr).

Le bateau, ça va, à part l’amure de gennaker que nous avons cassé juste avant Gibraltar. C’est aussi pour ça que FONCIA nous a semé d’ailleurs.

Au final, l’opération pour nous n’est ni bonne, ni mauvaise. Le match est encore serré avec FONCIA pour le classement général. Nous avons 8 points d’écart. Tout reste à faire sur la dernière étape mais aussi la dernière City Race qui sera très importante. L’objectif est de revenir à 4 points de FONCIA, comme ça, celui qui fera devant l’autre à Gênes aura gagné l’European Tour »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild

« Etape compliquée, de tous les dangers. On savait qu’elle pouvait être difficile. Un bateau est parti avec le vent au cap Saint Vincent dans un trou de souris et on ne l’a jamais revu. Il y a eu deux passages à niveau comme ça, le deuxième à Gibraltar. La flotte s’est étirée. A chaque pointage, on se prenait 30 milles dans les dents. Le plaisir est venu de la compétition à vue avec Spindrift. Quand on est côte à côte comme ça, on oublie un peu le classement. Mais c’est vrai qu’on a bouchonné presque 36 heures à moins d’un nœud… dans ces conditions, il faut s’ouvrir deux ou trois soupapes.C’est la deuxième étape où nous finissons 5e, alors ce n’est pas satisfaisant. C’est même décevant car nous avons les moyens de jouer. Nous n’avons pas pris les ascendants quand il fallait les prendre, on ne peut s’en prendre qu’à nous".

Vulcain trophy : 23/09/12

L’avant dernier grand prix du Vulcain Trophy s’est déroulé dans des conditions idéales pour les équipages des D35, avec six régates courues le premier jour dans des vents d’une dizaine de noeuds et pas moins de cinq vainqueurs différents sur un flotte de neuf bateaux lors de cette journée de samedi.

A l’issue de ces six régates, l’équipage du CER sur Realstone Sailing menait déjà le grand prix, avec une victoire, trois secondes places, une 4ème et une 6ème place. De Rham Sotheby’s qui avait très bien débuté en enchainant deux victoires et une seconde place fléchissait en fin de journée avec deux places de 7ème et une de 9. Il prenait malgré tout la seconde position du provisoire à égalité de points avec Okalys Corum et Zen Too, mené par Fred le Peutrec. La famille Bertarelli était en embuscade avec Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli en 5ème position à un point de de Rham, Okalys et Zen Too, alors que Dona Bertarelli prenait la 6ème position du provisoire à deux points de son frère, Artemis Racing, Veltigroup  et Nickel fermaient la marche.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La seconde journée courue aujourd’hui aura été aussi disputée Realstone Sailing, qui avait mal débuté avec une dernière place se rattrape sur les trois manches suivantes en se classant 4ème puis deux fois second, parvenant même à creuser son avance, la bonne opération du jour était réalisée par l’équipage de Zen Too qui enchainait deux victoires de manches, ce qui leur permettait de prendre la seconde place de ce grand prix Grange&Cie, devant Alinghi, qui effectuait un beau retour en prenant cette troisième place devant de Rham Sotheby’s et Okalys Corum, Ladycat se classait 6ème devant Artemis Racing, Veltigroup et Nickel.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

L’équipage de Realstone, en remportant cet événement, ne pourra plus être rejoint au classement final du Vulcain Trophy et est donc proclamé vainqueur de cette édition 2012, avant la dernière épreuve.  Le jeune équipage du CER mené par Jérôme Clerc aura donc survolé ce championnat, en effet ils ont gagné quatre des cinq grands prix courus jusqu’ici et se sont également adjugé les deux classiques lémaniques, la Genève-Rolle-Genève et le Bol d’Or, leur plus mauvaise place étant jusqu’ici la troisième marche du podium lors de l’Open de Versoix II.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi reste second du classement et devrait conservé sa place lors du dernier événement de la saison, sauf grosse contre performance, la troisième place sera plus disputée avec de Rham Sotheby’s et Ladycat qui sont séparés par deux points. Zen Too et Artemis Racing sont cinq et six du provisoire, à égalité de points.

La saison 2012 se terminera par  le Grand Prix Facchinetti Automobiles qui se disputera les 12, 13 et 14 octobre 2012 à Genève.

CLASSEMENT DU GRAND PRIX GRANGE & CIE:

1. Realstone Sailing 25 pts

2. Zen Too 31 pts

3. Alinghi 34 pts

4. De Rham Sotheby’s 37 pts

5. Okalys Corum 39 pts

6. Ladycat 40 pts

7. Artemis Racing 49 pts

8. Veltigroup 55 pts

9. Nickel 62 pts

MOD70 : 23/09/12

Les cinq MOD70 ont retrouvé des vitesses élevée aujourd'hui après plus de 60 heures de course dans des vents faibles, il reste un peu plus de 200 milles à parcourir pour le leader Musandam-Oman Sail et presque 400 pour le dernier bateau, Groupe Edmond de Rothschild, cette dernière ligne droite se fera au portant dans un flux qui forcit et devrait atteindre une vingtaine de noeuds.

Pas de changement au classement de cette étape avec l’équipage de Sidney Gavignet qui mène la flotte avec une confortable avance, 73 milles ce soir, la victoire ne devrait pas leur échapper, les autre places devraient être plus disputées avec un écart de seulement 13 milles entre le second Race for Water et le troisième Foncia. Michel Desjoyaux, leader de cet European Tour, essayera d'aller chercher le trimaran suisse afin d'accroitre son avance sur Spindrift racing, actuellement second au classement général provisoire.

Yann Guichard et ses hommes vont donc essayer de limiter les dégâts, et si le podium sur cette étape parait désormais impossible (le trimaran noir naviguant à 80 milles du troisième), ils espèrent maintenir la dizaine de milles d'avance sur Groupe Edmond de Rothschild jusqu'à la citée phocéenne.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La Direction de Course des MOD70 European Tour a décidé de raccourcir légèrement le parcours de cette quatrième étape, afin d'assurer une arrivée dans la journée aux cinq équipages en course, le trimarans n'auront donc  plus à contourner l’île de Porquerolles. Ils iront virer le phare de « Cassidaigne », à 4 milles de l’entrée du port de Cassis, avant de revenir franchir la ligne d’arrivée située dans la rade Sud.

«  Depuis hier soir, on a très bien enchaîné tous les systèmes de vent : à terre avec la brise thermique au cap de Gata, puis sur une bande de vent un peu plus au large, à nouveau de la brise de terre après Cartagena, plus tous les effets de site. Le fait d’avoir bien exploité tout cela fait que nous avons creusé sur les autres. En milieu de matinée, nous avons touché le nouveau vent (secteur sud) qui est en train de s’établir tranquillement. On marche au portant à 21 nœuds, avec 18 nœuds de vent. On est content d’être là. 70 milles d’avance … c’est sûr que les gars de derrière, dans ces conditions-là, ça doit être pire que tout. Je pense à eux qui doivent se battre à la moindre petite variation de vent et de risée, ça doit être fatigant. Nous, on n’a pas la pression de l’adversaire à côté. Ça nous fait un bon matelas pour faire notre atterrissage sur Marseille. Du coup aussi, dans le vent fort qui s’annonce, on ne va pas pousser à fond, le but est de gérer notre avance jusqu’à l’arrivée."

Jean François Cuzon, navigateur à bord de Musandam-Oman Sail à la vacation de midi

«  On a eu une nuit difficile, très très compliquée le long des côtes esapgnoles. En une heure, Race for Water nous a recollé 10 milles. C’est très stressant. Maintenant, on est rentré dans du vent. Ce vent est plus clair. Mais il y a encore des options à venir, donc on travaille, on travaille, il y aura peut-être encore des opportunités d’ici l’arrivée. Contre Oman, on ne peut rien faire. Depuis deux jours, ils ont très bien navigué et le destin veut qu’ils restent devant. Mais on va se battre contre Race for Water. On aimerait bien prendre la place de deuxièmes. Cela dit, on regarde aussi derrière, même s’il y a des écarts. Il y a des chances pour que les deux derniers bateaux n’empruntent pas la même route que nous par rapport aux Baléares…En tout cas, si j’étais eux, j’irais me décaler à fond de l’autre côté des îles. Il y a du jeu. Dernière variable : il faudra aussi faire attention à ne pas casser car nous allons avoir du vent fort jusqu’à l’arrivée. »

Charles Caudrelier, navigateur à bord de FONCIA à la vacation de midi

« On est bord à  bord avec Spindrift qu’on a retrouvé ce matin, on est revenu un peu sur eux. C’est bon pour le moral. Le vent est rentré, donc ça aussi c’est bon pour le moral. On est au portant dans, 10/15 nœuds, ce n’est pas encore très violent mais ça commence à avancer sérieusement.  On est déçu de notre position actuelle, forcément. Mais on va se battre jusqu’au bout pour ne pas être derniers à Marseille ! »

Thomas Rouxel, barreur et régleur à bord de Groupe Edmond de Rothschild à la vacation de midi


MOD70 : 22/09/12

Les équipages des MOD 70 ont fait leur entrée en Méditerranée hier soir, après un passage de Gibraltar au près dans des vents faibles.

Sidney Gavignet et son équipage sur Musandam Oman Sail avait déjà fait le break en compagnie de Stève Ravussin sur Race for Water la nuit précédente, grâce à une option au plus près du Cap Sain Vincent, l'équipage suisse perdait ensuite un peu de terrain en approche du Cap de Gibraltar, laissant le leadership au trimaran portant les couleurs omanaises.

L'équipage a su faire fructifier cette position et continue à creuser une avance qui devient conséquente avec 25 milles d'avance sur Race for Water, Michel Desjoyaux et ses hommes sont parvenus à limiter la casse et pointent à une trentaine de milles du leader.

Il n'en est pas de même pour les équipages de Spindrift racing et de Groupe Edmond de Rothschild qui se sont fait décrochés alors qu'ils étaient au contact avant l'entrée en Méditerranée. L'équipage de Yann Guichard a connu des soucis avec le point d'amure du gennaker qui a cédé, leur faisant perdre une dizaine de milles et les laissant dans des vents erratiques d'un à trois noeuds au contact de l'équipage de Sébastien Josse, qui voient toute chance de revenir s'affaiblir puisque le flux devrait se renforcer par l'avant...

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com


Steve Ravussin, skipper de Race for Water à la vacation de midi :

« Depuis hier après Gibraltar, on est dans de toutes petites conditions très légères. On s’est déjà arrêté plusieurs heures : ce sont de vraies conditions lémaniques ! On essaye de faire marcher le bateau le plus possible par rapport à la route, on n’a pas trop le choix. Mais tout va bien, on est calme et on fait du mieux possible.
Cette nuit, c’était incroyable, il y avait énormément de brouillard et une bruine fine, il pleuvait sur le bateau tellement il y avait de l’humidité dans l’air, on voyait les étoiles mais pas les cargos, on entendait juste leur corne de brume. On est dans un entonnoir donc il y a pas mal de trafic, on a eu pas mal de dauphins hier et du krill qui nageait en surface. Ce matin, ça s’est un peu éclairci, il fait chaud, on est en T-shirt, on se protège du soleil. J’ai bien peur qu’on reste encore pas mal de temps dans ces conditions, mais il faut rester positif. Dès ce soir, on aura peut-être plus de vent … on espère que tout cela va nous rapprocher de Marseille ! Sinon, FONCIA est juste derrière nous, on le voit. Les MOD70 sont tous identiques et normalement, ils vont tous à la même vitesse. Mais il faut toujours travailler pour les faire avancer. »


Yann Guichard, Spindrift racing lors de la vacation de la mi-journée. :

"La nuit dernière, ça a été compliqué pour tout le monde et pour nous spécialement. On a eu un problème sur le gennaker. Avant de passer Gibraltar, le point d’amure a cassé, le gennak est parti en vrac sous le vent, c ‘était un peu chaud, on a réussi à l’affaler, à réparer l’amure et à repartir. On a dû perdre une bonne dizaine de milles là dessus. C’est pour ça qu’on s’est fait décrocher par FONCIA et Gitana. Ensuite, la nuit s’est passée avec entre 0 et 2 nœuds de vent. Avec le courant, les instruments (de navigation) étaient complètement à l’envers, donc pas facile de faire avancer le bateau dans ces conditions.
Pour l’instant, ça ne redémarre toujours pas. C’est mer d’huile. Gitana, dans le sud, a redémarré, mais nous, on est encalminé, on essaye de ressortir de ce pot de pus mais on a un peu de mal. Sur les fichiers météo, en plus, ça repart par devant, donc ce n’est pas très bon signe pour la suite. Mais bon, on reste positif. On est là où on est. Il faut maintenant essayer de faire avancer au mieux le bateau le long de ces côtes espagnoles pour ne pas prendre trop de retard. Il faut essayer de ne pas trop se faire larguer par Gitana, parce que je pense que ça va se jouer avec eux jusqu’à la fin. Donc, il faut « être dessus » et rester calme. Sinon, il fait très très chaud, dans le bateau c’est la fournaise. Dehors aussi et là, on est entourés de dauphins… ça serait bien qu’ils nous poussent un peu. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild à la vacation de midi :

"Nous sommes en short, T-shirts, pieds nus, casquette et crème solaire. On a pas mal de petits dauphins un peu partout et pas mal de cargos aussi, il y a de la vie dans le coin. La mer est super plate. Le vent oscille entre 1 et 3 nœuds avec de grosses variations, donc pas évident de se sortir du guêpier. Une seule solution : la patience. La nuit dernière a fait des écarts. Maintenant, il faut attendre que le vent se réinstalle pour pouvoir redémarrer. Aujourd’hui, on va essayer de compter sur des brises thermiques. Il fait chaud, donc ça devrait s’installer en début ou milieu d’après-midi. Puis dans 24 heures, le sud-ouest doit arriver. Mais je pense que les bateaux qui ont un avantage aujourd’hui le garderont jusqu’à la fin. C’est toujours énervant de voir des bateaux qui étaient à moins de 100 mètres s’envoler et de ne pas pouvoir accrocher le wagon. C’est normal, on est là pour faire la course. Quand on a choisi une position et que ça décolle juste à côté, oui, c’est assez rageant mais ça fait partie du jeu de la voile."

Message de FONCIA envoyé à 10 heures ce matin

« La journée d'hier a été laborieuse. D'abord, il a fallu nous remettre de nos émotions, de s'être fait torpiller par Oman Sail et Race for Water. Ensuite, les conditions ont été très variables, c'est un euphémisme, donc beaucoup de réglages, et pour couronner le tout, on avait du monde autour, ce qui soit dit en passant, rajoute un peu de pression dans les esprits, pour peu qu'on en ait encore ! On s'est battu avec Spindrift et Gitana, qu'on a réussi à décrocher (un peu !) à l'approche de Gibraltar. On a passé Tarifa juste avant la nuit, et fait plusieurs virements de bords pour passer entre le Rail descendant et la côte, dans un vent déjà bien mollissant, puis on s'est pris une bonne pétole en face de Gibraltar, plus un cargo hors rail qui a zigzagué autour de nous, en même temps qu'on virait pour l'éviter aussi. Petite perte de temps, mais c'est rentré dans l'ordre après, et nous voilà à attaquer la mer d'Alboran....Gros dossier, dans un vent qui se faisait discret, alors qu'un clapot de face nous empêchait de glisser tranquillement sous gennaker. Bonne nuit cependant, puisque Spindrift et Gitana, sur une trajectoire proche de la notre, n’ont pas été bien rapides. On voit à nouveau Race For Water, sur une mer d'huile, à quelques milles dans notre sud-est. Il vient de redémarrer un peu avant nous, mais le vent n'est pas distribué à tous les étages, donc, wait and sea, comme ils disent !C'est quand même con, on fait des bateaux qui vont à plus de 30 nœuds, et on s'en sert à 10% depuis quelques temps ! Ils pourraient mettre des ventilateurs ! Si Oman Sail a pris du champ, tout reste cependant à faire, avant la ligne à Marseille, destination qu'on atteindra... plus tard ! »


Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) à la vacation du matin.

« Brian est à la barre, Khamis est sur le pont, il dort dans le filet à l’avant. Jeff et Fahad sont dans les bannettes et Thomas Lebreton se fait à manger. Nous sommes grand-voile haute et gennaker. Il  n’y a pas beaucoup d’air mais il y a un peu de mer, donc le gréement bouge dans tous les sens, ce n’est pas très agréable. Cette nuit, j’ai fait un quart où on s’est retrouvé à empanner au près parce que la vitesse était à zéro et la seule façon de relancer le bateau, c’était de se mettre dos au vagues ! On a eu un petit épisode chaud avec un remorqueur qui nous venait droit dessus. Je me suis demandé s’il ne fallait pas démarrer le moteur, mais finalement, ça s’est bien passé. C’est très dur à régler aussi, avec les voiles qui battent dans tous les sens. Mais là, je vois que Brian est à fond : il est à 10 nœuds, je vois même 11,10 nœuds : c’est le record de la nuit ! Forcement c’est sympa d’être devant, en même temps, c’est tellement mou, qu’on croise les doigts pour ne pas tomber dans un trou de vent et à chaque pointage, on a le stress de découvrir ce qui s’est passé. Pour l’instant, ça se passe pas mal pour nous, mais on ne s’emballe pas. D’après Jeff (Cuzon), le vent va monter dans la journée, ça va s’établir au sud-ouest. Nous, nous sommes placés là où on veut, car cette brise devrait plutôt s’établir par le nord. Le premier qui part avec ça va forcément creuser sur les autres. »

Les cinq MOD 70, en course pour la quatrième étape de l'European Tour ont repris la mer aujourd'hui à destination de Marseille.

Le départ a été donné dans des vents faibles de l'ordre de 6 à 8 noeuds, c'est l'équipage de Spindrift racing, mené par Yann Guichard qui sortait vainqueur du parcours côtier inaugurant cette étape et qui empochait les 3 points bonus, il était suivi à une dizaine de longueurs par Race for Water de Stève Ravussin et par Foncia de Michel Desjoyaux, qui empochent respectivement 2 et 1 point.

Les conditions s'annoncent légères sur toute l'étape, les équipages devront donc déjouer au mieux les effets de sites, le passage de Gibraltar devrait ouvrir le jeu avec la nécessité de choisir sa route le long des côtes espagnoles ou marocaines.

Ce soir, Foncia a pris un petit avantage sur ses adversaires, grâce à une meilleure vitesse, puisque les cinq trimarans suivent une route strictement identique, Race for Water est second à 1,1 mille, Spindrift racing, troisième à 1,9milles, Groupe Edmond de Rothschild et Musandam Oman Sail suivent à 3,2 et 3,6 milles du leader.

Route des Princes : 20/09/12

Prince de Bretagne, qui verra bientôt son “nouveau” maxi multicoque de 80′ rejoindre son élément lance une nouvelle course, à savoir un tour de l’Europe avec quatre étapes : Valence, Lisbonne, Cork, Plymouth et Morlaix. Cette course, appelée Route des Princes devrait se dérouler du 9 au 29 juin 2013, elle sera ouverte aux multicoques de plus de 40 pieds, donc à la classe Multi 50′, aux MOD 70 et aux maxis.

Prince de Bretagne espère réunir un plateau d’une vingtaine de bateaux, outre les étapes de ralliement, les équipages devraient se mesurer sur des courses type City Races, à l’image de ce qui est actuellement fait sur l’European Tour avec les MOD70.

Reste à savoir si la classe MOD70 souhaitera intégrer cette course, puisqu’un programme similaire existe déjà, aux mêmes dates. L’autre problème à résoudre sera le classement des maxis, avec une flotte disparate, certains bateaux étant conçu pour des navigations en solitaire, d’autres pour des équipages, ce qui nécessitera peut être une course en temps compensée pour cette classe, ce qui est nettement moins attractif pour le grand public…

Prince de bretagne dévoilera son trimaran de 80′ le 12 octobre, il sera skippé par Lionel Lemonchois, qui espère hisser son trimaran sur la plus haute marche du podium lors de la prochaine Route du Rhum.


Ils ont dit :
Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica de St Pol, un des responsables de Prince de Bretagne :
” Nous avons ressenti qu’il était dans l’intérêt de tous les armateurs et skippers de multicoques d’avoir une épreuve supplémentaire qui viendrait étayer leur programme. Nous souhaitions une manifestation qui nous ressemble et qui mette en avant notre lien très fort avec les marins. Comme eux nous sommes soumis aux aléas climatiques au quotidien et si nous arrivons à faire pousser des légumes toute l’année en Bretagne Nord, c’est grâce à l’influence de la mer et du Gulf Stream. A travers la Route des Princes, nous voulons montrer que le monde de la terre est source de dynamisme dans de nombreuses régions d’Europe. Les producteurs de Prince de Bretagne sont attachés à cette notion et veulent la partager. Notre but est de valoriser les terroirs et de les faire découvrir au plus grand nombre grâce à un évènement populaire qui sera une fête de tous les métiers de la mer (marins et pêcheurs) et de la terre “.

Lionel Lemonchois, skipper du Maxi80 Prince de Bretagne : ” Le concept est attirant parce qu’il ressemble au Tour de l’Europe, course qui existait dans les années 90 et qui a toujours remporté un franc succès. C’est toujours sympa de changer de pays, surtout sur une course en équipage. La Route des Princes propose vraiment un beau parcours. Il est également important de pouvoir s’associer à autre chose que de la voile, cela amène un intérêt différent, pour nous et pour le public “.

Les équipages participants à l'European Tour ont disputé les City Races au large de Cascais, avant de prendre le départ de la troisième étape de ce tour de l'Europe.

C'est l'équipage de Musandam-Oman Sail mené par Sidney Gavignet qui s'était imposé sur ces parcours côtiers disputés au large de la ville portuguaise, empochant les douze points dédiés à ces courses. Spindrift racing se classait second devant Groupe Edmond de Rothschild, Race for Water et Foncia.

Les cinq MOD70 se sont donc élancés hier en début d'après midi pour cette troisième étape du MOD70 European Tour : Spindrift racing prenait le meilleur sur la ligne vite rattrapé par FONCIA, Michel Desjoyaux et son équipage s'adjugeait les points bonus du côtier de ce début d'étape, devant Groupe Edmond de Rothschild qui arrivait également à glisser au dessus de Spindrift racing.

Les marins pouvaient ensuite s'élancer  vers les îles Berlengas puis vers la marque de parcours de Sines, au sud du Tage, sur un parcours réduit à 213 milles du fait de vents faibles au large du Portugal.

A la sortie de la baie de Cascais, la brise thermique montait à une dizaine de nœuds, l'équipage de FONCIA négociait admirablement la remontée vers la première marque de parcours et réussissait à s'extirper d'une zone de calmes avant ses adversaires, Race for Water parvenait à s'échapper du peloton également et talonnait FONCIA lors de la descente vers Sines, mais le professeur parvenait de nouveau à s'échapper.

Derrière, Spindrift racing, Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild naviguaient à vue mais ne réussiront pas à rejoindre les deux bateaux de tête dans des vents évanescents en approche de la ligne.

C'est finalement FONCIA qui s'impose devant Race for Water et Spindrift racing, Musandam Oman Sail prend la quatrième place et Groupe Edmond de Rothschild la cinquième.

Les arrivées étaient de nouveau rapprochées avec moins de six minutes entre les deux premiers et 45 minutes de retard sur le vainqueur pour Groupe Edmond de Rothschild.

Au classement général provisoire, Michel Desjoyaux et ses équipiers sur FONCIA reprennent la tête à Spindrift racing, second, les hommes de Yann Guichard ont six points de retard sur le leader, Groupe Edmond de Rothschild conserve sa troisième place à 30 points de FONCIA, l'écart avec les 4 et 5 ème se réduit pour Sébastien Josse puisque Race for Water n'est qu'à 7 points de la troisième place grâce à sa seconde place sur cette étape et Musandam Oman Sail à 9 points.


Michel Desjoyaux, skipper de FONCIA : « On prend un départ qui nous permet de prendre la tête à la première bouée et nous n’avons quasiment pas lâché le commandement sur ces 213 milles. Y compris dans les phases délicates où nous sommes partis seuls au large en remontant vers les îles Berlengas. Nous avons pu prendre la poudre d’escampette mais la descente au portant vers Sines a été laborieuse. Il a fallu jouer le compromis entre la route directe à terre et le large où il y avait plus de pression. Nous n’avons pas été les plus malins puisque Race for Water est revenu sur nous… Ensuite, ce fut quasiment du match-racing de la bouée de Sines jusqu’à l’arrivée ! C’était court, mais difficile parce qu’il n’y avait pas beaucoup de vent : il faut aussi un peu de réussite ! On s’est bien battu pour gagner le maximum de points : nous étions très déçus de nos résultats sur la Cascais City Race et cela nous remet bien dans le match grâce à cette victoire d’étape, mais aussi aux points bonus du départ. Nous avons repris confiance en nous ce qui est bon avant l’étape vers Marseille… »

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « C’était une course compliquée, du début à la fin ! Hier soir, on s’est fait décroché par Foncia dans un trou de vent et il a pris pas mal de milles d’avance. On a pu revenir un peu en tirant à terre avant les îles Berlengas mais il a fallu se battre toute la nuit. Et quand nous avons recollé en arrivant sur Sines, on a pris un filet de pêcheur dans la dérive : nous avons perdu quelques précieuses minutes qui auraient peut-être changé le cours des choses. Les fichiers météo ne disaient pas du tout les mêmes choses : cela crée du doute et ça a été difficile pour notre navigateur Franck Cammas. Il a réussi une belle stratégie pour la descente sous gennaker ce qui nous a permis de revenir sur Foncia. Et il y a encore eu des pièges sur la route… Il faut un peu de chance dans ce type de conditions. C’est une bonne opération pour nous au classement général : nous n’en sommes qu’à un peu plus de la moitié du tour de l’Europe et nous progressons bien. »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « Foncia est  parti seul au large tandis que nous restions à la côte, ils ont fait le trou que nous n’avons jamais pu boucher… Nous terminons très fatigués car ce type de parcours et ces conditions de vent ne permettent pas de se reposer vraiment. Au mieux, les gars somnolaient sur le flotteur au vent… Notre classement aurait pu être pire. On a alterné le bon et le moins bon, avec pas mal d’erreurs dans certaines manœuvres. »

Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « L’étape a été dure avec comme prévu des vents très légers et instables. Nous n’avons jamais vraiment été arrêtés mais un ou deux nœuds avec ces bateaux ce n’est quand pas terrible ! Nous étions dans une bonne dynamique d’attaque en quittant la baie de Cascais en deuxième place. Très vite après le départ, au niveau du Cabo de Roca, Michel (Desjoyeaux) a choisi d’aller jouer au large et nous sommes restés à quatre bateaux à batailler plus à terre. Ce petit bord lui a permis d’entrée de prendre l’avantage. Lors du louvoyage vers les Iles Berlengas, Race for Water a fait une attaque à terre et a trouvé un trou de souris pour s’échapper à son tour. Nous avions la même idée mais nous l’avons réalisée un peu plus tardivement que lui. Ce petit décalage a, au final, fait une grosse différence. Dans le petit temps, il y a de l’aléatoire et une part de chance c’est certain. Nous en avons manqué mais il y a aussi des problèmes qui ont été identifiés à bord. La nuit dernière, nous avions un déficit de vitesse par rapport à nos camarades environnants. Un point qui tient essentiellement à l’expérience de ce type de navigation en équipage. Nous devons progresser sur cet aspect. Le résultat est bien sûr décevant mais l’équipage est soudé et a de la ressource. Il reste deux étapes offshore et des City Races à Marseille ; à nous de faire le nécessaire.»


Vulcain Trophy : 13/09/12

Le Club Nautique de Versoix a accueilli la sixième manche  du Vulcain Trophy le week-end dernier. Les équipages auront beaucoup patienté lors de ce rendez-vous avec seulement deux manches courues au cours des deux journées de régates.

La manche de samedi a été remporté par Nickel,  devant Veltigroup et Realstone Sailing, si l'équipage du CER est habitué aux podiums, les équipages des deux autres catamarans ont profité de cette unique régate pour démontrer leurs qualités

Fred Moura, skipper de Nickel :  « Ce sont des conditions qui nous conviennent bien. Nous avons un équipage léger et nous réussissons à penser, et à penser plutôt bien jusqu’à 8 nœuds de vent. Ensuite c’est plus difficile, car nous devons beaucoup travaillé physiquement et nous n’avons pas le gabarit nécessaire. Nous avons trois nouveaux équipiers pour cette deuxième partie de saison, et cela risque d’évoluer encore jusqu’au dernier Grand Prix, car nous sommes déjà en train de nous préparer pour l’année prochaine. » 

On notait quelques changements dans les équipages avec Marie Riou qui remplaçait Yann Guichard sur Ladycat, de Dona Bertarelli, celui-ci étant retenu sur son MOD70. Du côté de l'équipe Artemis Racing, on notait le retour de  Terry Hutchinson et Morgan Larson.

Le lendemain, les équipages patientaient jusqu'à 16 heures avant de pouvoir naviguer, dans un vent d'environ 10 noeuds. Le départ est disputé avec trois D35 en avance sur la ligne, De Rham Sotheby’s, Okalys et Veltigroup doivent repasser la ligne et partent donc avec un handicap certain. Zen Too domine cette régate avant d'écoper d'une pénalité au passage de l'avant dernière bouée, ce qui laisse le champ libre à la famille Bertarelli qui s'offre les deux premières places avec Alinghi qui gagne cette manche devant Ladycat. Reastone Sailing prend la 3ème place devant Zen Too.

La réaction du vainqueur du jour et du grand prix :
Ernesto Bertarelli : « Il est toujours difficile d’être triomphaliste quand la victoire se joue sur deux régates seulement. Nous n’avons pas eu de chance avec la météo. En plus, nous sommes 3 bateaux à égalité. Mais au moins, nous avions promis de donner du fil à retordre à l’équipage de Realstone… alors on fait ce qu’on peut pour y arriver ! »

Alinghi remporte donc ce grand prix grâce à sa victoire de manche, à égalité de points avec Nickel et Realstone Sailing, deux et troisième. Au classement général provisoire, Realstone Sailing conserve sa place de leader avec une confortable avance sur Alinghi  et de Rham à égalité de points, Ladycat pointe en quatrième position devant Artemis Racing et Zen Too.

Le prochain rendez-vous aura lieu dans le cadre due Grand Prix Grange & Cie, à Genève pour l’avant-dernière étape du Vulcain Trophy.

Les catamarans monotypes évolueront quelques peu la saison prochaine avec une nouvelle grand voile dont la corne sera allongée d'un mètre environ, ce qui permettra d'augmenter la vitesse au vent arrière, au vent de travers, et au près dans le petit temps, et qui rendra les D35 plus évolutifs.



Maxis Multis : 13/09/12

Thomas Coville aura traversé la Méditerranée (Marseille-Carthage) en 25 heures 36 minutes 36 secondes à une moyenne de 17,62 noeuds.

Le skipper espérait initialement réaliser cette traversée en une vingtaine d’heures, mais quelques grains au niveau de la Sardaigne et sur l’arrivée en Tunisie l’ont ralenti, ainsi qu’un choc intervenu cette nuit, comme l’explique le skipper : ‘’Je ne sais pas ce que le safran a touché mais j’ai gardé quelque chose qui a ralenti le bateau pendant au moins quatre heures,”



© Gilles Martin-Raget/Sodebo

 Réaction de Thomas Coville à l’arrivée :

‘’La Méditerranée est toujours plus difficile que l’on s’y attend. Les routages théoriques donnaient de 20 à 22 heures. J’ai traversé en 25 heures, ce qui parait simple mais ce parcours est plein de pièges.

Parmi les grandes difficultés, il faut éviter de chavirer et, cette nuit, il y avait tous les ingrédients pour se retrouver à l’eau au milieu de la Méditerranée. Une mer très hachée se forme avec le mistral. Elle peut surprendre et faire culbuter le bateau par l’avant. J’avais un peu de marge mais cela a quand même été très chaud par deux fois.

Outre mon problème de safran qui m’a fait ralentir (voir news précédentes), je pense que pour gagner du temps, il faut parfaitement négocier la sortie de Marseille en visant comme nous l’avons fait un top départ ni trop tôt ni trop tard, afin de garder une mer maniable. Ensuite, il faut bien gérer la transition sous la Sardaigne où j’ai été pris sous plusieurs grains orageux que ne voient pas les routages. Et enfin, j’ai aussi été pris dans un bon grain en arrivant sur Carthage.

Mon prochain objectif ne sera pas d’améliorer ce chrono mais de nous attaquer cet automne avec Sodebo à la transatlantique entre Cadix (Espagne) et San Salavador (Bahamas), sur la Route de la Découverte de Christophe Colomb.

Là, je vais faire une petite sieste. On va faire demi-tour avec mes deux équipiers qui m’ont rejoint et rentrer sur Marseille. Cela s’annonce un peu à saute-moutons sur les vagues, car c’est comme au ski, une fois descendu, il faut remonter ! Nous arriverons samedi ou dimanche je pense.”

Spindrift racing, mené par Yann Guichard, a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème étape de l’European Tour en première position ce mercredi matin à 7h 37’ 36 (heure française), devançant Foncia de Michel Desjoyaux de seulement 45 minutes.

Les arrivées ont de nouveau été groupées, après un très net ralentissement à l’entrée du Tage ; en effet les cinq multicoques filaient la nuit dernière à 30 noeuds le long des côtes portuguaises, avant d’être encalminé à quelques noeuds dans l’embouchure du fleuve. Spindrift racing arrivait à glisser sous gennaker devant ses adversaires.

Musandam-Oman Sail, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild se livraient à un bataille pour le gain des places restantes sur le podium, Michel Desjoyaux et ses hommes arrivaient à passer le trimaran omanais qui se voyait contraint d’effectuer un ultime virement pour passer la ligne. Les trois bateaux passaient la ligne en moins de 11 minutes, alors que Race or Water fermait la marche à 15 minutes du 4ème et à une heure du vainqueur.

 

© Ricardo Pinto / MOD S.A.

Les écarts restent donc infimes après 975 milles, confortant le choix de la monotypie pour cette classe.

Au classement général provisoire, Spindrift racing prend la tête grâce à cette victoire avec un point d’avance sur Foncia (121 points), Groupe Edmond de Rothschild est troisième avec 106 points devant Musandam Oman Sail (93 points), et Race for Water (90 points).

Les équipages vont désormais s’affronter lors des City Races avant une nouvelle étape le long des côtes portuguaises, les trimarans prendront ensuite la direction de Marseille pour l’étape française de l’European Tour.

 

Arrivées à Cascais (heure française)

1-Spindrift racing (Yann Guichard) le 12 septembre à 7h 37’ 36 : 2j 15h 37’ 36 à 15,5 nœuds de moyenne

2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) à 8h 26’ 49 : 2j 16h 26’ 49

3- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) à 8h 33’ 22 : 2j 16h 33’ 22

4- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) à 8h 37’ 36 : 2j 16h 37’ 36

5- Race for Water (Stève Ravussin) à 8h 53’ 30

Classement du MOD70 European Tour

(Kiel City Race + 1ère étape avec bonus + Dun Laoghaire City Race + 2ème étape avec bonus)

1- Spindrift racing (Yann Guichard) 11+47+12+52 = 122 points

2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 12+53+10+46 = 121 points

3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 10+44+11+41 = 106 points

4- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 9+34+8+42 = 93 points

5- Race for Water (Stève Ravussin) 8+38+9+35 = 90 points

Les réactions des skippers à l’arrivée de la seconde étape

Yann Guichard, Spindrift racing :

« Encore une arrivée sur le fil ! Incroyable : ça s’est resserré encore une fois… Cinquante milles avant l’arrivée, on a réussi s’échapper un peu du peloton et gagner cette deuxième étape qui fut vraiment dure. La première était exigeante physiquement, mais là, on a tiré sur les bonhommes, on a très peu dormi. Avec des conditions extrêmement variées, à l’image de l’arrivée où on passe de trente nœuds à deux nœuds en quelques minutes, à seulement cinq milles de la ligne ! Cela a été comme ça pendant presque toute la manche, des changements d’intensité qui sollicitent le bateau et surtout les hommes : nous n’avons pas arrêté de manœuvrer parce que nous avions un peu les nerfs…

On a fait une superbe première nuit le long des côtes irlandaises et on passe en tête au Fastnet, alors se faire dépasser comme cela nous est arrivé avant le cap Finistère, ça nous a mis la pression. On a saisi notre chance sur la fin trois heures avant le dernier empannage au large de Péniche. Juste avant, FONCIA sous notre vent nous a déposé sur place et quelques heures plus tard, on s’est retrouvé sous son vent ! Et dès que le pointage de minuit et demi est tombé, on a empanné discrètement dans la nuit sans lune pour aller chercher les premiers le vent de Nord que nous espérions plus à terre.

Pas de problème technique à bord, mais physiquement on arrive rincé, épuisé et surtout nerveusement cramé : il y a tout le temps du stress parce qu’on voit en permanence un autre bateau, et il n’y a pas une seconde de répit. Et l’arrivée dans la pétole était le summum : on s’est dit que ça allait se terminer comme la première étape quand on a vu revenir nos concurrents derrière la pointe de Cascais ! On a réussi à tenir avec un peu de chance parce que nous sommes arrivés avec le dernier souffle de la légère brise thermique… »

Michel Desjoyaux, Foncia :

« Un final pointu dont on se serait bien passé ! On finissait à toute allure sur les côtes portugaises à près de trente nœuds de moyenne depuis plusieurs heures et alors que nous nous préparions à changer de voiles pour contourner les deux dernières marques de parcours, le vent s’est complétement cassé la figure… En pleine nuit, on ne savait pas si cela allait durer deux minutes ou deux heures et la brise a tourné dans tous les sens avec du courant de marée contraire. Nos poursuivants ont eu le temps de réagir et nous ont même dépassé. On a finalement réussi à les passer sur des choix de bord pas faciles à prendre ici, à Cascais : avec le jour qui se levait, le vent était mal distribué entre la brise nocturne qui disparaissait et le nouveau vent qui s’installait tout doucement.

Le mal était fait quand Spindrift racing a empanné en premier au milieu de la nuit dernière : nous étions en tête mais on a navigué un peu trop près du vent quand il a réussi à glisser. Il est arrivé par derrière et nous a dépassé : une fois en route directe vers Cascais, il n’y avait plus grand-chose à espérer, si ce n’est un coup de Jarnac sur la ligne.

Le rythme a été soutenu toute l’étape avec de belles pointes de vitesse après une grosse bataille le long de l’Irlande : nous avons dû faire vingt-six virements de bord sous trinquette et un ris dans la grand-voile ! Puis de grands bords vent de travers sous gennaker ou génois dans de la mer pas toujours plate, puis finir à trente… et trois nœuds. C’était mou du genou et on ne s’y attendait pas du tout.

On a galéré avec notre safran central qui s’est relevé, probablement sur un choc avec un objet flottant : le cordage s’est coincé et nous avons mis beaucoup de temps à réparer. Nerveusement, il y a eu des moments incertains : on ne savait vraiment pas comment on allait se sortir de la zone de calmes avec deux bateaux qui s’étaient légèrement échappés (Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild). Mais si on a pu sortir en tête de cette pétole, ça n’a pas suffi puisque Spindrift racing s’est échappé : on s’est un peu endormi… »

Sidney Gavignet :

« Tout s’est joué à trois cents mètres de la ligne d’arrivée… Et je crois que se sera souvent le cas puisque nous arrivons à chaque fois tout près des côtes. Aller bien dans le petit temps comme Foncia, c’est un bon atout. Leur équipage a compris comment faire marcher un MOD70 dans la pétole : cela leur a servi la nuit dernière et sur cette arrivée. Mais nous sommes contents parce que nous avons appris encore et encore : on comble une partie de notre déficit au fil des manches.

On s’était bien décalé dans l’Ouest mardi après-midi pour avoir un meilleur angle pour le dernier sprint vers Cascais, mais tout le monde attendait dix nœuds de secteur Nord et il y a eu vingt nœuds ! Et en étant à l’extérieur du virage, on a eu un peu moins de vent que les autres quand la brise est rentrée. On s’est un peu trompé, mais ce n’était évident pour personne : il n’y a pas de regrets à avoir. Nous ne sommes pas encore aussi à l’aise dans le petit temps que les deux leaders : cela nous fait douter parfois et ce n’est pas bon.

C’était une belle étape, en particulier le long des côtes irlandaises, même si nous avons un peu moins bien négocié l’atterrissage sur le Fastnet. Nous avons trouvé la vitesse au près dans la brise.

On gagne tout de même une place au classement général : il y a de quoi remonter du terrain. Mais nous faisons encore trop de « boulettes », or la monotypie ne pardonne pas les erreurs si petites soient-elles ! Nous ne sommes pas encore au niveau pour les City Race mais nous avons eu aussi des « tuiles » avec notre équipage (malade, blessé). Mais c’est en voie d’amélioration au fil des manches : les deux leaders sont un cran au-dessus, mais le delta se réduit… »

Stève Ravussin :

« C’est forcément décevant d’être cinquième sur cinq ! Mais c’est un petit manque de qualités de notre équipe parce que nous n’avons pas encore assez de rigueur suisse. En fait, on perd une bonne heure avant le Fastnet avec notre histoire de hook qui ne marchait plus quand nous voulions renvoyer la toile. Avec des monotypes et des équipages de ce niveau, il n’y a pas le droit à l’erreur… On a tout de même réussi à revenir au contact le long des côtes du Portugal et nous avons essayé une option qui n’a pas marché : c’était trop tôt. Mais quand on est leader, on prend certaines décisions qui ne sont pas les mêmes que celles des poursuivants, a fortiori celles du dernier. Le but est de gagner, pas de terminer quatrième… Cela n’a pas payé. Tant pis.

Après le départ de Dun Laoghaire, on avait creusé l’écart avec une bonne vitesse au près dans la brise. Notre navigateur Franck Cammas avait bien négocié ce début d’étape. Mais on a aussi des progrès à faire au niveau manœuvres : nous n’avons pas eu autant de temps pour nous entraîner que les autres teams. On voit tout de même que ces MOD70 vont très vite : en moins de six jours, nous avons fait Kiel-Dun Laoghaire-Cascais ! Ce sont vraiment de belles régates. »

Le skipper du maxi trimaran Sodebo a largué les amarres cette après midi et à pris le départ du record de la Méditerranée entre Marseille et Carthage à 14h48’36” dans un vent soutenu qui va forcir durant la nuit, Thomas Coville a franchi la ligne de départ avec deux ris dans la grand voile et le Solent à l’avant.


© Gilles Martin-Raget/Sodebo

Les conditions sont donc musclées pour ce record en solo avec une mer hachée sous l’influence du fort mistral. Pour battre le record, le skipper devra parcourir les 458 milles qui le sépare de la Tunisie en une vingtaine d’heures afin d’établir un temps de référence en multicoque et en solitaire.

Thomas Coville avant le départ :
« Ce matin, je sentais monter la petite pression liée au fait de repartir en solo, c’est bon signe. Cela fait un peu plus d’un an que je n’ai pas mené seul Sodebo. J’ai beaucoup navigué ces derniers temps mais en équipage. L’exercice du solitaire n’est pas anodin et j’ai envie d’y aller.

En me réveillant à l’Estaque ce matin, j’avais une vue superbe sur la rade où il n’y avait pas de vent. Cela aurait pu faire douter certains mais c’est déjà en train de s’installer, on sent déjà les bouffes qui descendent de la montagne derrière nous.

J’ai toujours pris la Méditerranée très au sérieux, c’est une mer que je ne connais peu. Cela s’est révélé être une épreuve à chaque fois et j’ai toujours ressenti ce besoin d’être sur mes gardes. Ce run va être musclé et sportif. Dès le départ, il faut avoir une bonne trajectoire dans le bon tempo au portant avec la mer qui se forme. Plus on s’écarte de la terre, plus ça rentre fort. L’idéal serait de faire le bon choix de voile d’avant tout de suite pour ne pas avoir à la changer pendant la traversée parce que c’est de l’énergie mais surtout du temps perdu.

Ce qui l’emporte, c’est vraiment le plaisir de revenir sur mon bateau et de repartir à la conquête de ces records et de cette aventure qui ne me lâche jamais avec Sodebo. Il n’y a pas beaucoup de bateaux à voiles sur la planète qui ont la capacité de traversée la Méditerranée en une journée. On est dans le temps des ferries par contre je n’emmène personne à bord et je ne consomme pas non plus de gasoil. Demain, on sera en Tunisie, c’est aussi le côté voyage et décalé de ces records.

Plus on navigue et plus l’expérience sert à être vigilent et humble. Sauter d’un bateau à l’autre permet d’aiguiser son sens marin, de garder toujours le niveau technique et sportif. Si je n’avais pas navigué depuis six mois, ce serait comme un cycliste ou un coureur, j’aurais perdu mes sensations et là, j’aurais beau avoir passé je sais pas combien de fois le Cap Horn, je ne serais pas au meilleur de moi-même pour autant. »



MOD70 : 10/09/12

La flotte des MOD70 a repris la mer hier en direction de Cascais , la première nuit a été musclée avec du près pour la descente le long de la côte est de l'Irlande. Race for Water, qui avait pris un bon départ a connu quelques problèmes la nuit dernière avec la rupture du système d’ouverture du blocage de la grand-voile obligeant le numéro 1 du bord a une escape en tête de mât pour le remplacer, reléguant le bateau suisse à 8 milles.

Spindrift racing profitait de cette avarie pour prendre la tête de la flotte durant la nuit et mène toujours ce soir, Yann Guichard et ses hommes ont enroulé la marque du Fastnet  avec cinq milles d’avance ce matin devant  Musandam-Oman Sail.

L'équipage omanais choisissaient de se décaler à l'ouest, suivi quelques heures plus tard par Groupe Edmond de Rothschild, les trois autres équipages : Spindrift racing, Foncia et Race for Water ont choisi une route plus à l'est.


© Chris Schmid / Spindrift racing

 Les partisans de l’Ouest espèrent s’écarter d'un front qui va laisser la place à une dorsale atlantique, ce qui obligera les équipages  à basculer de l’autre côté de cette dorsale pour toucher de nouveau une brise de secteur Est. L'arrivée au Portugal devrait se faire dans des vents faibles et portants le long du Portugal, ce qui pourrait de nouveau créer un regroupement au large de Cascais.

Les messages des skippers ce jour :

Michel Desjoyaux sur Foncia : « Cet après-midi, on a tapé quelque chose avec le safran central et le fusible a donc rempli son office : le safran s'est relevé. On essayé à plusieurs reprises de le remettre à sa place, mais pour ça il faut ralentir, mais comme on avait Gitana juste dernière nous, au bout de trois tentatives infructueuses, le safran refusant de descendre bien à sa place et de se verrouiller, on a remis en route sans safran central. Le vent était de 25 nœuds et la mer bien formée, et le safran de flotteur remplissait son rôle seul, comme quand la coque centrale décolle fort, ce qui, somme toute, arrive souvent. Quand le vent a molli, on a été vérifié l'état du boitier de safran, et on s'est rendu compte que le cordage de descente était coincé à un endroit qui ne lui était pas destiné... On a été obligé de le couper sur place, n'arrivant pas à le dégager, suspendu dans un baudrier au dessus de l'eau, contre le tableau arrière, le tout à 20 nœuds dans les vagues... On a repassé un cordage sur le bon circuit, et le safran a retrouvé son élément, et avec la mer qu'il y a, c'est mieux ainsi pour le contrôle de trajectoire du véhicule... »

Yann Eliès sur Spindrift racing « On a passé le Fastnet en début de matinée au près et depuis, on a continué au près sur l’autre bord : nous venons tout juste d’ouvrir un peu les écoutes à une vingtaine de nœuds. Le front n’est en fait toujours pas passé puisque nous sommes à une soixantaine de degrés du vent et cela ne devrait franchement basculer au Nord-Ouest qu’en milieu d’après-midi : on pourra hisser le gennaker et naviguer dans des conditions plus confortables que ces dernières 24h qui ont été assez rock’and roll. La mer commence à bien se calmer : on sent qu’on approche du thalweg et que le vent est plus faible devant. Ça n’a plus rien à voir avec ce que nous avons connu le long des côtes irlandaises où ça tapait beaucoup, mais le MOD70 passe vraiment bien dans la mer. On a vu une silhouette derrière nous dans le ciel gris qu’il y avait encore ce matin : maintenant, le soleil commence à poindre et on va pouvoir reprendre le rythme des quarts. J’ai pu enlever mon ciré ce midi et sécher un peu : on va se reposer un peu… »


MOD70 : 10/09/12

L’arrivée de la première étape de l’European Tour qui s’est disputée entre Kiel et Dublin a été haletante avec un superbe finish jeudi dernier. Yann Guichard et ses hommes sur Spindrift racing avaient mené sur la quasi totalité de l’étape avant de se faire rejoindre dans les derniers milles par ses deux poursuivants, qui profitaient de vents évanescents pour rejoindre le leader.

Foncia mené par Michel Desjoyaux et Groupe Edmond de Rothschild de Sébastien Josse naviguaient donc à vue avec Spindrift racing, et c’est Michel Desjoyeaux qui passait le trimaran noir et coupait la ligne avec 31 secondes et 1 minutes 15 sur le trimaran du Gitana Team.


© David Branigan / MOD S.A

Les marins embarqués sur les cinq MOD70 avaient rencontré des conditions variées sur cette première étape avec  une belle brise portante pour remonter le long des côtes danoises puis un vent mollissant lors de la descente vers le Pas de Calais et des airs très faibles lors de l’approche sur l’Iralande.

A l’issue de cette première étape hauturière entre Kiel et Dun Laoghaire, FONCIA conservait son avance acquise grâce aux City Races courues en Allemangne.
Arrivées à Dun Laoghaire (heure GMT)

1-Michel Desjoyeaux (FONCIA) à 23h 19’ 09 le 5 septembre en 3j 10h 49’ 09

2-Yann Guichard (Spindrift racing) à 23h 19’ 40 en 3j 10h 49’ 40

3-Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) à 23h 20’ 26 en 3j 10h 50’ 26

4-Stève Ravussin (Race for Water) à 23h 54’ 25 en 3j 11h 24’ 25

5-Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) à 00h 54’ 00 le 6 septembre en 3j 12h 24’ 00

Les régates reprenaient après une courte pause en Irlande avec de nouveau des city races, là aussi avec des conditions variées de vent. Les acteurs du circuit semblent avoir pris goût au final à suspense puisqu’il fallait attendre les ultimes confrontations pour sacrer le vainqueur de ces courses côtières.  Ce sont de nouveau les équipages de Foncia, Spindrift racing et Groupe Edmond de Rothschild qui s’illustraient  ; en effet Yann Guichard, Michel Desjoyeaux et Sébastien Josse terminaient la dernière régate en flotte à égalité de points; Les équipages se départageaient donc sur le Speed Match : un aller-retour entre deux bouées. C’est Spindrift racing qui prenait la tête de la flotte avec un départ canon  devant Groupe Edmond de Rothschild alors que FONCIA  ratait le départ. Yann Guichard et son équipage exécutaient un empannage parfait et franchissait en vainqueur la ligne et remportaient donc cette City Race.


© Vincent Curutchet / MOD S.A.

 

Classement de la Dun Laoghaire City Race après six manches

1- Spindrift racing (Yann Guichard) 12+11+9+11+12+8 = 63 points

2- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 9+10+11+12+11+10 = 63 points

3- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 11+12+12+10+9+9 = 63 points

4- Race for Water (Stève Ravussin) 10+9+10+8+8+12 = 57 points

5-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 8+8+8+9+10+11 = 54 points

Au classement général provisoire, Foncia conservait cinq points d’avance sur Spindrift racing et 10 sur Groupe Edmond de Rothschild troisème, Race for Water est 4ème à 20 points et Oman Sail Musandam ferme la marche à 24 points du leader.

America's Cup : 08/09/12

Le defender de la Coupe de l'America, l'équipe américaine d'Oracle Racing a dévoilé son catamaran AC 72 la semaine dernière. Rappelons que celui d'Emirates Team New Zealand navigue depuis un mois dans le golfe d'Hauracki, alors que celui d'Artemis est à San Fancisco en attente de son aile (qui avait été endommagée à Valence alors qu'elle était testée sur la plate forme d'un trimaran ORMA allongé à 72').

Si les deux multicoques néo-zélandais et suédois semblent assez proches dans les grandes lignes, celui des américains apparaît comme le plus radical. En effet le catamaran américain semble avoir bénéficié d'une  grosse recherche sur l'aérodynamique de la plate forme, avec des bras de liaison carénés, une "mini" coque centrale qui reprend les efforts (reprenant le principe de ce qui se fait sur les Decision 35), ce qui permet de se passer de martingale sous le catamaran. A noter également le système de barre surprenant pour un bateau de cette taille, puisque le skipper dispose d'une barre franche, avec un système de tringlerie qui court sur le bras arrière et permet au skipper de passer d'un bord sur l'autre sans lacher sa barre.


© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier

Côté appendices, les américains ont repris ce qui avait été testé sur les AC45 avec des dérives droites qui se terminent par un winglet,  donnant une forme de "L" à l'ensemble, pour les safrans, ils ont comme les néozéd choisi des profils en "T" afin d'apporter de la portance à l'ensemble combiné à l'effet des dérives qui agissent également pour faire décoller le bateau.

L'équipage mené par James Spithill a donc effectué une première sortie sur USA17 en baie de San Francisco, celle-ci a permis une première prise en main du bateau qui semble assez facilement décoller la coque au vent, cependant cette sortie a été écourtée par la casse d'une dérive, d'après les photos de SurfCityRacing, il semblerait que ce soit la dérive sous le vent qui ait subi des dommages, le bateau est donc retourné en chantier et ne devrait en sortir qu'après plusieurs semaines.

Côté néo-zélandais, l'équipage d'Emirates poursuit ses navigations en baie d'Hauracki, après quelques photos diffusées sur le réseaux sociaux où l'on pouvait voir le bateau en "vol", l'équipe a choisi de dévoiler officiellement les possibilités de son bateau lors d'un media day, où l'on peut voir le bateau déjaugé et naviguer uniquement sur le foil sous le vent et ses deux safrans équipés de plans porteurs, les équipages des AC72 ne disposent pas de système permettant de contrôler l'assiette du bateau, on peut donc penser que le positionnement de l'équipage sera primordial. Bien entendu les AC72 des autres équipes devraient être capable des mêmes performances, cette 34ème édition de la Coupe de l'America devrait donc être spectaculaire.


Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand

Quelques vidéos à voir : sur TVNZ, 3news.


America's Cup World Series : 27/08/12

Les équipages de James Spithill et de Russell Coutts se sont affrontées hier soir pour la victoire en match race de cet America's Cup World Series de San Francisco, c'est Russell Coutts, qui a pris l'avantage sur Oracle Team USA Spithill, dans un match extrêmement serré avec seulement 1 seconde d’avance sur la ligne et ce dans plus de 20 nœuds de vent.

 


James Spithill s'est rapidement remis de cette défaite pour se classer second de l'ultime régate en flotte avec un coefficient 4 pour ce ’Super Sunday’, ce qui permet à l'équipage du defender de remporter le classement en flotte. 

Côté français l'équipage de Yann Guichard faisait parti des favoris après les bons résultats de la veille, leur départ est assez moyen en milieu de flotte, ils passent en sixième à la marque 1 puis perdent une place sur le premier portant alors qu'Artemis Racing White, Luna Rossa Piranha et Team Korea mènent la flotte. L'équipage de l'AC45 français effectue un superbe et gagne  de trois place, franchissant la marque 3 en quatrième position devant les deux catamaran du team Oracle. Sur le bord suivant l'équipage gagne encore une place mais Yann Guichard et ses hommes dépassent la limite virtuelle du parcours et écopent  d’une pénalité.

La flotte étant assez regroupée, cette pénalité coûte cher aux français qui rétrogradent  en neuvième position à la marque 5. Ils perdent encore une place sur l'ultime bord et finissent 10ème. C'est Luna Rossa Piranha qui gagne cette régate devant Oracle Team USA Spithill et Team Korea.


   


Yann Guichard : “90% de la manche s’est bien passée’ ajoute. On est bien rentrés dans le match après un départ au vent comme voulu et avec une bonne vitesse. Mais dans l’avant-dernier bord, alors que nous étions troisièmes à la bouée sous le vent, nous avons perdu sept places à cause d’un problème de vitesse quand le vent est monté. Pour couronner le tout, nous avons écopé d’une pénalité pour avoir franchi les limites de la zone de course. Tout ceci nous a placé dans le paquet des autres concurrents et la course s’est arrêtée là pour nous. Le bilan pour Energy Team concernant le championnat de course en flotte est tout à fait honorable. On termine 4ème, au pied du podium, après une très bonne semaine mais en ayant réalisé notre moins bon résultat aujourd’hui lors de la manche dotée du plus fort coefficient. Pour le spectacle, je pense que le ‘Super Sunday’ met effectivement du piment dans le jeu. En revanche, quant au match race, je regrette qu’un seul et unique match fut programmé car pour nous, le championnat s’est joué en moins de 10 minutes. ”

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  Au classement général des courses en flotte, Energy Team termine 4ème grâce à ses bons résultats de la semaine (et 5ème en match race), Oracle TEAM USA Spithill remporte cet acte devant Luna Rossa Piranha et Team Korea. Le second équipage de l'équipe italienne se classe 5ème, Artemis prend des décevantes 6 et 9ème places, comme ETNZ 7ème qui peine à retrouver son meilleur niveau.


Classement général final, dimanche 26 août 2012 (à l’issue des 7 manches courues)


1. Oracle Team USA Spithill : 86 pts


2. Luna Rossa Piranha : pts


3. Team Korea : 65 pts


4. Energy Team: 55 pts


5. Luna Rossa Swordfish: 51 pts


6. Artemis Racing White: 48 pts


7. Emirates Team New Zealand: 43 pts


8. Oracle Team USA Coutts: 42 pts


9. Artemis Racing Red : 38 pts


10. J.P. Morgan BAR: 37 pts


11. China Team : 15 pt

 Les prochaines régates des America’s Cup World Series de San Francisco auront lieu du 2 au 7 octobre. D'ici là les deux AC72 d'Oracle et d'Artemis devraient débuter leurs entrainements en baie de San Francisco.


America's Cup World Series : 25/08/12

Les français d’Energy Team  se sont illustrées la nuit dernière à San Francisco en remportant l'une des deux régates en flotte et en terminant 3ème de la seconde, ce qui leur permet de se hisser à la seconde place du classement provisoire des courses en flotte avant le Super Sunday d'aujourd'hui (une régate au coefficient 4).

La journée avait commencée par les deux demis finales, qui ont tournées à l'avantage de l'équipe américaine d'Oracle Racing, Russell Coutts remportant son match face à Artemis Racing White et James Spithill faisant de même face à Emirates Team new Zealand. La finale de ce soir consacrera donc les équipages d'Oracle Team USA.

En flotte, les français prenaient un départ relativement bon lors de la première régate, avec la quatrième place à la première bouée, ils gagnent un place sur le portant derrière Emirates Team New Zealand et Artemis Racing White, puis une autre sur la remontée au près, pointant en deuxième position à la marque 3, à sept secondes des leaders néo-zélandais. La surprise vient d’Oracle Team USA Spithill qui revient sur les leaders et prend la tête. A la marque 4, cinq secondes séparent les trois bateaux de tête, qui possède un bel écart sur le reste des concurrents.

Les français effectuent un superbe deuxième bord de près et passent Spithill, et parviennent à conserver le leadership jusqu'à la ligne d'arrivée. ETNZ termine 3ème devant les deux bateaux de Luna Rossa, Team Korea brillant hier termine 8ème de cette manche.




© ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget


Energy Team poursuit sur sa lancée lors de la seconde régate avecun très bon départ, ce qui leur permet d'enrouler la première marque en tête, cependant l'équipage d'Oracle Team USA Spithill passe Energy sur le 1er portant. James Spithill creuse son avance alors que les français perdent une place à la marque 3, au profit de Team Korea qui revient dans le match. Les positions seront figées pour le podium jusqu'à la ligne d'arrivée.

Au général provisoire, Oracle Team USA Spithill creuse encore son avance, Enregy Team s'empare de la seconde place avec 3 points d'avance sur Team Korea et Luna Rossa Piranha.


Yann Guichard, skipper d'Energy Team : "C’était une course fantastique pour Energy Team. Après un départ mitigé, nous avons joué à fond sur nos réglages pour optimiser la vitesse puis nous avons enchaîné les bons bords. La victoire s’est jouée à rien mais on gagne devant les plus grosses écuries. Aujourd’hui, je pense que nous étions plus opportunistes voire plus agressifs lors des départs et peut-être plus en phase avec le vent qui était pourtant très instable. Nous étions aussi équipés d’une voile d’avant plus grande. La prise de risque au départ est déterminante. Demain, il faudra en faire de même".



© Chris Cameron/ETNZ



Réaction de Bruno Peyron, CEO Energy Team : ” C’est une très belle journée pour Energy Team, avec cette victoire dès la première manche et une belle place de 3eme dans la seconde. Deux départs presque parfaits, une bonne vitesse comparée à celle d’hier, une bonne concentration, de bons réglages et plus de rigueur dans la lecture du plan d’eau. On commet juste une petite erreur dans la deuxième manche de ne pas ducker derrière Team Korea au lieu de repartir à gauche, mais globalement une journée superbe pour l’équipe. Essayons de faire aussi bien demain dans le fameux Super Sunday et son coeff 4 qui déterminera le classement final. Nous sommes ce soir 2e au classement général derrière James Spithill, c’est du très beau travail de la part de toute l’équipe que l’on ne peut que féliciter ce soir ”


America's Cup World Series : 24/08/12

Le defender s’est illustré cette nuit à San Francisco pour la deuxième journée des America’s Cup World Series, ORACLE TEAM USA, James Spithill et son équipage gagne une des régates en flotte et termine second de l’autre manche derrière Oracle Team USA Coutts.

Les conditions étaient relativement clémentes  dans la Baie de San Francisco avec des vents de 12 à 16 nœuds d’ouest-sud-ouest sans houle.

La journée a été plus difficile pour  Yann Guichard et ses hommes sur l’Ac45 d’Energy Team, ils terminent quatrième de la première manche puis 7ème de la seconde, la réaction du skipper : « La journée a été mitigée pour ENERGY TEAM, souvent en milieu de flotte, malgré un bon premier départ. Nous avons eu plus de mal lors de la seconde manche car avec 11 bateaux le départ est crucial : celui qui passe en tête a de grandes chances de gagner. Demain, nous avons un “gros match” face à ORACLE TEAM USA Coutts qui nous attend. Il faudra assurer, car la suite en match race dépendra de cette unique manche gagnante. J’espère pouvoir prendre de meilleurs départs qu’aujourd’hui lors des courses en flotte, même si c’est surtout celle de dimanche qui compte car le ‘Super Sunday’ est doté du plus fort coefficient »

Les français pointent donc en 6ème place du provisoire des courses en flotte à égalité de points avec Team Korea et à deux points des bateaux d’Artemis, 3 et 4ème.

Si les américains et les suédois pouvaient être satisfaits, ça n’était pas le cas de l’équipe italienne de Luna Rossa qui terminent 7 et 10ème du provisoire, qui plus est les deux équipages sont éliminés lors des quarts de finale de match race face à Oracle Spithill et Artemis White, journée également difficile pour les néo zélandais qui peinent à retrouver leur meilleur niveau avec des 8 et 9ème places en flotte, ils feront leur début, tout comme les français en match race ce soir.

© ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget



60' ORMA : 24/08/12

La Semaine de Hamilton Island  vient de se terminer au nord est de l'Australie. Deux 60' ORMA se confrontaient dans le cadre de cette semaine de régates, l'ancien Géant, désormais Team Vodofone basé à Auckland (NZ) et l'ex Banque Populaire IV, Team Australia barré par Sean Langman et basé à Sydney. 

L'équipage de ce dernier a connu une avarie aujourd'hui, puisque le trimaran a talonné dans un chenal alors que l’équipage essayait d’éviter une baleine, la dérive a été cassée lors de cet incident, l'équipe devrait réaliser quelques travaux porvisoires avant de convoyer le multicoque vers son port d'attache où il entrera en chantier.

C'est donc Team Vodafone qui s'impose lors de cette Hamilton Island Race Week avec quatre victoires de manches sur six courues.   

La flotte des cinq MOD70 va faire sa rentrée dans 10 jours à Kiel avec le départ de l'European Ocean Race.

Race For Water, FONCIA, Groupe Edmond de Rothschild, Spindrift racing et Musandam-Oman Sail sont en route pour l'Allemagne. Les équipages s'affronteront dès le 31/08, pour des courses à proximité du rivage, les City Race avant de s'élancer pour  Dùn Laoghaire (Dublin) en Irlande, seconde étape de cette épreuve, viendront ensuite Cascais au Portugal, Marseille en France pour se conclure à Gênes en Italie.



Les skippers des trimarans monotypes se sont entourés du gratin du multicoque pour ce tour de l'Europe. Yann Guichard, qui a  remporté la KRYS OCEAN RACE embarque à bord de Spindrift racing : Pascal Bidégorry et le vainqueur de la Solitaire du Figaro Yann Eliès.

Michel Desjoyeaux embarque trois des détenteurs du trophée Jules Verne : Thierry Chabagny, Emmanuel Leborgne et Xavier Revil.
Le skipper suisse Stève Ravussin sur Race For Water, s'entoure quant à lui Franck Cammas et Thomas Coville, avec qui ils avaient détenus le Jules Verne sur Groupama 3.

Sidney Gavignet naviguera avec Brian Thompson, également détenteur du Jules Verne. Sébastien Josse, conserve lui son équipage habituel.

A noter l'arrivée d'exoscale en tant que sponsor de cette épreuve.

 Les équipages engagés :

Race For Water :
Stève Ravussin (SUI), Yvan Ravussin (SUI), Franck Cammas (FRA), Thomas Coville (FRA), François Morvan (FRA), Loïc Forestier (SUI), Tanguy Cariou (FRA), Nicolas Heintz (FRA), Gurvan Bontemps (FRA), Benoît Lequin (FRA)

FONCIA : Michel Desjoyeaux (FRA), Antoine Carraz (FRA), Thierry Chabagny (FRA), Charles Caudrelier (FRA), Emmanuel Leborgne (FRA), Xavier Revil (FRA), Sébastien Col (FRA), Alban Rosselin (FRA), Nicolas Texier (FRA), Julien Falxa (FRA)

Groupe Edmond de Rothschild : Sébastien Josse (FRA), David Boileau (FRA), Florent Chastel (FRA), Cyril Dardashti (FRA), Olivier Douillard (FRA), Christophe Espagnon (FRA), Antoine Koch (FRA), Thomas Rouxel (FRA)

Spindrift racing : Yann Guichard (FRA), Léo Lucet (FRA), Pascal Bidégorry (FRA), Jacques Guichard (FRA), Jean-Baptiste Levaillant (FRA),Yann Eliès (FRA), Kevin Escoffier (FRA), Devan Le Bihan (FRA)

Musandam-Oman Sail : Sidney Gavignet (FRA), Fahad Al Hasni (OMA) Moshin Al Busaidi (OMA) Khamis Al Amburi (OMA) Brian Thompson (GBR) Jean-François Cuzon (FRA) Thomas Le Breton (FRA) Michi Mueller (GER)


Les étapes offshore:

Etape 1: Kiel, Allemagne -  Dùn Laoghaire, Baie de Dublin, Irlande - 1188 milles - Départ: 2 septembre
Etape 2: Dùn Laoghaire, Baie de Dublin - Cascais, Portugal - 1215 milles - Départ : 9 septembre
Etape 3: AROUND PORTUGAL RACE -558 milles - Départ : 17 septembre
Etape 4 : Cascais -  Marseille, France - 1071 milles - Départ : 20 septembre
Etape 5 Marseille – Gênes, Italie - 672 milles - Départ : 30 septembre



America's Cup : 23/08/12

Artemis Racing, l'équipe suédoise, challenger pour la 34ème Coupe de l'America a débarqué son premier AC72 à San Francisco cette semaine. Le catamaran, qui sera doté de son aile très bientôt a une architecture semble-t-il assez semblable à celui d'Emirates Team New Zealand avec des renforts en V partant du pied de mât vers le bras arrière, et une chèvre reprenant les efforts de la structure.
A noter que l'architecte principal Juan Kouyoumdjian a dessiné des entrées d'eau fines et a munies les étraves du multicoque de strakes, sorte de redans permettant d'éviter l'enfournement.

Oracle Racing sera la prochaine équipe à dévoiler son AC 72 le 27 août prochain


© Sander van der Borch


© Sander van der Borch

America's Cup World Series : 23/08/12

Les équipages des Ac45 ont pris leurs quartiers à San Francisco depuis la semaine dernière, les marins se sont entrainés dans des conditions musclées jusqu’à 25-30 noeuds, avec plusieurs avaries, et des chavirages pour Luna Rossa Swordfish, China Team, Team Korea et ETNZ, Ben Ainslie qui fait ses débuts sur ce support a aussi connu des mésaventures avec une avarie d’aile.



Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget

Le coup d’envoi des America’s Cup World Series de San Francisco a été donné hier avec du match racing. Six équipes se sont afrontées pour décrocher les trois places restantes en quart de finale lors de cette toute première journée.

Le vent du sud était “seulement” d’une quinzaine de nœuds  sur la Baie de San Francisco, mais le courant bien présent a compliqué la vie des tacticiens.

Les grands vainqueurs du jour étaient les équipages de Luna Rossa : Swordfish barré par  Paul Campbell-James  et Piranha par Chris Draper, qui s’imposaient 2-0 respectivement face à China Team skippé par Phil Roberston  et à Artemis Racing Red confié à Santiago Lange .


Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget

Ben Ainslie, qui intégrera l’équipe d’Oracle Racing après cette saison des America’s Cup World Series, a bien débuté sur  J.P. Morgan BAR , en battant Team Korea de 13, puis de 29 secondes lors de la seconde manche.

Ben Ainslie : “Il nous reste encore beaucoup à apprendre, nous avons eu quelques petits incidents, mais l’équipage a assuré un super travail à bord. Nous avons doublé Team Korea à deux reprises (lors des deux manches) et je pense que leur pénalité nous a favorablement aidé lors de la seconde course.”
 
Nathan Outteridge, skipper de Team Korea :  “Nous avons pris un bon premier départ, mais nous avons fait une petite erreur qui leur a offert une opportunité. Lors de la seconde manche, nous avons été pénalisés pour des raisons encore incomprises… et nous avons dû leur laisser la priorité … Ce soir, nous sommes dans l’incompréhension face à cette décision.”

Team Korea avait donc déposé une requête auprès du Directeur de course, afin de pouvoir recourir cette manche, cette demande a été rejetée et les résultats sont donc maintenus.
Aujourd’hui auront lieu les deux premières régates en flotte et deux quarts de finale opposant Luna Rossa Swordfish à Artemis Racing White et Luna Rossa Piranha à Oracle Racing Spithill. Les vainqueurs de ces matchs accéderont aux demis finales courues samedi.


Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget

Les Français d’Energy Team, barré par Yann Guichard, étaient directement qualifiés pour les quarts de finale et débuteront  face à ORACLE TEAM USA Coutts demain, l’autre match opposera ETNZ et JP Morgan BAR.

Après Véolia en début d’année, c’est Foncia qui quitte son skipper vedette, Michel Desjoyeaux perd donc son partenaire en MOD 70.

Foncia devait initialement accompagner le skipper  jusqu’en 2014, mais leur collaboration cessera après le tour de l’Europe qui débute le 30 août, cette décision fait suite à un recentrage de la communication de l’entreprise en partie cédée à des fonds d’investissement l’année dernière.



Mer Agitée, l’écurie de Michel Desjoyeaux est propriétaire du trimaran et attend donc un nouveau sponsor pour s’engager la saison prochaine sur le circuit Multi one Championship.

L’Artémis Challenge, tour de l’île de Wight en course a eu lieu aujourd’hui, deux MOD70 y participaient : FONCIA et Musandam-Oman Sail.

Les deux trimarans ont mené la flotte avec un tour express en un peu plus de deux heures, les deux équipages battent le record de Playstation de 2001 de près de 10 minutes.

Dans cette exercice c’est Michel Desjoyeaux et son équipage à bord de FONCIA qui ont pris l’avantage sur l’équipage de Musandam-Oman Sail mené par Sidney Gavignet qui franchit la ligne 88 secondes après Foncia.

Michel Desjoyeaux  : « C’était superbe, le temps était ensoleillé et nous avons eu de belles conditions avec du vent sur l’ensemble du parcours. Nous avons du tricoter pour rallier les Needles ce qui nous a un peu ralenti. Musandam-Oman Sail était un peu plus rapide dans ses virements mais a malheureusement manqué son dernier. Nous en avons profité pour reprendre de la vitesse et finir premier ! C’était mon premier Tour de l’île de Wight et quel très bon Tour ! »

Temps de course  ( en cours d’homologation par le WSSRC)
Foncia – 2h 21 mn 25 secondes
Musandam-OmanSail – 2h 22 mns 53 secondes


America's Cup : 09/08/12

L'équipage d'Emirates Team New Zealand, challenger pour la 34ème Coupe de l'America, a effectué sa troisième sortie dans la baie d'Hauraki aujourd'hui, l'occasion de découvrir les foils du catamaran AC72.


© Chris Cameron 2012

Ces appendices ont donc un profil en S, comme ceux testés par l'équipe d'Alinghi 5, ce qui permet d'obtenir une "géométrie variable" en fonction des conditions météorologiques par vent faible celle-ci est entièrement imergée et offre un plan antidérive maximal, comme une dérive droite, lorsque le vent augmente l'appendice est partiellement relevée et la poussée devient plus verticale, ce qui permet de soulager la coque sous le vent, cet effet de soulagement de la coque sous le vent est favorisé par un volet perpendiculaire au plan antidérive à l'extrémité de ce foil/dérive.


© Chris Cameron 2012

Ce type d'appendice est également testé par l'équipage italien de Luna Rossa qui s'entraine actuellement en Sardaigne sur des petits catamarans SL33, dont l'un est équipé de ce type de foils, avec également un plan porteur sur les safrans en "T", l'un des catamarans de l'équipe, grée avec une aile rigide a chaviré il y a peu lors d'une sortie d'entrainement. A voir sur les pages de Sailing Sardinia.

Les dates de mise à l'eau des prochains AC72 ne sont toujours pas connues, celui d'Artemis est en cours de transport vers San Francisco, pendant que l'équipage s'entraine dans la ville américaine sur les deux AC45 de l'équipe.


America's Cup : 03/08/12

L'équipe française menée par les frères Peyron, Bruno et Loick Peyron renonce à une participation aux phases de sélection pour la Coupe de l'America, la Louis Vuitton Cup, et ce malgré des progrès dans la construction de ce défi avec un accord de coopération avec Oracle Racing et un budget bouclé au 2/3. Ils considèrent que le risque de lancer la construction d'un AC72 est trop important et que les objectifs initiaux ne seraient probablement pas atteints.

Bruno Peyron : "Nous avons toujours exprimé le fait que nous n'irions pas pour faire de la figuration. Cette décision est donc cohérente par rapport aux objectifs que nous nous sommes fixés avec le Yacht Club de France et qui demeurent les mêmes : créer une équipe capable de rivaliser au plus haut niveau et de ramener la Coupe de l'America. Nos bons résultats cette saison doivent servir l'avenir et nous permettre de continuer à construire ce grand Défi, Challenger pour la Coupe de l'America. Nous pouvons tous être fiers du travail accompli en si peu de temps, mais il ne faut pas tenter le tout pour le tout, au risque de tout perdre. Si la phase finale de notre projet ne s'est pas avérée possible cette année, projetons-nous d'ores et déjà dans la 35e America's Cup...".

La participation de l'équipe est d'ores et déjà assurée pour la saison des America's Cup World Series, mais avec un seul AC45.

Il n'y aura donc que quatre challengers qui tenteront de ravir le pichet au defender américain, à savoir, Artemis Racing, Emirates Team New Zealand, Luna Rossa et Team Korea.

Les néo-zélandais ont été les premiers à lancer leur AC72, qui a navigué pour la première fois en baie d'Hauraki mardi. Cette première sortie dans une brise de moins de 10 noeuds aura duré 5 heures, pendant lesquelles l'équipage a pu se faire une première idée de ces catamarans à aile rigide. Peu d'informations ont filtré sur cette navigation, il semblerait que le bateau atteigne assez facilement deux fois la vitesse du vent.

En ce qui concerne l'architecture du bateau, il semblerait que l'équipe kiwi ait développé des dérives en S, qui se rapprochent de ce qui avait été tenté sur Alinghi 5, François Chevalier décripte le dessin du multicoque sur son blog et dévoile les plans de forme du catamaran.


© Chris Cameron/ETNZ

L’équipage a effectué une seconde journée aujourd'hui, la sortie a été écourtée suite à un incident mineur sur la partie avant de l'aile.


Maxis Multis : 02/08/12

Francis Joyon avait quitté la Trinité-sur-Mer, son port d’attache vendredi dernier, afin de tenter de battre le record de distance en solitaire en 24 heures, il a trouvé des conditions favorables au large des Açores avec 668 milles parcourus soit 1237km en une journée (27,83 noeuds de moyenne). Le temps de référence était jusqu’ici détenu par Thomas Coville avec 628,5 milles nautiques, il l’avait établi en 2008 lors de sa seconde tentative contre le record du tour du monde.


©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Le skipper ajoute donc un nouveau record à son palmarès : « Il me fallait réunir des conditions idéales, que je n’avais jusqu’alors trouvé que dans l’océan Indien, avec des vents réguliers bien établis dans la durée, de préférence en avant d’un front afin de bénéficier d’une mer (relativement) plate… Je suis allé environ 800 milles dans l’ouest du cap Finisterre, en bordure des hautes pressions près des Açores. Je suis parti avec un vent de secteur sud-ouest, mais j’ai dès le départ dû affronté une houle contraire de secteur nord. J’ai attaqué à fond, et au bout d’un moment, la houle s’est ordonnée et le vent est monté à 32 nœuds. C’était extrêmement périlleux. Le bateau était constamment à la limite. Je ne barrais pas. Je suis demeuré 24 heures debout dans mon cockpit avec l’écoute de grand voile dans une main, et l’écoute de solent dans l’autre. Lorsque le bateau plantait dans la vague, je choquais l’une ou l’autre. Mais il m’est arrivé souvent de choquer toutes les écoutes d’un seul coup. Pas de repos. Quelques barres de céréales pour seule nourriture.  J’aurais été très satisfait de récupérer ce record, ne serait ce que d’une poignée de mille, mais près de 40 milles ! je suis très heureux. Ma satisfaction vient surtout du fait que j’ai très peu navigué depuis mon chavirage l’an passé lors de ma tentative contre le record de la traversée de l’Atlantique. IDEC a subi un beau chantier cet hiver. Mais le mât est le même que celui qui s’est brisé en deux lors du chavirage. Quant aux voiles, ce sont celles d’origine, qui ont bien 90 000 milles au compteur.  Au-delà des chiffres, je viens de m’offrir un moment véritablement magique. Pouvoir faire marcher une telle machine au maximum de son potentiel est extraordinaire. C’est ce que je me disais en doublant des cargos dans des gerbes d’écume. »



America's Cup : 18/07/12

Le bateau ne sera "officiellement" dévoilé que samedi au grand public. Malgré tout il est difficile de cacher un catamaran de 22 mètres de long et une aile rigide de 40 mètres de haut ; l'équipe technique d'Emirates Team New Zealand a donc sorti son catamaran du chantier et à gréer l'aile sur la plate-forme pour la première fois aujourd'hui, quelques photos ont filtrées.


© Chris Cameron/ETNZ

La structure du catamaran semble assez proche de celle d'Alinghi 5 avec une structure en V entre le pied de mât et les bras de liaison afin de reprendre les efforts du gréement, avec deux renforts parallèles aux coques. Le tableau arrière des coques semble être vertical, chacune possède semble-t-il deux colonnes de moulins à café. L'aile semble quant à elle assez classique dans sa conception et assez proche de celle d'Artemis.


© Chris Cameron/ETNZ

Les prochains AC72 à  être dévoilés devraient être ceux d'Oracle Racing et d'Artemis Racing.

MOD 70 : 16/07/12

Pour clore cette première course, les équipages des MOD70 se sont retrouvés aujourd'hui en rade de Brest pour disputer une City Race. Ce type d'épreuve sera la norme dans toutes les villes étapes du circuit Multi one Championship, afin de faire profiter le public du spectacle des trimarans au plus près des côtes.


 La première manche était un parcours côtier d’une douzaine de milles au départ de la pointe de l’Armorique vers la bouée Charles Martel et Camaret avec un final devant le phare du Petit Minou. Les multicoques se sont élancés  au vent de travers dans une brise d’une vingtaine de nœuds, permettant aux skippers d'utiliser toute la puissance de leurs bateaux, l'issue de cette manche était incertaine jusqu’à la ligne d’arrivée. Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild réussissait malgré tout à contenir Yann Guichard et son équipage sur Spindrift racing. Foncia prenait la troisième place devant Musandam-Oman Sail.

Après cet exercice matinal les MOD70 prenaient la direction de l'école navale de Lanvéoc pour deux séries de « runs » dans la rivière de Châteaulin. Michel Desjoyeaux et ses hommes s'imposait sur le premier  double aller-retour et contenait le vainqueur de la Krys Ocean Race Spindrift racing, qui prenait la seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild et Musandam.


Une deuxième manche était lancée dans l'après midi, Sébastien Josse prenait le meilleur départ mais Spindrift racing réussissait à se glisser sous ses adversaires et s'imposait devant les hommes du Gitana Team.

Les résultats du jour :

Parcours côtier

1- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

2-Spindrift racing (Yann Guichard)

3-FONCIA (Michel Desjoyaux)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

 

Premier run (deux aller-retour)

1-FONCIA (Michel Desjoyaux)

2-Spindrift racing (Yann Guichard)

3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

 Deuxième run (un aller-retour)

1-Spindrift racing (Yann Guichard)

2-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse)

3-FONCIA (Michel Desjoyaux)

4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet)

Stève Ravussin et son équipage sur Race for Water n'ont pas participé à ces courses du fait de leur avarie survenue pendant la transatlantique.

Les équipages se retrouveront fin août à Kiel pour le départ de l'European Tour.



MOD 70 : 12/07/12

Yann Guichard et ses hommes (Pascal Bidégorry, Jean-Baptiste Le Vaillant, Jacques Guichard, Léo Lucet et Kevin Escoffier) ont remporté  la KRYS OCEAN RACE ce jeudi 12 juillet à 14h 08’ 37 après seulement 4 jours 21 heures 08 minutes 37 secondes, soit une moyenne de 25,3 nœuds. Spindrift racing sur 2950 milles de cette traversée de l'Atlantique Nord, ils devancent d’une heure dix Groupe Edmond de Rothschild et d'une heure quarante FONCIA, les équipages ont bénéficié de conditions parfaites pour cette première transat de la classe MOD 70, qui est une réussite avec des écarts très faibles à l'arrivée grâce à la monotypie.


L'équipage de Spindrift racing avait réussi à faire le break sur ses concurrents au cours de la deuxième nuit grâce à un décalage sur une route un peu plus nord, qui leur permettra de creuser un écart suffisant pour contrôler la fin de course et empêcher tout retour de leurs adversaire, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild auront quasi navigué à vue sur une bonne partie de ce parcours.


© Chris Schmid / Spindrift racing

Sidney Gavignet et ses hommes devraient en terminer cette nuit avec un retard somme toute faible malgré leur avarie de foil, Steve Ravussin, plus handicapé par l'avarie de dérive suite à un choc avec un OFNI devrait en finir samedi.

Yann Guichard (Spindrift racing)

« Cette transat s’est vraiment bien passée : on a pris du plaisir et je crois que cette victoire est méritée car nous avons fait une belle route tout au long de ces cinq jours. L’arrivée était un peu une libération car sur les cent derniers milles avant les Scilly, nous n’avons pas eu beaucoup de vent par rapport à nos poursuivants qui revenaient fort sur nous. Les fins de course sont toujours difficiles… On est un peu étonné de cette traversée express car notre trajectoire ressemble à une sinusoïde parfaite, tout en tribord amures. C’étaient des conditions que nous n’avions pas rencontrées auparavant, mais tout s’est déroulé au portant et on était bien sous l’eau ! Le bateau est très sain : c’est une belle réussite… »

 

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Je suis très content de cette deuxième place parce que nous n’avons pas voulu suivre Spindrift racing dans une mer que nous savions assez dure : je préférais assurer pour cette première course transatlantique. Le bateau est très fin, marin, solide mais on se rend compte qu’il supporte énormément de toile et plus ça allait, plus on poussait loin, parfois à la limite du raisonnable ! »

 

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Je suis satisfait parce qu’on aurait pu faire plus mal que troisième ! Déçu parce que la sortie de New-York nous a un peu handicapé au départ. On s’est bien battu : on est revenu sur Spindrift racing et sur Groupe Edmond de Rothschild. Ça ne s’est pas joué à grand-chose comme les écarts à l’arrivée le montrent. En tous cas, c’était express… Traverser l’Atlantique à ces vitesses-là sans quasiment aucun problème technique, c’est déjà un bon point. »

MOD 70 : 11/07/12

Le trio de tête de la Krys Ocean Race touche au but avec moins de 600 milles à parcourir avant l’arrivée au large de Brest, les trois équipages des trimarans ont successivement choisi de passer en mode furtif aujourd’hui, permettant de disparaitre de la cartographie pendant 9 heures, afin de négocier au mieux les quelques empannages nécessaires pour rejoindre les îles Scilly.

Foncia a lancé le mouvement, suivi 3 heures plus tard par Groupe Edmond de Rothschild, et dans l’après midi par Spindrift racing.


© MOD70 Spindrift racing / On board

Le trimaran mené par Yann Guichard a peu de chances d’être rejoint grâce à ses 60 milles d’avance, la seconde place reste très disputée entre Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et Michel Desjoyaux sur Foncia. Les deux bateaux se tenaient en 10 milles lors de leur passage en mode furtif, le final s’annonce donc crucial pour le gain de la place de dauphin. Les trimarans filent toujours à près de 30 noeuds vers la pointe sud ouest de l’Angleterre, avant de piquer vers le sud après le passage des Scilly pour rejoindre Brest.


© MOD70 Groupe Edmond de Rothschild / On Board / Gitana S.A.

Cette transat devrait donc se terminer en 5 jours, avec des conditions exceptionnelles tout au long de celle-ci, les équipages ayant pu profiter de la même dépression pendant cette traversée de l’Atlantique.

L’arrivée des trois premiers est prévue demain après midi, malgré tout les équipages resteront au large afin de rejoindre le port de Brest vendredi vers 15 heures pour l’ouverture des fêtes nautiques des Tonnerres de Brest.

Musandam Oman Sail reste 4ème, l’équipage de Sidney Gavignet poursuit sa route à des vitesses élevées grâce au foil tribord qui a été déplacé sur le flotteur babord, Race for Water poursuit sa route à 400 milles de la tête de flotte, Stève Ravussin et ses hommes doivent faire face à une voie d’eau en avant du puit de dérive, après un choc avec un OFNI.

Yann Guichard (Spindrift racing)

« La mer est devenue plus plate depuis le milieu de la nuit : on se remet à attaquer ! On va pouvoir aller tout droit jusqu’aux Scilly, toujours à près de trente nœuds de moyenne. On devrait passer la marque anglaise vers jeudi midi. Stratégiquement, il n’y a pas vraiment d’option : il nous faut juste tenir le rythme de nos poursuivants…

Les modèles météo convergent pour cette fin de traversée avec un peu plus de brise ces prochaines heures. Et un vent de travers pour finir sur Brest. On avait la sensation la nuit dernière d’être sur les bancs de Terre-Neuve : il y avait une bruine dense mais ça commence à s’éclaircir même si le plafond reste bas et gris. Nous sommes en veille permanente au radar : cela nous permet de bien anticiper la route des cargos mais aussi de voir les grains qui se forment. On reste vigilant. »

 

Sébastien Col (FONCIA)

« C’était un peu notre dernière cartouche avant le Fastnet pour se cacher et tenter des choses… L’intérêt, c’est surtout de mettre la pression sur notre concurrent direct, Groupe Edmond de Rothschild. Il ne sait plus comment on mène le bateau, même si la route pour les Scilly est assez directe. On n’avait plus trop de possibilités d’utiliser ce monde fantôme après… Ces prochaines heures, on va reprendre un peu de terrain au leader, mais pas suffisamment pour l’inquiéter. Mais en ce moment, on a mis la barre vitesse un peu plus haute ! Là, on va directement se coucher après son quart : ça ne rigole plus… Seb cherche à nous contrôler : à nous de saisir une opportunité pour revenir au contact ! »

 

Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail)

« On ne peut pas être au maximum de la vitesse, mais les conditions sont bonnes avec une mer relativement plate et une belle brise. On profite de notre position pour faire barrer Farad et Moshin parce qu’il y a peu de chance de gagner une place à moins d’une avarie. Pour installer le foil tribord à bâbord, il a d’abord fallu enlever le morceau cassé, puis hisser l’appendice qui fait autour de 90 kg avec une drisse. Ce matin, on a réussi du premier coup à glisser le foil dans le puits bâbord avec trois équipiers en basculant le mât sous le vent pour que ce soit plus facile à encastrer. Mais on ne peut le descendre que de 80% ! Cela ne nous empêche pas de faire des « plantés » dans une vague de temps en temps… Autrement, l’équipage se porte bien. »

 

Stève Ravussin (Race For Water)

«  Attendez : je reviens ! Je vais pomper mes 150 litres d’eau… Me revoilà, quelques coups de pompes et c’est reparti ! Nous nous sommes donnés un timing de 40 minutes max pour ne pas avoir trop d’eau devant, la fissure à l’air de ne pas s’agrandir donc c’est bon signe….

Quand nous avons appelé le bateau « Race For Water », je n’ai pas pensé qu’à la première transat en course, nous allions finir dans un container ou un sous marin américain ? Qui sait ? En tout cas, je pense que lui n’a rien eu… Comme je le disais, le nom du MOD 70 est encore plus justifié quand on n’arrive pas à traverser l’Atlantique sans taper quelque chose : c’est qu’il y a vraiment un souci quand on voit la surface de la mer sur le globe ! »

MOD 70 : 09/07/12

Comme prévu, la brise a forci cette nuit, et les conditions de mer se sont durcies avec l’entrée dans le flux du Gulf Stream qui apporte deux nœuds de courant portant à l’Est,mais aussi un renforcement de la houle près des Grands Bancs de Terre-Neuve.

Les équipages naviguent désormais sous deux ris dans la grand-voile et solent ou foc de brise, avec des vitesses de l’ordre de trente nœuds, la prudence reste cependant de mise au sein avec les avaries d’appendices survenues à bord de Race for Water (dérive endommagée suite à une collision avec un OFNI hier) et celle de Musandam-Oman Sail ce jour ; comme l’explique le skipper Sidney Gavignet : « En milieu de nuit, tout allait bien avec une vitesse moyenne oscillant entre 30 et 33 nœuds sous deux ris dans la grand-voile et foc solent. Le foil s’est rompu mais nous n’avons pas eu l’impression d’avoir touché quelque chose… Nous l’avons retiré de son puits et stocké dans la coque centrale. Nous devons donc naviguer désormais sous deux ris et foc de brise ORC à 70% de notre vitesse normale. Ce qui fait que nous allons perdre 200 milles par jour ! Mais nous pouvons arriver sans encombre jusqu’à Brest : il faut juste rester plus prudent car le bateau enfourne dans la mer plus brutalement. On garde le moral… Nous aurons besoin d’un nouveau foil à Brest, car une escale technique aux Açores n’est pas envisageable : il n’y a pas de vent en ce moment autour de l’archipel. »


crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Le potentiel du trimaran omanais est donc largement entamé et l’équipage se trouve relégué à plus de 100 milles de la tête de flotte ce soir.

Ce soir Spindrift racing mène la flotte devant Foncia et Groupe Edmond de Rothschild, ces trois bateaux filent toujours à près de 30 nœuds avec une route nord est, avec des moyennes sur 24 heures supérieures à 700 milles ; le déclenchement de l’empannage prévu demain ou mercredi s’annonce crucial pour la suite de la course avec le front où le vent va mollir à une vingtaine de nœuds puis s’orienter au secteur Ouest. Il faudra alors choisir entre deux options soit plonger vers le Sud-Est et l’anticyclone des Açores sur une mer calme mais un vent faiblissant, soit continuer vers le Nord-Est pour longer le front et se rapprocher de la route directe avec une mer plus agitée et un vent plus instable.


© Yvan Zedda / Gitana Team

Les skippers à la vacation :

Michel Desjoyeaux (FONCIA)

« Côté conditions météo, ça commence à mollir doucement et on ne devrait pas tarder à renvoyer de la toile. Cette nuit, nous n’avions pas beaucoup de repères et il fallait se fier à l’électronique qui nous donne la force et la direction du vent, la vitesse du bateau et son cap. On a bien eu un bout de lune en fin de nuit, mais on ne voyait pas grand-chose parce que c’est très nuageux à l’avant du front. Côté stratégie, il n’y a pas d’initiatives à prendre dans l’immédiat et tout le monde suit à peu près la même route. Mais à la longitude des Açores, il y aura des opportunités… On ne voit plus Spindrift racing mais on le suit avec l’AIS. Tout est trempé à bord ! Parce qu’il y a quand même de belles vagues. Et il y a toujours quelqu’un à l’écoute pour gérer la situation dans une bouffée d’air. A l’intérieur, c’est un véritable shaker ! »

« C’est plutôt sympa d’avancer si vite vers la maison. C’est très grisant, mais un peu stressant aussi. Dans ces conditions, on libère la puissance, ou on réduit la toile par l’arrière. Mais, on adapte en bordant ou choquant l’écoute de voile d’avant. Cela nécessite une vigilance de tous les instants et c’est la condition sine qua non pour rester à l’endroit. A la barre, on porte un casque avec une visière pour se protéger des gerbes d’embruns qui déferlent par dessus le pont. Il faut avouer que depuis cette nuit, c’est un peu ambiance sport de combat ! »

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)

« Nuit mouvementée et assez ventée : on a eu jusqu’à 30-35 nœuds avec pas mal de grains et une houle croisée qui ne facilitait pas le pilotage. La brise devrait se calmer un peu en milieu d’après-midi ou en début de nuit prochaine, mais on aura quand même 25 nœuds et une mer de 2,5 mètres… Ce midi, comme nous sommes juste au Sud des bancs de Terre-Neuve, il y a parfois des zones très chaotiques avec les méandres du Gulf Stream, puis vingt milles plus loin, ça se réorganise… On navigue sous deux ris et solent à 140-150° du vent réel, un angle assez abattu pour gérer la vitesse et glisser vers le Nord-Est progressivement. On se maintient à 28 nœuds de moyenne et c’est plus « supportable » que les 30-32 nœuds de dimanche soir : c’est important que le barreur joue avec les creux pour ne pas trop solliciter le bateau. Alors avec cette « molle » à venir, ça sera tout de même plus aisé pour négocier les vagues. »

Antoine Kock (Groupe Edmond de Rothschild)
« Tout va bien à bord de Groupe Edmond de Rothschild, sauf qu’il est très compliqué, voire impossible de taper sur le clavier !! La vie est encore plus compliquée à l’intérieur du bateau que sur le pont. C’est aussi humide, mais comme on ne voit pas les vagues arriver, lorsque le bateau plante- ce qui arrive environ une fois toutes les heures – on fait de beaux vols planés à l’intérieur… Les déplacements sont vraiment longs et difficiles… A part ça, cette transat express tient ses promesses, et le speedo ne descend que rarement en-dessous de 30 nœuds. Florent a amélioré le record de vitesse du bateau : 40,7 nœuds… A demain, Antoine Koch »

Yann Guichard (Spindrift racing)

« C’est humide, très humide ! On a passé une bonne première partie de nuit, mais c’est difficile de tenir des vitesses élevées sans risque à cause des vagues, car la mer est assez agitée… On a pris notre rythme, mais ce n’est pas facile de dormir parce qu’il faut être tous à l’arrière du bateau et il n’y a pas de bannettes derrière : ça secoue beaucoup. On prend quelques petits grains qu’on anticipe bien au radar : en ce moment, on a 32 nœuds de vent réel mais il n’y a pas trop de méchantes rafales et c’est moins stressant. Nous sommes quatre barreurs à nous relayer toutes les quarante minutes parce que c’est assez éprouvant. On a pu manger correctement jusqu’à hier soir où nous avons fait notre premier lyophilisé : c’était assez rock & roll ! Il faut garder des forces et c’est vrai que le sommeil, ce n’est pas aisé…   Nous avons fait un joli « planté » ce matin. Nous avons réduit la voilure. L’expérience de garçons comme Jean-Baptiste Levaillant et Pascal Bidégorry est précieuse. »

A noter que la direction de course envisage de mettre en place une nouvelle marque de parcours, en imposant aux équipages le passage entre une porte préfigurée par les îles Scilly et le phare de Wolf Rock, afin de faire coïncider  l’arrivée des trimarans avec le début de fêtes de Brest vendredi.
Un aperçu des conditions de navigation sur une vidéo transmise par l’équipage du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschlid .


Extreme Sailing Series : 09/07/12

Le Grand Prix de Porto, quatrième manche des Extreme Sailing Series, s’est terminé de façon abrupte pour Pierre Pennec et ses hommes hier lors de la quatrième manche de la journée, alors que l’équipage se battait pour la seconde place.

Le récit du skipper de l’Extreme 40 aux couleurs du Gitana  Team : « Nous arrivions à la dernière marque de parcours de la manche 28. Nous étions bâbord engagé sur GAC Pindar qui était sous notre vent, lui même était engagé sur Zoulou. Oman Air arrivait en tribord mais pas très rapide. Nous avons abattu derrière lui. A ce moment là, The Wave Muscat vient de virer à environ quatre longueurs derrière Oman Air. Quand il nous voit Leigh McMillan tire la barre pour nous empêcher de passer. Groupe Edmond de Rothschild se retrouve alors quasiment parallèle à The Wave. Je demande de l’eau à GAC Pindar, qui lui même demande de l’eau à Zoulou mais ça ne répond pas. Je fais alors tout mon maximum mais je ne peux pas éviter le contact avec The Wave. Après le choc, je vois Bernard Labro allongé sur le filet et qui saignait au niveau du nez. Il était clair que la course était finie pour nous. Ce n’est qu’après que l’équipe technique nous a dit que de toute façon notre étrave bâbord avait été sérieusement endommagée. »


© Roy Riley / Lloyd Images

Pierre Pennec était pénalisé sur le plan d’eau mais a bien évidemment devant un redress au jury une fois le bateau et les hommes mis en sécurité, celui-ci a rejeté la demande de l’équipage français, rappelons que l’année dernière le Gitana Team avait déjà subi une décision discutable du jury lors d’une collision avec Artemis Racing et que Leigh McMillan est assez coutumier des manoeuvres musclées :  « Pour moi et pour notre coach présent, Benoit Briand, nous n’étions pas en tort et les arbitres ont commis une erreur de jugement ! GAC devait nous laisser de l’eau tout comme Zoulou devait en laisser à GAC. Ce qui modifie aussi la donne dans l’équation c’est le changement de trajectoire de The Wave. C’est pourquoi nous avons demandé au jury de rouvrir notre cas une fois rentré à terre, ce qui fut finalement accepté. Après la fin des manches, nous avons donc été donner notre version des faits au jury. Des représentants de GAC Pindar et Zoulou, présents à cette audience, ont confirmé que nous étions bien engagés sur eux. Par contre, Zoulou a indiqué qu’à cause de la proximité de la digue à cet endroit du parcours, il avait demandé très vite de l’eau car il n’avait plus de place pour abattre. Les différents équipiers ne semblent pas d’accord sur ce point et tout le nœud du problème est là. Le jury a donc considéré que nous étions fautifs car nous nous n’avions pas mis tout en œuvre pour éviter le contact.  Nous ne sommes pas contents de la décision prise par le jury et nous maintenons notre version. C’est dur, car cela fait deux fois que de notre point de vue cette instance commet des erreurs qui sont très lourdes de conséquences pour nous. Nous n’avons d’autre choix que de prendre note de leur décision, mais nous quittons Porto avec un goût amer. C’est extrêmement frustrant pour tout le monde de finir un événement comme ça. D’autant que nous avions, tout comme The Wave, demandé au comité de course que cette bouée soit déplacée. Elle nous semblait trop proche de la digue et dangereuse pour les croisements avec cette force de vent »


© Roy Riley / Lloyd Images

The Wave Muscat remporte donc ce grand prix devant Red Bull Sailing Team qui se montre très régulier en ce début de saison, le second équipage omanais, Oman Air se classe troisième, devant Alinghi, Groupe Edmond de Rothschild termine cinquième après avoir raté les quatre dernières manches hier. Fred Le Peutrec sur Zoulou aura effectué quelques belles manches mais ne peut faire mieux que 8 ème.

Au classement général, The Wave prend le large avec 6 points d’avance sur Red Bull, Oman Air et Groupe Edmond de Rothschild sont à égalité de points avec 8 points de retard sur le leader.

Classement du Grand Prix de Porto (après trente deux manches)

  1. The Wave Muscat – 198 points
  2. Red Bull Sailing Team – 183 points
  3. Oman Air – 156 points
  4. Alinghi – 145 points
  5. Groupe Edmond de Rothschild – 137 points
  6. SAP Extreme Sailing Team – 129 points
  7. GAC Pindar – 126 points
  8. Zoulou – 123 points

 

Classement provisoire des Extreme Sailing Series après quatre Grands Prix

  1. The Wave Muscat – 39 points
  2. Red Bull Sailing Team – 33 points
  3. Oman Air – 31 points
  4. Groupe Edmond de Rothschild – 31 points
  5. GAC Pindar – 22 points
  6. Alinghi – 18 points
  7. SAP Extreme Sailing Team – 18 points
  8. Zoulou – 16 points

MOD 70 : 08/07/12

Les premiers milles de la Krys Ocean Race au pied des buildings new-yorkais à petite vitesse ont vite été oubliés pour les équipages des cinq MOD 70 qui ont rencontré des conditions musclées mais maniables au cours de cette première journée de course.

Les trimarans ont navigué sous grand-voile haute et gennaker une bonne partie de la nuit avant que les équipages ne prennent un ris et établissent le génois afin d'éviter tout risque d'enfournement et de possible chavirage.

Sidney Gavignet et son équipage sur Musandam-Oman Sail ont gardé la tête de la flotte jusqu'au classement de 18 heures, avant de céder la place de leader à Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse, cette belle tenue de l'équipage aux couleurs d'Oman est une petite surprise, puisque l'équipage est celui qui dispose du moins d'entrainement sur le trimaran monotype. A 21h, c'est Michel Desjyaux sur Foncia qui était crédité de la première place, en fait trois bateaux, Groupe Edmond de Rothschild,  Foncia et Spindrift racing naviguent en tête de la flotte et risquent de s'échanger le leadership lors des prochains pointages, Oman Sail a décidé de prendre une route un peu plus sud pendant l'après midi, s'éloignant de la route directe.

Quant à Race for Water, la nouvelle est est tombée au petit matin, le trimaran de Stève Ravussin a touché un container flottant entre deux eaux cette nuit et la dérive a été sérieusement endommagée. Yvan Ravussin, frère du skipper et spécialiste du composite, a effectué avec deux équipiers une réparation et l'équipage a pu reprendre sa route à plus de 25 noeuds au cours de l'après midi comme l'explique le skipper : «  Notre dérive est cassée à plusieurs niveaux. Il n’y a pas grand chose à faire. Nous l'avons remise à poste. Elle est désormais en position haute. Nous avons perdu du temps dans la réparation et le check du Race For Water. On reprend notre rythme de course. Nous sommes dans un vent de 25 nœuds avec des vagues de 3 mètres environ. »


© MOD70 Musandam-Oman Sail / On Board

Les réactions des skippers :

Sébastien Josse, Groupe Edmond de Rothschild : « La première nuit a été plutôt agréable sur une mer relativement plate et avec une belle lune. Ce midi, le temps commence à se dégrader : la mer se forme et devient plus hachée car nous sommes rentrés dans le Gulf Stream, mais cela reste maniable parce qu’il n’y a pas plus de 20-25 nœuds de brise. Les conditions actuelles sont celles attendues, c’est-à-dire une mer en cours de formation et un vent de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds qui nous permettent d’aligner des vitesses assez élevées ! Samedi soir, nous étions à vue de Race For Water mais on s’est perdu avec la nuit. On s’attend à des conditions météorologiques assez similaires bien que le vent doive se renforcer à plus de trente nœuds encore au cours de l’après-midi, voir de la nuit. Mais la bonne nouvelle, c’est que nous sommes bien dans le flux qui va nous propulser vers l’Angleterre : on va essayer de rester dans ce couloir pour gérer au mieux notre trajectoire. Nous sommes deux ou trois sur le pont selon les moments, car le troisième équipier s’occupe aussi de faire le ménage ! C’est de plus en plus humide : il y a quelques entrées d’eau et il faut écoper…  »

Yann Guichard, Spindrift Racing : « C’est très humide à bord. Avec le bruit et la vitesse, il est très difficile de se reposer. Nous sommes au moment où je parle à… 39 nœuds de vitesse instantanée. C’est ainsi depuis plusieurs heures. Cela ne va pas durer car la mer se forme, avec l’entrée dans le Golfe Stream. Nous sommes à vue de Foncia et on calque notre rythme sur celui de Musandam Oman sail. Il faut faire très attention aux excès de vitesse. Au-delà de 35 nœuds, surtout la nuit, la moindre erreur est fatale… On est aussi vigilant aux OFNIs (Objets Flottants non Identifiés), comme celui qu’a percuté Race for Water.»


©ThMartinez/Sea&Co/MOD S.A

Les conditions vont se durcir lors des prochaines heures, puisque les équipages vont rencontrer une mer plus dure avec des creux de 4 mètres et des vents d'une trentaine de noeuds en rafale.

La cartographie Géovoile,  les interviews de Michel Desjoyaux et de Stève Ravussin avant le départ sur Sports.fr



MOD 70 : 07/07/12

Les équipages des cinq trimarans MOD 70 se sont élancés pour leur première course officielle, à 17 heures à New York, Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse prenait la tête de la flotte dès les premiers mètres suivi de Foncia, Race For Water et Musandam-Oman Sail, Yann Guichard sur Spindrift racing se faisait piéger dans une molle sur la ligne et peinait à s’extirper de cette zone, qui atteindra également Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia.


© Mark Lloyd / MOD S.A.

Les bateaux devaient ensuite virer une bouée mouillée devant North Cove Marina avant d’entamer la descente de l’Hudson, au passage du pont Verrazano, porte d’entrée sur l’Atlantique, Musandam Oman Sail menait devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.

Vous pouvez retrouver toutes les actualités sur le site officiel de la Krys Ocean Race, avec la cartographie actualisée toutes les trois heures.


© Mark Lloyd / MOD S.A.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 FONCIA : «  Ce sera sympa et intéressant comme transat. Nous partons à l’avant d’un front froid. Pour se maintenir en avant, il va falloir que l’on pique au Sud, ce qui est pas mal puisque cela va nous conduire vers les veines de courant du Gulf Stream. Il nous faudra à la fin remonter vers notre première marque de parcours, les Scilly. Jusque là, nous serons au portant. Ensuite il faudra voir et bien gérer l’arrivée sur Brest. Le fait d’être monotype signifie que quand tu vas moins vite que ton voisin, c’est que tu n’es pas bien réglé. Il faut alors rectifier le tir ! Nous partons avec une stratégie en tête mais la météo n’étant pas une science exacte, on ajustera en fonction des fichiers. C’est l’essence même de la course à la voile ! »


Jean-François Cuzon, navigateur à bord du MOD70 Musandam-Oman Sail : «  Les conditions pour cette transat sont superbes. Cette KRYS OCEAN RACE va plutôt se dérouler au portant dans des conditions clémentes. On ne part pas avec l’angoisse du près ! L’équipage est jeune mais nous avons une carte à jouer et on va faire aux mieux. Il me tarde d’être à Brest qui est la ville dans laquelle j’habite ! Partir de New York et arriver en plein Tonnerres de Brest, c’est super. »

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : «  Il y a un peu de pression mais nous sommes surtout très concentrés à bord de Groupe Edmond de Rothschild. Le départ va se jouer dans des vents très légers. Sur le reste de la course, ce sera rapide au portant. Il va falloir trouver la bonne vitesse de croisière. Dans les quinze premières heures, nous auront du vent médium qui forcira dans 24h. Dans 48 heures, nous aurons un maximum de pression. A part la sortie de la baie de New York, la route est droite ! Ce sera une course de vitesse où il faudra être à l’attaque ! »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « La concurrence est très élevée, ce qui augure une belle bagarre. Le rythme va être soutenu, il va falloir le tenir tout en ménageant notre Spindrift racing. Tous les bateaux sont identiques, les équipages vont vraiment faire la différence. Il y a de petites options à tenter les premiers jours, mais rien de radical. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race For Water : « Tout le travail effectué depuis trois ans se concrétise avec ce grand départ de la KRYS OCEAN RACE. Nous sommes heureux de prendre le large avec notre Race For Water et on se réjouit de pouvoir arriver à Brest en plein Tonnerres de Brest. Nous irons vite, très vite mais toujours dans une juste mesure. »

Le Defender américain n'a pas failli  à Newport pour la dernière étape des ACWS 2011-2012 en décrochant le titre en flotte de cette compétition pour cette saison, en match-race, c'est Artemis qui s'impose.

L'équipage de Terry Hutchinson termine donc à la première place du classement en match-race, malgré des formats obscurs durant les différents actes, avec des courses à élimination directe alternant avec des tours à deux manches gagnantes, Oracle Racing Spithill prend la 2nde place de ce classement devant ETNZ, Dean Barker, le skipper du catamaran néo-zélandais a été malchanceux lors de l'épreuve de Newport avec un chavirage dans des conditions maniables, comme il l'explique : "Ce fut un début de match race au contact, nous avons normalement enroulé la marque mais nous n'avons pas réussi à choquer l’aile à cause de la bastaque qui était bloquée. Nous avons perdu contrôle du bateau et nous avons chaviré… Nous devons vraiment traiter ces bateaux avec la plus grande attention. Chaque petit problème peut prendre des proportions inattendues."


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le second équipage américain mené par Russell Coutts prend la 4ème place devant Energy Team, sorti dès le premier tour à Newport face à Artemis Racing.

En flotte, les italiens de Luna Rossa Piranha gagnent cet acte devant l'équipage de James Spithill et ETNZ, Artemis  peu à l'aise en flotte termine 7ème devant Energy Team. L'équipage français perd gros lors de l'ultime manche suite à un gennaker récalcitrant, Loick Peyron et ses hommes pointent à la 8ème classe de cette manche et du classement de cette étape, alors qu'ils étaient 3ème la veille. Ils conservent malgré tout leur troisième place au classement des ACWS en flotte derrière ETNZ, Oracle Racing Spithill gagne cette saison de courses en flotte.

Oracle Racing Spithill est donc déclaré champion des America's Cup World Series 2011-2012 grâce à leur victoire en flotte et leur seconde place en MR, ETNZ prend la 2nde place devant Artemis Racing et Energy Team. 


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les réactions des skippers :

Loïck Peyron, skipper, Energy Team, à propos d’aujourd’hui : "La bonne nouvelle, c’est que notre objectif d'être sur le podium a été atteint. Nous nous sommes mesurés aux meilleurs et nous terminons troisièmes du championnat de courses en flotte des America’s Cup World Series de la saison 2011-12 ! Lors de cette ultime journée ici à Newport, nous n'avons pas été à notre avantage car notre gennaker s’est coincé et nous a fait perdre plusieurs places, tout comme à bord d’ORACLE TEAM USA Spithill.

A propos de la saison 2011-12 des America’s Cup World Series : "Après six épreuves et presque un an que nous sommes engagés dans les America's Cup World Series, je considère que notre quatrième place au général est plus qu’honorable ! En match race (5ème de la saison), nous sommes en milieu de tableau, car nous n’avons pas été très chanceux lors de nos duels contre Artemis Racing et nous manquons encore d’entraînement lors des départs au reaching. En revanche, dans le championnat de course en flotte, nous sommes sur le podium, à la troisième place, et c’est celle-ci qu’il faut retenir !’

‘On sera bien sûr présents à San Francisco fin août et début octobre prochain puis de retour en Italie au printemps 2013. Après, l’America’s Cup risque de s’arrêter pour Energy Team, voire même avant avec la deadline pour les inscriptions. Notre travail aura tout de même servi à investir dans l’avenir de la Coupe en multicoque en général’. 

Dean Barker, skipper, Emirates Team New Zealand, à propos d’une journée difficile : “Nous avons pris un bon départ et nous avons enroulé la première marque en deuxième position puis tout s’est écroulé comme un château de sable. Nous avons enchaîné les erreurs, puis nous sommes tombés à la cinquième et sixième place, après quoi nous n’avons pas pu rattraper la tête de la flotte.”

Nathan Outteridge, skipper, Team Korea, à propos de la performance de son équipe : “Notre départ n’a pas été sensationnel mais nous avons toujours maintenu une certaine cadence que nous avons augmenté sur le dernier bord de près. Je pense que nous avons été meilleurs que prévu initialement. Cette semaine a sûrement été la meilleure en terme de résultats depuis le début. C’est pourquoi nous avons hâte que les hostilités reprennent à San Francisco.”

Maxis Multis : 03/07/12 

Thomas Coville, qui faisait parti de l'équipage de Groupama 4, vient de remporter la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas cette nuit après leur arrivée à Galway.

Le skipper du trimaran Sodeb'o devrait rapidement reprendre la barre de son multicoque, avec un programme de records en Méditerranée et en Atlantique cette saison, Thomas Coville explique les raisons de ce choix dans une interview à Sports.fr, il s'alignera donc sur le record de la Méditerranée et celui de l'Atlantique sud (Cadix-San Salvador), Thomas Coville ne devrait retenter le record en solitaire autour du monde qu'en 2014, sauf fenêtre météo exceptionnelle cet hiver, du fait du sponsoring de Sodeb'O sur le Vendée Globe cet hiver.

MOD 70 : 03/07/12

Steve Ravussin et son équipage se sont imposés au terme des 120 milles entre Newport et New York, sur le prologue de la Krys Ocean Race, cette étape a permis aux MOD 70 de rejoindre la mégalopole new yorkaise au large de laquelle sera donné le départ de la transatlantique le 7 juillet.


© Chris Schmid / Spindrift racing

C'est Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild qui avait pris le meilleur départ de ce prologue, trois options s'étaient dessinées cette nuit avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild à la côté, Race for Water et  Spindrift Racing plus au large et Musandam-Oman Sail faisait cavalier seul à 15 milles du groupe à la côte, les écarts sont restés faibles durant les 120 milles avec de nombreux changements de leaders.

Au pieds des grattes ciels, c'est finalement Steve Ravussin qui s'impose avec 2 minutes 30 d'avance sur le Gitana Team. Yann Guichard sur Spindrift Racing termine 3ème avec 4 minutes d'avance sur Michel Desjoyaux sur Foncia, Musandam-Oman Sail skippé par Sidney Gavignet fermait la marche.


Multis 50' : 02/07/12

Seuls deux multis 50' avaient fait le déplacement à Wight pour la traditionnelle JP Morgan Asset Management Round the Island Race, course autour de l'île de 50 milles, Actual et Prince de Bretagne se sont rapidement livrés à un mano à mano dans les eaux anglaises et s'adjugent les deux premières places en temps réel.

C'est Yves le Blévec et son équipage sur le trimaran Actual qui se sont imposés, grâce à une meilleure vitesse au portant, ils ratent de quelques minutes le record de l'épreuve détenu par Francis Joyon sur le 60' ORMA Eure et Loire.

Les réactions des skippers :

Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne : « Nous sommes rapidement sortis du Solent en enchainant les virement de bord sous trinquette et avec un ris dans la grand voile puis la bataille avec Actual a commencé. Nous l'avons doublé juste avant les Needles puis il nous est repassé devant et nous sommes restés bord à bord jusqu'à la pointe de Sainte Catherine, au sud de l'île, mais à l'envoi du gennak, il s'est littéralement envolé car au portant, il est réellement plus rapide que nous. En tous les cas, nous nous sommes bien amusés, c'était vraiment sympa. Plus encore que l'année dernière car c'était plus maniable et, par conséquent, plus agréable et plus rapide.  Nous ne finissons vraiment pas loin. C'est encore plus vrai pour Actual qui termine dix minutes devant nous et qui rate donc le meilleur chrono pour une minute seulement. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes bien battus et nous avons également pu constater que les petites modifications que nous avons effectuées lors du chantier de ces six derniers mois n'étaient pas vaines. Il s'agit de détails mais, à titre d'exemple, le chariot de grand voile qui nous avons changé nous permet aujourd'hui de le mettre au moulin à café au louvoyage et cela nous facilite pas mal la vie à bord »

Yves le Blévec, Actual : « C’est génial ! C’est mon deuxième tour de l’ île de Wight. Le premier c’était sur Orange avec Bruno PEYRON. Actual le court pour la première fois, nous avons été les plus rapides toutes catégories confondues dans cette régate magnifique … Oui, nous sommes fiers ! »


Maxis Multis : 24/06/12

Roman Paszke, le skipper polonais et son équipage ont mis le cap vers l'Europe le 13 juin, le catamaran Gemini 3 a donc quitté le quai sur lequel il était bloqué depuis plusieurs mois en Argentine.

En effet, le marin s'était élancé pour un tour du monde à l'envers, mais avait du faire escale dans le port de Rio Gallegos suite à une voie d'eau sur l'une des coques ; une fois les réparations effectuées il avait du faire face à des ennuis juridiques avec des sociétés locales, ce qui l'a mené devant un tribunal pour que le bateau soit remis à l'eau. les sociétés qui réclamaient de grosses sommes au skipper ont été déboutées, ce qui a permis la remise à l'eau et le départ du catamaran.

MOD 70 : 23/06/12

Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.

 Michel Desjoaux, skipper de Foncia : ” Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu. Mission quasiment impossible! ”

Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing : ” On approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va passer son centre dans la nuit, avec  des vents de l’ordre de 30 nœuds. On pourra alors empanner et faire route sur Newport. 


crédit : Lloyd Images/Oman Sail

Stève Ravussin, skipper de Race for Water : “Nous avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds. Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant: que du bonheur !”

Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet au pied de la statue de la Liberté.



Vulcain Trophy/D35 : 19/06/12

Le jeune équipage du Centre d’Entraînement à la Régate de Genève s’est de nouveau imposé sur cette 5ème manche du Vulcain Trophy et sur la classique lémanique qu’est le Bol d’Or Mirabaud, L’équipage genevois s’impose avec 7 minutes d’avance sur de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis et Zen Too de Guy de Picciotto barré par Fred Le Peutrec, qui franchit la ligne 37 minutes plus tard..

Ce Bol d’Or a débuté dans une légère brise venant de l’ouest jusqu’au Bouveret, Realstone et de Rham étaient déjà en tête, le reste de la flotte était dispersée plus en arrière, sans réel avantage selon la rive choisie, sur le retour, le vent s’est progressivement levé à partir d’Evian pour atteindre 30 noeuds sur quelques milles.

Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je souhaite remercier mon équipage qui a fait un travail formidable. Cédric Schmidt, équipier d’avant exceptionnel, le roi du code 0 et du solent, Nils Palmieri, notre embraqueur musclé, Denis Girardet, notre tacticien, notre gourou, qui a su repérer les meilleures routes autant aujourd’hui que pendant la GRG. Arnaud Psarofaghis que je n’ai plus besoin de présenter. Il navigue avec nous depuis deux ans et c’est un vrai plaisir de naviguer avec lui. Et enfin le plus jeune de l’équipe, Bryan Mettraux. Ces deux sœurs avaient déjà gagné le Bol d’Or Mirabaud il y a deux ! ans à bord de Ladycat, il a maintenant lavé l’affront familial… » .

Philippe Cardis, skipper de de Rham Sotheby’s : « Nous avons vraiment bien navigué. Nous avons toujours été devant avec Realstone et nous avons même mené à certains moments. Je dois dire que ce résultat est même inespéré par rapport au peu d’entraînement que nous avons eu, et je dois une fois de plus rendre hommage à notre tacticien Christian Wahl.  Je reconnais que j’aurais bien aimé gagner mon dernier Bol d’Or Mirabaud . J’en ai gagné 4 dans ma vie, j’aurais bien aimé arriver à 5 ! Mais place aux jeunes ! », le propriétaire de de Rham a en effet annoncé qu’il se retirait en fin de saison.

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too: « la descente vers Genève s’est faite dans de très bonnes conditions. Nous avions une très bonne vitesse ».

Ce Bol d’Or Mirabaud était la cinquième étape du Vulcain Trophée, Realstone Sailing a conforté son avance au classement général provisoire loin devant Alinghi et de Rham Sotheby’s, à égalité de points, devant Ladycat, Artemis et Zen Too. Le Vulcain Trophy reprendra  les 8 et 9 septembre au Club Nautique de Morges pour l’Open Guex-Opel.

Classement D35 Bol d’Or Mirabaud:1. Realstone Sailing (J. Clerc) 10:52:282. De Rham Sotheby’s (Ph. Cardis) 10:59:26

3. Zen Too (G. de Picciotto – F. Le Peutrec) 11:37:05

4. Alinghi (E. Bertarelli) 11:41:31

5. Ladycat (D. Bertarelli) 11:49:24

6. Romandie.com – Nickel (F. Moura) 11:49:48

7. Artemis Racing (T. Tornqvist – P. Cayard) 12:03:08

8. Okalys-Corum (N. Grange) 12:08:59

9. Veltigroup (M. Simeoni – B.Lerch) 12:38:00


Vulcain Trophy/D35 : 10/06/12

L’équipage du CER, Realstone Sailing, a de nouveau démontré son très beau potentiel ce week-end à Versoix et sur le Genève Rolle Genève, puisque le D35 mené par Jérôme Clerc s’est imposé sur la classique lémanique et sur l’Open de Versoix.

Les D35 avaient repris les hostilités dès vendredi pour l’Open de Versoix, le vent était absent une bonne partie de l’après midi et n’avait daigné se lever qu’à 17h, ce qui avait permis au comité de lancer trois manches. C’est Dona Bertarelli et son équipage de Ladycat, qui se montraient les plus réguliers avec une quatrième place puis une victoire et une seconde place, comme l’expliquait Yann Guichard, tacticien sur Ladycat les automatismes commencent à se mettre en place et cet équipage pourrait faire figure d’outsider face aux favoris,dont Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli, frère de Dona  qui était en embuscade à un point de Ladycat à l’issue des trois régates de vendredi, Realstone Sailing, leader du classement provisoire était sur le podium avec deux points de retard sur les leaders, devant de Rham – Sotheby’s.

Artemis Racing était cette fois-ci mené par Xavier Revil, qui débute sur ce support et prenait la 5ème place provisoire devant Zen Too, le D35 de Guy de Picciotto, était présent après avoir talonné il y a 15 jours lors de l’Open de Crans.

Dona Bertarelli, propriétaire et barreuse de Ladycat, à l’issue des trois manches de vendredi :« Nous avons eu beaucoup de plaisir à naviguer aujourd’hui. Nous avons enfin trouvé les bons réglages du bateau, nous nous sommes beaucoup entraînés cette semaine et ça a payé. Nous avons retrouvé la vitesse, ce qui nous a manqué lors du dernier événement.  Cette nouvelle équipe est fantastique. Nous avons une bonne cohésion de groupe, et le résultat s’en ressent : tout a bien fonctionné. J’ai trouvé le bateau plus facile à la barre et quand on a la bonne vitesse et que les manœuvres fonctionnent, ça ne peut que bien aller ».

Les catamarans étaient présents samedi sur la ligne de départ de la classique Genève-Rolle-Genève, avec environ 200 autres bateaux.


Dès le départ, Realstone Sailing a pris les commandes de la flotte des D35, en se laissant très vite glisser vers la côte suisse, de Rham Sotheby’s, Zen Too et Ladycat étaient les adversaires les plus dangereux pour l’équipage du CER, qui se retrouvaient parfois scotcher dans les dévents au plus près de la côte, alors que les autres équipes avaient choisi de naviguer plus au large.

Sur la deuxième partie du parcours, après le passage de Nyon, le Joran s’est levé à plus de 15 nœuds, imposant une navigation physique aux équipages.

De Rham Sotheby’s longtemps second se fera passer par Ladycat sur le retour vers Genève, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, restera bien placé sur cette course et prendra une belle 4ème place devant Veltigroup, Artemis et Alinghi.

Okalys Corum, mené par nicolas Grange démâtera lors du retour vers Genève, sans blessés à bord.

Jérôme Clerc, barreur de Reastone Sailing : « La stratégie de notre tacticien Denis Girardet a été excellente de bout en bout. Nous avons fait des choix et nous nous y sommes tenu. Nous avons fait ce que nous avons voulu faire, même si cela semblait « gonflé » quelques fois.  C’est vrai qu’il y a eu 3 ou 4 transitions de vent, qui nous ont laissé un peu « scotchés » à certains moments, mais même si nous avons parfois tremblé, nous avons tenu notre ligne et ça a payé ! »

Classement Genève-Rolle-Genève:


1. Realstone Sailing (J. Clerc)


2. Ladycat (D. Bertarelli)


3. De Rham-Sotheby’s (Ph. Cardis)


4. Zen Too (F. Le Peutrec – G. de Picciotto)


5. Veltigroup (B. Lerch – M. Simeoni)


6. Artemis Racing (P.Cayard – T. Tornqvist)


7. Alinghi (E. Bertarelli)


8. Nickel (F. Moura)


DNF Okalys-Corum (N. Grange)

Pour la dernière journée de l’Open de Versoix, le comité n’aura pu lancer qu’une seule course dans des airs extrêmement légers avec seulement à 1 à 3 nœuds de vent.


Dans ces conditions plus que légères, les marins de Realstone Sailing  signent une nouvelle victoire de manche  devant Veltigroup et Artemis Racing barré par Torbjorn Tornqvist, avec Paul Cayard à la tactique.

Okalys-Corum, était présent, malgré son démâtage la veille et terminait en 4e position de la manche

Nicolas Grange, propriétaire et barreur du catamaran : « Ce fut un weekend contrasté. Nous sommes un peu frustrés car nous avons fait une très bonne première partie de course hier lors de la Genève-Rolle-Genève, mais nous sommes néanmoins heureux d’avoir pu faire au moins une manche aujourd’hui, avant le Bol d’Or Mirabaud. Du coup, nous sommes rassurés sur le fait que nous pourrons y participer ! »

Le classement général après 4 étapes: Realstone Sailing domine avec 3 pts d’avance sur Alinghi (8 pts), à égalité de points avec Ladycat. Ce trio est suivi de Artemis Racing (10 pts) et de De Rham Sotheby’s (10 pts). Les suivants sont au coude à coude avec Veltigroup (17 pts), Zen Too (18 pts), Okalys Corum (19 pts), puis Nickel (24 pts).

Prochain rendez-vous, le Bol d’Or Mirabaud qui aura lieu le samedi 16 juin. Le départ de la classique lémanique aura lieu à 10 heures avec près de  600 bateaux sur la ligne.



Interview : 04/06/12

Yann Guichard, skipper du MOD SPINDRIFT racing, de l'AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l'Open de Crans).


© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l'équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s'est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

 Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L'objectif chiffré est d'essayer d'accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d'être serrée.

 

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d'eau ?

 Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu'à la ligne soit coupée.

 C'est aussi ce qui fait l'intérêt de ce type de plan d'eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

 

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l'introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America's Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu'il s'agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

 Je ne pense pas qu'un type de parcours soit meilleur qu'un autre, tout dépend du type de bateau, et de l'objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

 L'introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l'idéal serait d'avoir les règles de la Coupe de l'America en ce qui concerne l'engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d'intensité, mais aussi plus de travail à l'équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu'ici sur le circuit.

 

Tu es le skipper du MOD 70 SPINDRIFT racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu'ici (60' ORMA, Gitana 11 sous sa forme allongée) ?

 Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d'un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j'ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu'un 60' ORMA, du fait d'un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu'ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s'imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l'Atlantique dès cet été.

 

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l'envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l'adapter au solitaire ?

 Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l'objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

 

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l'Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

 Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n'était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n'avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

 Sur l'Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c'est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d'expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

 

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

 Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l'eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l'opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c'est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

 

Passons aux America's Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d'entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu'aujourd'hui notre équipe est solide à terre et sur l'eau.

Nous avons bien travaillé sur l'eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l'ambiance est excellente au sein de l'équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l'esprit d'équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l'Energy Team.

 Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

 Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d'entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

 De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

 

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu'un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d'autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l'Energy Team à la 33ème Coupe de l'America ?

 Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l'AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l'équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d'équipage de l'AC45.

 Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l'AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n'avons pas l'opportunité de nous entraîner sur l'AC 45.

 

Est ce que les parcours des régates des America's Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l'AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

 Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s'éclate sur l'eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

 

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d'autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l'organisation des régates ?

 Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l'America's Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l'aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l'équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.


 ©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget



Record SNSM : 03/06/12

Suite à un mouvement de grève des officiers du port de Saint Nazaire, les organisateurs sont contraints d'annuler la course, ils avaient dans un premier temps espérer reporter le départ à demain matin, mais les négociations ont échoué comme l'explique Damien Grimont, l'inventeur et organisateur du record SNSM :

"Nous souhaitons revenir vers vous pour vous préciser l'enchaînement des décisions qui ont été prises cet après midi dans l'urgence, suite au blocage de l'écluse par les officiers de port, et à l'échec des négociations menées par la SNSM, Mich Desj, parrain du Record depuis l'origine et notre équipe.

Les partenaires du record SNSM et la SNSM ont en conséquence estimé que le blocage du port par des marins professionnels était une entrave inadmissible à la solidarité légendaire des gens de Mer.


Profondément affectés par cette décision, les bénévoles de la SNSM, qui sauvent plus de 600 vies par an au péril de la leur, ont estimé que l'esprit général de la manifestation n'était donc plus respecté.


D'un commun accord, les partenaires publics et la SNSM ont donc décidé l'annulation de la manifestation sportive liée à l'événement Record SNSM.

Par voie de conséquence, notre souhait initial d'organiser des parcours de remplacement est devenu juridiquement et administrativement impossible car il aurait fallu pour cela créer une nouvelle manifestation sportive.

Vous comprendrez que cette décision a été très dure à prendre et que notre déception est à la hauteur de la vôtre.


Les raisons de cette annulation ont pour but de tenter d'obtenir définitivement des garanties permettant d'assurer le bon déroulement des futures manifestations nautiques de Saint-Nazaire, et en particulier celles défendant des valeurs immuables de solidarité comme celles du Record SNSM."

La réaction de Jacques Auxiette, Président du Conseil Général des Pays de la Loire, qui est partenaire du record :

"La course du Record SNS a été annulée suite à la décision d'Officiers du Port de St Nazaire de ne pas donner suite à un accord, pourtant intervenu avec les organisateurs, alors qu'un conflit social agite le Port depuis plusieurs jours.


Le droit de grève et le droit syndical ne sont pas en cause, mais prendre pour cible le record SNSM est incompréhensible et inacceptable. La SNSM est sans aucun doute l'organisation la plus populaire du monde de la mer. Cette course contribue à son financement et à sa notoriété. Quelles que soient les revendications, s'attaquer ainsi à un symbole de la solidarité des gens de mer est consternant."

Trois skippers des trimarans MOD 70, Michel Desjoyeaux (Foncia), Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) et Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) ont décidé, malgré cette annulation d'effectuer une partie du parcours en prenant un départ commun, demain à 8h30, pour soutenir la SNSM. Les trois équipages mettront le cap vers Sainte-Marine avant de rallier leur port d’attache respectif. Sébastien Josse sur Spindrift Racing n'a pas confirmé sa participation à cette boucle, Thomas Coville qui espérait reprendre la barre de son maxi trimaran Sodeb'O entre deux étapes de la Volvo Ocean Race devra attendre pour prendre la mesure des modifications apportées à son bateau.

Michel Desjoyeaux, parrain du record SNSM, skipper du MOD 70 Foncia : "Nous sommes dans un pays démocratique où le droit de vote existe, il faut bien sûr le respecter. La décision d’annuler cette édition du Record qui porte le nom de la SNSM est cohérente, on ne brade pas l’image de la SNSM. Pour perpétuer la dynamique en faveur des sauveteurs bénévoles et du message de prévention, on vient de se mettre d’accord avec les skippers des trois MOD 70 présents ici pour symboliquement partir de Saint-Nazaire demain, et aller virer la bouée de Sainte-Marine."

Sidney Gavignet, skipper du MOD Musandam - Oman Sail : "On n'a pas à rouspéter, c’est comme ça. On est bien sûr déçu pour les organisateurs, le public et la SNSM. Pour la beauté du geste, on fera donc notre petite course à trois au départ de Saint-Nazaire pour aller saluer Sainte-Marine. C’est notre façon de marquer, dans ce contexte, notre total soutien à la SNSM."

Thomas Coville, skipper du maxi multicoque Sodebo : "Même si le droit de grève existe, la prise d'otages quelque soit, c'est quelque chose qui m'échappe. On est tous solidaires et d'accord de façon unanime pour s'associer à une cause comme celle du Record SNSM. C'est décevant de la pénaliser même si les grévistes ont sans doute de bonnes raisons. On est nombreux entre les organisateurs et les marins à s'investir pour faire de cette date un moment symbolique dans le monde de la voile en France et d’y répondre présent en fonction de notre planning."



Vulcain Trophy/D35 : 31/05/12

L'Open de Crans n'a finalement débuté que le dimanche 27, suite à un calme plat sur le Léman le samedi, les marins auront donc patienté une journée à terre avant de reprendre les hostilités sur le lac pour cette deuxième manche du Vulcain Trophy.

La journée a commencé à 12h30 avec le départ de la première manche avec un petit séchard qui commençait à s'établir au large du port de Crans Près Céligny.


Artemis Racing avait remanié son équipage pour cette épreuve en faisant appel à Michel Desjoyaux pour prendre la barre du D35 de l'équipe suédoise, il était accompagné d'Yvan Ravussin à la tactique, Jean-Christophe Mourniac était également de la partie à la tactique sur Okalys Corum, enfin Nicolas Charbonnier prenait la barre d'Alinghi en l'absence d'Ernesto Bertarelli.

La première manche était remportée par Realstone Sailing, du CER devant Okalys et Artemis Racing, Nickel fermait la marche après la disqualification de Veltigroup sur le second portant, l'équipage de Marco Simeoni contestant la pénalité prise à la porte au vent suite à un tribord d'Alinghi, en effet l'équipage de Veltigroup estimait qu'Alinghi avait abattu pour provoquer la pénalité, cet argument n'a semble-t-il pas convaincu le jury qui sortait le drapeau noir.


Petit à petit les nuages arrivaient sur le plan d'eau renforçant le séchard, la seconde manche revenait facilement  à Artemis Racing devant de Rham Sotheby's et Alinghi, Realstone prenait la 4ème place. Zen Too qui avait pris la 5ème place de la première manche fleurtait de trop près avec la côte et talonnait, ce qui entrainait une voie d'eau, l'équipage mené par Fred Le Peutrec quittait dans l'Open pour prendre la direction de Versoix afin de mettre le catamaran au sec pour réparer les dégâts.


La troisième manche était lancée avec un départ babord amure pour Alinghi et Artemis, mais c'est de nouveau Jérôme Clerc et l'équipage du CER qui emporte cette régate devant de Rham, Okalys et Alinghi, Ladycat prend de nouveau la sixième place après une belle bataille avec Veltigroup.


La quatrième manche est remportée par Alinghi devant Realstone qui enchaine les places sur le podium et  de Rham qui effectue également une belle journée, Artemis se classe 4ème, en queue de flotte, Veltigroup passe Nickel sur le dernier empannage et prend la 6ème place, Ladycat ferme la marche.

La cinquième et dernière manche est très disputée avec un mauvais départ d'Artemis qui prend la gauche du plan d'eau, ce qui s'avère finalement favorable puisque l'équipage de Michel Desjoyaux revient à la seconde place devant Okalys-Corum, Realstone remporte de nouveau la manche.


L’équipage de Realstone Sailing s’impose donc  avec 3 victoires sur 5 devant Artemis Racing barré par Michel Desjoyeaux et Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Alinghi prend la quatrième place , suivent Okalys-Corum, Veltigroup, LAdycat, Nickel et Zen Too qui n'aura pu boucler que la première manche avant de connaitre une avarie.

Jérôme Clerc (barreur de Realstone Sailing) : « On voulait prendre notre revanche sur le Grand Prix Les Ambassadeurs (pour rappel Realstone avait terminé 2e juste derrière Alinghi mais à égalité de points). La pression est montée aujourd’hui. Nous savions que nous avions peu de manches pour nous démarquer et le petit temps n’a pas arrangé les choses. De plus avec des adversaires comme Michel Desjoyeaux ou Nicolas Charbonnier, nous ne pouvons qu’être encore plus heureux de cette victoire ! »

 Michel Desjoyeaux, Artemis Racing : « Cette journée a été fabuleuse ! Ce n’était pas gagné ce matin, surtout après la journée d’hier. Le petit temps (ndlr. le peu de vent) permet de garder le jeu très ouvert sur toutes les régates. Cependant Realstone Sailing est vraiment au-dessus du lot ! »

Philippe Cardis, skipper de De Rham Sotheby’s : « Nous avons la chance d’avoir un très bon tacticien : Christian Wahl est vraiment un magicien du lac, même lorsque nous avons fait des bêtises, il a réussi à les rattraper par une tactique remarquable » .


Le prochain rendez-vous est un double événement le week-end du 8, 9 et 10 juin, avec l’Open de Versoix, vendredi et dimanche, et la Genève-Rolle-Genève (connue comme la répétition générale du Bol d’Or Mirabaud) intercalée le samedi 9 juin 2012. Les D35 seront donc entre eux le vendredi et le dimanche à Versoix, alors qu’ils rejoindront une flotte nombreuse de plusieurs centaines de bateaux pour l’une des « grandes classiques » du lac Léman le samedi !

Classement de l’Open de Crans:
1. Realstone Sailing (Jérôme Clerc) – 5 pts
2. Artemis Racing (Michel Desjoyeaux) – 10 pts
3. De Rham Sotheby’s (Philippe Cardis) – 11 pts
4. Alinghi (Nicolas Charbonnier) – 12 pts
5. Okalys-Corum (Nicolas Grange) – 13 pts
6. Veltigroup (Boris Lerch) – 25 pts
7. Ladycat (Dona Bertarelli) – 26 pts
8. Nickel (Fred Moura) – 28 pts
9. Zen Too (Fred Le Peutrec) – 35 pt

Au classement général provisoire, Realstone s'installe en tête devant Alinghi et Artemis à égalité de points, de Rham pointe à 3 points des 2 et 3èmes.

Hydroptère : 28/05/2012

L'équipage  d’Alain Thébault sur l’Hydroptère DCNS, a terminé sa session d'essais en Méditerranée et  a pu validé les différentes modifications apportées au foiler afin de l'optimiser pour les navigations hauturières.

Alain Thébault était accompagné d'équipiers expérimenté,s pour ces navigations dans un mistral musclé, à savoir : Jean Le Cam, Yves Parlier, Jacques Vincent et le novice  Luc Alphand intégré dans le team dans le cadre du programme "les filières du talent DCNS" ; ils ont enchaîné les runs,avec des vitesse de 20 à 45 nœuds de vitesse selon les angles de vent.

Le trimaran est désormais plus polyvalent, comme l'explique Jacques Vincent, ce qui permet au bateau de mieux descendre au vent : « nous sommes enthousiastes, il y a encore quelques travaux pour renforcer la tenue du bout dehors et optimiser la courbure des voiles d’avant mais l’essentiel est là, le bateau pourra descendre efficacement au vent ».

copyright francis demange

Autre modification majeure, l’asservissement du plan porteur arrière maintenant automatisé et qui permet d'amortir considérablement les mouvements de roulis et de tangage du bateau et ainsi d'améliorer son comportement en haute mer, Jean Le Cam : « l’Hydroptère est un engin nerveux, qui décolle dans des accélérations prodigieuses, mais c’est aussi un bateau relativement petit face à la concurrence. Pour survoler la houle du Pacifique à 35 nœuds sur un 60 pieds de 7 tonnes on n’adopte pas la même stratégie que pour la fendre avec la puissance et la tenue d’un 130 pieds de 23 tonnes. Le record se jouera au mental et c’est important de savoir que le bateau sous nos pieds est fiable, qu’il encaisse bien dans les vagues ».

l’Hydroptère DCNS devrait bientôt être chargé sur un cargo pour rejoindre Los Angeles où il se positionnera en stand-by météo pour une tentative de record de la traversée du Pacifique (Los Angeles-Honolulu).

L'équipage de Loïck Peyron sur Energy Team s'est imposé en course en flotte sur cet acte de Venise des America's Cup World Series, les français seront restés en tête de cet événement du début à la fin, malgré une journée de samedi difficile avec une 8ème et une 5ème place ; néanmoins, ils n'ont pas failli pour l'ultime journée de régates hier en remportant la dernière manche du Fleet Racing Championship.

Le suspense était maximum avant cette dernière régate puisque sept des neuf engagés pouvaient encore espérer remporter l'événement, en effet, six points seulement séparaient Energy Team, leader (43 points) et Team Korea et Artemis six et septième avec 37 points. L'équipage français étaient sous la menace directe des deux bateaux de Luna Rossa qui ne possédaient qu'un point de retard.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Loïck Peyron et ses équipiers ont fait une course parfaite dans un vent faible, environ 5 noeuds, Energy Team prend un bon départ, alors qu'Artemis et Luna Rossa Swordfish sont trop tôt sur la ligne et écopent donc d'une pénalité. Energy passe la bouée de dégagement dans le sillage d'ETNZ et devant Oracle Spithill.

Les français effectuent la bonne opération à la marque 2 et creuse une belle avance sur James Spithill grâce à une meilleure pression ; l'équipage continue dans ce vent plus soutenu alors que le reste de la flotte reste encalminée à la bouée 2 avec de nombreux contacts entrent les catamarans, quasi arrêtés au passage de cette bouée, l'avance se porte alors à 500m.

Les Italiens de Luna Rossa Swordfish brillant jusqu'ici ferment à plus de 3 minutes du catamaran français. Oracle Spithill conserve sa deuxième position devant Artemis et ETNZ

Alors que tout le monde pense que la victoire ne peut échapper à Energy Team, l'équipage tombe dans la pétole à l'avant-dernière marque, ETNZ a pris l'avantage sur Artemis. Cet "arrêt" permet à Spithill de revenir progressivement sur l'AC45 françai, les deux bateaux au ralenti sont désormais au contact à moins de 50m, commence alors une bataille d'empannages, Oracle lance les hostilités, bien couvert par les français qui contrôlent le bateau américain jusqu'à la ligne d'arrivée qu'ils passent 8 secondes avant James Spithill. Emirates Team New Zealand complète le podium de cette dernière manche devant Artemis, les cinq autres bateaux ne parviennent pas à boucler le parcours dans les 10 minutes qui suivent et sont déclarés DNF.

Loick Peyron : "Nous avons commis quelques erreurs mais qui ont sûrement rendu le jeu encore plus passionnant pour le public. Les conditions étaient très compliquées et il y avait beaucoup de pression. Mon sentiment ? Heureux bien sûr. On s'est fait un peu peur sur la fin, talonné par Oracle qui est revenu très fort sur nous. On n'était pas très serein avec le vent qui est tombé sur la fin et la pression de Oracle qui revenait. Je suis très heureux de cette victoire, très content de notre bon départ et du travail réalisé par tout l'équipage. C’est un grand bonheur pour une petite équipe comme la nôtre de remporter cette victoire. On est au top ce soir, temporairement sans doute mais c'est un résultat très symbolique !"

Bruno Peyron : "C'est beaucoup de joie partagée ce soir par toute notre petite équipe qui a beaucoup travaillé. Après trois journées en tête au classement, il fallait que nous confirmions aujourd'hui. Avec cette victoire, on ne parle plus de surprise ou de coup d'éclat, on commence à nous considérer comme faisant partie des Top Team. Il nous fallait cette victoire pour démontrer que le talent de notre équipe n'est pas que potentiel et que nous pouvons gagner. Il nous faut assumer ce statut et continuer à avancer pour convaincre nos partenaires. Cette victoire est la meilleure réponse que l'on pouvait apporter à ceux que l'on souhaite voir s'engager avec nous dans ce défi français pour la prochaine Coupe de l'America".

En match race, le résultat final est le même qu'à Naples mi-avril, la finale du Match Racing Championship a opposé Luna Rossa – Piranha à Artemis Racing. Et les Suédois se sont imposés face aux italiens, Terry Hutchinson conserve donc son avantage face à Chris Draper.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Au classement général de la saison 2011-2012 (cumulant les résultats des courses en flotte et en Match Race),Oracle Spithill  creuse son avance sur Emirates Team New Zealandavec 4 points d'avance contre un seul avant cet acte de Venise, les néo zélandais voient également revenir l'équipage d'Artemis Racing qui a 9 points de retard, Energy Team se replace en 4ème position avec six points de retard sur Artemis.

Le dernier rendez-vous des America’s Cup World Series 2011-2012 aura lieu du 26 juin au 1er juillet aux Etats-Unis, à Newport Rhode Island.

Classement général des America’s Cup World Series 2011-2012 (après 5 événements sur 6)

  1. ORACLE TEAM USA-Spithill…84 points
  2. Emirates Team New Zealand…80 points
  3. Artemis Racing…71 points
  4. Energy Team…65 points
  5. Team Korea…56 points
  6. ORACLE TEAM USA-Bundock…53 points
  7. Luna Rossa-Piranha…34 points
  8. China Team…31 points
  9. Luna Rossa-Swordfish…21 points

Classement final du Fleet Racing Championship – Venise

  1. Energy Team…74 points
  2. ORACLE TEAM USA Spithill…58 points
  3. Emirates Team New Zealand…54 points
  4. Artemis Racing…52 points
  5. Luna Rossa Piranah…43 points
  6. Luna Rossa Swordfish…43 points
  7. Team Korea…37 points
  8. ORACLE TEAM USA Bundock…22 points
  9. China Team…18 points

Classement final du Match Racing Championship – Venise
Match final : Artemis Racing bat Luna Rossa – Piranha : 1-0

  1. Artemis Racing
  2. Luna Rossa-Piranha
  3. ORACLE TEAM USA-Spithill
  4. Energy Team
  5. Emirates Team New Zealand
  6. Team Korea
  7. Luna Rossa Swordfish
  8. ORACLE TEAM USA-Bundock
  9. China Team


America's Cup World Series : 18/05/12

L'équipe française brille à Venise après les deux premières journées des America's Cup World Series, Loïck Peyron et son équipageont débuté fort dès jeudi avec une troisième place et une victoire de manche

ils avaient pourtant mal débuté avec un départ volé, tout comme pour ETNZ, la catamaran français pointait en 6e position à la marque 1. A la 3ème marque, Team korea prenait la tête de la flotte  alors que les deux leaders au classement général, Team New Zealand et Oracle Racing Spithill, fermaient la marche. Sur ce bord, Energy Team passait Luna Rossa Piranha et gagnait une place. Sur le bord suivant, les français profitent  d'un problème lors du déroulement du gennaker d'Oracle Racing Bundock pour prendre la 4ème place, ils poursuivent sur leur lancée et dépassent Luna Rossa Swordfish mené ( Paul Campbell-James) sur le dernier portant et s'emparant au final de la 3e place dans la première manche derrière Team Korea, vainqueur et Artemis Racing.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Lors de la seconde manche, Energy Team est bien placé dès le départ et passe la marque 1 en quatrième position, ils gagnent une place sur le bord suivant, et croisent ensuite second devant Emirates Team New Zealand. Luna Rossa Swordfish était en tête, s'engageait alors un duel entre les français et l'équipage italien, un autre mano à mano opposait  RTNZ et Oracle Spithill pour la 3ème place.
A la marque 5, Energy Team choisit la gauche du plan d'eau, suivi pas Team New Zealand et Oracle Spithill, alors que Luna Rossa prend la droite, le choix des français s'avère favorable, puisqu'ils prenaient la tête de la flotte, creusant l'écart sur les bords restants, ils s'imposaient avec 26 secondes d'avance sur les italiens, ETNZ terminait 3ème devant James Spithill ; Luna Rossa Piranha prenait la cinquième place devant Team Korea, Artemis, Oracle Bundock et China Team.

En match-race, Daren Bundock l'emporte logiquement sur China Team, désormais barré par Phil Robertson, après le départ de Fred le Peutrec. Difficile d'imaginr meilleur résultat pour l'équipe chinoise, qui change son barreur à chaque acte....

James Spithill s'imposait deux victoires à zéro face à Paul Campbell James pour le 1er quart de finale, Chris Draper faisait mieux que son coéquipier de Luna Rossa en s'imposant face à Nathan Outteridge sur Team Korea dans le second quart.

Dean Barker, inconstant sur les deux courses en flotte (6 et 3ème) s'inclinait 2 à 0 dans le troisième quart de finale ;  face à Artemis dont l'équipage est également capable du meilleur comme du pire avec une seconde et une septième place lors des deux courses en flotte.

Energy Team s'imposait également sur le même score face à Oracle Racing Bundock dans le dernier quart.

Réaction de Loïck Peyron : "Energy Team est en haut de la montagne aujourd'hui. Nous sommes très comptants de ce résultat. On s'est bien entrainé toute la semaine. Je suis ravi d'être à la barre et de pouvoir confirmer les bons résultats de Yann Guichard à Naples. J'ai pu voir à quel point l'équipage a progressé à ses côtés. On a une telle chance de naviguer sur ces machines. Il y a encore du travail à faire, ce qui prouve que l'on peut progresser encore. On peut être un peu plus agressif sur les départs. Mais le bateau marche bien, on a une bonne vitesse, une bonne communication à bord et des manoeuvres propres. Même si nous ne disposons que d'un seul bateau, le résultat n'est pas si mal ce soir."

A noter pour cette première journée des America's Cup World Series de Venise,  l'arrivée de Red Bull en tant que sponsor de la Red Bull Youth America’s Cup. Dix équipes nationales, réunissant six marins âgés de 19 à 23 ans seront sélectionnés par America’s Cup Race Management, et se verront remettre un catamaran AC45 pour s‘affronter  l’été prochain à San Francisco qui en parallèle de la  34ème America’s Cup.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Lors de la seconde journée de ces America's Cup World Series de Venise, l'équipage français s'est de nouveau fait remarquer en enchainant deux podiums.

La première course du jour a eu lieu dans des vents faibles de 6 à 8 noeuds de vent, à l'intérieur de la lagune, devant la magnifique ville italienne. Energy Team entre rapidement dans le trio de tête, derrière ENTZqui était sous la menace de Luna Rossa Swordfish.
A la porte 3, le catamaran italien Luna Rossa Swordfish ravi son public, venu nombreux, en prenant la tête devant les néo-zélandais et Energy Team.
Deux des favoris étaient de nouveau en difficulté puisqu'Artemis et Oracle Spithil occupaient les deux dernières places. Luna Rossa Swordfish continuait sa course en tête et creusait un bel avantage sur ses adversaires, Energy Team toujours troisième se voyait menacer par Chris Draper sur le second catamaran Luna Rossa.

Le classement restera figé jusqu'à l'arrivée avec une victoire pour Luna Rosa Swordfish devant Dean Barker et  ETNZ  à 1'34, puis Energy Team et Luna Rossa Piranha. Artemis et Oracle Spithill ne pouvaient faire mieux que 7 et 8 ème.

La seconde manche a été courue dans 7 noeuds de vent de Sud-Est. Energy Team prenait un départ en second rideau après une belle manoeuvre d'Artemis alors qu'Oracle - Bundock occupait la 1ère place devant Luna Rossa Swordfish, les hommes de Loïck Peyron entament une belle remontée sur le premier portant mais écopent d'une pénalité, dans une manoeuvre au contact de Team Korea. La tête de la flotte est alors occupée par les deux bateaux américains et italiens.

Les français profitent d'une veine de vent pour effectuer une formidable remontée en deux bords de folie, ce qui les propulse à la deuxième place. Sur ce même bord ETNZ et Oracle Bundock entrent en collision!

Sur le second tour Energy Team conforte sa place derrière Luna Rossa Piranha et devant Oracle Spithill, l'autre Luna Rossa, Swordfish, concurrent direct des français pour le leadership du général, est en difficulté en 7ème position. Luna Rossa Piranha l'emporte donc devant Energy Team, Oracle Racing Spithill, ETNZ , Team Korea et LR Swordfish.

Loïck Peyron : "On a été un peu chanceux aujourd'hui, car on n'a pas pris de très bons départs et même deux très mauvais. Ça été parfois très chaud, on était souvent en zone rouge, surtout dans la manche 1, ça chauffait aussi pour moi sous mon petit casque. Mais tout va bien, car si j'ai bien compris on est toujours en tête à l'issue de cette deuxième journée et on creuse même l'écart. On a toujours une très belle vitesse et on a pu saisir de belles opportunités, notamment dans les bords de portant. On doit continuer à travailler toutes les phases du jeu. Avec l'équipage c'est magnifique, ça se déroule comme du papier à musique, même si les garçons sont un peu épuisés"

Fleet Racing Championship – Résultats provisoires (à l'issue des deux premières journées)

  1. Energy Team…35 points
  2. Luna Rossa Swordfish…31 points
  3. Luna Rossa Piranha…29 points
  4. Emirates Team New Zealand…29 points
  5. Team Korea…26 points
  6. ORACLE TEAM USA Spithill…21 points
  7. Artemis Racing…21 points
  8. ORACLE TEAM USA Bundock…16 points
  9. China Team…8 points

Les demis-finales initialement prévues en fin de journée n'ont pas été courues du fait du petit temps et du retard pris au cours de la journée, elles devraient être reportées à samedi.


Michel Desjoyaux et son équipage ont remporté  l'Ingérop ArMen Race2012 sur Foncia ce matin en 14h15m35s à la vitesse moyenne de 23,14 noeuds. Michel Desjoyeaux et ses 6 équipiers ont bouclé les 330 milles du parcours  entre la Trinité sur Mer, l’Ile de Sein et l’Ile d’Yeu devant trois autres MOD 70, Spindrift Racing, Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild, le professeur ne bat pas le record de l'épreuve qui reste la propriété de Sébastien Josse sur Gitana 11 qui avait mis 10 minutes de moins pour boucler le parcours l'année dernière.

La victoire a été acquise lors des derniers milles après un match serré entre les 4 MOD 70 qui se sont partagés la tête de course à tour de rôle. Les multicoques ont bénéficié d'un vent soutenu sur cette épreuve avec 15 à 30 noeuds permettant des pointes de vitesse à près de 40 noeuds. Le maxi trimaran Sodeb'O, skippé par Karine Fauconnier pour l'occasion ('en l'absence de Thomas Coville) termine 5 ème. En Multi 50, Actual s'impose à 19,09 nœuds de moyenne devant FenêtréA Cardinal et Maître Jacques.

Michel Desjoyeaux, skipper de Foncia: « Nous nous sommes bien bagarrés mais nous avons perdu nos copains dans la nuit pour les retrouver finalement à la bouée USHIP de Belle Ile. Cette Armen Race, je la qualifierai de boucailleuse et sinueuse, le vent n'était pas régulier du tout et surtout la rotation du vent est arrivée avec 2h de retard ou alors c'était peut-être nous qui étions 2h en avance ! En tout cas, cela a été rapide, même si nous ratons le temps pour 10 minutes ! L'équipage va me maudire car j'ai demandé de calmer le jeu à l'Ile d'Yeu, je pense qu'elles sont là ces 10 minutes ! Belle bagarre, on est monté à 36,8 nœuds, c'est le record du bateau ! C'était une belle épreuve, on reviendra ! »

Yves Le Blevec, skipper d'Actual : « Super content de la course ! Le parcours est génial ! Un beau départ dans de belles conditions, le vent est monté fort à l'occidentale de Sein et du côté de l'ile d'Yeu ce matin, la mer était assez formée. Avec FenêtréA Cardinal, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. On a rien lâché ! A un moment j'ai vu dans notre tableau-arrière un feu vert, je me suis demandé si ce n'était pas une vedette et bien non c'était le mât de FenêtréA Cardinal à quelques mètres de nous. »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing: « Cela a été humide ! Super mais très humide et rapide ! De belles conditions, nous sommes partis avec du vent et cela a bien forci pendant la nuit. Cela a été une belle lutte entre les MOD70, à Sein, nous étions 3 premiers en 2 minutes ! Nous avons eu jusqu'à 27 - 28 nœuds, il fallait trouver la bonne configuration de voile. Foncia nous a doublé au passage du Palais où nous avons eu un petit souci de ris dans la GV et nous n'avons pas été très bons entre Hoëdic et l'ile d'Yeu où nous avons attrapé un casier donc le safran central s'est relevé ! Ensuite, nous nous sommes battus pour la deuxième place avec Oman Sail. On a fait tout le retour depuis l'ile d'Yeu avec eux à nos côtés. Un qualificatif : « fast and furious »  mais à refaire ! On a pris beaucoup de plaisir même si cela a été difficile mais nous étions aussi venus chercher ça. Nous n'avons pas dormi, pas mangé ! On a été servi ! »

Erwan Leroux, skipper de FenêtréA Cardinal : «  C'est incroyable ce parcours ! Une belle bagarre bien humide, les gars ce sont donnés à fond à bord ! Gennaker pour faire le tour de Belle-Ile, gennaker pour faire le tour  de l'ile d'Yeu, on a rien lâché mais on rate la victoire pour moins de 3 minutes ! Le format est génial, c'est ce qui se fait de mieux en Bretagne Sud en ce moment, ce matin au vent de l'ile d'Yeu, c'était magique ! Il ne faut rien changer. »

Karine Faconnier, skipper de Sodeb'O : «A part dans un bord de portant assez mou, on s’est régalé dans les conditions de reaching malgré une mer relativement formée et des rafales jusqu’à 30 nœuds ! Sur un bateau de cette taille, tu n’as pas le droit à la moindre erreur de concentration. Le skipper est obligé d’être hyper rigoureux et attentif pour que chacun tienne son rôle. Comme l’équipe technique embarquée n’est pas un équipage de régatiers professionnels, on a systématiquement anticipé chaque manœuvre et ainsi, on n’a jamais été pris au dépourvu».

Temps de course :

1 - Foncia à 6h05'35'' en 14h15'35'' à 23,14 noeuds de moyenne
2 - Spindrift racing à 6h10' en 14h20'56
3- Oman Sail à 6h13' en 14h23'53 en 14h23'53'
4- Groupe Edmond de Rothschild à 6h49 en 14h59'59'
5 - Sodebo à 8h37'06' en 16h47'06' à 19,66 noeuds de moyenne
6 - Actual  à 8h52' en 17h 17'47'' à 19,09 noeuds de moyenne
7- FenêtréA Cardinal à 8h55 en 17h20'36
8- Maitre Jacques à 10h07 en 18h32'06
9- Vers un monde sans Sida à 12h35'50''

Les équipages des neuf D35 inscrits sur le Vulcain Trophy se sont retrouvés pour le premier grand prix de la saison, au large de Genève, le week end dernier.

Le grand prix a commencé dans des conditions classiques, 7 à 8 noeuds de vent vendredi matin, avant de forcir nettement pour monter entre 16 et 18 nœuds. Cette nouvelle saison des catamarans monotypes inaugure un nouveau format court de régates (30 minutes), calqué sur les autres circuits multicoques (Extreme Sailing Series, America's Cup World Series).

C'est l'équipage de Realstone Sailing mené par Jérôme Clerc, qui s'imposait lors de cette première journée de régates devant Alinghi et Ladycat. A noter une collision entre Artemis Racing  et Zen Too, barré par Fred le Peutrec.

Côté suédois, c'est Paul Cayard qui prend la barre du catamaran, sa réaction suite à la collision « J’ai un immense plaisir à être de retour sur le circuit des D35 ! Nous avons été les victimes d’une collision (dans la dernière régate, juste avant le passage de la première porte, Artemis, tribord amure prioritaire, a été heurté par Zen Too, qui arrivait bâbord et s’est trouvé dans l’impossibilité d’abattre), heureusement personne n’a été blessé, seul un équipier est passé par-dessus bord ! L’échelle du bateau qui a été endommagée va pouvoir être remplacée pendant la nuit et nous serons sur la ligne de départ demain matin » .

Du côté de Zen Too, la coque bâbord était endommagée, mais les deux bateaux retrouvaient le plan d'eau le lendemain pour la suite des régates.

Samedi, les conditions étaient toujours piégeuses avec un vent d'ouest variable de 9 à 18 noeuds, six manches ont pu être courues, avec un chavirage et des passages par dessus bord.


C'est Zen Too qui faisait les frais de ces conditions difficiles dans la 4ème manche du jour, une violente rafale a fait enfourner le catamaran à la bouée au vent entrainant un chavirage, heureusement sans conséquence ni pour l'équipage ni pour le matériel, puisque le bateau sera aligné sur les deux dernières manches du jour. Veltigroup a également participé au spectacle avec deux passages à l'eau pour le propriétaire et barreur Marco Simeoni.

Alinghi et Realstone s'illustraient de nouveau en restant aux deux premières places, Artemis effectuait une belle remontée en prenant la 3ème place à Ladycat.


Tout restait donc à faire pour la dernière journée, dimanche, au final l'expérience a payé puisqu'Alinghi s'impose devant Realstone Sailing, l'équipage d'Ernesto Bertarelli termine à égalité de points avec celui du CER, mais remporte le grand prix grâce à ses cinq victoires de manches contre quatre pour leurs adversaires. Paul Cayard et Artemis conservaient leur 3ème place.

Ladycat, avec un équipage pro cette année, a bénéficié de l'expérience de Yann Guichard et termine à une encourageante 4ème place (à lire, linterview croisé de Dona Bertarelli, barreuse et de Yann Guichard, tacticien, sur Skippers.ch) avec un point d'avance sur De Rahm – Sotheby’s et quatre sur Zen Too. Okalys – Corum, privé de Loick Peyron cette saison, a effectué de beaux débuts de manches, sans parvenir à maintenir leur vitesse sur la fin de celles-ci. Nickel et Veltigroup fermaient la marche.

Classement général :

1. Alinghi (29 points)
2. Realstone Sailing (29 points)
3. Artemis Racing (54 points)
4. Ladycat (62 points)
5. De Rahm – Sotheby’s (63 points)
6. Zen Too (66 points)
7. Okalys – Corum (70 points)
8. Nickel (85 points)
9. Veltigroup (102 points)

Les réactions des équipages :

Ernesto Bertarelli, Alinghi : « C’est fantastique de courir 14 régates en un weekend et c’est vraiment très satisfaisant de régater à ce niveau ! Je tiens à féliciter l’équipe de Realstone qui a très bien navigué pendant les 3 jours. Ça s’est joué à très peu de choses, à une seule course en fait. Ça aurait pu être eux, ça aurait pu être nous ! Je suis heureux de débuter la saison dans ces conditions magnifiques! Je rends également hommage à notre tacticien Tanguy Cariou qui a fait un travail remarquable » .

Dona Bertarelli, Ladycat. : « Le résultat de ces 3 jours de courses dans des conditions musclées est encourageant. Nous cherchons encore nos automatismes sur les manœuvres n’ayant pas eu l’opportunité de nous entrainer dans du vent soutenu. A la barre, cela a été un Grand Prix éprouvant mais j’ai pris beaucoup de plaisir. Je me réjouis d’ores et déjà de la suite».


Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je suis forcément déçu. Sur l’ensemble du weekend, nous avons été réguliers et avons montré une grande solidité. J’étais nerveux aujourd’hui car nous avions grillé notre joker hier, suite à une disqualification à l’occasion d’une légère collision avec Ladycat. Cela explique en bonne partie une erreur que j’ai faite lors du départ de la deuxième course. J’ai manqué de lucidité au moment de démarrer et cela nous a porté préjudice aujourd’hui. Il faut maintenant digérer et passer à la suite ! »

La seconde manche de ce Vulcain trophy 2012 aura lieu dans 15 jours lors de l'Open de Crans.

Hydroptère : 06/05/12

Après de multiples configurations, l’Hydroptère est de retour sur l’eau, avec cette saison un programme hauturier. Ceci afin de valider les options qui pourraient être retenues sur l’éventuelle maxi-foiler , Libryd.

En effet, les essais débutés sur l’Hydropère.ch, et devant valider la configuration du maxi-trimaran à venir, ont été stoppé suite à la “séparation” d’Alain Thébault et de son ancien mécène Thierry Lombard, obligeant le skipper français à revenir vers le 60′.

L’Hydroptère DCNS a donc été remis à l’eau hier; à La Ciotat. Alain Thébault et son équipage vont se lancer dans une première série de test en Méditerranée avant d’embarquer le foiler sur un cargo qui l’amènera à San Francisco, ville de départ du record de la traversée du Pacifique (Los Angeles et Honolulu), qui devrait être tenté cet été.

Pour ces navigations hauturières, le bateau a été adapté avec notamment avec l’allongement du bout-dehors, qui gagne 2 mètre (4 m50 sur cette nouvelle version), afin d’amurer un gennaker plus grand et permettre en meilleur angle de descente. L’étrave du bateau a été renforcée du fait de la transformation du plan de voilure, différents éléments ont été allégés.

Le trimaran est également équipé de nouveaux profils de foils, qui devraient réduire le phénomène de cavitation observé à haute vitesse par mer formée.

La plus grosse innovation est probablement le système d’asservissement des gouvernes de profondeur permettant de stabiliser l’assiette du trimaran, cette technologie développée par le sponsor pour les sous-marins nucléaires devrait permettre de maintenir le foiler à haute vitesse dans la mer formée.

Sébastien Josse et son équipage du Gitana Team ont de nouveau remporté le Tour de Belle Ile, samedi 28, pour cette 5ème édition ; ils avaient déjà été vainqueurs l'année dernière sur le 77' de l'équipe, Gitana 11.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Cette cinquième du Tour de Belle-Ile a de nouveau offert un magnifique spectacle avec  plus de 500 bateaux sur la ligne de départ. Les conditions étaient très légères pour le début de course avec une mer plate et une très faible brise de moins de 5 nœuds de nord-est. Il aura fallu moins d’une heure aux plus véloces pour attaquer le chenal de la Teignouse, avec en tête Michel Desjoyeaux (Foncia), suivi de Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild), Loïc Féquet (Maître Jacques), Alain Gautier (Sensation Océan) et Spindrift racing (Yann Guichard), Idec était en retrait dans ces conditions légères.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Foncia poursuivait la course en tête aux Galères, avec quelques minutes d'avance sur Groupe Edmond de Rothschild, qui effectuait un superbe retour lors du retour vers la Trinité comme l'explique Sébastien Josse, skipper du trimaran aux couleurs du baron de Rothschild : « Michel Desjoyeaux a pris l’avantage très rapidement grâce à une petite option en Baie de Quiberon, on est peu à peu revenus sur lui, mais on n’arrivait pas à le dépasser, parce qu’il nous a « marqués à la culotte » jusqu’au chenal de la Teignouse. Et là, grâce à une petite option, on a réussi à faire un petit décalage, on a fait un virement de bord pour choisir le côté droit du plan d’eau, Michel ne nous a pas accompagnés, l’écart s’est créé à ce moment-là. »


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Groupe Edmond de Rothschild prenait donc la première place en 4h48’10’’ avec 1’40’’ d'avance sur Foncia, Spindrift Racing, mené par Yann Guichard profitait du duel en tête pour revenir sur les deux autres MOD et terminer dans leur sillage  à 2’50’’ du vainqueur.

Alain Gautier sur Sensation Océan, le 60' ORMA (ex Foncia), prenait une belle 4ème place. Francis Joyon sur Idec profitait de conditions un peu plus soutenues sur la fin de parcours pour recoller à la tête de flotte et prendre la 5ème place.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les Multi50 auront tenu ma dragée haute face aux plus grands multicoques (MOD 70, 60' ORMA et maxi multicoque ), jusqu'au Poulains avant de céder du terrain et d'engager une belle bataille navale au sein de la classe, c'est finalement Maître Jacques barré par Loïc Féquet qui passera la ligne quelques minutes devant ses deux camarades, Erwan Le Roux sur FenêtréA-Cardinal et Yves Le Blévec sur Actual.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les réactions des skippers :

Francis Joyon : « Ça s’est bien passé, on a bien tourné, on a fait de belles manœuvres. J’avais à bord un équipage de copains qui s’est super défoncé pour bien faire avancer le bateau, on a marché à bloc. C’est complètement normal qu’on termine derrière les MOD70 qui sont des bateaux beaucoup plus typés pour le petit temps que ne l’est Idec. On est même contents de préserver notre cinquième place par rapport aux Multi50 qui ont un rapport poids-puissance bien plus adapté pour ce type de temps. On n’a pas été ridicules, on a retrouvé de bonnes sensations de voile. La ligne de départ avec les 500 bateaux, ça faisait une sacrée flotte sous spi ! »


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Sébastien Josse : « Le Tour de Belle-Ile, c’est le début de l’aventure avec le Groupe Edmond de Rothschild, puisque l’année dernière, c’était mon premier départ en multicoque sur une course, c’était un peu la découverte du multicoque. Aujourd’hui, on revient avec un autre bateau, avec un équipage très entraîné, cette victoire a une saveur un peu particulière parce que derrière, il y a Michel Desjoyeaux et Yann Guichard, deux virtuoses du multicoque, ça veut dire qu’on a bien bossé pendant un an, qu’on a atteint un bon niveau. »

Loïc Féquet : « C’est impressionnant de voir autant de bateaux sur une même ligne de départ, même si je pense que certains vont rentrer bien tard ce soir ! Et c’est vraiment un beau parcours, surtout quand on est le long de la côte sauvage.  Le début a été un peu lent, on a choisi d’aller vers Quiberon, on a été bien inspirés, parce que ça nous a permis d’accélérer plus vite que les autres dans du vent plus table. En plus, souvent dans la Baie, il y a plus de vent près de Quiberon. Après, on a géré notre avance qui a peu à peu diminué, d’autant que derrière, Actual et FenêtréA-Cardinal se tiraient la bourre. On garde finalement deux minutes d’avance à l’arrivée, le dernier bord a été un peu chaud parce que ça rentrait par l’arrière. Pour nous, c’est une belle victoire qui valide le travail de l’équipage. On a tous un métier à côté, on a plaisir à se retrouver, il y a une belle ambiance à bord, chacun se respecte. »

Yves Le Blévec : « On a vécu un Tour de Belle-Ile super sympa, avec un beau départ et une super bagarre à trois avec Maître Jacques et FenêtréA-Cardinal. Comme le MOD70 Foncia, Maître Jacques est parti à la côte vers Quiberon au départ, on ne pensait pas qu’on pouvait aller jusque-là, mais c’était le bon côté où aller. Du coup, ils étaient vachement en avance à la Teignouse, mais on les a rattrapés et on a fini avec une belle bagarre. On termine les trois Multi50 dans un mouchoir, en un peu plus de deux minutes, c’est top pour la classe, ça promet. Et ce Tour de Belle-Ile était une nouvelle fois top, c’est vraiment une course magnifique, on a pris le temps de se retourner quelques fois au départ pour regarder la flotte, c’était génial ! »

Le classement provisoire:
1. Gitana 15-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse), 4H48’10″
2. Foncia (Michel Desjoyeaux), 4h49’50″
3. Spindrift Racing (Yann Guichard), 4h51’00″
4. Sensation Océan (Alain Gautier) 4h52’25″
5. Idec (Francis Joyon), 5h07’40″
6. Maître Jacques (Loïc Féquet), 5h37’35″
7. FenêtréA-Cardinal (Erwan Le Roux), 5h39’15″
8. Actual (Yves Le Blévec), 5h40’00″

Le trimaran de Thomas Coville, qui navigue actuellement avec Franck Cammas sur la Volvo Ocean Race, a été remis à l'eau samedi à Saint Philibert, avant de rejoindre son ponton à La Trinité sur Mer.

Le bateau a subi un important chantier d'hiver, avec la modification de la position des flotteurs, qui ont été avancés afin de parfaire l'équilibre du bateau dans le grand sud, le multicoque reçoit également une nouvelle décoration pour cette saison.

Du fait de cette mise à l'eau tardive pour cause de fort coup de vent, le trimaran n'a pas pu s'aligner au départ du Tour de Belle Ile, comme prévu initialement.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

En l’absence de son skipper attitré, Thierry Briend mènera le trimaran pour ce début de saison en équipage afin de tester  l’équilibre général du bateau avec les flotteurs avancés.

Sodebo participera à l’Armen Race (17-20 mai) et au Record SNSM (31 mai-5 juin), qui permettront de valider les évolutions techniques du bateau avant le retour de son skipper, qui devrait s'élancer pour une nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire cet hiver.

L’équipage de The Wave, Muscat, mené par Leigh McMillan a remporté l’Act 2 des Extreme Sailing Series aujourd’hui à Qingdao. Et chose rare sur ce circuit: ils ont été déclarés vainqueurs alors qu’une manche restait encore à disputer. Ils prennent ainsi la tête du classement général de la saison.


The Wave, Muscat © Lloyd Images

Pour le reste du podium, il aura fallu attendre la fin de la 29e et dernière manche comptant double. Après un début de journée assez désastreux, Roman Hagara et ses hommes, sur Red Bull Sailing Team, avaient déjà abandonnés leurs rêves de victoire. Mais grâce à leurs excellents résultats dans les trois dernières manches, ils décrochent la seconde place et signent leur premier podium depuis l’épreuve de Muscat en 2011. Côté Français, Groupe Edmond de Rothschild, réussit un très beau ‘comeback’, se hissant sur la troisième marche du podium, après avoir démarré la journée à la cinquième place.

Les visages étaient un peu inquiets ce matin à la vue des prévisions météo qui annonçaient les mêmes conditions que cette journée noire de 2011 où quatre bateaux avaient chaviré. Le vent n’a cessé de se renforcer au cours de la journée, mais les effets de la dépression n’ont vraiment touché Fushan Bay et la flotte des Extreme 40 que dans la toute dernière manche, avec une visibilité très faible due à la pluie.


Extreme-40 fleet © Lloyd Images

Dès le premier coup de canon, The Wave, Muscat, ne laisse planer aucun doute sur ses intentions et s’impose à l’arrivée. Cinq manches plus tard, son avance au classement est irrattrapable. « Nous sommes très heureux d’avoir gagné ici à Qingdao après notre deuxième place dans la première épreuve », confie Leigh Mc Millan. « Nous ne nous attendions pas vraiment à cela. La course fut très serrée et Red Bull Sailing Team a très bien navigué et n’a jamais rien lâché ».

Dans la dernière manche, suivie par plus de 55 000 spectateurs, tous les yeux sont rivés sur les quatre prétendants à la seconde place, que 6 petits points séparent. Comme dans l’Act 1 à Muscat, ce sont les Danois de SAP Extreme Sailing Team qui remportent l’ultime manche. Mais grâce à sa deuxième place et à ses deux victoires consécutives dans les manches précédentes, Roman Hagara sur Red Bull Sailing Team revient dans le jeu et grimpe sur la seconde marche du podium. « L’équipage est content de ce résultat. Nous avons mené les deux premiers jours, mais hier nous avons eu une très mauvaise journée et nous avons également mal démarré aujourd’hui. Nous nous sommes vraiment battus pour remonter donc toute l’équipe mérite cette seconde place ».


Extreme-40 fleet © Lloyd Images

Chez les Français, Groupe Edmond de Rothschild réussit lui aussi une belle remontée aujourd’hui. Classés cinquièmes en début de journée, Pierre Pennec et ses hommes, qui comptent parmi les grands favoris cette saison, décrochent une série de bons résultats ce vendredi, dont une victoire, deux troisièmes places et une quatrième dans l’ultime manche, qui leur permet de se hisser sur le podium. « Avant la dernière manche, nous pouvions finir second ou sixième du général, donc je suis content de cette troisième place », avoue le skipper. « Nous terminons une nouvelle fois sur le podium et c’est ce qu’il faut faire pour gagner le championnat ».

Comme à Muscat, l’autre équipe tricolore, ZouLou, termine trois places derrière, en sixième position.

Avec une cérémonie d’ouverture spectaculaire, un programme social pour les écoles et le public très efficace et une cérémonie de clôture que même la pluie n’a pas pu gâcher, l’événement, organisé conjointement par Qingdao Yachting Association, a remporté un grand succès, et Qingdao « Cité de la Voile » en Chine, a été fidèle à sa réputation gagnée lors des Jeux Olympiques en 2008.

Prochaine étape des Extreme Sailing Series 2012 à Istanbul en Turquie pour l’Act 3 du 7 au 10 juin.

Classement Général de l’Act 2 des Extreme Sailing Series 2012 à Qingdao, en Chine à l’issue de la quatrième journée (20.4.12), après 29 manches courues
Position / Team / Points
1er The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan / Ed Smyth / Pete Greenhalgh / Hashim Al Rashdi / Rachel Williamson 189 points
2e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara / Hans Peter Steinacher / Matthew Adams / Graeme Spence, Pierre Le Clainche 174 points
3e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) Pierre Pennec / Jean-Christophe Mourniac / Hervé Cunningham / Bernard Labro / Romain Petit 171 points
4e GAC Pindar (GBR) Ian Williams / Mark Ivey / Mark Bulkeley / Adam Piggot / Andrew Walsh 164 points
5e Oman Air (OMA) Morgan Larson / Will Howden / Charlie Ogletree / Nasser Al Mashari / Max Bulger 162 points
6e ZouLou (FRA) Loick Peyron / Philippe Mourniac / Jean-Sébastien Ponce / Bruno Jeanjean / Patrick Aucour 158 points
7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen / Rasmus Kostner / Pete Cumming / Christian Kamp / Jonas Hviid 130 points
8e Alinghi (SUI), Pierre-Yves Jorand / Tanguy Cariou / Nils Frei / Yves Detrey / Charles Favre 129 points
9e China Team (CHN) Phil Robertson / Garth Ellingham / Kit Cheng / Nick Catley / Xiaqun Song 74 points

Classement des Extreme Sailing Series 2012, après l’Act 2
1er The Wave, Muscat (OMA) 19 points
2e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) 16 points
3e Red Bull Sailing Team (AUT) 16 points
4e Oman Air (OMA) 16 points
5e GAC Pindar (GBR) 13 points
6e ZouLou (FRA) 10 points
7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) 7 points
8e Alinghi (SUI), 7 points

Ils ont dit :

Pierre Pennec, skipper de Groupe Edmond de Rothschild
« Avant la dernière manche, nous pouvions finir second ou sixième du général, donc je suis content de cette troisième place. Nous terminons une nouvelle fois sur le podium et c’est ce qu’il faut faire pour gagner le championnat. La difficulté sur ce circuit est d’être réguliers. Satisfait aussi car le niveau de la flotte était assez élevé sur ce Grand Prix. Nous avons pu effacer quelques unes de nos lacunes au fil des jours, ce qui montre que nous avons progressé et c’est important tant en communication qu’en fonctionnement à bord. Il nous reste un point très important à travailler pour le prochain Grand Prix : les départs. L’autre point positif est que nous arrivons toujours à remonter des places lors que nous partons mal. Et sur ces petits parcours, avec des vents oscillants, cela témoigne d’une bonne dynamique à bord. »

« De démontrer à nos adversaires que nous tenons bien la pression, notamment sur ces derniers jours où tout se joue, est une très bonne chose pour l’avenir. C’est tout aussi important pour l’équipage qui reste soudé et optimiste dans toutes les circonstances. Nous répondons présents dans les moments clés. Je me suis vraiment plaisir sur ce Grand Prix, et cela aussi c’est de bon augure pour la suite de la saison. »

« Je voulais adresser un grand bravo à The Wave Muscat, qui a très bien navigué tout au long des quatre jours de régates. Sa victoire est incontestable et méritée. Nous savions qu’il compterait parmi nos adversaires de la saison 2012 et cela ne fait que confirmer notre idée. Cet équipage sera naturellement à surveiller ! »

Hervé Cunningham, régleur de grand-voile, Groupe Edmond de Rothschild
« C’était très difficile de décroche ce résultat, qui n’est pas si mal finalement vu la façon dont nous avions commencé. Mais quand on regarde qui est devant nous, je me demande si c’est suffisant pour atteindre notre objectif cette saison. Mais nous n’en sommes qu’au début, donc nous savons ce qu’il nous reste à faire ».

Pierre-Yves Jorand, skipper de Alinghi
« Cette épreuve a été difficile et un peu frustrante pour nous, mais nous avons eu de bonnes conditions et les manches étaient passionnantes avec des résultats très serrés à la fin. Le plan d’eau à Qingdao est formidable pour ce circuit, avec les départs au reaching, les parcours bananes et la ligne d’arrivée près du rivage. Même les bonnes équipes font parfois de mauvaises manches, donc au final c’est l’équipe qui commet le moins d’erreurs qui gagne l’épreuve. Il va falloir changer notre stratégie pour la prochaine étape ».

L'équipage mené par Chris Draper sur Luna Rossa Piranha a trusté le haut du classement aujourd'hui en s'adjugeant la dernière course en flotte et la 1ère place du Fleet Racing Championship Naples, et la seconde place du Match Racing Championship Naples.

L'ancien skipper de Team Korea a réussi a mené son équipage en haut du classement dès la première participation aux America's Cup World Series, ils ont aujourd'hui battu Oracle Racing Bundock en demi-finale de match racing avant de s'incliner face à Artemis Racing en finale.

Lors de la régate en flotte qui clôturait l'événement, l'équipage italien se montrait de nouveau a son avantage en prenant un excellent départ et en menant cette manche du début à la fin, derrière la bataille était plus serrée, Fred Le Peutrec sur China Team prenait également un bon départ avant de perdre plusieurs places sur le premier près. James Spithill effectuait une belle remontée sur la gauche du plan d'eau, Artemis Racing se plaçait en 3ème position devant l'autre Luna Rossa qui écope d'une pénalité pour ne pas avoir laisser d'eau aux suédois, ce qui profite à Energy Team qui se glisse en quatrième position, ces positions resteront figées jusqu'à la fin de la manche.

Derrière Team Korea termine en cinquième place devant ORACLE Racing Bundock et ETNZ, qui passe à côté de cette régate et de cet événement, China Team termine huitième devant le Luna Rossa de Paul Campbell James.

Au classement général des courses en flotte, Luna Rossa Piranha s'imose devant Oracle Racing Spithill, ETNZ et Energy Team, qui se place toujours parmi les top teams.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Fleet Racing Championship Naples – Classement général après sept manches :
1. Luna Rossa - Piranha (Barreur : Chris Draper); 92 points
2. ORACLE Racing - Spithill (Skipper : James Spithill); 77 points
3. Emirates Team New Zealand (Skipper : Dean Barker); 60 points
4. Energy Team (Skipper : Yann Guichard); 54 points
5. Team Korea (Skipper : Nathan Outteridge); 49 points
6. Luna Rossa - Swordfish (Barreur : Paul Campbell-James); 41 points
7. Artemis Racing (Skipper : Terry Hutchinson); 40 points
8. ORACLE Racing - Bundock (Skipper : Darren Bundock); 37 points
9. China Team (Skipper : Fred Le Peutrec); 15 points

En match racing, Terry Hutchnison sur Artemis s'impose devant Chris Draper et Daren Bundock, la compétition en match race est loin de refléter le niveau réel des équipages, comme le laisse entrevoir le classement avec les 7 et 8èmes places de Spithill et Barker, le format à élimination directe gagnerait à être disputé en 2 manches gagnantes....


Match Racing Championship Naples – Classement général
1. Artemis Racing
2. Luna Rossa - Piranha
3. ORACLE Racing - Bundock
4. Luna Rossa - Swordfish
5. Energy Team
6. Team Korea
7. ORACLE Racing Spithill
8. Emirates Team New Zealand
9. China Team

Dernier classement, le provisoire des saisons 2011-2012, avec en tête Oracle Racing Spithill en tête avec un point d'avance sue Emirates Team New Zealand et treize sur Artemis Racing, Energy Team pointe en quatrième position à six points du troisième.

Les équipages des AC45 se retrouveront, toujours en Italie, à Venise du 15 au 20 mai.

Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.

Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race. Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous pouvez retrouver le programme de cet Act ici.

Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup World Series avec l’organisation,  sa chaine Canal + Sport diffuse donc en intégralité les différentes régates en direct.

Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…

Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de  Terry Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette manche.

China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00 ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »

Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions. Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.

La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de 20cm).

Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ, suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.

ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places, suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et China Team.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :

Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
« C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions, surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se démarquer aujourd’hui. »

Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes bien classés. »

Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques. Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant. Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui. Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va travailler dur pour que nous puissions régater demain.  Depuis le rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent était correct.”

Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la compétition.

Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.

Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce catamaran AC45.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :

Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là, avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’, cela peut se jouer à moins d’un mètre.”

Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) :
« Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et sur les entrainements en général. »

Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) :
« Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier lorsque nous nous sommes approchés des quais. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy (Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »

Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27 points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième avec 25 points.

Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de journée.

La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des vents instables d’une dizaine de noeuds.


©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.

ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill revient à seulement 5 points des néo-zélandais,  Luna Rossa – Piranha se classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.

Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.

Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort clapot.

La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.

Le MOD70 Oman Sail aété mis à l’eau le jeudi 12 avril à la BSM de Lorient, sous les yeux de son skipper Sidney Gavignet et de son équipe. Les membres de l’équipage avaient déjà eu l’occasion de se familiariser avec le bateau en naviguant une semaine sur Race For Water, le MOD 70 de Steve Ravussin, loué par l’équipe omanaise pour l’occasion.

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 OMAN SAIL : « Ce projet OMAN SAIL me tient à cœur et le soutenir est un véritable honneur. L’idée du Sultanat est de créer une industrie voile parallèlement à celle du tourisme afin de développer les emplois. Au sein de notre équipe, il y a des navigants omanais qui s’ouvrent sur le monde maritime. Aujourd’hui, notre histoire se poursuit avec la mise à l’eau d’OMAN SAIL et je lis dans les yeux de mes équipiers beaucoup d’émotion. C’est une grande première pour nous tous, un moment émouvant et à part. »

L’équipage du MOD70 Oman Sail naviguera dans les semaines qui viennent afin de finaliser  la sélection de l’équipage qui participera à la KRYS OCEAN RACE dont le départ sera donné dans 3 mois et à l’European Tour.

Sidney Gavignet : « OMAN SAIL est le petit poucet de la flotte puisqu’il est le dernier bateau à être mis à l’eau avant la KRYS OCEAN RACE. Il nous reste effectivement un peu moins de trois mois de préparation. Cependant, nous avons navigué à bord de Race for Water et réalisé un stage de sécurité ces dernières semaines. Nous allons désormais poursuivre cet apprentissage à bord d’OMAN SAIL. A venir un stage à Port La Forêt avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild dans deux semaines puis à suivre une semaine d’entraînement au large avec un système de quart la nuit et toute une batterie d’enregistrements de données au cours des journées.
Certes, les autres équipes sont plus expérimentées mais l’équipage OMAN SAIL est bon. Notre objectif pour cette première course est de la terminer et de faire notre maximum pour figurer à la meilleure place. »

Le prochain trimaran monotype à être mis à l’eau sera Paprec-Virbac 70 en juillet, il sera skippé par Jean Pierre Dick.

America's Cup  : 05/04/12

Le Challenger français pour la Coupe de l’America,  Energy Team, dirigé par Loïck et Bruno Peyron, a annoncé aujourd’hui un accord technologique majeur avec le Defender américain ORACLE RACING dirigé par Russell Coutts.

Celui-ci porte sur un transfert technologique de tous les développements architecturaux et technologiques réalisés par ORACLE, pour la construction de son AC72. L’équipe française bénéficiera donc des plans de la plate forme de l’AC 72 du defender et de son aile, ceci permet à Energy Team de gagner un temps considérable et lui garanti un bateau abouti dès sa mise à l’eau, en effet cet AC72 sera la seconde version du catamaran américain qui a prévu de construire deux bateaux.

Ceci permet également à l’équipe française de réduire sensiblement son budget, puisque la partie budget et développement n’aura pas lieu d’être, ce qui rend également son offre marketing très compétitive pour d’éventuels sponsors.

Bruno Peyron : « Cet accord va changer beaucoup de choses et il a trois conséquences immédiates pour nous. Il va d’abord nous permettre de rattraper d’un seul coup le retard technologique que nous avions sur les Top Team, dont certains travaillent depuis plus de deux ans. Si nous y arrivons, cet apport technologique peut désormais nous permettre de nous battre pour la phase finale avec un bateau extrêmement performant et abouti. Enfin, le gain de temps et l’économie réalisée en Recherche et Développement va nous permettre de proposer aux partenaires avec qui nous discutons, une offre extrêmement compétitive en termes de communication et de retour sur investissement. »


Le projet d’Energy Team est donc de construire un seul AC72 et de le mettre à l’eau le plus tard possible, afin de
bénéficier des ultimes développements de l’équipe américaine, avec un début de construction en juillet 2012, pour une livraison début mars 2013. Le chantier Multiplast à Vannes est déjà réservé pour cette construction, le multicoque devrait être transporté par avion  directement sur sa base d’entraînement à San Francisco en mars 2013, avec un programme d’entraînements intensifs de 3 mois, d’avril à juin 2013.

Le budget du team français est donc sensiblement abaissé avec un cout estimé à  15 M€, sur la période 2012 / 2013, soit au minimum trois fois moins que les autres équipes qui s’aligneront sur la Louis Vuitton Cup.

Russell Coutts, CEO Oracle Racing : « La prochaine édition de l’America’s Cup va réunir les meilleurs marins, les bateaux les plus rapides et vise un modèle économique accessible. Cet accord avec Energy Team permet de réaliser ces trois objectifs. Loïck et Bruno ont réalisé de fabuleux exploits en multicoque. Avec le meilleur de la technologie mise à leur disposition, ils ont le potentiel pour atteindre le plus haut niveau dans la Coupe de l’America.”


Bruno Peyron, CEO Energy Team : « Cet accord entre Oracle Racing et Energy Team démontre s’il en était besoin le changement d’époque et d’esprit que nous vivons actuellement avec l’America’s Cup. Je remercie Russell Coutts et Larry Ellison pour la confiance qu’ils nous accordent. Nous avons maintenant toutes les cartes en main pour nous permettre de réussir, voire même de créer la surprise. »


Loïck Peyron, Skipper Energy Team : « Cet accord historique exprime de manière on ne peut plus claire et symbolique la révolution culturelle qui anime l’America’s Cup. C’est un pas de plus dans une démarche novatrice qui démontre l’état d’esprit partagé par tous les acteurs de cette épreuve exceptionnelle ».

Il n’y aura finalement que sept équipes présentes à Naples pour les premiers America’s Cup World Series de l’année ; suite au retrait d’Aleph et de Green Comm Racing.

L’équipe d’Aleph n’a donc pas réussi à finaliser un budget pour l’America’s Cup ni pour les America’s Cup World Series malgré des résultats encourageants la saison dernière, comme l’explique Bertrand Pacé, Directeur Sportif d’ALEPH : « Nous sommes évidemment très déçus de ne pas pouvoir continuer sur le circuit America’s Cup World Series 2011/2012 et sur la Coupe, compte tenu de notre classement actuel face aux meilleurs équipes du monde.  L’AC45 est un bateau exceptionnel et le format du circuit America’s Cup World Series est très prometteur.  Avec Alain Gautier et Fabrice Levet nous avions constitué une équipe de navigants et de techniciens de très haut niveau qui n’ont pas démérité depuis novembre 2009, et ont obtenu des résultats remarquables compte tenu de nos ressources.»

Les espagnols de Green Comm seront également absent, il semblerait également que l’équipe soit dissoute par manque de financement.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Les italiens de Luna Rossa font leur entrée sur le circuit en engageant deux bateaux, tout comme les américains d’Oracle Racing, au sein de cette équipe, Russell Coutts cède sa place de barreur à Darren Bundock qui occupait déjà ce poste à San Diego, James Spithill et son équipage de vétarans de l’America’s Cup étant aligné sur le 2nd bateau. Artemis Racing, qui possède également deux AC 45, n’en alignera qu’un avec Terry Hutchinson à la barre. Emirates Team New Zealand conserve aussi son équipage mené par Dean Barker.

China Team sera toujours présent, avec un nouveau barreur qui n’est autre que Fred Le Peutrec (interview à lire sur Ouest France), spécialiste du multicoque qui s’est imposé face à Phil Robertson ; Team Korea sera skippé par Nathan Outteridge.

Les français d’Energy Team tenteront de confirmer leurs bons résultats, Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45 de l’équipe, comme à San Diego. Cette équipe devrait s’aligner sur la Louis Vuitton’s Cup, des rumeurs courent sur le financement de l’équipe par Larry Ellisson, patron d’Oracle, qui souhaiterait voir le team français à San Francisco l’année prochaine, cette rumeur a été démentie par le team, mais il semblerait qu’aucun sponsor ne soit derrière cet apport de 15 millions d’euros.


America's Cup  : 24/03/12

L'information reste à confirmer, mais Ouest-France annonce que les frères Peyron devraient officialiser leur challenge pour la 34ème Coupe de l'America dans une quinzaine de jours.

L'Energy Team devrait donc représenter la France face aux autres challengers Artemis Racing (SUE), Emirates Team New Zealand (TNZ) et Luna Rossa (ITA) et au challenger américain Oracle Racing, l'équipe disposerait d'un budget de 15 millions d'euros, bien loin de celui souhaité au départ et du niveau de leur concurrents estimé à 75 millions au minimum.

Les français devront se contenter du package AC72 vendu par ACRM basé sur une plate forme imaginé par le cabinet  d'architectes VPLP (spécialisés dans les multicoques et auteurs de la plupart des 60' ORMA, des maxis trimarans, et de USA-17), de l'aile et des voiles réalisés par North.

D'ici leur participation aux éliminatoires de la Coupe, dans le cadre de la Louis Vuitton's Cup, les français poursuivront leur préparation sur le circuit des America's Cup World Series, avec espérons le autant de succès que lors de l'étape de San Diego ; Yann Guichard reprendra la barre de l'AC45, avec également l'arrivée d'Arnaud Psarofaghis sur le catamaran en remplacement de Peter Greenhalgh.

America's Cup  : 17/03/12

L’équipe suédoise Artemis Racing, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a navigué pour la première fois avant hier avec son trimaran de 72′ grée avec une aile rigide.

Ce multicoque est l’ancien 60′ ORMA Gitana 12, allongé à 72′, soit la taille des futurs catamarans AC72, qui seront utilisés l’an prochain pour l’America’s Cup, ce trimaran permet donc aux suédois de tester l’aile de leur futur bateau avant la fin de la construction et de contourner en partie les règles limitant le nombre de jours de navigation avec les AC 72.

En effet, chaque équipe dispose de 30 jours de navigation sur des catamarans de plus de 10 mètres autres que des AC45 en 2012 ; les teams utiliseront donc ces journées pour naviguer sur les AC72 qui pourront être mis à l’eau à partir de juillet. Artemis aura la possibilité d’utiliser son aile sur le trimaran durant cette période sans entamer ce capital.


© Sander van der Borch

La conception et la construction de ce gréement de 40 mètres auront demandé plus de 35 000 heures de travail, la surface de cette aile est de 260m² pour un poids d’un peu plus d’une tonne,

Paul Cayard : “Nous avons opté pour la stratégie à échelle réelle. Notre décision demandait certes plus de temps mais elle nous permet d’apprendre à manœuvrer cette aile si puissante. Et au-delà de l’objectif performance, la sécurité de notre équipe est primordiale. Régater dans la Baie de San Francisco sera inoubliable en juillet et en août”.

Toujours dans le domaine de la Coupe de l’America, le démenti de Philippe Ligot, directeur du team Aleph, concernant l’abandon de son équipe dans la recherche de sponsors, l’équipe française se donne jusqu’à fin mai pour trouver un budget, et espère également pouvoir s’aligner sur les America’s Cup World Series cette saison.

Roman Paszke avait du interrompre début janvier son tour du monde en solitaire contre les vents dominants, au large de l’Argentine ; suite à une voie d’eau sur l’une des coques de son catamaran de 27m Gemini 3.

Depuis les réparations ont été effectuées sur le multicoque, et le skipper polonais a obtenu les autorisations de navigation,malgré tout le bateau se retrouve bloqué dans le port argentin de Rio Gallegos suite à un différent avec une société locale qui réclame 300000$ pour participation aux frais de sauvetage.

D’après Roman Paszke, les frais de remorquage et de port ont été réglés, et il n’y aurait eu aucune demande d’assistance auprès de cette société lors du remorquage du bateau. Les autorités locales ont semble-t-il mis le bateau sous scellé, interdit l’accès à l’équipage, et le départ du bateau avant qu’un jugement soit rendu concernant cette affaire.

Paszke360

Le skipper est évidemment inquiet de cette situation puisque l’hiver austral va débuter dans l’hémisphère sud avec des températures fortement négatives ceci dans un port très exposé aux vents et avec des marnages parfois supérieurs à 10 mètres

L’équipage de Gitana XV mené par Sébastien Josse a regagné sa base lorientaise après une cession d’entrainements à Agadir, initialement prévue avec le team Véolia Environnement, l’équipage de Roland Jourdain est rentré prématurément en Bretagne suite au retrait de son partenaire. Les hommes du Gitana Team ont effectué le convoyage retour en configuration course avec six hommes à bord.

Yann Guichard et Michel Desjoyaux avaient décidé de rester en Bretagne pour s’entrainer en binôme, ils ont enchainé les navigations entre la baie de Quiberon et de Concarneau avec des conditions très variées entre pétole en début de mois et entrainement musclé la semaine dernière avec une mer croisée et 30 noeuds de vent. Les deux équipages se retrouveront à nouveau dans une semaine pour de nouvelles navigations au large de la Trinité sur Mer.


© Chris Schmid / Spindrift racing

Yann Guichard, skipper du trimaran Spindrift Racing : « Nous avions hâte de tester le bateau avec du vent. Nous avons eu des journées intenses où l’équipage a pu se familiariser aux mouvements du multicoque sur une mer courte et hachée au large de l’archipel des Glénans. Ces journées étaient idéales pour mettre à l’épreuve la structure du bateau, idéales aussi pour affiner et ajuster de nouveaux réglages. Une chose est sûre, le MOD70 se comporte très bien. S’entraîner aux côtés de Foncia était une aubaine. Nous avons pu essayer ensemble diverses configurations de voile et observer lesquelles étaient les plus adaptées ou les plus performantes selon les allures dans du vent soutenu »

Spindrift Racing à 30 noeuds

La saison débutera en juillet avec la Krys Ocean Race entre New York et Brest, puis un tour de l’Europe en août avec des escales à Kiel, Dublin, Cascais, Marseille et Gênes.



America's Cup  : 14/03/12
  • Une aile rigide, semblable à celle qui sera utilisée sur les catamarans AC 72 lors de la prochaine coupe de l’america a été grée pour la première fois hier sur l’ancien 60′ ORMA Gitana 12 ; l’équipe suédoise Artemis a largement modifié le trimaran qui mesure désormais 72′, et a déjà testé plusieurs configurations d’appendices (foils). Le multicoque devrait effectuer les premiers tests dynamiques dans les jours à venir. Thierry Fouchier, détenteur de la 33 ème America’s Cup sur USA-17 intègre l’équipe suédoise, qui pourra profiter de son expérience sur le réglage de l’aile. La photo du trimaran avec l’aile à voir sur Vsail.
  • L’équipe China Team va choisir un nouveau skipper pour son AC 45 dans les jours à venir après plusieurs changements à ce poste lors des America’s Cup World Series 2011, deux candidats ont été retenus,  Fred Le Peutrec et le  Néo-Zélandais Phil Robertson, spéciliste du match racing. Les deux marins vont s’entraîner sur les catamarans M2 à Sanya pour déterminer lequel des deux mènera l’équipage lors des prochaines étapes des AC 45 à Naples.


Extreme Sailing Series : 07/03/12

Après trois jours de domination, l’équipage de Pierre Pennec sur Groupe Edmond de Rothschild s’est incliné lors de l’ultime journée face aux deux équipes battant pavillon omani, Oman Air et The Wave Muscat, qui terminent aux deux premières places devant les français qui complètent le podium.

Pierre Pennec : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport , nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la nôtre, mais il y en aura beaucoup d’autres qui tourneront à notre avantage … j’en ai la certitude. Nous apprenons toujours de nos erreurs et c’est pourquoi nous repartons d’Oman avec une vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donnent beaucoup de confiance pour le reste de la saison. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison, mais ce n’est pas une surprise. »


© Lloyd Images

C’est donc Morgan Larson, nouveau circuit sur le circuit, et ses hommes qui s’imposent sur Oman Air devant l’autre bateau Omani, The Wave Muscat, skippé par Leigh McMillan.

Morgan Larson : « C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les dernières manches. Nous avons eu de la chance ».

Ernesto Bertarelli, qui barre désormais son Extreme 40 Alinghi termine 7ème derrière Zoulou, barré par Loick Peyron, Roman Hagara sur Red Bull termine quatrième devant GAC Pindar.
Morgan Larson, skipper, Oman Air : « Cela fait un effet incroyable ! C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les quelques dernières manches. Nous avons eu de la chance. Je suis sûr que c’est un peu la chance du débutant. Nous sommes sommes bien battus et nous avons su rester concentrés mais je sais que la saison sera très disputée et nous allons rencontrer des conditions bien plus difficiles. Nous devons juste continuer de prendre du plaisir à naviguer car je crois que c’est indispensable pour réussir. Il faut aussi se battre pour garder sa place mais sur ces bateaux on ne sait jamais ce qui peut arriver donc il faut tout donner jusqu’à l’arrivée ».

Leigh McMillan, skipper, The Wave, Muscat : « Quelle journée ! Nous avons eu de très belles manches avec une victoire et des secondes places, mais ils ont également décroché de bons résultats et nous n’avons pas pu les battre. C’était très serré et nous sommes contents de finir seconds. Tout s’est joué sur une manche où le vent était très faible. Nous sommes restés coincés dans une bagarre en milieu de flotte et Oman Air s’est échappé devant. Mais nous sommes très heureux pour eux. C’est formidable pour Oman ».
Hervé Cunningham, tacticien, Groupe Edmond de Rothschild : « Il y a des jours où rien ne va comme vous le voulez. Je ne cherche pas d’excuses, mais à bord aujourd’hui, c’était vraiment le cas. Nous n’avons pas trouvé le rythme et le résultat n’est pas terrible. Trop de pénalités et perte de confiance, car l’équipage est nouveau. Je sais que nous sommes favoris sur le papier, mais avec un nouvel équipage, il n’y a pas de miracle. Nous ne sommes pas au même niveau que l’année dernière et les autres ont fait mieux que nous. Chapeau à Oman Air et The Wave. Ils ont très bien navigué. A nous maintenant de rattraper le tir et d’être compétitifs en Chine, parce que notre objectif est de gagner au général. Troisième ce n’est pas mal. Cela pourrait être pire ! Mais c’est un avertissement pour nous. Cela ne va pas être facile cette année ».

Pierre Pennec, skipper, Groupe Edmond de Rothschild : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport. Cela peut paraître bizarre à dire, mais je suis très content de cette semaine de compétition. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau et même si j’attaque ma quatrième année en Extreme 40, ces derniers jours ont été riches en enseignement. L’équipage qui naviguait ici pour la première fois a démontré un gros potentiel tant technique, humain que mental. Malgré notre peu d’entraînement en amont, dû à des problématiques de disponibilités des uns et des autres, le groupe a déjà beaucoup progressé et s’inscrit dans une démarche positive. Chaque équipier apporte sa pierre – son rocher – à l’édifice, tout comme Thierry qui nous fait partager son expérience avec simplicité en tant que coach. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison mais ce n’est pas une surprise. Oman Sail est une belle équipe qui anime le circuit depuis quelques années et leur victoire est amplement méritée. Aujourd’hui, nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la notre mais on apprend aussi énormément de ses erreurs. Nous repartons d’Oman avec une vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donne beaucoup de confiance pour le reste de la saison ».

Ernesto Bertarelli, skipper, Alinghi: « C’est formidable, vraiment formidable. C’est un format de course différent pour moi mais j’apprends un peu plus chaque jour, à chaque manche. C’est pour ça que je suis ici. Je suis là pour goûter à quelque chose de nouveau et je prends vraiment du plaisir. C’est très serré. En fait ce n’est pas si différent d’une régate normale, c’est simplement que tout va beaucoup plus vite. Sur une course classique, vous pouvez avoir de la régate au contact ou des coups tactiques à jouer, avec peut-être un bateau toutes les 10 minutes. Ici c’est toutes les 15 secondes ! »

Classement des Extreme Sailing Series 2012, Mascate, Oman.

1er Oman Air (OMA) Morgan Larson 165 points
2e The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan 159 points
3e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) Pierre Pennec  155 points
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara 148 points
5e GAC Pindar (GBR) Ian Williams 138 points
6e ZouLou (FRA) Loick Peyron 111 points
7e Alinghi (SUI), Ernesto Bertarelli 109 points
8e Team Trifork (DEN) Jes Gram-Hansen 95 points

C'est au tour des M2 de tenter l'internationalisation, avec deux grands prix prévus en France en Italie pour débuter et clore la saison. Les équipages des catamarans de 28' débuteront donc le Safram Teamwork Speed Tour à Hyères avec un grand prix et un raid autour de Porquerolles en mai,et clôtureront leur saison avec la même formule sur le lac de Garde.

1. Grand Prix de Méditerranée (17 - 18 mai 2012) (Régate annuelle en mer de la SNG) (Hyères)

2. Raid de Porquerolles (19 - 20 mai 2012 (Hyères)

3. Genève Rolle Genève (9 juin 2012) (Genève)

4. Bol d'Or Mirabaud (16-17 juin 2012) (Genève)

5. Grand Prix du Léman (30 juin-1er juillet 2012) (Morges)

6. Grand Prix d'Italie (6 – 7 septembre 2012) (Gargano, Lac de Garde)

7. Centomiglia (8 - 9 septembre 2012) (Gargano, Lac de Garde)

Les équipages qui participeront aux régates à l'étranger seront dispensées de frais d'inscription au championnat Safram M2. Les organisateurs s'inspireront également des nouveaux formats de régates vus en AC45 et en Extreme 40 en proposant des parcours de maximum 30 minutes avec arrivée ou départ près de la côte.

Du côté des Décision 35, l'expérience méditerranéenne n'est pas reconduite, les propriétaires se retrouveront donc uniquement sur le Léman avec huit rendez-vous classiques. Aucune information n'a filtré sur les teams engagés, cependant on peut s'attendre à retrouver les habituels Alinghi, Ladycat, Okalys-Corum, Foncia, Veltigroup, Zen Too ; Artemis Racing qui avait rejoint le circuit l'an dernier devrai,t selon toute vraisemblance, se consacrer à sa préparation de la 34ème Coupe de l'America avec le circuit AC45 et la mise à l'eau de l'AC72, et devrait donc être absent du plan d'eau helvète cette année.

Le programme du Vulcain Trophy :

3 au 5 mai 2012 >> Grand Prix Les Ambassadeurs, Société Nautique de Genève

26 et 27 mai 2012 >> Open de Crans, Club Nautique de Crans-près-Céligny

8 et 10 juin 2012 >> Grand Prix de Versoix, Club Nautique de Versoix

9 juin 2012 >> Genève-Rolle-Genève

15 au 17 juin 2012 >> Bol d'Or Mirabaud

25 et 26 août 2012 >> Open du Yacht Club, Yacht Club de Genève

8 et 9 septembre 2012 >> Open de Morges, Club Nautique de Morges

21 au 23 septembre >> Finale du Vulcain Trophy, Société Nautique de Genève

 


Le skipper du MOD 70 Véolia revient sur la décision de son sponsor d'arrêter son programme voile dans plusieurs interviews, à lire sur VoilesetVoiliers.com, Ouest-France et le Télégramme.

Roland Jourdain a appris la nouvelle alors que le trimaran et l'équipage venaient d'arriver à Agadir pour des entrainements communs avec Gitana 15 de Sébastien Josse, le bateau est désormais à vendre, le skipper a néanmoins pu conserver la structure Kairos, qui a désormais pour objectif de trouver un nouveau sponsor afin de relancer le projet MOD 70, pour une enveloppe annuelle estimée à 3 millions d'euros.

America's Cup : 05/03/12

Deux des trois challengers français pour la 34ème Coupe de l'America ont jeté l'éponge en une semaine, et ce à un mois de la nouvelle saison des America's Cup World Series.

Si la participation d'All4One, dirigé par Stéphane Kandler, paraissait illusoire, après une année blanche, le retrait d'Aleph est plus surprenant après une saison en AC45 et des résultats encourageants sur la dernière épreuve à San Diego.

Stéphane Kandler, directeur général d'All4One, s'est expliqué dans les différents médias sur ce retrait, l'équipe a renoncé faute de budget suffisant pour être compétitif, et reste mobilisé pour monter un autre projet, à priori en multicoque : MOD 70 ou Extreme 40.Les interviews sur VoilesetVoilers et Ouest France.

Du côté d'Aleph, l'annonce du retrait a été faite par Loic Le Bras de Voiles et Voiliers, le défi d'Alain Gautier et Bertrand Pacé renonce aussi faute de financement, par ailleurs l'équipe n'a pas de budget pour la saison 2012 des America's Cup World Series, et ne devrait par conséquent pas être présente à Naples dans un mois.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Ne reste plus qu'Energy Team en course pour la prochaine America's Cup, mais là non plus la participation demeure incertaine, l'équipe des frères Peyron est assuré de poursuivre en AC45 grâce au soutien de Corum, mais le budget pour l'AC72 n'est toujours pas concrétisé, comme l'a expliqué le skipper à VSail.

Après 8 ans de collaboration, le partenariat entre Roland Jourdain et Véolia Environnement s'est terminé brutalement , la décision a été prise mercredi et annoncée officiellement aujourd'hui.

L'entreprise qui avait décidé d'accompagner le skipper sur le circuit MOD, en étant la seconde équipe à s'engager en 2010 après Foncia ; le team Véolia était en pleine préparation de la saison 2012 à Agadir, où elle effectuait des entrainements avec le Gitana Team depuis jeudi dernier.


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.
La fin du partenariat étant à effet immédiat, il semblerait que l'équipage convoie le trimaran dès ce week end, avant qu'il ne soit mis en vente.


La rumeur est désormais confirmée, l'Hydroptère, le foiler d'Alain Thébault passe sous les couleurs de la DCNS.

Alain Thébault et son équipe s’associent pour trois ans aux filières du talent, ce programme met l’accent sur l’insertion, la réinsertion, la mixité et l’accessibilité professionnelle. Ce qui sera le cas sur l’Hydroptère DCNS, puisqu’Alain Thébault et ses équipiers formeront dès le printemps prochain plusieurs apprentis skippers, parmi lesquels Luc Alphand, qui avait naviguer sur le 60' IMOCA aux couleurs de l'entreprise, avec Marc Thiercelin.

Alain Thébault se sépare de Thierry Lombard qui le soutenait jusqu'ici, il semble que le banquier suisse souhaitait se concentrer sur le projet de l'hydroptère.ch, alors que le skipper souhaitait réorienter les navigations vers le large. Le projet de l'Hydroptère.ch se poursuivra donc sans son concepteur.


© Dragon Rouge

L'Hydroptère DCNS est donc financé pour 3 ans avec un budget de 3 millions d'euros par an, le sponsor ne financera à priori pas le projet de maxi foiler Libryd, destiné au Trophée Jules Verne, le programme Hydroptère sera donc axé sur les navigations avec le 60', le premier objectif de 2012 sera le record entre Los Angeles et Honolulu, puis le record des 24h et le tour des îles britannique en 2013 et l'Atantique Nord en 2014.

Le port d'attache du bateau sera Toulon, il devrait être près à naviguer en juin ou juillet.


MOD 70 : 29/01/12

Le MOD n°5 du team Spindrift Racing a été mis à l'eau à la BSM de Lorient vendredi matin. Ce trimaran sera barré par Yann Guichard, qui s'entoure de Pascal Bidégorry, Billy Besson et Jacques Guichard qui feront parti de l'équipage.

Le skipper avait eu l'occasion de découvrir le bateau lors des Krys Match sur Race for Water,le MOD Spindrift Racing, rejoindra sa base de la Trinité sur Mer dès le 1er février, suivront des sessions d'entrainement inshore et offshore en collaboration avec l'équipe de Foncia menée par Michel Desjoyaux.


© Chris Schmid / Spindrift racing

Avant le début officiel du Multi One Championship avec la Krys Ocean Race, Yann Guichard et son équipage s'aligneront sur les courses "régionales" avec au programme le Tour de Belle-Ile, l'Armen Race et le Trophée SNSM.

Yann Guichard :« Je suis fier de pouvoir m’entourer d’une équipe technique de grande expérience et de marins d’exception, tous spécialistes du multicoque. Après 8 mois de chantier et d’attente, nous rentrons enfin dans le vif du sujet. Tous, nous sommes impatients de tirer les premiers bords » 


© Chris Schmid / Spindrift racing

Pascal Bidégorry : « C’est une grande joie d’intégrer l’équipe de Spindrift racing et participer au circuit MOD70 qui s’annonce passionnant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de naviguer avec Yann, je connais bien ses compétences et ses qualités humaines que j’apprécie. Spindrift racing sera très compétitif, je n’en ai aucun doute. »

Yann Guichard et Léo Lucet, le Directeur du team sont toujours en négociations avec d'éventuels partenaires afin d'envisager le futur de l'équipe ; par ailleurs le skipper espère pouvoir s'engager sur la prochaine Route du Rhum en 2014, comme il l'explique dans un interview pour Sports.fr.


Extreme Sailing Series : 23/01/12

La sixième saison des Extreme Sailing Series débutera dans cinq semaines à Oman, la compétition réunira cette année huit équipages internationaux.

Le plateau se trouve donc réduit par rapport à l'année dernière puisque le plateau comptait 11 catamarans, malgré tout plusieurs équipes tentent déjà de réunir un budget pour 2013.

Des équipes telles qu’Artemis Racing ou des équipes 'locales' viendront rejoindre les huit compétiteurs"habituels", une flotte de 8 à 10 bateaux qui est attendus sur chacun des Actes en 2012.


  © Lloyd Images

Six des équipes des Extreme Sailing Series 2012 étaient déjà présentes l'année dernière sur le circuit des Extreme 40 à savoir:  Alinghi, Oman Air, The Wave Muscat, Red Bull Sailing Team, Groupe Edmond de Rothschild, et GAC Pindar.

Erik Maris rejoint de nouveau la compétition, après y avoir participé en 2009, il sera épaulé au moins sur les deux premièrs Acts par Loick Peyron, qui prendra la barre de Zoulou.

Une huitième équipe sera dévoilé prochainement.

Du côté des barreurs, Pierre Pennec, Ian Williams, Roman Hagara, Pierre Pennec, Leigh McMillan reprendront leur place. Ernesto Bertarelli prendra quand à lui la barre d'Alinghi, celle d'Oman Air est confiée à Morgan Larson.

Extreme Sailing Series 2012
Équipe / nationalité / skipper / nationalité

Alinghi (SUI) / Ernesto Bertarelli (SUI)
GAC Pindar (GBR) / Ian Williams (GBR)
Groupe Edmond de Rothschild (FRA) / Pierre Pennec (FRA)
Oman Air (OMA) / Morgan Larson (USA)
Red Bull Sailing Team (AUT) / Roman Hagara (AUT)
The Wave, Muscat (OMA) / Leigh McMillan (GBR)
ZouLou (FRA) / Erik Maris (FRA)
Annonce d'une 8ème équipe début février



MOD 70 : 23/01/12
Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29 août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des villes étapes.

Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande, après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit jours.

La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23 au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une remontée à destination dun port italien donnant sur la mer de Ligurie…


Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5 City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive, nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : “Cet European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison. Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont toujours riches et intéressants. ”

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : « Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du public européen. »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois ! Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et performants quelque soit le format de course. »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : “C’est une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et, aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia Environnement, on va se régaler, c’est certain !”


 © Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure, vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des courses magnifiques.”

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012 révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»

 Calendrier des escales :

Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre



America's Cup
:
17/01/12

L’équipe italienne a débuté hier ses navigations en baie d’Hauraki, l’équipage était mené par Mark Sirena, qui barrait déjà l’Extreme 40 aux couleurs de Prada cette année.

© Luna Rossa

Luna Rossa est installé dans la base d’Emirates Team New Zealand, les deux équipes devraient collaborer pour la mise au point de leurs AC72, des entrainements communs sont prévus sur les AC 45 pendant la première quinzaine de février, le catamaran devrait ensuite être transporté à Naples pour la première étape des America’s Cup World Series 2012, l’équipe poursuivra alors ses entrainements sur d’autres catamarans, à foils cette fois-ci, les SL33, peut être ceux de l’équipe néo-zélandaise qui les a équipé d’ailes rigides.



Extreme Sailing Series : 17/01/12

Les journaux locaux l'avaient annoncé il y a quelques jours, Mark Turner, PDG d'OC ThirdPole, qui organise les Extreme Sailing Series l'a confirmé aujourd'hui, l'étape anglaise des ESS 2012se déroulera à Cardiff du 23 au 27 août.

"Traditionnellement", les équipages des Extreme 40 se retrouvaient à Cowes devant un public nombreux assistant à la Cowes Week, les catamarans étaient une des classes phares de cet événement, les considérations économiques semblent l'avoir emporté cette fois-ci, les officiels gallois ayant semble-t-il perénnisé l'étape jusqu'en 2014.


Multi 50'
:
12/01/12

FenêtréA-Cardinal, les patenaires d’Erwan le Roux depuis 2010, ont annoncé aujourd’hui le rachat du Multi 50′ Crêpes Whaou ! 3. Ce trimaran dessiné par le cabinet VPLP et mis à l’eau en 2009 fait parti de la dernière génération des Multis 50′.

Erwan Le Roux, qui skippait jusqu’ici un trimaran de 1994, disposera désormais d’un bateau performant et optimisé  pour briller dans cette classe, qui plus est le marin connaît bien le multicoque puisqu’il avait supervisé la construction de celui-ci avant de gagner la Transat Jacques Vabre au côté de l’ex skipper  Franck Yves Escoffier.

Le trimaran va bientôt entrer en chantier afin de recevoir ses nouvelles couleurs avant d’entamer une saison qui comptera les grands prix, et la Transat Québec Saint-Malo qui partira le 22 juillet 2012. La première sortie aura lieu dans le cadre du Tour de Belle-Ile, organisé le 28 avril.
L’engagement porte jusqu’en 2014 avec comme objectif principal la Route du Rhum.

Erwan Le Roux, skipper : ” Ce sont de belles retrouvailles. Nous avons une trajectoire commune avec ce bateau. L’histoire est magnifique, maintenant il va falloir travailler pour lui faire honneurainsi qu’à mes partenaires et figurer dans les premiers. Ce trimaran est le résultat de toute l’expérience de Franck-Yves Escoffier et j’en ai effectué tout le suivi de construction, j’ai assisté à toutes les réunions de la conception à sa mise à l’eau. Ensemble, nous avons remporté la Transat Jacques Vabre 2009. Je peux donc dire que je le connais bien, même s’il faut que je le réapprenne. Mais je sais que je vais disposer d’un bateau marin, sympa et qui va vite. Je ne pouvais rêver mieux! “

Franck-Yves Escoffier  : « Il y a dix ans, Whaou ! a cru dans ce projet et m’a permis de courir avec un partenaire unique. Ensemble nous avons vécu de très beaux moments, souvent ponctués de victoires. Chaque mise en chantier d’un nouveau bateau a été une vraie aventure, chaque course a été unique. J’ai rencontré des gens extraordinaires avec qui est née une véritable amitié. Je pense notamment à Hubert Desjoyeaux, de CDK. Je ne me suis jamais lassé de naviguer sur ces Multi50 et j’espère bien y retourner. Je suis heureux que le bateau ait trouvé un acquéreur aujourd’hui et je ne doute pas qu’il continue à occuper les podiums ».

A noter, Crêpes Whaou qui a sponsorisé les trimarans de Franck Yves Escoffier pendant 10 ans reste partenaire minoritaire de ce nouveau projet.


America's Cup : 10/01/12

Confirmation de la rumeur qui courait depuis quelques semaines ce matin, Ben Ainslie, triple médaillé d’or olympique, neuf fois champion du monde et d’Europe, s’engagera sur les America’s Cup World Series pour les saisons 2012 et 2013 avec sa propre équipe.

Cette équipe s’alignera sur le circuit des AC45 à partir d’août 2012, donc après les JO de Londres auxquels le marin britannique participera en Finn. L’objectif de ce nouveau team est en fait une participation à la 35ème Coupe de l’America.

En effet, ce nouvel équipage ne brigue pas de participation à la 33ème America’s Cup qui se déroulera à San Francisco en 2013, puisque Ben Ainslie est lié par contrat au defender américain Oracle Racing. Le marin britannique intégrera donc le team américain à la fin des ACWS pour participer au développement des AC72, les catamarans qui seront utilisés pour la Coupe.

Cette équipe des ACWS semble donc entièrement financée par Larry Ellison ou Oracle Racing, Russell Coutts, CEO d’Oracle qui était présent à la conférence de presse, a confirmé l’implication du team américain dans l’engagement de cette équipe.

Ben Ainslie : “L’objectif, pour le moment, est de constituer une équipe pour mettre un pied dans l’America’s Cup dans le but de devenir un vrai Challenger pour la 35ème America’s Cup. Les AC World Series ont prouvé qu’elles sont des événements formidables et qui offrent de nombreuses perspectives aux potentiels partenaires ainsi qu’aux régatiers comme moi. Les AC45 sont fantastiques à regarder et ils sont extrêmement exigeants lors des régates.  Et sans aucun doute, les courses produisent les meilleures images ‘télé’ que je n’ai jamais vues, c’est pourquoi je pense que les AC World Series satisfont totalement à la fois les régatiers, le public et les sponsors. “



MOD 70 : 09/01/12

Les premières images du MOD n°4 appartenant au Gitana Team sont apparues aujourd’hui sur Facebook, d’abord sur le compte de Lorient Grand Large puis très vite sur la Page Officielle Multi One Design / Multi One Championship. L’armement du Baron de Rothschild a choisi pour ce nouveau trimaran une livrée blanche, celle-ci a été imaginée comme pour bon nombre de voiliers de course par Jean Baptiste Epron.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Sébastien Josse, le skipper de Gitana 15, et ses équipiers reprendront dès la semaine prochaine leurs navigations, ils rejoindront le Maroc pour une session commune d’entrainement avec Roland Jourdain et son équipage de Véolia. Ces navigations à Agadir permettront à l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild de combler leur préparation sur ce nouveau support. Des parcours côtiers et des sorties offshores sont prévues, sous l’oeil d’un entraîneur, Tanguy Leglatin, qui débriefera les sorties. La traversée retour du golfe de Gascogne s’effectuera en conditions de course, d’après les informations du team Véolia.

Les MOD devraient également s’étalonner sur les courses de printemps comme  le Grand Prix Guyader à Douarnenez, l’Armen Race, ou le Tour de Belle-île.

La saison officielle débutera avec la Krys Ocean Race au départ de New York le 7 juillet pour une arrivée prévue à Brest pendant les fêtes Tonnerres de Brest 2012.

L’année se clôturera sur le Tour de l’Europe dont les villes étapes seront dévoilées lors du salon de Dusseldorf le 23 janvier,  le teaser officiel nous en apprend cependant plus, le départ sera donné de Kiel, les trimarans devraient ensuite passer au nord de l’Ecosse avant de rejoindre la côte est de l’Irlande, la seconde étape emmènera les équipages vers le Portugal puis l’Espagne avant une étape dans le sud de la France puis au nord de l’Italie.


Maxis Multis : 09/01/12

Les nouveaux détenteurs du Trophée Jules Verne ont fait leur retour dans leur port d’attache hier à 18h. 3000 personnes avaient fait le déplacement sur les pontons de la BSM de Lorient pour accueillir les quatorze marins, leur patience a été récompensée après deux heures d’attente suite à une pétole inattendue entre Brest et Lorient.
L’aventure du maxi multicoque aux couleurs de la Banque Populaire va désormais se terminer, comme l’a dévoilé au Télégramme Chantal Petrachi, Dir Com de la banque. Le bateau sera très probablement mis en vente, comme l’est actuellement son prédécesseur Groupama 3 qui s’affiche à 4,5 millions d’euros, reste à trouver un sponsor prêt à repartir à l’aventure.


Les réactions des équipiers suite à ce Trophée Jules Verne

Thierry Chabagny :

” L’arrivée à Brest hier était un grand moment. C’était incroyable de voir autant de monde motivé, un samedi matin, en hiver, dans la rade. On a tous été surpris par l’engouement que ça a provoqué. Le passage de la ligne, la remontée du Four sont des endroits où je passe une quinzaine de fois par an, alors le fait d’y entrer avec ce bateau là et d’en ressortir aussi vite quand d’habitude j’y passe quelques heures c’est hallucinant. De la même façon, la dernière journée et le fait d’être à midi au Fastnet et le soir à Ouessant m’ont aussi rappelé que ça faisait 45 jours que je naviguais sur une bombe, sur un bateau incroyable. Quand on est milieu de l’eau et qu’on fait des journées de 700 milles on s’habitue presque et quand on en fait une de 400, on est presque un peu déçu. Le fait d’avoir eu hier la côte prêt de nous et des repères précis nous a permis de prendre encore plus la mesure de la vitesse de ce bateau là. De plus, pratiquer beaucoup de solitaire m’a mis en évidence le fait que l’équipage est un exercice qui enrichit énormément, à la fois sur le plan technique et sur le plan humain. Cette aventure permet d’avancer en tant que marin et en tant qu’homme “. 

Pierre-Yves Moreau :

” Il y a une réelle satisfaction à arriver. Ca fait trois ans que je suis au sein du Team Banque Populaire sur ce bateau et un peu plus d’un an que je suis boat captain. Mon rôle à bord est de faire en sorte que le bateau soit prêt techniquement quand on prend la mer et c’est vrai que c’était ma principale inquiétude quand j’ai pris le départ, mis à part le fait que je n’avais jamais fait de tour du monde. Le parcours a forcément été différent dans la longueur par rapport à ce que j’avais vécu, pas dans la dureté. Ce n’est pas le plus dur que j’ai fait en navigation par contre j’ai pris énormément de plaisir parce qu’on arrive dans un projet comme celui-ci, à quatorze, à avoir vraiment des moments où on se repose, où on décompresse, où on peut franchement dormir. C’était très agréable sur ce bateau, avec en plus une ambiance exceptionnelle. Loïck a vraiment su donner un climat et un ton particulièrement agréables “.

Thierry Duprey du Vorsent :

” 45 jours de bonheur tout court, de bonheur à la barre, de sensations de glisse. 45 jours de cohésion d’équipage avec un skipper hors pair qui nous a vraiment mis en confiance. Personnellement je n’ai jamais été inquiété alors qu’on a quand même navigué dans des endroits qui nous on fait descendre bien Sud. On a navigué sereinement et gardé de belles images de glaces, d’îles lointaines comme les Kerguelen. J’étais le dernier arrivé à bord et même si on se côtoyait par la force des choses les uns les autres, sur différents circuits, je n’avais quasiment jamais navigué ni avec les uns ni avec les autres. Il y avait aussi ce challenge là pour moi, mais ça s’est superbement bien passé “.

Emmanuel Le Borgne :

Pour moi, si on partait de Brest, il fallait qu’on revienne à Brest quoi qu’il arrive, ne serait-ce que pour repasser le goulet. Le symbole est important et la boucle est bouclée. D’un point de vue plaisir sportif, c’est toujours un émerveillement de barrer ces bateaux là. Banque Populaire V est vraiment très costaud. En terme de fiabilité il y a un gros travail qui a été fait cette année par rapport à des petits soucis rencontrés l’année dernière et je suis agréablement surpris de voir que les quelques petits problèmes rencontrés auraient certes pu être préjudiciables pour la performance, mais jamais pour l’intégrité. C’est vraiment satisfaisant de revenir avec un bateau en très bon état et qui fonctionne encore. En tant que responsable médical je n’ai vraiment pas eu de boulot ; des petites choses courantes mais rien d’important à gérer. C’est plutôt une bonne chose parce qu’on se rend vite compte que si on avait dû faire des points de suture par exemple, je ne sais pas comment on aurait fait certaines fois, parce que le bateau volait littéralement. Je suis très content qu’on n’ait pas eu à essayer. L’avantage, c’est que ces bateaux vont maintenant tellement vite qu’on peut se permettre d’aller dans des zones où la mer sollicite moins la machine et les marins et donc en théorie on peut revenir dans un meilleur état “.

Xavier Revil :

” Je suis très très heureux d’avoir bouclé ce tour du monde. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau, beaucoup de plaisir à barrer ce bateau et à être avec toute l’équipe. C’est une page de tournée. Ce sont trois ans de travail et on est tous très content de pouvoir offrir cette victoire aujourd’hui. Ca ne change pas ma vie de marin, ça me confirme juste que ce que je fais, je l’aime et que j’ai envie de continuer. Ca ne fait que trois ans et demi que je suis dans la course au large, avant j’étais dans l’olympisme entre les bouées. Ce voyage de 45 jours  me prouve que j’ai vraiment envie de continuer dans cette direction. Je veux remercier l’équipe technique de Banque Populaire qui a fait un travail formidable. On a un bateau qui revient dans un état exceptionnel. On a des choses qui ne fonctionnaient pas qui ont fonctionné à merveille sur ce tour du monde, ça veut dire qu’on a progressé. Ce qu’on a fait pendant 45 jours l’est en grande partie grâce à la préparation du bateau. Il font intégralement partie de la performance, il faut vraiment leur rendre hommage “.

Jean-Baptiste Le Vaillant :

” J’avais fait tous les records à bord de Banque Populaire, mais pas les tentatives de Trophée Jules Verne. Cette année, les circonstances se prêtaient à un tour du monde pour moi et en plus c’était à l’invitation de Loïck Peyron qui est un vieux complice. C’était sympa de finir une histoire : participer au design du plan de voilure, faire les premiers essais et après ça faire le tour du monde… La boucle est bouclée et ce n’est pas si mal que ça. J’espère qu’il y aura d’autres histoires avec ce bateau parce que depuis la première journée j’ai pris du plaisir à naviguer à bord “.

Yvan Ravussin :

” C’est fantastique, c’est du pur bonheur ! Et puis ça fait du bien, c’est relaxant. Parce que de faire partie de ce projet depuis le début avec ces trois années de stand-by, toute la mise au point qui a été faite avec Pascal Bidégorry, a demandé de l’investissement. On a pris un pied gigantesque. On était une équipe géniale et je suis vraiment content de finir ça aujourd’hui dans ces circonstances. Je n’aurais jamais fait de tour du monde si ça n’avait pas été sur un bateau comme ça. J’aime la vitesse, je n’allais pas faire ça sur n’importe quel bateau. Si j’ai dit oui à l’époque à Pascal, c’est parce qu’il y avait ce bateau qui se construisait. Cette aventure a été quelque chose d’incroyable.”

A noter qu’Yvan permet aussi au Trophée Jules Verne de rester chez les “Ravussin”, puisque Steve, son frère était sur Groupama 3.

Florent Chastel :

 ” Trois Trophée Jules Verne à mon actif mais trois expériences différentes, parce qu’à chaque fois même si le parcours est le même, les conditions changent, les bateaux évoluent et celui-là est une machine de guerre. Pour mon premier Jules Verne, il y avait ce rêve de faire le tour du monde. Le deuxième, le bateau était plus fiable mais on n’a pas trop tiré dessus et en revanche on a eu des conditions météo de rêve. Là on arrive sur un bateau qui est vraiment abouti. C’est la première fois qu’on navigue sur des bateaux qui peuvent aller entre 35 et 40 nœuds sans souci. Sans que ce soit naturel, ça se fait bien. A côté de ça, j’ai eu la chance de participer à la conception du bateau et donc de donner mon avis sur mon domaine que sont les bouts. Le fait d’arriver au bout de cette aventure et de cette manière est une grande satisfaction. Je suis prêt à repartir et j’espère re-naviguer très vite sur ce bateau. C’est un très joli jouet “.

Frédéric Le Peutrec :

“Chaque Trophée Jules Verne n’est jamais exactement la même chose. Le challenge est toujours différent et pour ce qui concerne celui que nous venons de faire, nous avons eu la chance de naviguer sur une machine taillée pour. Le Jules Verne est une histoire d’acharnement qui tourne à l’obsession et qui prend beaucoup de temps. A titre personnel, depuis 2007, j’ai passé chaque hiver en stand-by, c’est un peu usant. Je suis ravi que cet hiver nous ayons pu partir et que cette tentative ait été couronnée de succès. Tous les barreurs ont pris un plaisir incroyable à barre de ce bateau dans une mer formée. Banque Populaire est très abouti. C’est un bateau magnifique, très complet ! “

Juan Vila :

” Je passais entre 14h00 et 16h00 à la table à cartes. Je sortais seulement pour les manœuvres. Paradoxalement, les 45 jours sont passés vite ! Nous étions en contact permanent avec Marcel, principalement par email. Nous utilisions le téléphone lors des décisions critiques, comme le pot au noir ou les Kerguelen. On échangeait nos idées et prenions toutes les décisions ensembles. C’était très intéressant de pouvoir échanger avec quelqu’un qui avait un regard extérieur sur notre progression. Je suis enchanté d’avoir fait partie de cette aventure et même si on savait que les gens suivaient notre progression, je ne m’attendais pas à voir autant de monde à notre arrivée à Brest. Cette arrivée restera mon plus grand souvenir et c’est la plus belle récompense pour l’équipe dans son intégralité “.

Brian Thompson :

” Plusieurs aspects nous ont permis d’obtenir ce record: la technologie du bateau et ses capacités, la météo que nous avons eu, mais surtout les hommes ! C’était vraiment un privilège de naviguer avec eux, et notamment avec Loïck, qui est un type adorable. Il est concentré et détendu en même temps. Il prend soin du bateau et de l’équipage, tout en gardant l’objectif à l’esprit. C’était très  intéressant d’être le seul anglais à bord d’un bateau de conception française issue d’une expertise 100% française et composé d’un équipage principalement français. C’était une immersion totale et je n’aurais pas imaginé que cela puisse aussi bien se passer. J’ai vraiment apprécié la façon dont ils savent pousser le bateau au maximum de ses capacités pour  aller très vite, mais le tout d’une manière très ‘safe’. Ils ont travaillé sur le projet pendant quatre ans et ils ont fait quelques ajustements. C’est toute l’équipe qui remporte le record d’aujourd’hui, y compris l’équipe technique. Pour moi le meilleur point de ce record était l’ambiance du bord. La gentillesse, l’humour et l’optimisme des hommes pendant 45 jours a vraiment été fantastique. Cela a vraiment joué dans cette victoire. Cela a été un privilège pour moi que de naviguer sur ce Trophée Jules Verne “.

A découvrir l’arrivée du maxi trimaran Banque Populaire V à Brest par Christophe Launay.



Maxis Multis : 08/01/12

Après 25 heures en situation précaire, avec une voie d'eau à l'arrière de la coque gauche, le skipper polonais Roman Paszke a réussi à amener son catamaran GEMINI 3 à bon port dans le port argentin de Rio Gallegos, il a été assisté par un remorqueur sur les derniers milles.

Roman Paszke a pu mettre son catamaran à sec aujourd'hui à l'aide de deux grues et d'un remorqueur, la coque babord contenait semble-t-il 5 tonnes d'eau, le séchage complet de celui-ci devrait prendre 2 à 3 jours, ce qui permettra à l'équipe technique d'évaluer les dégâts subis par le bateau.



Rappelons que Roman Paszke était le premier skipper à tenter le tour du monde contre vents dominants en multicoque, il se trouvait à quelques jours de mer du Cap Horn lors de l'avarie.

Maxis Multis : 08/01/12

L'équipage du trimaran Banque Populaire V a décroché le Trophée Jules Verne vendredi soir à 23h15 après 45 jours 13 heures 42 minutes 53 secondes de mer, les marins ont bouclé leur tour du monde après 29 002 milles à une vitesse moyenne de 26,51 nœuds.

Ces marins ont été accueilli par une foule nombreuse à Brest hier matin, ils seront de retour à leur port d'attache à la BSM de Lorient cette après midi vers 16h, pour un nouvel accueil triomphal.

En vidéos :  Interview de Loïck Peyron et l'arrivée du maxi trimaran à Brest

L'équipage du maxi a donc effectuée une superbe boucle autour du monde, maintenant le trimaran en avance sur le record de Groupama 3 sur l'intégralité du parcours.

Loïck Peyron, Juan Villa, Ronan Lucas, Thierry Chabagny, Yvan Ravussin, Pierre-Yves Moreau, Emmanuel Le Borgne, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Jean-Baptiste Le Vaillant, Brian Thompson, Thierry Duprey Du Vorsent décrochent leur premier Trophée Jules Verne, alors que Fred Le Peutrec entre dans le cercle des doubles détenteurs (Groupama 3 en 2010) et Florent Chastel des triples vainqueurs (sur Orange I et II en 2002 et 2005) de ce tour du monde.

Loïck Peyron, skipper du Maxi Banque Populaire V : " Ce ne sont pas seulement 45 jours de mer que nous venons de faire, ce sont des décennies de travail, des années d'engagement de la part de Banque Populaire dans la voile. Il faut rendre hommage également à Pascal Bidégorry qui a conçu ce bateau et à Hubert Desjoyeaux qui l'a construit et nous a malheureusement quitté il y a peu, et à toute cette équipe bien sûr. Ce genre d'histoire nous fait monter en pression pendant pas mal de temps et il faut être patient pour que ça retombe aussi. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir nous reposer les uns sur les autres. La confiance que nous avions les uns dans les autres fait qu'on est assez reposé paradoxalement. Etonnement, cette course n'est pas la plus fatigante. Tous les records sont fait pour être battus et celui-là le sera un jour où l'autre. S'il y a un bateau pour le battre, c'est celui-là ! ".

François Pérol, Président du Groupe BPCE  :" Cet exploit d’un équipage de quatorze hommes aussi talentueux que résolus constitue un magnifique symbole de la vitalité et de la force de l’esprit d’entreprendre. Tous les collaborateurs se reconnaissent dans l’aventure collective de Loïck Peyron, de son équipage et toutes celles et ceux qui à terre ou en mer  ont participé depuis 5 ans à la réalisation de ce projet "

Yves Breu, Directeur Général de la Banque Populaire de l’Ouest : " L’histoire de ce projet, c’est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui anime Banque Populaire au quotidien, une banque audacieuse, qui stimule et encourage les initiatives : soutenir et accompagner dans la durée toutes celles et ceux qui ont un rêve, y croient, se donnent les moyens de le transformer en projet concret et le conduire à la réussite "

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et navigant : " Je suis content que nous décrochions ce record parce que je me dis que le travail paie et que ça fait du bien de s'acharner et de se dire qu'on va y arriver, d'y croire, de se battre pour que les choses évoluent. J'avais ce rêve de gosse de faire le tour du monde, passer le Cap Horn, aller dans le Sud, voir les immenses vagues, les douze mètres de creux dans l'Indien. J'ai été très touché par l'accueil ici à Brest. On avait la terre de manière épisodique et on savait que l'histoire avait l'air de prendre. Mais d'arriver ici et de voir la digue noire de monde, on se dit que c'est dingue. Je n'aurais pas rêvé une arrivée aussi belle. C'était beaucoup d'émotion pour nous, mais également du côté de l'équipe technique, c'est leur récompense aussi. Ils n'ont pas vu les Kerguelen mais ils ont vu ce monde. C'est une immense fierté pour eux et aussi pour notre partenaire parce que Banque Populaire fait de la voile par conviction mais c'est bien aussi quand ça paie. C'est magique, je garderai cette arrivée toute ma vie dans ma tête. J'étais convaincu que Loïck Peyron était quelqu'un de brillant. J'avais envie de travailler avec ce Monsieur depuis déjà longtemps et il est plus que brillant. Il est doué pour tout ! C'est un vrai leader, tout le monde a eu envie de se saigner pour lui et il a trainé le groupe derrière lui  "

Kévin Escoffier, responsable du bureau d'études et navigant :" Je savais que j'aimais beaucoup faire du bateau mais tu as toujours le petit doute quand tu pars 45 jours de te demander si tu vas toujours autant apprécier... Eh bien oui ! J'ai vraiment adoré chaque instant, à aucun moment je ne me suis dit : qu'est-ce que je fais là ? J'ai tout adoré, chaque moment je voulais que ça dure plus longtemps. C'est fantastique, ça me conforte d'autant plus dans ce que je fais, autant sur le plan technique que sur le plan marin. J'avais la casquette technique qui faisait que je me devais d'anticiper les problèmes parce que j'étais un ce deux qui connaissait le mieux le bateau en tant que responsable du bureau d'études ".

Marcel van Triest, routeur à terre :"Jusqu'à Bonne Espérance, tout s'est enchaîné correctement, avec le temps qu'on avait imaginé au départ de Ouessant et du vent tout le temps. Souvent l'Indien est un plat de résistance, pour nous ça s'est très bien passé. Il n'y avait pas de glaces et on pouvait plonger dans le Sud. Du coup on est passé au Sud des Kerguelen ce qui n'est pas très habituel avec un bateau comme ça. A l'Est de l'archipel nous avons rencontré notre deuxième épisode de glaces et la situation météo nous a permis de monter très Nord. Jusque là, tout s'était déroulé parfaitement. Après on a eu un Pacifique compliqué, avec l'hésitation de plonger Sud dans une mer très formée ou aller chercher une dépression qui tombait d'Australie. Ca s'est bien passé mais c'était déjà un peu complexe. Après on s'est trouvé avec ce vaste champ de glaces dans le Pacifique Sud et une météo pas coopérative pour la première fois. On a mangé notre pain noir et contourné une grande accumulation de glaces mais on a quand même accepté d'aller dans une zone où il y avait quelques icebergs. C'était jouable parce qu'on était au près, en décembre soit le plein été austral qui nous donnait donc 23 heures de lumière par jour. C'était quand même compliqué de gérer tout ça, on est presque aveugle au niveau glaces et dans cette histoire je suis le borgne ! J'en sais trop pour être ignorant et pas assez pour être tranquille. On s'est retrouvé ensuite derrière la fameuse dorsale et même avec Banque Populaire V on n'a pas pu la percer. On a vraiment tenté trois fois de la passer, mais c'était comme un vrai mur et la seule façon de se rapprocher du but c'était de longer le mur et de faire du Sud. Atlantique Sud, ça s'est très très bien passé. Sur la remontée, on fait un petit bidet qui n'était pas vraiment nécessaire, le seul reproche que j'ai peut-être à me faire. Dans le Nord, il y avait des milles supplémentaires à faire mais c'était un choix relativement simple à faire. On est content de ce qu'on a fait avec cette météo. J'ai longtemps pensé qu'on pouvait arriver en dessous des 45 jours, avec un Atlantique Nord normal on l'aurait fait. Un jour, en réunissant tous les éléments, je pense que les 40 jours seront tenables ".


Les réactions des anciens détenteurs :

Olivier de Kersauson : « C'est vraiment très bien ce qu'ils ont fait. C'est même exceptionnel. Je pense à Hubert Desjoyeaux qui en a construit quelques uns de ces bateaux exceptionnels. Le trophée Jules-Verne est un parcours ultime, c'est le record de référence. »

Franck Cammas : « Ils ont réalisé une première partie de tour du monde incroyable avec parfois plus de 2000 milles d'avance. Sur la seconde moitié, ils ont tenu le rythme pour finir avec plus de deux jours d'avance. C'est évidemment une super performance car c'est toujours compliqué de faire un tour du monde. A bord de bateaux qui vont aussi vite, il faut savoir tenir le rythme, les mener à la juste vitesse pour ne pas casser. L'équipage de Banque Populaire a su le faire et c'est du beau boulot. Il y a souvent eu de la frustration dans les trois dernières années. Je pense donc à ceux qui n'ont pas eu la chance de naviguer. Je tire aussi un énorme coup de chapeau à Ronan Lucas, le team manager. Entre la construction et la navigation, c'est lui qui s'est le plus impliqué dans ce projet. [...] On peut évidemment descendre sous les 45 jours avec Groupama 3 comme avec Banque Populaire. Il faut juste avoir cette part de réussite avec la météo et avec le matériel. [....] 

(Concernant Fred Le Peutrec, qui faisait parti de l'équipage victorieux sur Groupama 3 en 2010)  Fred n'avait rien à perdre. Bravo à lui. Il est de tous les beaux projets. C'est un super barreur qui sait aller vite, en finesse. »

Bruno Peyron : « De manière symbolique et émotionnelle, oui, je suis ravi. Toute la famille est contente, on en plaisante en disant qu'on va ramener à la maman un quatrième Jules-Verne à la maison. Le hasard a fait que j'ai été le premier à le lancer, et à chaque fois qu'on me l'a pris, je suis retourné le chercher. Là, Loïck me venge de Cammas, c'est très bien, et j'ai envie de dire que si on nous le reprend, on y retournera ! »

A lire également l'interview de Pascal Bidégorry, l'ancien skipper du maxi trimaran sur Sud Ouest, de Loïck Peyron sur Ouest-France et le Télégramme ; de Vincent Lauriot Prévost, architecte du bateau, qui revient sur les possibles améliorations du trimaran, toujours sur Ouest France.

 

Maxis Multis : 06/01/12

L'équipage du maxi trimaran Banque Populaire V ont battu  le Trophée Jules Verne aujourd'hui à 23h15, après avoir repassé la ligne entre Ouessant et le Cap Lizard.

Loïck Peyron et ses hommes auront bouclé leur tour du monde en 45j 13h 42min 53s, améliorant le record de l'équipage de Franck Cammas sur Groupama 3 de 2j 18h 1min 59s.

Ils auront parcouru 29 002 milles à une moyenne de 26,51 noeuds.

Maxis Multis
:
06/01/12

Loïck Peyron et ses treize hommes d’équipage : Juan Vila, Yvan Ravussin, Brian Thompson, Pierre Yves Moreau, Thierry Chabagny, Frédéric Le Peutrec, Emmanuel Le Borgne, Thierry Duprey Du Vorsent, Ronan Lucas, Jean-Baptiste Le Vaillant, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Florent Chastel, vont franchir la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne au large de l’île d’Ouessant ce soir dans environ 3 heures, au terme de 45 jours et probablement 14 heures de mer.

© BPCE

Ils devraient donc devenir les nouveaux détenteurs du Trophée Jules Verne ce soir, le trimaran Banque Populaire V et son équipage vont ensuite passer une dernière nuit en mer avant de rejoindre le port du Chateau à Brest demain au environ de 10h30, où le public pourra accueillir comme il se doit les marins victorieux.

Les marins profitent de vents portants pour ces cent derniers milles avec une moyenne de 30 noeuds, ce qui clôturera en beauté un superbe tour du monde et une belle saison pour le team Banque Populaire, Marcel Van Triest, qui a routé le bateau depuis la terre sera bien évidemment de la fête, seule inconnue, la présence ou non de Pascal Bidégorry qui a imaginé ce bateau conçu par le cabinet VPLP, avant d’être remercié par Banque Populaire suite à l’échec de la tentative l’année dernière (A lire, l’interview de l’ancien skipper sur le Télégramme, et de Vincent Lauriot Prévost, architecte, toujours sur le site du Télégramme).



Maxis Multis : 06/01/12

Le skipper polonais, qui avait quitté les Canaries il y a 23 jours pour une tentative de tour du monde “à l’envers”, a annoncé une avarie cette nuit.

Son catamaran Gemini 3 présente une voie d’eau de la coque babord, survenue dans des conditions très musclées avec plus de 50 noeuds de vent et une mer forte, les vagues étant estimées à plus de 5 mètres, Roman Paszke avait alors mis le cap sur le port argentin de Rio Gallegos.

© DR

Ce soir il se situe à moins de 100 milles du port argentin, et navigue à environ 13 noeuds ;  les services de sauvetage sont en alerte, avec un hélicoptère prêt à décoller, étant donné l’aggravation de la situation à bord du catamaran.

En effet, les pompes n’arrivent pas à endiguer la voie d’eau située à l’arrière de la coque. le skipper espère atteindre le port dans moins de 8 heures, ce qui lui permettrait de mettre en sécurité son bateau.

Saison 2011



Maxis Multis
:
28/12/11

Loïck Peyron et son équipage poursuivent leur remontée de l’Atlantique Sud sur le maxi trimaran Banque Populaire V, ils naviguent actuellement au près à 300 milles au large des côtes brésiliennes dans des conditions estivales avec les alizés après avoir connu une averse de neige il y a quelques jours.

Depuis leur passage du Cap Horn, l’équipage n’a cessé de creuser son avance sur le temps du record de Groupama 3 de 2010, qui avait subi un  Atlantique Sud difficile, ce soir le trimaran bleu possède 1060 milles d’avance grâce à une route plein nord et une trace depuis le Cap Horn proche de l’orthodromie, la suite s’annonce relativement bien pour les marins avec un Pot au Noir peu actif comme l’explique  Marcel Van Triest, routeur à terre : ” Nous sommes satisfaits de ce qui a été fait et maintenant c’est du tout droit jusqu’à la pointe Nord-Est du Brésil. L’avance va encore s’accroître dans les prochaines heures et c’est plutôt bien, parce qu’ensuite, nous aurons plus de milles à faire que Groupama 3. Le Pot au Noir ne se présente pas trop méchamment. Il faudra faire avec ce que la nature va nous proposer, nous n’aurons pas le choix. Ensuite, il y aura a priori deux routes possibles, une directe et une qui fera faire un grand détour pour éviter l’anticyclone des Açores. Nous étudions ça de près “.

Le skipper s’est également montré confiant pour la suite de ce Trophée Jules Verne : ” Ca ne se passe pas mal ! Nous allons rallier l’Equateur dans un temps relativement bon et la suite s’annonce encore mieux. Théoriquement, aujourd’hui nous avons près d’un jour de mieux à l’Equateur que le meilleur partiel de tous les temps encore détenu par mon frère Bruno. En ce moment, le vent est irrégulier, ça y est, on est dans les alizés. C’est très variable. On a entre 14 et 20 nœuds. Il y a beaucoup de grains. C’est un petit alizé léger et ça devrait rester comme ça jusqu’à l’Equateur. D’ici peu, on devrait raser les côtes brésiliennes au niveau de Recife, mais il faudra faire attention de ne pas être trop près parce que ça tamponne. Ensuite, ce sera le Pot au Noir et puis les mêmes alizés, mais dans le Nord ceux-là, avec, on l’espère, un angle de vent plus confortable “.

© BPCE


Maxis Multis : 23/12/11

Le skipper polonais a parcouru 2600 milles depuis son départ de Las Palmas il y a 9 jours, soit une moyenne d’environ 12 noeuds, il a effectué sa meilleure journée hier avec 413 milles au compteur et des vitesses de pointe à 23 noeuds.

Il navigue actuellement au large des côtes brésiliennes dans des conditions stables, Roman Paszke est en avance sur le temps de référence de Jean Luc Van Den Heede.

© DR

A lire, un excellent article d’Olivier Chapuis sur VoilesetVoiliers.com, concernant cette tentative de record autour du monde contre les vents dominants, avec notamment l’obligation de virer une île au nord de l’archipel de la Nouvelle Zélande



Maxis Multis : 23/12/11

Les quatorze marins constituant l’équipage de Banque Populaire V ont franchi le Cap Horn ce matin à 7 heures 50 minutes et 30 secondes ce 23 décembre (heure de Paris), après 30 jours 22 heures 18 minutes et 48 secondes de mer. La traversée du Pacifique n’aura pas été de tout repos pour l’équipage qui aura du faire face à une vaste zone de glaces à contourner, puis à une dorsale anticyclonique qui les a longuement ralentis, Banque Populaire V affiche donc un chrono de 10 jours 15 heures 7 minutes et 15 secondes entre la Tasmanie et le Cap Horn, ce record intermédiaire reste donc la propriété de Bruno Peyron et de l’équipage d’Orange II en 2005 avec un temps de 8 jours et 18 minutes.

Les conditions de mer étaient trop musclées pour un passage à vue du troisième cap de ce tour du monde, comme l’explique le skipper Loick Peyron : “ Il n’a pas été possible de passer plus proche du cap Horn, les conditions de mer qui sont déjà pas mal formées là où on se trouve, sont encore plus fortes du côté du caillou. Mais les jeunes impétrants du bord sont tous cap-horniers et ils sont ravis ! Les conditions nous permettent d’attaquer un petit peu, plus que ce qui était possible il y a une semaine ou dix jours, parce qu’aujourd’hui nous n’avons plus qu’une journée d’avance”.

© BPCE

Le retour du vent a permis à l’équipage d’allonger la foulée depuis hier, Banque Populaire V file donc à plus de 30 noeuds  à l’Est, vers la Géorgie du Sud, le skipper : ” Le vent va mollir toute la journée d’aujourd’hui et se renforcer demain, au Nord Ouest d’une dépression centrée sur la Géorgie du Sud. Une fois qu’on aura empanné, on va pouvoir faire du Nord et retrouver de la chaleur. Ce risque d’être la remontée à l’Equateur la plus rapide que j’ai jamais faite. A priori ce sera dans des temps meilleurs que celui de Franck Cammas et son équipage, et que le record absolu détenu par Bruno, mon grand frère “.

En effet Marcel van Triest, routeur à terre prévoit une remontée rapide vers l’Equateur, il donne également une estimation possible du temps de ce Trophée Jules Verne  : ” Ils vont avoir une mer relativement musclée et vont devoir faire ce crochet par la Géorgie du Sud. Demain matin, ils vont empanner et remonter plein Nord. Ce sera la journée des grands changements. Pour l’instant, ils devraient être très rapides jusqu’au large de l’Uruguay. Ensuite, il y a aura une transition au large du Brésil. Ils devraient arriver à l’Equateur entre sept et huit jours, ce qui est un temps très correct. Au final, il n’est pas impossible de s’approcher des 45 jours…”

Le maxi Banque Populaire V possède ce soir 560 milles d’avance sur le temps de Groupama 3.



MOD 70 :
23/12/11
  • La ville de Kiel, en Allemagne, accueillera du 29 août au 2 septembre la flotte des MOD70 pour la première escale de l’European Tour 2012. Le reste  du parcours sera révélée le 23 janvier prochain à l’occasion d’une conférence de presse lors du salon nautique de Düsseldorf.

Betfair, société de paris en ligne sera partenaire de cet événément.

Marco Simeoni, président de Multi One Design S.A. : « Les engagements de Kiel et de Betfair témoignent de l’intérêt du circuit MOD70 à l’international. L’Allemagne reste un marché porteur en Europe et une cible prioritaire pour la plupart des armateurs engagés sur notre circuit. De plus, les allemands ont toujours été des passionnés de voile et de grands événements sportifs. Cette escale promet donc d’être bien suivie par le public qui pourra assister à un superbe spectacle au cœur de la ville de Kiel ! »

  • Le MOD n°5, Spindrift Racing a rejoint le hangar de Océan Développement il y a quelques jours, le trimaran sera accastillé et recevra son circuit électrique et hydraulique. La mise à l’eau est prévue courant janvier, Yann Guichard prendra ensuite possession de son bateau avant d’intégrer sa nouvelle base à la Trinité sur Mer.
  • Le MOD n°4 Groupe Edmond de Rothschild, qui avait été mis à l’eau en octobre, a rejoint son hangar à Lorient pour un chantier d’hiver, au cours duquel le trimaran recevra sa décoration. L’équipe technique travaillera également sur l’aménagement intérieur. Sébastien Josse, le skipper a pu effectuer neuf sorties avant ce chantier, dont certaines en commun avec Michel Desjoyaux sur Foncia, qui a également entrepris un chantier d’hiver.

Maxis Multis
:
20/12/11

L’océan Pacifique n’en finit pas de ralentir l’équipage de Banque Populaire depuis 5 jours, après avoir été contraint de prendre une route très nord du fait d’icebergs présents en nombre, l’équipage du maxi trimaran est désormais bloqué par une dorsale anticyclonique.

© BPCE

Cette dorsale continue à se déplacer vers l’est et barre la route du bateau vers le Cap Horn, obligeant les marins à manoeuvrer afin d’optimiser la route du multicoque, la prochaine dépression en arrière de ce front ne devrait “embarquer” le bateau que demain, ce qui permettra de reprendre une route plus directe.

Loick Peyron à la vacation du jour  : “Ca manœuvre ! On vient juste d’empanner une deuxième fois depuis ce matin. On se bagarre dans des conditions compliquées. Nous sommes à un passage à niveau. En ce moment, nous avons 8 nœuds de vent, nous avançons à 11 nœuds et pas du tout sur la route. On risque de mettre au moins 24 heures de plus que prévu pour arriver au cap Horn, mais c’est vrai qu’entre le contournement par le Nord de la zone de glaces qui a entraîné la négociation d’une grosse dépression et maintenant cette dorsale, la situation n’est pas simple. Soit on arrive à passer devant cette dorsale dans quelques heures, ce qui m’étonnerait beaucoup, soit il faut faire avec jusqu’au Horn. C’est un vrai barrage entre deux dépressions, une devant nous et une derrière. Entre les deux, il y a ce petit morceau d’anticyclone. Ca va être relativement long… On sera plutôt au cap Horn le 23 décembre, dans la journée “. 

Le 3ème Cap devrait donc être franchi vendredi, avec une avance encore plus ténue sur le temps de référence, malgré tout l’Atlantique sud semble plus souriant que ce qu’avait connu l’équipage de Groupama 3 en 2010 : “On sent notre concurrent tout proche. On peut sentir son souffle froid ! En 2010, Groupama 3 était passé beaucoup plus Sud que nous dans le Pacifique, preuve qu’il y avait sans doute moins de glaces et là ils déboulent virtuellement à 28 nœuds. C’est sympa d’avoir ce type d’informations, ça fait frémir ! Mais on espère se refaire à partir du Horn, on se bagarre pour cela. Les conditions en Atlantique Sud ne semblent pas mauvaises même si elles ont tendance à se dégrader et on devrait avoir de meilleures conditions que celles qu’ont eu nos amis il y a presque deux ans “.

Le trimaran possède encore ce soir une avance de 780 milles sur le record.


Maxis Multis : 17/12/11
 

Le skipper polonais a quitté Las Palmas, son point de départ pour son tour du monde, le 14 décembre, avec pour objectif une circumnavigation contre les vents dominants en environ 100 jours (le temps à battre est celui de Jean Luc Van Den Heede sur le monocoque Adrien en 122 jours 14 heures).

Roman Paszke navigue actuellement au sud des îles du Cap Vert, après 72 heures de mer sur son catamaran Gemini 3, il devrait désormais mettre le cap sur les côtes brésiliennes. La position du bateau est à suivre sur le site Paszke360.

Les vitesses restent modestes pour un catamaran de 27m de long par 14 de large jusqu’ici, malgré tout le skipper est le premier à relever le défi d’un tour du monde d’est en ouest sur un multicoque.



Maxis Multis : 12/12/11
 
L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire 5 ont passé huit heures dans des conditions proches de la survie sur un multicoque de 40m. En effet par 56° Sud, les marins ont essuyé une violente dépression venant de Nouvelle-Zélande, qui a entrainé des vents de 40 nœuds et une mer désorganisée.

© BPCE

Dans ces conditions, la priorité était la préservation du matériel et de l’équipage, les hommes d’équipage ont donc réduit au maximum la vitesse du trimaran, avec la grand voile réduite à son strict minimum et aplatie au maximum pour diminuer la puissance.

Florent Chastel, numéro un/ régleur est revenu sur cette tempête à la vacation :” C’est en train de se calmer, la mer se range doucement. Nous allons pouvoir renvoyer un peu de toile. Mais pendant huit heures, il n’y a plus eu de place pour la course. On a surtout essayé de passer sans faire de mal au bateau. Nous sommes partis au près là dedans, puis nous avons attrapé la bascule et continué au reaching, à 90° du vent, une allure où le bateau accélère. Nous avons fini avec des paquets de mer impressionnants. Nous avons oublié un peu la performance et les réglages servaient surtout à ralentir le bateau. Petit à petit ça a adonné et le vent s’est calmé. On va pouvoir reprendre la course “.
Le bateau a franchi l’antiméridien, marquant la mi-parcours, pendant cette navigation musclée : ” Nous sommes passés de TU + 12 heures à TU – 12 heures dans nos références à bord. On file vers l’Est et c’est un peu comme si on accélérait le temps. On va le moins possible à l’avant, on évite. Quand c’est nécessaire, le barreur ralenti beaucoup le bateau, on s’attache et c’est un peu du crapahutage jusqu’à l’avant du bateau. A l’intérieur, il est difficile de dormir dans ces conditions. Quand les vagues tapent sur le carbone, ça fait caisse de résonance. Quand on est dans notre bannette, on est à deux centimètres d’un océan en furie “.

Le trimaran navigue désormais dans des vents plus faibles et une mer plus “rangée”, ce qui a permis à l’équipage d’accélérer la cadence, l’avance est ce soir de 1900 milles  sur le temps du record de Groupama 3.

Cependant la suite de ce Trophée Jules Verne ne s’annonce pas simple puisque les marins vont devoir éviter une zone de glace et se verront donc contraints de remonter au nord, comme l’expliquait Florent Chastel : ” On ne va pas descendre beaucoup plus car il y a pas mal de glaces, dont un très gros iceberg qu’on devrait approcher demain. La route Sud nous est un peu barrée. Descendre plus, ça devient la roulette russe “.

L’allongement de la route ne devrait pas permettre de poursuivre dans le même système météo, le routeur à terre prévoit donc une réduction de l’avance sur le tableau de marche de près de moitié est à prévoir d’ici au passage du Cap Horn, dans une semaine environ.

© BPCE


Maxis Multis : 15/12/11

Mark Turner a dévoilé au cours du World Yacht Racing Forum les 8 étapes des Extreme Sailing Series 2012, les régates auront lieu sur 3 continents, avec un retour dans les pays du Golfe, en Europe et en Asie, et une première un Act en Amérique du Sud.


The 2012 Extreme Sailing Series Venues

Les Extreme Sailing Series débuteront à Mascate, dans l’émirat d’Oman avant une nouvelle étape en Asie à Quingdao puis un retour à Istambul. De juillet à octobre, les équipages enchaineront quatre étapes européennes avec Porto, l’Angleterre (très probablement Cowes durant la Cowes Week), puis des retours à Trapani et Nice.

La finale de la saison se jouera au Brésil, terre d’accueil des Jeux Olympiques 2016, du 29 novembre au 2 décembre. P

Mark Turner, président exécutif de la société organisatrice OC ThirdPole : “Le circuit continue de refléter l’évolution du monde dans son ensemble, avec un équilibre est-ouest, différentes cultures et différentes langues, et des conditions de navigation très variées. La valeur commerciale des épreuves pour les villes d’accueil augmente chaque année, et cela se voit dans les évolutions du circuit pour 2012″.


Fleet lining up for a start in Istanbul, Turkey © Lloyd Images

 

Des partenaires (autres que MarinePool et GAC Pindar) seront annoncés en début d’année prochaine parallèlement à la liste des participants qui réunira des marins d’une douzaine de pays différents. Le numérus clausus devrait être de 8 , auxquels s’ajouteront des wildcard’proposés à de nouvelles équipes préparant une saison complète en 2013.

OC ThirdPole, la société organisatrice à travailler sur les dates des différents Acts afin de faire en sorte que les dates des Extremes Sailing Series soient les plus cohérentes possibles par rapports au reste du calendrier nautique et principalement avec le calendrier des America’s Cup World Series. En effet durant cette année 2011 certains Act des Extreme Sailing Series se sont déroulés en même temps que des régates sur AC 45, réduisant la visibilité des événements et obligeant les équipes engagées sur les deux circuits à engager une équipe B sur les ESS.

Mark Turner, président exécutif d’OC ThirdPole : “nous sommes fiers de nous tourner vers une sixième édition et fiers d’avoir offert un tel niveau de compétition sportive dans un format qui permet en plus de créer le spectacle. Il est parfois difficile de répondre aux besoins des différents protagonistes, les villes d’accueil, les sponsors de l’événement, les équipes et leurs partenaires, les marins, dont certains sont parmi les plus titrés du monde, les passionnés de voile, et le grand public qui découvre parfois ce sport pour la première fois. Mais c’est un défi qu’une équipe relativement petite mais enthousiaste a pris le pari de relever, et nous avons hâte d’organiser une excellente saison 2012, une fois de plus à travers différentes langues, différentes cultures et différentes contrées. Début 2011, nous avons pris le contrôle de la Classe Extreme 40 afin de développer conjointement les règles de l’événement et du bateau et garantir des chances de victoire plus équitables, ainsi que pour réduire les coûts de participation des équipes. Je pense qu’il reste encore beaucoup de choses à améliorer et à créer, sur chaque épreuve et en termes de communication, même si nous avons pu constater une augmentation significative de la valeur média cette année à travers nos différents supports et plateformes, notamment pour une couverture TV de qualité. Notre budget est assez limité comparativement à d’autres grandes épreuves labélisées ‘Special Events’ par l’ISAF (America’s Cup, Volvo Ocean Race er World Match Racing Tour) et nous devons bien calculer. Nous avons fait d’énormes progrès en 2011, mais nous pouvons encore mieux faire, notamment d’un point de vue visuel, avec la vidéo, car nous avons ici un produit exceptionnel et de formidables acteurs”.

Calendrier 2012 :

Act 1 : Mascate, Oman, du 28 février au 2 mars
Act 2 : Qingdao, Chine, du 19 au 22 avril
Act 3 : Istanbul, Turquie, du 7 au 10 juin
Act 4 : Porto, Portugal, du 5 au 8 juillet
Act 5:  Royaume-Uni, août
Act 6 : Trapani, Italie, du 13 au 16 septembre
Act 7 : Nice, France, du 18 au 21 octobre
Act 8 : Brésil, du 29 novembre au 2 décembre



Maxis Multis
:
12/12/11

Vingtième jour de mer pour l’équipage de Banque Populaire V, les marins possèdent toujours une confortable avance (2100 milles) sur le record de Groupama 3, ils naviguent actuellement au sud de la Tasmanie par 53° Sud, bénéficiant d’un vent d’Ouest de 30 nœuds et d’une longue houle leur permettant de plonger au sud est.
Ils ont fait leur entrée dans le Pacifique avec un nouveau record intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Sud de la Tasmanie (record de l’Océan Indien).
Loïck Peyron à la vacataion est revenu sur les conditions actuelles : ” L’état de la mer s’est amélioré. La houle devient très longue. On a passé un début de nuit très difficile avec une mer très courte. Il fallait ralentir pas mal, mais maintenant ça va. On n’a malgré tout pas pu éviter une chute dans une vague assez impressionnante ce matin, en battant certainement le record de vitesse instantanée du bateau en dépassant les 48 nœuds… et en chute libre. C’était plutôt Newton qui nous aidait qu’Eole . Il y a des creux d’une dizaine de mètres parfois, mais avec une très longue période, pas loin de 200 mètres, entre chaque crête. Ca rend les choses parfaitement maniables. Il n’y a que dans le Sud qu’on voit des périodes aussi longues. Les vagues avancent à une trentaine de nœuds, un petit peu comme nous, ce qui fait qu’on arrive vraiment à glisser dessus et c’est vraiment très joli “.

© BPCE

Le skipper expliquait également que l’équipage va poursuivre sa route au sud, vraisemblablement jusqu’à 56° sud, avant de devoir de nouveau faire route au nord pour éviter une zone où des icebergs ont été signalés : ” D’après les informations dont nous disposons, il n’y a pas de glaces dans les 48 heures qui viennent. En revanche, au milieu du Pacifique, on a déjà la position d’un certain nombre de « glaçons » dont un gros bébé de 7 kilomètres de long dont on sait pertinemment qu’il est en plein milieu mais beaucoup plus Nord, par 53°/54°. On va remonter tout doucement pour éviter cette zone de glaces qu’on a d’ores et déjà délimitée “. 

Avant cette zone de glaces, les marins vont devoir faire face à des conditions très musclées dans 48 heures : ” On sait qu’on va rencontrer des conditions difficiles dans 48 heures, juste après la Nouvelle-Zélande, en bordure d’un anticyclone. On va avoir des vents de Nord très très forts. On va être plein vent de travers avec 40 nœuds vraisemblablement. Il va nous être impossible de les éviter et ça ne va pas être très confortable parce que c’est l’allure où on ne peut pas ralentir, ou très difficilement. J’ai l’impression que ça va peut-être se terminer sous mât seul ou peut-être la grand-voile à trois ris, au minimum. Et puis tout de suite après, il n’y aura pas beaucoup de vent parce qu’il y a cet anticyclone. Pour l’instant, il y a une prévision d’une grosse dépression juste avant le cap Horn. A priori elle est une peu stationnaire dans cette zone. Mais on s’attend de toutes façons à tout à ces latitudes un peu complexes. Ca ne peut pas être une promenade de santé “.

L’équipage va donc profiter de conditions plus légères demain afin d’effectuer une inspection du trimaran et plus particulièrement du mât si les conditions de mer le permettent.


Maxis Multis : 12/12/11

Le skipper polonais, Roman Paszke et son équipage sont arrivés à Las Palmas samedi après un convoyage du catamaran de 27m depuis Lorient de 8 jours.

Le marin va pouvoir débuter le stand-by de sa tentative de record autour du monde contre les vents dominants, après avoir rencontré aujourd’hui un membre du WSSRC qui devait approuver les dernières formalités, il espère boucler ce tour du monde en 100 jours.

Extreme Sailing Series : 12/12/11

Les Italiens de Luna Rossa ont remporté hier la dernière épreuve des Extreme Sailing Series et le titre de champion 2011 de la série. Max Sirena, Paul Campbell-James, Alister Richardson et Manuel Modena, ont été impérieux sur ce dernier Act reléguant le second, The Wave Muscat, à 45 points d'avance  à l'issue  des 35 manches courues à Singapour.

Les réactions du skipper, Max Sirena : "Je suis vraiment très heureux ! Nous y sommes enfin. Nous finissons l'année en beauté et je dois dire que c'était assez inattendu car nous n'avons pas très bien navigué dans la précédente épreuve. Tactiquement et côté manœuvres, nous étions à 100% et je suis très fier des gars à bord. C'est formidable pour l'avenir de l'équipe à long-terme. Nous sommes très, très heureux".

Le barreur Paul Campbell James remporte donc son second titre en deux ans après sa victoire avec The Wave Muscat l'année dernière.


© Lloyd Images

Les grands perdants de ce dernier Act sont les français de Groupe Edmond de Rothschild, ils étaient dans la course au titre face à Luna Rossa, mais ce dernier rendez-vous s'est révélé catastrophique pour l'équipage du Gitana Team avec une septième place sur cette épreuve, mais malgré tout une belle deuxième place au général.

Les réactions de l'équipage :

Pierre Pennec, barreur de Gitana Extrême : « Il y a forcément un peu de déception sur la façon dont s’est déroulé ce Grand Prix d’autant plus que nous l’avions bien commencé en remportant deux manches dès la première journée. Mais nous n’avons pas su conserver ce niveau de jeu durant les cinq jours de compétition. Notre adversaire, Luna Rossa, a lui très bien navigué et a survolé les débats, ce qui lui permet de remporter le championnat. C’est amplement mérité, ils ont été très forts, plus forts que nous. En mettant de côté ce dernier Grand Prix et en parlant plus généralement de la saison, je suis satisfait de cette deuxième place. Nos adversaires étaient vraiment redoutables et nous sommes parvenus à faire de très belles choses et à les laisser derrière nous plusieurs fois au cours de la saison. Lors des neuf évènements nous avons disputé 300 régates. L’Extreme Sailing Series est un circuit très spécifique avec des petits parcours donnés sur des plans d’eau atypiques au cœur des villes : je crois que le mot qui le résume le mieux est Intense ! Pour moi, cette intensité est comparable à une journée de « final race » sur les JO, mais c’est le cas chaque jour et les Grand Prix comptaient cinq jours de régates …

Personnellement, cette saison m’a appris beaucoup de choses, j’ai retrouvé beaucoup de sensations à la barre et j’ai encore de nombreuses choses à montrer ; cela faisait dix ans que j’attendais une telle opportunité. J’ai eu la chance d’être à la tête d’un équipage très fort tant physiquement que techniquement et humainement : notre groupe a toujours très bien fonctionné. Cette cohésion nous a permis de nous surpasser même si, ici, cela n’a pas suffi. Je tiens vraiment à les remercier de leur confiance et de leur travail. Mes remerciements s’adressent naturellement avant tout à Ariane et Benjamin de Rothschild qui m’ont offert une chance incroyable en me confiant la barre de leur bateau. Ils nous permettent de vivre notre passion à 100 %.»

Hervé Cunningham, n°1 : « Il y a un petit goût de déjà vu dans cette deuxième place mais le circuit 2011 n’est pas vraiment comparable à nos précédentes participations tant au niveau du plateau que de la durée de la compétition. Durant cette semaine de compétition à Singapour, nous n’avions pas les armes pour lutter contre Luna Rossa. Notre deuxième place au classement 2011 scelle néanmoins une belle saison de navigation. »

Christophe Espagnon, régleur de Grand Voile : « Nous sommes des compétiteurs et la victoire était à notre portée donc la première sensation est bien sûr la déception. Mais si l’on regarde la saison dans son ensemble, c’est un sentiment de satisfaction qui s’en dégage. Ce fut une très longue saison qui a réclamé beaucoup de concentration. Nous avons certainement manqué de régularité mais chaque évènement est à part et propose un scénario unique. Notre équipage a montré de belles choses, alors même si nous devons encore travailler, je crois que nous avons encore une belle marge de progression.»

Thierry Fouchier, régleur des voiles d’avant : « Malgré ce que l’on peut penser, nous sommes arrivés à Singapour conscients de l’enjeu mais relativement détendus. Notre deuxième place ne doit rien à une pression mal gérée. Par contre, nous avons manqué de réussite et nous sommes passés à côté de beaucoup de choses. Luna Rossa n’a pas failli et il mérite la victoire finale. Nous allons devoir débriefer entre nous pour comprendre ce qui nous a manqué et aller très vite de l’avant. »


© Lloyd Images

Emirates Team New Zealand, termine second de cette dernière étape et troisième au général , après avoir survolé le début de saison, Dean Barker et les autres kiwis ont été moins performants en seconde partie de circuit, l'équipage étant probablement plus concentré sur le circuit des America's Cup World Series, même cas de figure pour Artemis Racing, qui n'a pas participé aux deux derniers grand prix, pour se concentrer sur sa préparation à la prochaine Coupe de l'America.

Dean Barker, barreur dETNZ : "L'épreuve de Singapour a été particulièrement difficile, Luna Rossa a vraiment été très bon dans ces conditions et la bagarre était rude pour grimper sur le podium. Nous avions bien commencé la saison, en tête du circuit après quatre épreuves, puis nous avons eu quelques coups durs en milieu de saison. Nous savions en arrivant ici que nous ne pourrions pas faire mieux qu'une troisième place au général".


© Lloyd Images

The Wave Muscat termine quatrième au général devant Alinghi, qui aura alterné le bon et le moins bon.

A noter sur cette épreuve de Singapour, la présence d'un équipe française the first club, qui termine à la dernière place du classement, mais qui a montré de belles dispositions pour l'exercice avec plusieurs victoires de manches. L'équipage mené par Sébastien Col espère pouvoir s'aligner l'an prochain sur le circuit avec l'équipe All4One/K Challenge, cette participation pourrait être favorisée par l'annulation de l'Audi Med Cup, épreuve sur laquelle l'équipe engageait un bateau

Franck Citeau, régleur de voile d'avant : "La démarche est bonne et ce que nous avons fait est de bon augure pour la suite, même si nous n’avons pas bien marché en terme de résultat final. Il y a eu des moments durs où l’on a su relever la tête, des moments où l’on a pris du plaisir, donc cela a été assez complet"

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Cette cinquième saison des Extreme Sailing Series  s'achève donc après 301 manches courues sur neuf plans d'eau à travers le monde, les épreuves ont accueilli au total 287 000 spectateurs qui ont pu vivre la course au plus près de l'action grâce à son format "stade nautique" avec des manches courtes, rapides et variées, allant de la régate en flotte au match-racing en passant par les duels de vitesse pure.

Le programme 2012 du Championnat Extreme 40 sera dévoilé demain au cours du World Yacht Racing Forum.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après neuf épreuves

  1. Luna Rossa (ITA) – 80 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 73 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 69 points
  4. The Wave, Muscat (OMA) – 67 points
  5. Alinghi (SUI) – 66 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 61 points
  7. Oman Air (OMA) – 53 points
  8. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 303points
  10. Team Extreme (EUR) – 21 points
  11. Niceforyou (ITA) – 18 points


Maxis Multis
:
10/12/11

L’équipage du Maxi Banque Populaire V a de nouveau décroché un temps de référence sur le Trophée Jules Verne en accrochant le chrono Ouessant-Cap Leeuwin en 17 jours 23 heures 57 minutes et 18 secondes de mer, améliorant le chrono de Groupama 3 de 3 jours 14 heures et 24 minutes.

Les hommes naviguant sur le trimaran possèdent donc plus de 72 heures d’avance sur le temps du record soit 2200 milles. Loïck Peyron, le skipper, est revenu sur cette performance lors de la vacation  : ” Nous sommes forcément très satisfaits de ce nouveau record et puis le temps lui-même est significatif. C’est un peu comme 9,99€… on fait tout en 17 jours 23 heures et pas tout à fait 18 jours ou encore 11 jours 21 heures et 48 minutes pour Bonne Espérance. Les chiffres sont symboliques. Mais pour le moment, les conditions ne sont pas si favorables, la performance de ce bateau, en revanche, est incroyable ! C’est Yvan Ravussin qui était à la barre en passant Leeuwin, c’est donc un record suisse! “

Depuis 48 heures, la route du trimaran avait pris du nord et s’est rapproché de l’Australie, afin d’éviter une zone de glaces, malgré tout l’équipage va devoir plonger au sud ce soir pour couper au plus court et rester dans le même système météo, malgré une tempête qui sévit au sud.

© BPCE

Loïck Peyron : ” Nous en avons fini avec l’Indien et nous avons passé la frontière avec une petite tempête assez sympathique. On y va tranquillement. On va empanner avant la fin de cette journée et aller dans cette tempête et une mer très formée. On va essayer de passer devant. On est obligé parce que sinon on va enchaîner avec pas de vent du tout dans l’anticyclone. On va arrondir un peu. En terme de terrain , ça va devenir un peu cassant. Mais en laissant passer un peu, on devrait avoir la mer dans le bon sens. Pour le moment, ce que nous avons n’est pas de la houle. C’est de la petite mer pas terrible. C’est une fréquence courte qui fait qu’on ne peut pas accélérer vraiment. Nous allons partir plus Sud, avec une mer plus creuse et plus de vent. Les quelques jours à venir ne vont pas être faciles. Nous allons théoriquement descendre assez Sud et passer pas très loin de l’île Macquarie, au Sud de la Nouvelle-Zélande. Les conditions vont être assez musclées pour les 48 prochaines heures, vraisemblablement ce qu’on aura rencontré de plus fort depuis le départ “.

Les deux prochains jours s’annoncent donc stressant pour l’équipage qui sera plus que jamais à l’écoute du bateau, malgré le potentiel exceptionnel du bateau, les marins doivent brider son potentiel pour poursuivre leur tour du monde en sécurité comme l’expliquait Xavier Revil : Si on se laisse aller, on atteint facilement les 40 nœuds. Mais on se limite à 35 nœuds pour rester dans des vitesses raisonnables et pour que le bateau ne souffre pas. Dès qu’on lofe un peu trop ou qu’on serre un peu trop les angles, Banque Populaire s’emballe. On pourrait aller tout le temps à 40 nœuds, mais ce serait prendre beaucoup trop de risques. Il y a un monde entre 35 et 40 nœuds. A partir de 38 nœuds, l’eau devient très dure, le bateau ricoche sur toutes les vagues. Ca tape vraiment dur et c’est limite vivable à l’intérieur “.


Extreme Sailing Series
:
10/12/11

L'équipage de Groupe Edmond de Rothschild mené par Pierre Pennec a perdu quasiment toute chance de remporter les Extreme Sailing Series aujourd'hui à Singapour.

En effet les hommes du Gitana Team ont peiné à trouver leurs marques dans des conditions qu'ils affectionnent pourtant habituellement, vent établi aux alentours des 10 nœuds sans orages cette fois-ci. Onze manches ont été lancées aujourd'hui, les français ont enchainé les manches en milieu et fin de peloton, alors que Luna Rossa trustait les podiums et prenait la tête du classement de cette étape, Groupe Edmond de Rothschild pointe donc à la 7ème place du classement provisoire et concèdent cinquante-huit points de retard sur leur adversaire pour le titre annuel.

Pierre Pennec, le skipper de Gitana Extreme : « Rien n’a été dans le bon sens ! Encore une fois, nous avons pris des mauvais départs. Notre adversaire, Luna Rossa, est très à l’aise dans les phases de pré-départ et vient toujours nous chercher pour perturber notre stratégie. C’est le jeu mais nous n’avons malheureusement pas su faire la même chose aujourd’hui. Cela vient certainement de notre communication à bord et je dois progresser pour que l’équipage puisse mieux anticiper mes choix. Mais les erreurs ont également été trop nombreuses durant les régates. Un certain manque de réussite et de mauvaises appréciations stratégiques nous coûtent très cher. »


© Lloyd Images

Red Bull rétrograde à la seconde place devant Oman Air et Emirates Team New Zealand, Alinghi fait un beau retour en cinquième place devant The Wave Muscat et l'équipage français. L'équipage mené par Sébastien Col sur Team Extreme, The First Club a de nouveau montré de belles capacités en remportant deux manches aujourd'hui.

Luna Rossa est donc en tête du Grand Prix de Singapour et bénéficie d’une confortable avance à la veille des dernières régates, la tâche s'annonce quasiment impossible pour Groupe Edmond de Rothschild doit impérativement finir devant les italienspour pouvoir gagner le championnat 2011.

Pierre Pennec  : « La première place va être vraiment très très difficile à aller chercher. Nous savons que beaucoup de choses peuvent se passer car demain nous allons également disputer beaucoup de régates mais le résultat ne dépend plus uniquement de nous… A bord, en tous les cas, nous allons tout faire pour que cette dernière journée de l’année soit placée sous le signe du plaisir. Nous allons essayer de naviguer comme nous savons le faire pour terminer sur une bonne note. Et puis, il ne faut pas oublier que nos poursuivants au général sont proches (Emirates Team New Zealand, Alinghi …) et selon comment se dessine la journée nous devrons quoiqu’il arrive protéger la deuxième place, ce qui en soit est déjà un très beau résultat.»


© Lloyd Images

Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la quatrième journée

  1. Luna Rossa (ITA) – 186 points
  2. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 151 points
  3. Oman Air (OMA) – 149 points
  4. Emirates Team New Zealand (NZ) – 146 points
  5. Alinghi (SUI) – 141 points
  6. The Wave, Muscat (OMA) – 140 points
  7. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 128 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 119 points
  9. Team Extreme - the first club™(EUR) – 108 points
  10. Team Tilt (SUI) – 103 points



Extreme Sailing Series
:
08/12/11

La bataille se poursuit à Singapour entre Groupe Edmond de Rothschild et les Italiens de Luna Rossa dans chaque course dans cette ultime étape des Extreme Sailing Series, car le titre de Champion 2011 est en jeu. Aujourd’hui c’étaient les Italiens qui prenaient l’avantage dans des conditions assez difficiles avec des bascules importantes. Mais il ne faut pas sous-estimer les Français, qui sous pression sont souvent revenus en force dans d’autres étapes de cette saison. C’est Red Bull qui domine encore à Singapour et qui garde la première place dans cette étape.


© Lloyd Images


A l'issue des neuf manches courues en deux jours, c'est Red Bull Extreme Racing qui pointe en tête du 9ème et dernier Act des Extreme Sailing Series 2011,Roman Hagara et ses hommes ont très bien débuté ce rendez-vous avec deux victoires, deux secondes places et une 4ème lors de la première journée, la seconde a été moins convaincante. L'équipe autrichienne est talonnée à 1 point par Team New Zealand qui retrouve son rang après quelques contre performances sur ce circuit, Luna Rossa pointe à la troisième place à deux points du leader et à un point d'ETNZ.

 Pierre Pennec et l'équipage de Groupe Edmond de Rothschild, avaient bien débuté cet Act avec une troisième place provisoire hier à un point de Luna Rossa, leur seconde journée a été plus difficile dans des vents faibles avec des phases de départ moins inspirées que la veille, les hommes du Gitana Team sont en lutte pour le titre avec Luna Rossa, comme l'explique le skipper du catamaran français, les phases de départ sont primordiales pour contrer leur adversaire :  « Je n’ai pas été performant sur les départs aujourd’hui et cela est pour beaucoup dans nos mauvaises manches. Sur cette finale, il ne nous suffit pas uniquement de bien nous placer sur la ligne car notre adversaire pour le titre cherche constamment à venir nous gêner sur les phases de départ. C’est le jeu mais c’est un paramètre supplémentaire à intégrer et sur lequel je dois m’améliorer. La morale du jour est aussi que nous ne sommes pas uniquement deux sur l’eau et qu’il faut également que je soigne notre placement par rapport au reste de la flotte. Le bilan de la journée n’est pas positif en termes de places mais il est loin d’être rédhibitoire question points. Il nous faut rester calmes et concentrés car il reste trois jours. Les bateaux du haut de tableau sont très proches les uns des autres et de nombreuses cartes restent encore à distribuer »

Paul Campbell James, barreur de Luna Rossa a donc réussi à mettre en difficulté son adversaire qui pointe ce soir à la 5ème place du provisoire avec 9 points de retard sur le catamaran italien. Le nouveau skipper d’Oman Air, Chris Draper réussit ses débuts et s'intercale en quatrième position. Alinghi mené par Yann Guichard est sixième.

Les deux équipages du Team Tilt et de Team Extreme sont aux deux dernières places, les français menés par Sébastien Col sur Team Extreme ont cependant terminé en beauté cette journée avec une victoire de manche.


© Lloyd Images

Il reste donc trois journées de régates aux français du Gitana Team pour tenter de remporter le titre cette année.

Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la deuxième journée

  1. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 64 points
  2. Emirates Team New Zealand (NZ) – 62 points
  3. Luna Rossa (ITA) – 61 points
  4. Oman Air (OMA) – 55 points
  5. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 52 points
  6. Alinghi (SUI) – 51 points
  7. The Wave, Muscat (OMA) – 46 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 43 points
  9. Team Extreme - the first club™(EUR) – 34 points
  10. Team Tilt (SUI) – 27 points


Maxis Multis : 08/12/11

Seize jours après le départ de Ouessant,l'équipage de Banque Populaire 5 a déjà avalé la moitié de l'océan indien ; le Cap Leeuwin devrait être franchi dans moins de 48 heures, avec une avance probable de 3 jours sur le temps de référence de Groupama. L'avance sur le record s'élève ce soir à 2100 milles, le skipper est revenu sur les capacités exceptionnelles du trimaran lors de la vacation d'hier : « Nous sommes aux commandes d’un véritable avion de chasse et il suffit de tirer sur les bonnes ficelles pour atteindre un incroyable niveau de performance. Banque Populaire V dispose d’un incroyable potentiel, qu’il a déjà prouvé, à de nombreuses reprises, en décrochant la quasi-intégralité des records, et il ne manque plus que ce gros trophée ! La seule chose qui nous freine est l’état de la mer. Au vu des dimensions du bateau, cela peut vite être dangereux structurellement, notamment quand le flotteur au vent tape brutalement. Nous effectuons donc nos routages en fonction de ces paramètres. »


Frédéric Le Peutrec, détenteur du record sur Groupama 3 et chef de quart est revenu sur les conditions actuelles lors de sa première vacation depuis le départ : " Nous avons de belles conditions, tout va bien ! Pour une fois, la première depuis notre entrée dans le Sud, nous profitons d'une belle journée ensoleillée, avec un vent mou ce matin, mais qui s'est finalement correctement établi. Nous sommes sous grand voile haute et gennaker, tribord amure et nous faisons actuellement un bord au Sud Est. Nous faisons des milles qui ne coûtent pas cher ! Jusqu'aux Kerguelen, nous étions sur une trajectoire en ligne directe. Depuis, nous avons un vent d'Ouest et nous sommes vent arrière, ce qui nous oblige à tirer des bords avant de pouvoir repartir en route directe vers l'Australie. On est à 140° du vent. Il y a 18 nœuds et nous avançons à 25/30 nœuds. Ce n'est pas très vite. En dessous de 30 nœuds ça n'émeut plus personne à bord ! "
Fred Le Peutrec a également pu établir une comparaison entre Groupama 3 et Banque Populaire 5 : " Quand on fait l'effort de contraction de la distance et du temps, c'est fabuleux ! Aujourd'hui, on parle de Leeuwin et en 2010, avec Groupama 3, à ce stade du record, nous étions en sortie de Bonne Espérance"


Les marins du trimaran bleu sont donc contraints d'enchainer les empannages tout en veillant à ne pas descendre trop sud, puisque des glaces y sont signalées (au delà des 49° Sud). 



Maxis Multis : 05/12/11

Roman Paszke, le skipper polonais qui avait participé à The Race, prépare actuellement une tentative de record autour du monde en solitaire d’est en ouest (contre vents et courants dominants). Il compte s’élancer sur son catamaran de 27 m GEMINI 3, il avait choisi Lorient pour ses navigations d’essais.

Il devait quitter le port breton la semaine dernière afin de rejoindre Las Palmas aux Canaries, qui sera le port de départ de son tour du monde (le WSSRC n’exige qu’une distance minimale et deux passages de l’équateur pour valider un temps autour du monde à savoir 21600 milles), ce projet est ambitieux puisqu’il n’a jamais été tentée en solitaire sur un multicoque, d’autres marins espèrent également s’élancer sur ce parcours (Philippe Monnet sur l’ancien B&Q/Castorama).

Le temps à battre est celui de Jean-Luc Van Den Heede,  en 122 jours 14 heures 3 minutes et 49 secondes sur le monocoque Adrien, Roman Paszke espère boucler sa circumnavigation en 100 jours.

Le catamaran semble être en bien meilleur état que lors de son dernier passage en mars dans le port de la BSM, un refit a probablement été réalisé, le skipper semble également être soutenu par plusieurs partenaires (TV polonaise, Renault, fournisseur d’énergie…).


©Paszke360

D'autres photos sont disponibles sur l'Histoire des Halfs.

Maxis Multis : 05/12/11
Loïck Peyron et son équipage poursuivent leur route vers les Kerguelen, l’océan Indien s’avère relativement clément avec une mer peu formée, cependant les hommes de Banque Populaire 5 ont dû réaliser deux empannages pour se recadrer sur la route sud pour aborder au mieux le passage de l’archipel des terres australes françaises qui devrait avoir lieu dans 48 heures.

Thierry Chabagny : ” Le vent est soutenu, c’est monté un peu. On a en ce moment entre 27 et 29 nœuds de vent de Nord Ouest. On fait un cap à l’Est très rapprochant. La mer n’est pas trop formée donc on va vite. Le bateau glisse bien. Ca a l’air de fraîchir un petit peu donc on va peut-être changer de voile à l’avant et passer sous petit gennaker pour garder une vitesse plus constante et avoir des accélérations moins violentes pour préserver un peu le bateau. Les conditions sont idéales, si ce n’est que le ciel est bas, que c’est brumeux, qu’on ne voit pas grand chose et qu’il commence à faire vraiment froid dehors. J’étais obligé de barrer avec les gants tout à l’heure parce que je commençais à avoir l’onglée. Le fait d’être descendu dans le Sud, nous a fait sentir la différence en termes de température, à la fois de l’air et de l’eau. L’eau est à 7°, l’air est à 8/9°, mais avec les 35 nœuds de vent apparent qu’il y a dehors, tu as vite froid et on sait qu’on est encore loin de ce qu’on va avoir de pire dans les 48 prochaines heures “.

© BPCE

La suite de ce tour du monde pourrait s’avérer plus contraignante puisque des glaces ont été signalées à l’ouest des Kerguelen, comme l’explique le skipper, Loïck Peyron : “Il y a pas mal de glaces. Il y a notamment une zone un peu bizarre dans l’Ouest des Kerguelen qui nous inquiète un peu. On nous a également signalé un immense champ d’icebergs après les Kerguelen il y a quelques jour. On est dans du vent qui va forcir un petit peu, c’est toujours du vent portant. On va faire une jolie courbe sous les Kerguelen et après ça va mollir un peu, à l’approche de cette grande zone de glaces. Puis ensuite il y aura une grande dépression à contourner sous l’Australie, où on risque de remonter assez proche des côtes australiennes pour éviter le plus fort du vent et on replongera avec plaisir dans le Grand Sud, sous la Nouvelle-Zélande. A priori on va dessiner une sorte de grand S dans l’hémisphère Sud “.



Le passage du Cap Leeuwin est prévu dès le week end prochain, ce qui permettrait à l’équipage de décrocher de nouveau des records intermédiaires.


Maxis Multis : 04/12/11

Le maxi trimaran Banque Populaire V a passé la longitude du Cap de Bonne-Espérance ce matin à 07 heures 20 minutes (heure de Paris), après 11 jours 21 heures 48 minutes et 18 secondes de mer, Loïck Peyron et ses 13 équipiers battent donc un nouveau temps de référence depuis Ouessant améliorant l'ancien record de un jour et demi.

Leur avance ne cesse de croitre, les marins possédaient hier 1500 milles d'avance sur le record de Groupama 3, celle-ci se porte désormais à plus de 1800 milles.

Loïck Peyron est revenu sur cette descente expresse de l'Atlantique à la vacation du jour : " Ce record est presque indécent ! Il y a quelques dizaines d'années, douze jours était le temps que Charlie Barr avait mis pour traverser l'Atlantique, un record qui a d'ailleurs tenu très longtemps. Aujourd'hui, c'est à peine le temps qu'il nous a fallu pour arriver au Sud de l'Afrique. Mais il ne faut pas oublier que nous avons sous les bottes une machine exceptionnelle. Banque Populaire est un outil extraordinaire qui se sert de l'intelligence des hommes et du travail d'une équipe. Ce que nous venons de faire n'était pas envisageable il y a trois ans. Il a fallu optimiser le bateau et accumuler une expérience incroyable ".

L'équipage s'est recadré sur une route plus sud il y a quelques heures afin de se positionner au mieux pour le passage des Kerguelen, le flux qui porte le trimaran devrait s'affaiblir à l'approche de l'archipel, puis les hommes de Banque Populaire 5 devrait reprendre une route plus nord, puisque des zones de glace sont signalées après les Kerguelen.

Le skipper :  " Nous avons enfin empanné il y a quelques heures et nous sommes tribord amures. Nous n'avions pas manœuvré depuis les Canaries, ce qui est aussi un record ! La mer est très formée et il faut se bagarrer à la barre pour ralentir parce que c'est casse bateau. Nous longeons actuellement un front et nous allons tricoter un peu pendant encore quelques heures avant d'arriver aux Kerguelen, demain pendant la nuit certainement. Depuis quelques heures, les efforts sont colossaux, le bateau est très sollicité. Il faut faire attention. [...] Il y a ce long front au Nord duquel on glisse depuis quelques jours, le but est de s'en approcher et d'attendre que ça tourne. Les conditions vont se calmer, ça va devenir très léger vers les Kerguelen, dont on ne sait d'ailleurs pas encore si nous allons les passer par le Nord ou le Sud. Ce qu'on sait, c'est que la température de l'eau y est presque négative dans l'Ouest. Il y a une grosse zone d'icebergs après les Kerguelen. Nous allons remonter assez Nord pour l'éviter. Nous devrions être à Leeuwin dans une toute petite semaine. On bouclera sans doute l'indien en six jours, avec sans doute un nouveau record à la clé. Mais attention, ça peut être mou aux Kerguelen et un plus difficile derrière. C'est d'abord l'état de la mer qui fait qu'on est en avance ou pas, et pour le moment elle vient nous contrer. Mais a priori cette mer va devenir très favorable pour aller jusqu'à Leeuwin ".

Maxis Multis : 02/12/11
Loick Peyron et ses hommes naviguent actuellement par 44° Sud, dans un flux de Nord Ouest de 25-30 noeuds qui permet aux marins de poursuivre leur route vers le Cap de Bonne Espérance à 30-35 noeuds, ils possèdent ce soir plus de 1000 milles d'avance sur le record de Groupama 3.

Ce flux soutenu devrait accompagner le trimaran jusqu'au Cap, qui devrait être franchi en environ 12 jours, ce qui permettrait à l'équipage d'accrocher un nouveau record intermédiaire à leur tableau, l'absence de glaces ouvre une possibilité de plonger très sud afin de réduire la distance à parcourir, un passage sous les Kerguelen à 50-55° parait probable au vu des prévisions météos pour les jours à venir, l'écart avec le temps du record devrait encore grandir puisque Franck Cammas et ses hommes n'avaient pas pu descendre à de telles latitudes lors de leur Trophée Jules Verne.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Loïck Peyron, à la vacation du jour  :" Nous sommes au milieu de l'Atlantique Sud et ce n'est plus du tout la croisière. Depuis presque 24 heures, nous sommes dans les fameux 40èmes rugissants. Nous avons 30/35 nœuds de vent, une vitesse moyenne entre 30 et 35 nœuds, le tout dans une eau à 8° qui ne cesse de chuter. On peut dire qu'on est dans le grand bain. Nous avons sorti les polaires. On est déguisés en oignons et on va rajouter des couches au fur et à mesure. Nous avons vu les premiers albatros hier, de loin, mais ça marque quand même un peu les choses. [...] Nous faisons un travail, avec Marcel van Triest et Juan Vila, qui s'attache à éviter les zones de vent trop fort et de mer trop difficile. Depuis ces dernières 24 heures, la mer s'est levée et nous avons ralenti un peu pour essayer de ne pas sur-toiler le bateau. Nous sommes actuellement sous deux ris/trinquette. Globalement, nous sommes toujours en deçà de ce qu'on peut faire. La différence entre le potentiel du bateau et le rythme que nous tenons est d'autant plus importante qu'on ralentit facilement parce qu'on a de l'avance. C'est un petit matelas qui n'est pas encore assez gros, mais ça nous permet un certain confort".


Maxis Multis : 28/11/11
Après six jours de mer, l'équipage du Maxi-trimaran Banque Populaire V ont pu s'extirper du Pot au Noir en un peu plus de 24 heures, leur avance virtuelle avait nettement diminué, mais l'écart s'est creusé depuis la sortie de la zone de convergence, ce soir Loick Peyron et ses hommes comptent 145 milles d'avance et naviguent à 27 noeuds à 200 milles des côtes brésiliennes.

Ils ont décroché un premier record intermédiaire avec un temps entre Ouessant et l'Equateur de  5 jours 14 heures 55 minutes et 10 secondes, améliorant ainsi le meilleur chrono détenu par Groupama 3 depuis 2009.
Marcel van Triest, routeur à terre  : " C'était un peu serré pour battre le record absolu. On le bat d'ailleurs de très peu. Ca avait l'air très faisable au moment des Canaries et du Cap Vert, mais on a eu un Pot au Noir très actif et très long. Du coup, si battre le temps de Groupama 3 en 2010 était plus ou moins acquis, ça n'était pas le cas pour le meilleur temps ". 

La prochaine difficulté de cette descente de l'atlantique sud est l'anticyclone de Sainte-Hélène  qui semble se présenter sous les meilleurs auspices pour les 14 marins, le vent devrait progressivement adonner ce qui permettra un contournement express de ce système météo.

Jean-Baptiste Le Vaillant : " Ca commence à adonner tranquillement. On va faire le tour de l'anticyclone petit à petit. Ca va devenir plus confortable et ce sera plus facile de dormir. Nous ne sommes pas encore vent arrière et du coup nous avons une mer un peu de face qui fait que ça gigote un peu dans tous les sens. Mais on sait tous que ça ne va pas durer, que d'ici demain ce sera mieux. Alors on prend notre mal en patience. Ce sont les alizés brésiliens ! ".

© BPCE

Marcel van Triest : " A cette époque, c'est à dire relativement tôt, l'anticyclone de Sainte-Hélène est assez Sud, bien fort et bien gros, mais nous avons une bonne circulation autour. On ne peut pas couper le fromage mais on va avoir de bonnes conditions pour en faire le tour. Le vent va adonner petit à petit et devenir Est, Nord/Est à l'approche de l'anticyclone. Nous n'avons pas d'inquiétudes particulières ".




Maxis Multis
:
26/11/11

Loick Peyron et ses hommes ont effectué les quatre premiers jours de ce Trophée Jules Verne à haute vitesse, ils possèdent ce soir un peu moins de 300 milles d'avance sur le temps du record de Groupama 3.

Ils ont laissé dans leur sillage le Cap Vert la nuit dernière et devraient aborder dans les prochaines heures le passage du Pot au Noir. La cellule météo composée de Marcel van Triest à terre et de Juan Vila en mer, du skipper Loick Peyron et Ronan Lucas semblent avoir trouvé une porte d'entrée dans cette zone de convergence intertropicales.

Ronan Lucas : " Nous avons changé un peu de cap et de porte d'entrée dans le Pot au Noir. Les gourous des nuages nous ont trouvé un point de passage intéressant. Nous avions quelques craintes à ce sujet ces dernières heures. Toute la question reste de savoir comment passer des alizés du Nord à ceux du Sud. Nous avons donc opté pour une route plus à l'Est, qui nous donne également plus de vitesse. Nous allons aborder cette fameuse zone dans la nuit. Il y a toujours un peu de stress, avec parfois le risque de se retrouver bloqué, même si avec un bateau comme Banque Populaire V ce n'est jamais totalement le cas. Nous allons chasser les grains et jouer avec. Le radar sera allumé en permanence. Juan aura les yeux rivés sur ses écrans. Ce sera une navigation au degré près pendant quelques heures ".

© BPCE


Maxis Multis
:
22/11/11

L'équipage du maxi-trimaran Banque Populaire V s'est élancé ce matin  à 9h 31min 42s (heure de Paris) sur le Trophée Jules Verne, ils ont franchi la ligne de départ entre Ouessant et le Cap Lizard, après une nuit passée à attendre que des conditions favorables s'établissent au large du Finistère.
Les hommes ont rapidement trouvé un flux soutenu avec des vitesses supérieures à 30 noeuds, la première nuit de cette tentative de record sera sans aucun doute mouvementée pour les 14 hommes d'équipage.


 Loïck Peyron: " Nous avons eu des conditions de départ quasi idéales, avec un joli coucher de soleil en quittant Brest. L'équipe technique nous a remorqués jusqu'à minuit dans le Four car il n'y avait pas d'air et nous n'étions donc pas manœuvrant. Nous avons attendu pour avoir de bonnes conditions. Il y avait très peu de vent jusqu'à 3 heures ce matin et doucement, comme prévu, le flux de Nord est arrivé. Nous avons attendu qu'il atteigne une vingtaine de nœuds pour passer la ligne au ras des cailloux de Ouessant. Au moment de passer la ligne, nous nous sommes tous regardés et souhaité un bon voyage. C'était un beau moment, symbolique, et puis nous avons attaqué le vif du sujet d'entrée de jeu. On est un peu secoué depuis le départ, on se fait des gros sauts de vagues. On se fait déjà une petite moyenne au dessus des 30 nœuds depuis ce matin. Il faut aller vite, parce que ce record n'est pas facile à battre ! Nous allons avoir une première nuit difficile, avec beaucoup d'empannages dont certains au ras des côtes portugaises et dans du vent fort. C'est une nuit qui va nécessiter que tout l'équipage soit sur le pont. Nous allons alterner les quarts de deux heures. Avec un vent de secteur Nord, on s'attend à avoir pas mal de houle au large du Cap Finisterre, ajoutée à du trafic et des grains, ça s'annonce sportif."


Maxis Multis : 21/11/11
Les 14 marins du Team Banque Populaire devraient couper la ligne dé départ du Trophée Jules Verne cette nuit, ils ont quitté le quai du Port du Château à Brest vers 17h 30 tout à l’heure, pour aller se positionner au large de Ouessant en attendant de franchir la ligne dans la nuit.

B.STICHELBAUT/BPCE

 La cellule météo du Maxi Banque Populaire V, composée de Juan Vila (navigateur embarqué), Marcel van Triest (routeur à terre), Ronan Lucas (directeur du Team) et de Loïck Peyron scrutait cette fenêtre depuis plusieurs jours comme l’explique le skipper : «  Les fichiers météo reçus ce matin rejoignent les prévisions que nous avions. Il y a en effet un grand front, très étalé entre l’Irlande et le Portugal qui arrive et il serait fou de ne pas tenter de partir. Nous quitterons donc le port avant la tombée du jour, vraisemblablement vers 17h et attendrons tranquillement devant la ligne de départ. Car jusqu’aux environs de 20h, il y aura peu de vent et il ne sera pas assez bien orienté, nous allons donc attendre qu’il passe Nord/ouest et se renforce. Pour le moment, ce qui est certain, c’est que nous allons partir dans des conditions météo humides, avec un vent léger qui va très vite se renforcer au large du Cap Finisterre. Mais comme on ne peut pas tout avoir, ce vent fort ne sera pas parfaitement orienté, il nous faudra tirer des bords entre le Portugal et Madère.


L’anticyclone des Açores se décale bien, il devrait générer des alizés, pas forcément très forts, mais intéressants qui nous assureraient des moyennes relativement efficaces. Enfin, et comme je le dis depuis notre arrivée à Brest fin octobre, nous gardons à l’esprit l’éventualité d’un retour dans 2-3 jours si nous voyons que nous ne sommes pas dans les temps du record, car nous sommes encore en novembre, et avons par conséquent encore la possibilité de le faire. »


America's Cup World Series : 21/11/11

Après avoir remporté samedi le Match Racing Championship face aux français d’Energy Team, l’équipage de James Spithill s’est de nouveau imposé lors de la régate en flotte finale de dimanche et s’adjuge donc aussi la victoire du Fleet Racing Championship.

Les neuf équipages ont régaté hier dans un vent de 15 à 17 noeuds, avec des rafales approchant les 20 nœuds.

La course a été très disputée dès le départ, à la première marque, ETNZ passe en tête suivi d’Oracle Racing Spithill et des deux équipages français Aleph et Energy Team, pas de changement après le premier portant, à la porte, Energy Team choisit la droite du plan d’eau, tout comme Artemis Racing, ce qui s’avère payant puisque les deux bateaux pointent en tête au début du second portant, suivent Oracle Racing Spithill, Aleph, ETNZ et Team Korea ; Oracle Racing Coutts, pénalisé sur ce premier bord se portant se trouve relégué en dernière position.  Spithill trouve plus de pression au centre du plan d’eau et s’envole en tête, suivi par Team Korea et Energy Team qui semblait évoluer avec une voile de portant moins performante que les autres bateaux (code  0 assez plat), Artemis Racing passe en 4ème position mais le dernier empannage avant d’entamer le près s’avère catastrophique, l’AC 45 suédois est quasiment arrêté et le foc est twisté sur l’étai, les suédois enfournent ce qui libère le tour et leur permet de reprendre leur régate. Sous le vent Spithill passe en tête avec 30 secondes d’avance sur Team Korea, 35 sur ETNZ et une 40aine sur Energy et Aleph.

Avant le dernier portant Spithill a encore plus creusé l’écart avec 30 secondes d’avance sur ETNZ et Team Korea et 55s sur Energy Team, Aleph pointait à 1min15s, Team Korea perd plus de 200m suite à une manoeuvre ratée lors d’un empannage ce qui permettait aux deux équipages français se passer l’AC 45 coréen.

James Spithill s’imposait donc assez facilement devant ETNZ, la lutte était magnifique entre les deux équipages français sur le court bord de travers, Yann Guichard s’imposait sur le fil avec une seconde d’avance, Aleph terminait 4ème devant Team Korea, le grand perdant de cette régate. China Team évitait de peu le chavirage dans une risée sur ce même bord, permettant le retour d’Artemis, qui coupe également la ligne 1s avant son adversaire et termine donc en 6ème position devant China, Green Comm et Oracle Racing Coutts.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

James Spithill (USA), skipper ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons la meilleure équipe à terre. Les gars arrivent les premiers et quittent la base en derniers. Cela nous permet de nous concentrer sur la régate. Ici, nous avons eu tout un panel de conditions de navigation. Lorsque nous sommes arrivés à San Diego, nous nous attendions à avoir peu de vent, mais aujourd’hui c’est monté jusqu’à 17 nœuds et nous avons pu avoir une bonne vitesse. Nous avons réussi la « totale » [match racing and fleet racing] et maintenant nous voulons reproduire le scénario à Naples. »

Pierre Pennec (FRA), skipper Aleph (FRA) :
« C’est sympa de se retrouver avec mon équipier de 420 quand j’avais 15 ans sur une ligne d’arrivée d’America’s Cup mais Yann a un peu plus d’expérience en AC45 que moi. C’est la première fois que nous naviguons avec cette force de vent (16-17 noeuds). Nous avons fait plein de petites erreurs techniques donc cela donne envie de s’entraîner pour travailler la coordination à bord et pour pouvoir jouer avec les premiers. Le point positif c’est qu’avec aucun entraînement dans ces conditions, nous jouons quand même une bonne partie de la régate avec les teams qui connaissent très bien le bateau. »

Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« C’est bien de finir comme ça avec Aleph. Les deux bateaux français ont fait une belle semaine de régates. Personnellement, je suis très fier de notre équipe, très satisfait du résultat et surtout d’avoir pu montrer aux autres teams qu’il va falloir compter avec nous. Biensûr je vais continuer avec l’équipe. Le résultat sur cet événement est incroyable pour nous : nous finissons seconds hier en match racing et troisièmes aujourd’hui – c’est une grande surprise. On est encore loin des grosses équipes mais nous progressons chaque jour et nous allons mettre à profit ces quatre mois sans régate pour nous entraîner afin d’être fin prêts pour Naples (7-15 avril 2012). »

Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« San Diego fut un bel événement, avec des hauts et des bas pour nous, notamment une mauvaise demi-finale mais sinon, nous avons plutôt navigué. Aujourd’hui, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. Nous espérions virer devant Energy Team mais nous n’avions pas d’issue alors un gros bras de fer a débuté. C’est bien de conserver la tête du classement des World Series mais il y a encore du pain sur la planche, nous devons nous préparer plus, comme nous aurions dû le faire ici mais, globalement, nous sommes assez satisfaits. »

Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« Aujourd’hui, le génois s’est enroulé autour de l’étai lorsque nous repartions sur le bord de près. Nous avons essayé de revirer mais cela ne marchait toujours pas, nous avons donc abattu et la régate nous a échappée. Je dois sûrement des excuses à la TV car il y a eu des ‘bip, bip’ pendant un moment. D’un point de vue plus général, ce n’est pas le standard de qualité que nous attendons. Nous avons un très bon soutien logistique, un super design team mais nous n’arrivons à concrétiser nos efforts. Nous devons exiger encore plus de nous-mêmes et travailler dur pendant les prochains mois. »

Chris Draper (GBR), skipper, Team Korea (KOR) :
« Le futur s’annonce très prometteur pour Team Korea, nous avons beaucoup réfléchi à notre avenir cette semaine. Nous attendons avec impatience de savoir comment les choses vont évoluer et vers où nous nous dirigeons. « 

Charlie Ogletree (USA), skipper, China Team (CHN) sur l’arrivée à une seconde d’Artemis Racing :
« Nous avions nos chances mais Artemis a maintenu un sacré rythme. Au portant, j’ai été un peu lent pour border l’aile, le bateau a décollé sur une coque et ils nous ont mis un quart de longueur de bateau. Nous rentrons à la maison avec une longue liste de travail, et en profondeur. Nous espérons tous vous revoir à Naples. »

Vasilij Zbogar (SLO), skipper, Green Comm Racing (ESP) :
« Tous les jours, nous nous sentons mieux et nous pensons que nous pouvons pousser les choses un peu plus loin mais nous n’arrivons à mener assez proprement le bateau. Nous allons nous entrainer fort les quatre prochains mois et je suis sûr à 100% que vous verrez une équipe différente à Naples et Venice. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Coutts (NZL) :
« Nous avons eu des hauts et des bas. Nous avons remporté la première manche mercredi et nous faisons derniers aujourd’hui. Nous allons nous attarder sur ce qui a mal fonctionné. Jimmy (Spithill) à remporté les deux titres, nous avons donc une excellente référence. Nous avons encore beaucoup à faire si nous voulons continuer à pousser fort Jimmy. »

Résultats – San Diego Fleet Racing Championship

1. ORACLE Racing Spithill
2. Emirates Team New Zealand
3. Energy Team
4. Aleph
5. Team Korea
6. Artemis Racing
7. China Team
8. Green Comm Racing
9. ORACLE Racing Coutts



America's Cup World Series : 20/11/11

Yann Guichard et ses équipiers d'Energy Team se sont inclinés hier soir face à James Spithill sur Oracle Racing lors de la finale du Match Racing Championship

Lors de la première manche, les américains effectuent une manoeuvre limite lors du pré-départ, sans écoper de pénalité, les français partent cependant lancés et passent la première marque en tête, ils contrôlent ensuite leur adversaire sur le premier tour, James Spithill et ses hommes perdant quelques secondes sur chaque bord. Le tournant du match survient lors du 2ème près, Yann Guichard rompt la couverture de son adversaire et lui laisse la gauche du plan d'eau, ils virent de bord avec plus de 700m de décalage latéral, lors du croisement des deux AC45, Oracle Racing Spithill croise devant Energy Team, les français repassent le catamaran américain mais Spithill les bloque avant la marque au vent et les empêche de virer, le bateau français est très nettement ralenti et perd une centaine de mètres, ils réduiront l'écart sur le portant mais Oracle Racing coupe la ligne en tête.

La journée en vidéo

Le second duel sera moins disputé, James Spithill passe la ligne et la première marque en tête, il couvrira ensuite son adversaire sur tous les bords, empêchant tout retour des français qui s'inclinent 2-0 face aux américains.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
"C’était vraiment difficile aujourd’hui, car le vent était très irrégulier. Nous prenons un bon départ lors de la première manche mais je fais une erreur par la suite et ils en profitent pour nous doubler. Dans le second duel, nous n’avons aucune opportunité de revenir. Jimmy a été le meilleur aujourd’hui mais je suis satisfait. Nous avons fait du bon travail toute la semaine en restant constants. Je suis très content de finir second de ce Match Racing Championship. Nous avons créé la surprise et progressé jour après jour, jusqu’à arriver en finale aujourd’hui. L'équipe a vraiment accompli un excellent travail."

James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing (USA) :
"Suite à notre dernière régate, nous avons travaillé dur sur notre match race. Avec l’équipe à terre et les voiliers, nous avons vraiment mis un point d’honneur à notre préparation et c’est génial de pouvoir les récompenser par la victoire. Energy Team a une très bonne vitesse et a vraiment bien navigué. Nous avons su rester denses et très proches et dès qu’une opportunité s’est présentée, nous l’avons saisie sans regarder ensuite en arrière. (…) Il n’y pas de doute, nous voulons le beurre et l’argent du beurre (gagner le Match Racing et la Fleet Race). Nous voulons être les premiers et remporter les deux titres et nous allons tout faire pour gagner."

Les petites finales ont également été courues hier, ce qui a permis à Aleph de remporter brillamment un nouveau un match contre  ORACLE Racing Coutts barré, ici, par Darren Bundock. Les Français s'imposent au départ et déroulent ensuite leur match avec une excellente tactique et un bon placement sur le plan d'eau, ce qui leur permet de décrocher une belle cinquième place.

Déclaration de Pierre Pennec, skipper d’ALEPH : ‘Fantastique journée pour ALEPH, on gagne contre Oracle Racing 5 pour la deuxième fois. On avait décidé, avec Bertrand Pacé, notre directeur sportif d’être assez agressifs sur la ligne et c’est ce qui a payé car nous avons pris un super départ et nous sommes restés devant grâce au super travail de l’équipage. Demain, on reprend les courses en flotte, il va falloir bien se placer lors des départs et optimiser la vitesse’. 

Et Thierry Fouchier, le régleur des voiles d’avant d’ALEPH ajoute :  ‘Le départ était très serré avec Oracle Racing 5 ainsi que durant le reste du match avec un plan d’eau très ouvert en terme de risées mais nous sommes restés très sereins et concentrés jusqu’à la fin’.

Sur les autres duels de ces ‘petites finales’, Team Korea bat les Espagnols de Green Comm Racing malgré une pénalité au départ, Emirates Team New Zealand l’emporte assez facilemnt sur Artemis Racing et prend la troisième place.

Classement final du San Diego Match Racing Championship
1. Oracle Racing Spithill
2. ENERGY TEAM
3. Emirates Team New Zealand
4. Artemis
5. Aleph
6. Oracle Racing Coutts
7. Team Korea
8. Green Comm Racing
9. China Team



America's Cup World Series : 19/11/11

Yann Guichard et son équipage ont de nouveau malmenés un top team hier lors des America’s Cup World Series – San Diego. Ils ont remporté leurs deux matchs contre les Suédois d’Artemis Racing lors des demis finales et se sont donc qualifiés pour la finale ce soir, ils affronteront ORACLE Racing Spithill, l'équipage américain qui est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide.

Le format des demis- finales se faisaient au meilleur de 3 manches, ORACLE Racing Spithill et Energy Team se sont imposés face à Emirates Team New Zealand et Artemis Racing en deux manches à zéro.


Photo copyright Bo Struye

La première demi-finale opposait deux des grand favoris : Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill, qui pointent en tête des America’s Cup World Series 2011-2012. Dans la première manche, l’équipe de Spithill gagne le départ et réussit à maintenir les Kiwis dans leur tableau arrière jusqu'à la fin de la régate.

Le second match a été plus serré, Dean Barker gagne le départ mais James Spithill et son équipage reviennent sur les néo-zélandais et réussissent à passer le catamaran kiwi sur le troisième bord à la faveur d’un choix favorable sur la gauche du plan d’eau.

La seconde demi-finale opposait les Français d’Energy Team et Artemis Racing, les français perdaient les deux départ face aux suédois mais réussissaient à passer l'AC 45 Artemis sur le premier bord de portant grâce à une excellente vitesse et des relances impeccables. Yann Guichard et son équipage creusaient ensuite l'écart avec une bonne tactique, empêchant tout retour des suédois.

La journée en vidéo.

Les réactions de l'équipage d'Energy Team
Yann Guichard (FRA), skipper  Energy Team (FRA) :
« Nous avons pris à chaque fois les bonnes décisions et aujourd'hui l'ambiance à bord était vraiment bonne. Le but était de ne pas prendre de risques sur les départs. Nous étions vraiment confiants quant à notre vitesse et notre tactique. Nous sommes partis derrière mais dans une bonne position pour revenir sur le premier gybe (empannage). Le vent était vraiment irrégulier et nous avons peut-être eu un peu de chance parfois mais nous avons bien navigué. C’est une super journée, nous avons pris beaucoup de plaisir et je suis tellement content pour l’équipe. »

Christophe André (FRA), équipier d’avant, Energy Team (FRA) :
« Nous ne nous attendions pas à gagner aussi « rapidement », c’est-à-dire en deux manches. Demain, contre James Spithill, nous voulons juste faire du bon boulot, simple et efficace, avec des manœuvres propres et des départs appliqués. »

La finale sera donc à suivre en direct ce soir à 22h 10 sur le site officiel, tout comme les ‘Petites finales’ qui opposeront :
Green Comm Racing vs. Team Korea (7e/8e)
Aleph vs. ORACLE Racing Coutts (5e/6e)
Emirates Team New Zealand vs. Artemis Racing (3e/4e) 


Jeudi soir l'équipage Aleph s'était également fait remarqué en remportant successivement trois matchs races face à China Team, Team korea et Oracle Racing Coutts.

« La première rencontre contre les Chinois était un peu le match « à pression » du jour. C’était une épreuve éliminatoire donc il nous fallait absolument les battre. Cette première victoire nous a mis en confiance pour la suite. » expliquait Nicolas Heintz, n°1 d’Aleph.

Pierre Pennec et ses hommes étaient ensuite opposés à Artemis Racing, les français écopaient d'une pénalité lors du pré-départ mais parvenaient à passer les suédois, cependant cette régate était annulée suite à des problèmes techniques sur les zones d'exclusion. Un nouveau départ est donc donné quinze minutes plus tard, Terry Hutchinson inflige de nouveau une pénalité au skipper français lors du pré-départ, Aleph arrive malgré tout à recoller et accuse un retard de 7 secondes au passage de la 5ème marque, sur le dernier bord, Artemis négocie mieux les effets de site et Aleph tombe dans une zone sans vent, les suédois s'envolent vers la victoire et l'emporte avec 38 secondes d'avance.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Pierre Pennec : « Après trois matchs, nous étions bien chauds, et les régates se sont enchaînées comme un stimulant. Nous menions le premier duel avant son annulation puis nous avons été pénalisés sur le second départ mais nous avons bien joué les bascules jusqu’à la dernière marque. Nous avons fait peur à Artemis Racing, une grosse équipe de match racing, une très bonne journée pour Aleph. »



America's Cup
World Series : 17/11/11

Yann Guichard et son équipage ont marqué les esprits en se hissant à la première place à l'issue des trois régates en flotte courues hier.




Les équipes se sont affrontées sur un plan d'eau calme avec 9 à 13 noeuds de vent.

La première régate était remportée par Oracle Racing Coutts avec une belle avance, l'équipage américain était suivi par Emirates Team New Zealand et Energy Team. ; Aleph terminait dernier dans le sillage de Green Comm. Sur la deuxième régate, Artemis, ETNZ, Energy Team et Team korea prenaient le meilleur départ, Energy Team restait longtemps au contact d'ETNZ avec qui ils luttaient pour la deuxième place, lors du passage d'une bouée Yann Guichard écopait d'une pénalité pour une gène à Oracle Racing Spithill qui faisait l'intérieur à la bouée. Sur la ligne, Artemis devançait Team Korea, ETNZ, Oracle Racing Coutts et Energy Team qui coiffait Aleph grâce à une meilleure vitesse.



La démonstration d'Energy Team se terminera par une victoire sur l'ultime manche du jour devant Oracle Racing Spithill et Green Comm (peu habitué aux podiums), Aleph ne pouvait faire mieux que 7ème.

Au classement général Energy Team est donc leader avec 24 points, ETNZ a 23 unités au compteur, Oracle Racing Spithill 22, Artemis est quatrième devant Team korea, Green Comm, Aleph et China Team.

Les trois leaders sont qualifiés pour les demi-finales du Match Racing Championship disputées vendredi, tandis que les six autres s’affrontent ce soir en match race à élimination directe pour prendre place sur le quatrième siège encore disponible.

Pierre Pennec et son équipage devront donc remporter quatre match-race d'affilé – à commencer par China Team – pour atteindre les demi-finales et y défier l’autre équipage français.



Les réactions des barreurs à l'issue de la journée :

Yann Guichard (FRA), barreur Energy Team (FRA) :
"C'est une superbe journée pour Energy Team. L’équipe a accompli un travail fantastique en prenant d’excellents départs et en maintenant une bonne vitesse. Les petits teams, comme nous, progressent chaque jour. Je me sens de plus en plus à l’aise et je sens vraiment bien le bateau maintenant. Nous avons vraiment travaillé dur toute la semaine dernière, en particulier sur les départs, et aujourd’hui je peux me permettre de sortir la tête du bateau. Cela me donne la possibilité de faire de la tactique-stratégie et de ne pas être constamment rivé sur les manœuvres. Je sais que les gars suivent parfaitement et cela me met en confiance. Plus je suis confiant et plus je peux envoyer des manœuvres un peu plus 'chaudes'. Arnaud Jarlegan, qui est à côté de moi et que je connais bien m'aide beaucoup : on a le même discours. Je suis très content."


Dean Barker (NZL), skipper Emirates Team New Zealand (NZL)
:
"Cela n'a pas été facile. Nous avons eu un problème sur une pièce et nous n'avons pas pu bloquer la drisse du gennaker. Quand tu as un problème de cet ordre, tu en as pour la journée. Nous sommes donc contents d'avoir terminé seconds. Les gars ont fait un travail génial tout au long des manches mais nous étions trop concentrés sur les manœuvres et pas assez sur la tactique."

James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing Spithill (USA):
"Nous avons eu du mal sur les 'starts', nous avons pris deux faux départs et terminé deux fois derniers au passage à la bouée au vent. C'est pourtant un point sur lequel nous nous sommes beaucoup entraînés. Je n'ai pas été bon aujourd'hui. Le bateau s'est allumé de toutes les lumières possibles : pénalités, faux départ...un arbre de noël avant l'heure mais sans les cadeaux !"

Pierre Pennec (FRA), skipper, Aleph (FRA) :
"Je n’ai pas pris de bons départs aujourd’hui. En revanche, nous avons progressé en vitesse au près entre la première et la dernière manche car nous avons trouvé de nouveaux réglages, un point positif. Mais nous devons encore nous améliorer en manœuvres, surtout lors de l’envoi du gennaker. Ce qu’on a fait de bien aujourd’hui, on va essayer de le refaire demain lors du match race contre China team qui est un bon concurrent. Et ce sera intéressant car je n’ai pas fait beaucoup de match race et encore moins en multicoque !"

Le résumé de la journée en vidéo


America's Cup : 16/11/11

Après deux jours de compétition non officielles ce week-end (les régates en flotte nommées Port Cities Challenge), le Match Race Championship reprend aujourd’hui à San Diego avec des régates en flotte qualificatives pour la phase de Match Race (le format de compétition est toujours aussi complexe que sur les étapes précédentes avec régates ne rentrant pas dans le classement et alternance de régates en flotte, en match-race et des runs de vitesse).

Ces deux journée du Port Cities Challenge se sont déroulées dans des vents faibles et sous une pluie battante pour la première, ces conditions ont permis un beau jeu tactique avec des remontées de certains bateaux qui ont joué avec les risées, comme sur la première manche où Artemis s’impose devant ETNZ alors que les deux AC45 étaient en queue de flotte en début de manche, la seconde manche a été remportée par China Team.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

La seconde journée sera excellente pour les deux équipages français qui signaient leur première victoire en flotte, Aleph mené par Pierre Pennec accompagné de l’équipage avec lequel il navigue en Extreme 40 remportait la première régate de la seconde journée, alors qu’Energy Team, barré par Yann Guichard, en l’absence de Loick Peyron, s’adjugeait la dernière, les deux teams tricolores prenaient les 4 et 5ème place de cette épreuve préliminaire, ETNZ remportait celle-ci devant Artemis Racing et Oracle Racing Spithill.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

L’écart face aux top teams s’est donc sensiblement réduit avec de belles performances des deux équipes françaises mais aussi de China Team et du Team Korea, seul Green Comm Racing semble peiner à élever son niveau.

Ces équipes seront donc à suivre dès ce soir à 22h05 pour trois régates en flotte et deux AC500 Speed Trials. Les résultats des courses en flotte déterminent l’ordre d’entrée de chaque équipe pour la journée de jeudi où elles s’affrontent alors en duels (match racing) à élimination directe en vue des demi-finales. Ces dernières ont lieu le vendredi tandis que la finale et la petite finale sont programmées le lendemain et couronnent le San Diego Match Racing Champion. Dimanche, les équipes courent deux nouveaux AC500 Speed Trials avant de s’affronter pour l’ultime grande course en flotte du San Diego Fleet Racing Championship.

A suivre sur le canal dédié YouTube, et sur le site de Canal Plus avec commentaires en français assuré par Loic le Bras.

A lire, un interview de Yann Guichard.



Multis 50' : 16/11/11

Après quatorze jours de course et les nombreux abandons dans la classe Multi 50′, les deux rescapés poursuivent leur course vers le Costa Rica.

Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard a peu à peu accentué son avance sur  Loic Féquet et Loic Escoffier sur Maitre Jacques depuis le départ, les deux trimarans ont contourné la marque de la Barbade et naviguent désormais dans la mer des Caraibes, Actual pointe à 1000 milles de l’arrivée avec 290 milles de retard, sauf avarie le duo le Blévec/Manuard devrait remporter cette transat devant Féquet/Escoffier.

Loic Féquet : « On pensait que la journée d’hier serait paisible et rapide sous les alizés et ça n’a pas du tout été le cas ! Il n’y a pas eu de vent, beaucoup de grains orageux, on a dû tirer des bords… Passer la Barbade a été très laborieux, on a eu une grosse panne de vent d’une heure ! Du coup on l’a rebaptisée la Barbante

Depuis qu’on l’a enroulée, tout va bien, on est à nouveau à 20 nœuds, on sera à Sainte Lucie dans une heure. Ensuite, Jean-Yves Bernot nous conseille de carrément traverser presque toute la mer des Antilles avant de faire cap sur Puerto Limon… On a encore 1500 milles à faire donc avec une ETA possible le 20 novembre.

Aujourd’hui, normalement, les grains sont derrière nous, on devrait avoir de l’alizé mais la nuit prochaine risque d’être à nouveau orageuse. Du coup on se repose bien le jour mais les nuits sont plutôt agitées ! »

Du côté des avaries, Prince de Bretagne devrait bientôt quitter la Corogne pour être convoyé vers sa base de Lorient, le skipper Lionel Lemonchois attend des conditions favorables, à savoir un vent d’ouest sur le golfe de Gascogne, afin de faire naviguer le trimaran sans solliciter le flotteur et le bras de liaison droits. Son co-skipper sur cette transat, Matthieu Souben a convoyé avec Antoine Koch Crêpes Whaou, qui avait du abandonné suite à la blessure de Franck Yves Escoffier, qui souffre de fractures suite à sa chute dans le cockpit du bateau.



Multis 50' : 05/11/11

Les premiers à jeter l’éponge ont été Lionel Lemonchois et Matthieu Souben sur Prince de Bretagne hier soir suite à une nouvelle avarie sur le bras de liaison du trimaran, cette casse fait suite aux conditions musclées de ce début de course avec des rafales à plus de 35 noeuds et une mer forte et hachée de face, puis une descente vers le sud sous les grains et dans une mer délicate.


Matthieu Souben « Nous avons entendu un gros « crac ». La crosse du bras avant de liaison bâbord venait de casser. Nous avons alors immédiatement affalé, sécurisé le bateau et mâtossé tout ce qui était lourd sur tribord. Nous savions que les conditions étaient dures et soumettraient les bateaux à rude épreuve. Depuis le départ, nous avions pourtant mené notre barque sans tirer dessus outre mesure… La casse à laquelle nous devons faire face était impossible à anticiper ».
Lionel Lemonchois : « Le bras est complètement désolidarisé du flotteur. Celui-ci tient avec la drisse de gennaker et des bouts que nous avons mis un peu dans tous les sens. Nous avons renvoyé un peu de toile pour que le bateau soit appuyé. Les conditions sont correctes, la dorsale nous rattrape tout doucement, nous avons 10/12 de vent, encore de la mer. Ce serait bien que ça se calme, ça soulagerait bien le bateau. Nous devons faire un bon dix noeuds de moyenne. Nous ne savons pas encore où nous allons exactement: Corogne, sans doute. Nous déciderons  au fur et à mesure. Nous ne pouvons naviguer que bâbord amure, quand le bateau est bien appuyé. Ainsi, le flotteur ne touche pas l’eau et c’est là que ça souffre le moins. Depuis hier soir, il a fallu faire vite, préserver le bateau, passer la nuit en espérant que ça ne s’aggrave pas trop. Je suis assez optimiste, si nous continuons comme ça, ça devrait aller. Nous allons continuer notre petit bout de chemin, voir où le vent nous emmène. Là où le vent nous portera, comme dit la chanson »

La série noire a continué avec Crèpes Whaou qui annonçait son abandon peu après, sur blessure cette fois-ci, Franck Yves Escoffier a fait une mauvaise chute dans le cockpit du bateau, comme il l’explique : «Je venais de barrer pendant deux heures. Je me suis levé, il y avait une mer croisée, des vagues un peu déferlantes. Antoine (Koch, son co-skipper) se préparait, on discutait, une vague a pris le bateau par le travers et je suis parti. Ma tête a atterri dans la casquette (qui protège le cockpit, ndlr), les lunettes ont volé et j’ai pris le winch dans le bas du dos. Tout de suite, j’ai senti la douleur et je me suis allongé.J’ai eu mon rhumatologue qui m’a prévenu que j’avais peut-être quelque chose de cassé, coccyx, vertèbre… Toute la zone est douloureuse. La décision d’abandonner est sage. Connaissant la mer, le bateau et ce qu’on allait prendre, ça n’aurait pas été sérieux de continuer. «

L’équipage de Crèpes Whaou se dirige vers la Corogne, tout comme Prince de Bretagne, les deux bateaux sont attendus demain matin dans le port espagnol.

Le troisième équipage contraint d’arrêter la course était celui de FenêtréA-Cardinal. Erwan Le Roux et Didier Le Vourch ont constaté des fissures au niveau du mât : «Hier dans l’après-midi (vendredi), la mer s’est calmée et nous en avons profité pour faire à nouveau avancer la bête , racontait samedi matin Erwan Le Roux. Nous avons alors entendu deux ou trois cracs. Nous avons réduit tout de suite et nous nous sommes rendus compte que l’avant du bateau était plein d’eau et qu’il y avait des fissures dans la cloison du mât à l’avant. Nous avons donc décidé de faire demi-tour. «Le trimaran fait route vers La Trinité-sur-Mer.

Ne restent en course qu’Actual, leader ce soir avec 37 miles d’avance sur Maître Jacques, la course se résume donc désormais à un duel entre Yves le Blévec/Samuel Manuard et Loic Féquet/Loic Escoffier.


Maxis Multis : 04/11/11

Loick Peyron et sa cellule météo ont pris la décision de ne pas prendre le départ du Trophée Jules Verne aujourd’hui, la situation encore favorable hier s’est dégradée sur l’Atlantique nord et sur les premières heures après le départ (vent faible et mer formée), ces conditions auraient provoqué un retard conséquent jusqu’aux Canaries, incompatible avec les temps du record, ce qui a poussé le skipper, son équipage et les météorologues à renoncer à un départ.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Loick Peyron : «Nous ne partons pas. Ce n’est pas une surprise dans le monde des chasseurs de records. Il faut être attentif et prêt à choisir la moindre proie et dans notre cas, la proie est de taille. Nous observons les évolutions météo depuis une semaine et nous étions prêts à prendre un petit risque, à partir dans des conditions pas favorables du tout ici au large de Brest, avec très peu de vent et une mer formée. Quitte à avoir du retard à l’Equateur pourquoi pas mais avec un Sud pas mal du tout. Il s’avère qu’ici ça s’est dégradé franchement et qu’il n’y a pas assez de vent pour décoller de Ouessant et trop de mer pour pouvoir démarrer et aller accrocher du vent assez intéressant au large. Dans ces cas là, ça nous met vraiment en retard aux Canaries et le fameux anticyclone des Açores est en promenade à Madère, ce qui nous obligerait à passer au ras des côtes et à arriver à un temps à l’Equateur qui n’est pas bon du tout. Tout l’équipage était prêt. Il faut être prêt tout le temps, c’est tout l’esprit d’un commando. On ne sait pas à quel moment on va pouvoir attaquer, mais pour le moment la paix subsiste ! Fort heureusement, les systèmes météo ne sont absolument pas figés en ce moment sur l’Atlantique et nous regardons déjà ce qu’il se passe dans les dix jours qui viennent. Si d’aventure nous ne partons pas dans un avenir proche, nous ferons une session d’entraînement. Nous avons convenu de nous retrouver tous les quinze jours pour naviguer s’il n’y a pas de fenêtre. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes à Brest que depuis trois jours…»




Extreme Sailing Series
:
03/11/11

Le dernier acte des Extreme Sailing Series 2011 se déroulera du 7 au 11 décembre à Singapour et déterminera le vainqueur du championnat des Extreme 40. La huitième étape à Almeria le mois dernier avait vu Alinghi remporter cet acte, devant Luna Rossa et Oman Air ; Groupe Edmond de Rothschild se classait 5ème et perdait sa première place au classement provisoire au profit de Luna Rossa qui compte désormais un point d'avance sur l'équipage français, la victoire devrait se jouer entre ces deux équipages puisque le troisième, ETNZ pointe à 9 points du leader, ETNZ est talonné par Alinghi et The Wave Muscat qui chercheront à s'emparer la troisième marche du podium.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après huit Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 69 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 68 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 60 points
  4. Alinghi (SUI) – 59 points
  5. The Wave, Muscat (OMA) – 57 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 53 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 47 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 30 points
  10. Niceforyou (ITA) – 17 points
  11. Team Extreme (EUR) – 17 points

Cette dernière étape accueillera deux équipes francophones, Stéphane Kandler qui dirige All4One, toujours à la recherche d'un budget pour l'America's Cup, inscrit une équipe 100% française dans la compétition, ce team est soutenu par SOITEC et the first club™. Team Extreme - the first club™, sera mené par Sébastien Col (skipper et régleur de Grand Voile), Jean-Christophe Mourniac (barreur), Franck Citeau (régleur) et Christophe André (numéro 1). Bruno Dubois aura un rôle de coach et manager auprès de cet équipage expérimenté sur le circuit Extreme 40 . L'objectif est de pérenniser ce team pour la saison 2012.

© Lloyd Images

Stéphane Kandler, Directeur de K-Challenge. "L'objectif est de mener un projet à long terme et d'effectuer la globalité de la saison 2012. C'est une réelle opportunité pour l'avenir car le multicoque est désormais un passage obligé dans la voile professionnelle. Nous avons donc décidé de suivre cette logique, et de se concentrer sur les formats très compétitifs, comme nous l'avons fait depuis 20 ans."

L'autre équipe est le Team Tilt, mené par le suisse Alex Schneiter, l'équipage sera renforcé par Arnaud Psarofaghis, qui navigue sur l'AC 45 Aleph. L'Extreme 40 suisse poursuivra donc sur ce circuit après une première expérience positive à Almeria (9ème sur 11).

A noter le retrait d'Artemis Racing qui se consacre désormais pleinement à sa participation à la 33ème America's Cup.

Maxis Multis : 03/11/11

Loick Peyron et son équipage ont convoyé leur maxi trimaran Banque Populaire 5 à Brest lundi, le multicoque ne devrait pas tirer longtemps sur ses amarres avant de s’élancer autour du monde, en effet, le skipper et les routeurs envisagent un départ demain avec un passage de la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large de Ouessant dans l’après midi.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Cette fenêtre ne semble pas idéale, mais devrait être tentée, ce qui permettrait à l’équipage de faire demi-tour si elle s’avérait insuffisante, les explications de Loick peyron, le skipper du maxi trimaran : « Nous avons décidé avec Ronan Lucas (directeur du Team Banque Populaire) de convoquer l’équipage à Brest, car nous observons depuis une semaine déjà une fenêtre de tir possible. Nous regardons très attentivement les systèmes météo dans l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud et constatons que les prévisions dans le Sud sont très bonnes à 10-12 jours mais qu’en revanche il y a une sorte d’irrégularité dans les prévisions de l’Atlantique Nord. Il y a encore quelques jours la situation était bonne, mais elle se dégrade au fil du temps. Notre problématique actuelle est la suivante : pour le moment nous n’avons que très peu de vent pour partir de Ouessant (alors qu’en général on part dans des conditions de brise pour un Jules Verne), et si nous n’arrivons pas à « décoller » assez vite de cette zone, nous nous retrouverons bloqués au niveau des Canaries. Maintenant, il y a tout de même une opportunité, un petit trou de souris à saisir, car si on arrive à « décoller » de Ouessant, on pourra réussir à attraper la dépression à temps et arriver à l’Équateur puis dans le Sud dans de très bons temps.

Ce qui est probable, c’est que nous prenions du retard au début, car la situation en Atlantique Nord nous oblige à tricoter, mais nous sommes prêts à prendre ce risque car il peut en valoir la peine ! Enfin, nous gardons à l’esprit, comme je l’ai toujours dit, qu’un retour au ponton sans franchissement de ligne est possible, de même qu’après avoir franchi la ligne, nous pouvons constater que nous sommes vraiment trop en retard et que nous n’arriverons pas à attraper la bonne situation dans l’Atlantique Sud, nous déciderons donc de rentrer à Brest. Nous sommes début novembre, nous pouvons donc nous permettre de partir et revenir dans moins d’une semaine. »



America's Cup : 02/11/11
  • Oracle Racing, qui dispose de quatre AC 45 a repris les entrainements en baie de San Francisco (les deux autres AC45 utilisés sur les ACWS sont arrivés par cargo à San Diego), avec une nouveauté, un des deux catamarans semble équipé de foils courbes, à la place des deux dérives droites utilisées habituellement sur le monotype, comme on peut le voir sur cette photo.

© 2011 Val Gillen

  • Aleph change d’équipage, après Alain Gautier, Bertrand Pacé, l’équipe intègre les hommes du Gitana Team, à savoir trois des quatre membres d’équipage de l’Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild, en effet, Pierre Pennec, Christophe Espagnon et Thierry Fouchier mèneront l’AC45 français lorrs des America’s Cup World Series de San Diego avec le Suisse Arnaud Psarofaghis qui conserve le réglage de l’aile et Nicolas Heintz qui officiera sur la plage avant ; Hervé Cunningham, le n°1 de l’Extreme 40 du Gitana Team, a dû décliner l’offre faute de disponibilités dans son planning.

Les réactions des directeurs généraux des deux équipes :

Cyril Dardashti, le Directeur Général du Gitana Team, se réjouissait de cette annonce qui s’accorde parfaitement avec la volonté de perfectionnement de son équipe sportive :« Nous avons la conviction d’avoir réuni un équipage fort sur l’Extreme 40 Groupe Edmond Rothschild. Les résultats de Pierre Pennec et de ses hommes sur les Extreme Sailing Series nous ont déjà largement conforté dans notre choix. Mais l’intérêt d’ALEPH – Équipe de France pour ces marins vient renforcer cela. En effet, l’équipe dirigée par Philippe Ligot et menée sportivement par Bertrand Pacé a souhaité pouvoir compter dans ses rangs notre équipage pour la prochaine étape des AC World Series. Cette demande s’insérant parfaitement dans le calendrier Extreme 40, et portant initialement pour l’ensemble des membres de l’équipage, le Gitana Team a souhaité y répondre positivement. C’est une très bonne opportunité pour Pierre, Christophe et Thierry. Elle va leur permettre de découvrir un support qui semble très intéressant du fait de l’aile rigide. Mais surtout, cette compétition en multicoque sur un format relativement proche des Extreme Sailing Series sera un excellent moyen pour eux de rester dans le rythme et d’acquérir encore plus d’expérience pour Singapour, où se jouera le titre 2011 que nous convoitons. Car, plus de six semaines sans navigation se seraient écoulées entre le Grand Prix d’Almeria et celui de Singapour s’ils ne participaient pas aux AC World Series de San Diego. Enfin, il est important de préciser que cette annonce marque un échange purement sportif et non financier entre le Gitana Team et ALEPH – Équipe de France.»

Interview de Philippe Ligot, Directeur Général d’ALEPH – Équipe de France : « Dans la composition de son équipe, Bertrand Pacé a souhaité étoffer l’équipage que nous avions formé pour les deux premières éditions des America’s Worlds Series en proposant à Pierre Pennec, Thierry Fouchier et Christophe Espagnon de nous rejoindre pour l’épreuve de San Diego qui se tiendra du 12 au 20 novembre 2011. Grâce à l’accord amical du Baron Benjamin de Rothschild et du Gitana Team, basé sur un échange pragmatique au service de la performance, cette initiative s’inscrit dans notre stratégie de bâtir la meilleure équipe possible pour représenter la France sur l’America’s Cup. Pierre, Thierry et Christophe sont talentueux et expérimentés, ils font briller le Gitana Team sur le circuit Extrême 40 et nous avons la conviction qu’ils contribueront à renforcer notre équipage. Nous sommes 6èmes au classement général des ACWS, c’est un bon résultat lorsque l’on connaît le contexte sportif et le niveau très élevé sur l ‘America’s Cup. Mais nous espérons qu’ALEPH – Équipe de France pourra ainsi améliorer son classement et préparer l’avenir de notre projet qui recherche un partenaire majeur pour poursuivre dans cette prestigieuse compétition. »

  • Luna Rossa revient dans la compétition pour la Coupe de l’America avec Prada comme sponsor, le groupe italien semble prêt à investir 40 millions d’euros pour tenter de remporter l’aiguillère d’argent, le défi italien a été accepté par le defender, l’équipage devrait se construire autour des hommes présent sur l’Extreme 40 engagé cette saison.

Luna Rossa Challenge a signé un accord de coopération avec Emirates Team New Zealand  jusqu’au 31 Décembre 2012, qui comprendra l’accès complet à tous les plans de conception d’ETNZ et aux données de performance pour cette période. Les coques de l’AC72 « Luna Rossa » seront construites en Italie et tous les autres éléments seront réalisés en Nouvelle-Zélande, en collaboration étroite avec le design team d’Emirates Team New Zealand. L’équipe néo-zalandaise produira donc les plans de son premier AC72 et de son sistership pour les italiens.



Multis 50' : 31/10/11
Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à 13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de 45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à 10 m) à l’arrière du front froid.

Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six à s’affronter sur cette transat.

On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques (l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir la dragée haute aux favoris.

Maxis Multis: 27/10/11

Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à 13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de 45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à 10 m) à l’arrière du front froid.

Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six à s’affronter sur cette transat.

On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques (l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir la dragée haute aux favoris.



Maxis Multis: 29/10/11

Lionel Lemonchois et les représentants de la marque Prince de Bretagne ont détaillé le projet du futur Maxi trimaran hier, sans surprise, le choix du cabinet VPLP comme architectes et de Multiplast comme chantier ont été confirmés.

La construction, basée sur la plate forme du 60′ ORMA Sodeb’O devrait débuter dans les jours qui viennent à Vannes, comme le confirme le skipper dont le principal objectif est de remporter la Route du Rhum 2014.

Lionel Lemonchois : « En ce qui concerne l’architecte, choisir VPLP paraissait logique. D’abord parce que ce cabinet a construit le 60 pieds Sodebo, ensuite parce qu’en terme d’acquis, d’expériences et de résultats, il a fait ses preuves. Disons que s’engager avec eux, c’était minimiser les risques. Le chantier débutera le 2 novembre chez Mutiplast à Vannes pour une mise à l’eau en septembre 2012. Pour la longueur, nous partons sur un 80 pieds. Nous avons déterminé la longueur du Maxi à partir des analyses réalisées par les architectes par rapport à ce que je voulais dès le départ, c’est-à-dire à peu près le même déplacement qu’avait Sodebo au niveau du poids et de la masse, etc… Le but ? Pouvoir garder le mât, l’accastillage et ainsi ne pas partir dans une spirale de coûts délirante.  Au final, nous aurons un 80 pieds pour moins cher qu’un 60 pieds il y a cinq ans. »
En ce qui concerne l’avenir du trimaran de la classe Multi 50′, aucune décision ne semble avoir été prise, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont à priori défini un programme sur le maxi trimaran pour 2013, le 50′ devrait donc être utilisé pour la saison 2012.
Emmanuel Descloux : « Notre décision n’est pas arrêtée (concernant le Multo 50′). Toutes les options sont encore possibles. En tous les cas, le résultat de la Transat Jacques Vabre n’influencera pas la décision finale. Pour commencer, nous devons avaler le gros morceau de la construction du Maxi. Nous nous sommes engagés à garder un budget constant entre le Multi50 aujourd’hui et le Maxi 80 demain. »



Hydroptère
:
29/10/11

  • L’Hydroptère est entré en chantier cette semaine, afin d’adapter au mieux le foiler aux navigations hauturières, en effet Alain Thébault et son équipage tenteront de battre le record Los Angeles-Honolulu la saison prochaine ; le profil des foils, la triangulation et le profil des voiles et le plan porteur arrière seront retravaillés lors de ce chantier d’hiver.
  • La semaine dernière, sur le lac Léman, l’équipe de l’Hydrhttp://voilemulticoques.wordpress.com/wp-admin/post-new.php?post_type=postoptère.ch a décroché un nouveau record avec le record du kilomètre sur le Léman à 31.46 nœuds, soit près de 60km/h, après celui de l’heure battu en septembre, ce catamaran de 35 pieds est destiné à valider les concepts du futur Hydroptère Maxi qui prendra le nom de Libryd.
  • Les rumeurs se font plus pressantes concernant ce futur Hydroptère Maxi, Alain Thébault aurait décroché son partenaire titre qui serait la DCNS, le budget serait boucler aux deux tiers et la construction de ce trimaran à foils de 30m par 30 et doté d’une aile rigide pourrait débuter en mai 2012 pour une mise à l’eau prévue un an plus tard, l’annonce officielle du sponsor titre devrait avoir lieu le 3 décembre au salon nautique de Paris.



Maxis Multis: 27/10/11
Il semblerait que Marc Thiercelin soit débarqué du programme de DCNS après la Transat Jacques Vabre qu’il disputera en double en 60′ IMOCA avec l’ancien skieur Luc Alphand, le skipper aurait acheté l’ex Oman Sail, le maxi trimaran mené par Sidney Gavignet sur la dernière Route du Rhum et sistership de Sodeb’O.

Marc Thiercelin serait donc à la recherche de sponsors pour terminer les réparations de ce trimaran, fortement endommagé après son chavirage de 2010 (coque centrale et bras de liaison tribord), et s’enger sur un projet de tour du monde par les deux pôles.

MOD 70: 27/10/11 
  • Gitana XV, le MOD 70 du Gitana Team a été mis à l’eau il y a 48 heures à Lorient, le trimaran confié à Sébastien Josse a subi les tests statiques, les premières navigations devraient avoir lieu dans les jours à venir, si les conditions météorologiques le permettent. Autre nouvelle pour l’écurie du Baron Benjamin de Rothschild, la confirmation du déménagement du team à Lorient, la flotte Gitana intégrera donc l’ancien hangar de Sensation Océan, alors que les locaux de la Trinité devraient être repris par Spindrift Racing, Cyril Dardashti, le team manager de Gitana Teal explique cette installation à Lorient  : « Le Gitana Team s’installe dès aujourd’hui à Lorient. Nous intégrons, en effet, un hangar situé sur la base des sous-marins de Kéroman et les bateaux Gitana seront amarrés à proximité immédiate. Ce déménagement intervient après dix années passées à la Trinité-sur-Mer et a été guidé par un souci d’optimisation de notre logistique mais également par le souhait de gagner en performance. En effet, avec l’arrivée du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschild dans l’écurie nous souhaitions nous rapprocher de nos futurs concurrents car la monotypie de ce nouveau support réclamera des entraînements communs pour progresser et rester à la pointe. Avec la base des sous-marins de Keroman, où une grande majorité des équipes de course au large est réunie, Lorient a réussi un challenge difficile en transformant le site existant et en mettant en place un pôle de compétence aujourd’hui reconnu. Au sein du Gitana Team, nous avons l’ambition de rester au cœur de l’innovation et des avancées technologiques et c’est pourquoi cette nouvelle base s’est imposée comme une évidence. Cependant, l’équipe reste extrêmement attachée à la Trinité-sur-Mer et à son port de plaisance car il offre, avec la Baie de Quiberon, un lieu de navigation idyllique. »
  • Jean Pierre Dick, qui a récemment débuté en multicoque sur Extreme 40 à Nice, a annoncé officiellement son engagement sur le circuit MOD 70, toujours accompagné de ses fidèles partenaires Virbac et Paprec, le skipper prendra donc la barre du 8ème trimaran monotype, la bateau sera mis à l’eau en septembre 2012, JP Dick pourra donc enchainer les navigations dès son retour du Vendée Globe afin de débuter en compétition en 2013.

Plusieurs interviews du futur skipper, concernant ce nouveau projet sur VoilesetVoiliers.com et le Télégramme.



Maxis Multis
:
11/10/11


Loïck Peyron a dévoilé hier l’équipage qui l’épaulera dans la tentative de Trophée Jules Verne, dont le stand-by débutera à la fin du mois.

Pas de révolution au sein de l’équipage du maxi-trimaran, l’équipage sélectionné par Pascal Bidégorry l’année dernière est reconduit à l’exception de Jérémie Beyou, à la recherche d’un budget pour le prochain Vendée Globe et d’Erwan Tabarly, qui semble pour sa part avoir trouver un sponsor et un bateau (l’ex Foncia) pour ce Vendée Globe. Jean-Baptiste Le Vaillant qui avait intégré l’équipage lors du record de traversée de l’Atlantique Nord sera chef de quart alors que Thierry Duprey du Vorsent, qui avait effectué la tournée méditerranéenne du trimaran, aura un poste de régleur/barreur dans le quart de Fred Le Peutrec.

Juan Vila est reconduit au poste de navigateur embarqué, alors que Marcel Van Triest assurera le routage à terre du bateau.

Le temps de référence à battre sera de 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour décrocher ce Trophée Jules Verne.

Loick Peyron : » Un chef d’orchestre doit savoir écouter, beaucoup, et si possible être extrêmement bien secondé par tous les solistes. Un équipage a besoin d’être guidé, pour bien jouer ensemble, il faut regarder dans la même direction. Mon rôle est donc d’imprimer un rythme, une ambiance, une confiance. Pour faire un bel orchestre, il faut de bons musiciens. La musique est belle, l’instrument est incroyable ».

Composition de l’équipage du Maxi Banque Populaire V pour le Trophée Jules Verne :

Hors quart

Loïck Peyron, skipper
Juan Vila, navigateur embarqué, responsable électronique/informatique

Quart n°1

Jean-Baptiste Le Vaillant, chef de quart, responsable voiles
Kévin Escoffier, barreur/régleur, responsable vidéo et structure
Xavier Revil, barreur/régleur, responsable avitaillement et vie à bord
Florent Chastel, numéro 1, responsable médical et gréement courant/dormant

Quart n°2

Frédéric Le Peutrec, chef de quart
Emmanuel Le Borgne, barreur/régleur, responsable médical et composite
Thierry Duprey du Vorsent, barreur/régleur, responsable mécanique et énergie
Ronan Lucas, numéro 1, responsable sécurité

Quart n°3

Yvan Ravussin, chef de quart, responsable composite
Brian Thompson, barreur/régleur
Pierre-Yves Moreau, régleur, responsable mécanique et hydraulique
Thierry Chabagny, numéro 1, barreur/régleur, responsable accastillage et voiles
Marcel van Triest, routeur à terre


MOD 70 : 09/10/11

Les KRYS MATCH se sont clôturés hier à la Trinité sur Mer après trois jours de régates et de beaux combats pour la victoire entre les trois équipages des MOD 70 (Gitana 11 n'intégrait pas le classement).
C'est finalement Race for Water skippé par Stève Ravussin qui remportait la victoire de l’événement inaugural du Multi One Championship après huit manches courues.
Ils devancent  Veolia Environnement de Roland Jourdain et  Foncia de Michel Desjoyaux.

La première journée s'est déroulée dans un vent de secteur nord ouest soutenu de 15-20 nœuds forcissant jusqu’à 30 nœuds en fin d’après midi, dans ces conditions musclées, c'est Roland Jourdain qui prenait la tête grâce à une excellente vitesse sur le bords de près et des manoeuvres fluides de son équipage, qui avait répété cette première confrontation en enchainant les entrainements pendant deux semaines avec notamment un stage au centre d'entrainement de Port la Forêt ; le trimaran rouge était talonné par Race For Water de Stève Ravussin, Michel Desjoyaux et son équipage fermaient la marche à l'issue de la première journée, après plusieurs soucis d'envoi de gennaker, l'équipage de Foncia payait son manque d'entrainement comme l'expliquait le skipper  : « Quel plaisir de naviguer à bord de multicoque et qui plus est à la Trinité sur Mer ! Nous n’avons jamais navigué dans ces conditions auparavant à bord de notre MOD Foncia. D’ailleurs, nous n’avons que très peu navigué depuis sa mise à l’eau pour cause de régates en D35. Aujourd’hui, c’était une très bonne mise en jambe qui nous a permis de nous situer par rapport à nos concurrents. Nous avons connu quelques déboires avec l’enroulage de notre gennaker ; on va régler ça pour demain ! On apprend, on apprend !»


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild, le trimaran de 77' invité sur l'événement était hors classement, Sébastien Josse et ses hommes se mesurent en effet aux MOD 70 en attendant la livraison de leur propre monotype prévue à la fin du mois, le Gitana Team n'a d'ailleures pas fait de figuration lors de cette première journée en terminant premier de chaque course.

Le résumé de la première journée en vidéo

La seconde journée de régates a été moins ventée, quinze noeuds avec une mer plate, mais le spectacle n'en fut pas moins intéressant avec de belles courses, Race For Water prenait la tête du classement provisoire avec des places de 3ème, 1er et 2ème,  Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild poursuivait sur sa lancée avec des places de 2ème, 2ème et 1er, Roland Jourdain rétrogradait à la seconde place, devant Foncia, Michel Desjoaux décrochait une première victoire de manche sur la première régate de la journée.

En fin d’après midi, les quatre teams se sont de nouveau affrontés sur des runs de vitesse, qui consistaient en un aller-retour au vent de travers. Ces runs avaient pour objectif de départager les concurrents ex-aequo. C'est l'équipage de Foncia qui s'avérait le plus rapide devant Gitana 11, Véolia et Race For Water.

Les réactions à l'issue de cette seconde journée :

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes vraiment contents ! Nous avons pris de bons départs et réussi la plupart de nos manœuvres. Je suis très content de mon équipe qui évolue très vite. François Morvan, notre tacticien, s’est adapté très vite et nous a dessiné de belles trajectoires. Mais il ne faut pas crier victoire ! Attendons demain soir ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild : « Venir sur les KRYS MATCH est pour nous l’occasion d’observer nos futurs adversaires en MOD70. Nous pouvons constater à l’issue de ces deux premiers jours de course que les écarts ne sont pas si conséquents. Les MOD70 répondent à ce que nous souhaitions, à savoir un trimaran capable de naviguer dans 30 nœuds de vent sans que nous ayons des réparations à faire le soir. De plus, le format des courses rend possible un enchaînement de manches, ce qui laisse le jeu ouvert côté sportif ! »

Le résumé de la seconde journée en vidéo


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Pour la dernière journée des KRYS MATCH, les trimarans se sont affrontés sur un parcours côtier de 22 milles en baie de Quiberon puis sur une ultime régate.

Le côtier a été animé par deux duels au sein de la flotte, à la première bouée, Race For Water et Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild  viraient la bouée devant Port Haliguen au coude à coude alors que Veolia Environnement et Foncia se disputaient la trosième place. Dans le long bord de portant au retour, Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild a dû déclarer forfait suite à l’explosion de son gennaker. Les trois MOD70 ont ensuite pris des options différentes, ce qui a permis à Roland Jourdain et à ses sept équipiers de prendre l’avantage sur ses adversaires et de remporter cette course devant Race for Water et Foncia.

Pour  l’ultime manche des KRYS MATCH, Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild faisait un retour réussi après son abandon sur le côtier en signant une nouvelle victoire devant Veolia Environnement, Foncia et Race for Water.

Au classement final, Race For Water s'impose avec deux points d'avance sur Véolia Environnement et cinq sur Foncia, Gitana 11, hors classement termine à égalité de points avec le vainqueur malgré son abandon sur le côtier.

Ces trois jours de régates ont donc permis de valider le concept des city races qui auront lieu dans les villes étapes du Multi One Design Championship, au vu des résultats, cette première confrontation est une réussite avec des bateaux performants et des régates au contact.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Ca fait du bien de se retrouver en course à bord d’un multicoque ! Ca faisait longtemps ! Avec l’équipage de Foncia à bord du MOD70, ces KRYS MATCH étaient notre baptême du feu puisque nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous entrainer. Jeudi, nous avons été un peu cueillis à froid dans la brise. Mais, les réflexes reviennent vite ! On a hâte d’être plus nombreux. A trois, c’est top ; à douze, ça le sera encore davantage ! »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « Je voudrais vraiment féliciter mon équipage. Humainement, ces trois jours se sont très bien passés et ça aide lorsque l’on doit faire face à des hauts et surtout des bas comme sur ces trois jours. Nous avons connu le meilleur jeudi pour descendre en bas de tableau vendredi. Aujourd’hui, nous rebondissons donc en soi c’est déjà un succès car très vite tu peux tomber dans une spirale négative ! Sportivement, c’était chaud, des régates de haute tenue. Bravo à nos adversaires ! A fond sur un patin, nous nous sommes régalés ! Nous ne gagnons pas mais nous sommes contents d’avoir engrangé tant d’expérience. Le trimaran est une discipline que je n’avais pas pratiquée depuis longtemps et, avec moi à la barre, c’était une grande première. Vivement la suite ! »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes très très contents d’autant que le nombre d’entrainements avec l’équipage a été réduit. Le MOD70 est pour moi un bateau magique, solide et costaud. C’est toute une philosophie cette monotypie stricte. On est en plein dedans et on constate aujourd’hui sur ces KRYS MATCH que ça fonctionne ! Rendez-vous sur la KRYS OCEAN RACE à New York ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana11 et futur skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « A bord de Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild, nous nous sommes régalés de voir ces belles batailles sur l’eau. Ca a été serré ! Pour nous, ces KRYS MATCH ont fait office de warm-up. Nous avons hâte de réceptionner notre MOD70 à la fin du mois et de le prendre en mains. »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Je viens de vivre trois jours magiques et inoubliables ! Ces KRYS MATCH ont été l’occasion pour notre partenaire KRYS et tous les membres du Multi One Championship de partager un premier événement ensemble et de faire découvrir le MOD70 au public et à nos invités.
Merci aux 32 marins engagés de nous avoir servi un si beau spectacle nautique et à l’ensemble des acteurs du circuit : armateurs et partenaires d’avoir activement participé à ces KRYS MATCH ! Merci à la Trinité sur Mer de nous avoir accueillis, à la SNT et à tous les bénévoles sur l’eau ! Merci à notre directeur de course Jean Maurel.
Ces trois jours à la Trinité sur Mer avaient plusieurs objectifs pour nous, organisateurs. Tout d’abord la production d’un contenu de qualité pour une meilleure lisibilité et une optimisation de la valorisation de notre circuit MOD70. Ensuite, la validation des formats de course. Et enfin, la production audiovisuelle pour associer live et voile. A l’issue de ces KRYS MATCH, les trois cibles sont atteintes. Je ne peux que m’en réjouir ! »


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.



Maxis Multis : 09/10/11

Lionel Lemonchois a mis à l’eau le trimaran de 60′ ORMA de Prince de Bretagne, à la Trinité. Son équipe a effectué cette manoeuvre avec l’aide de celle de Sodeb’O qui se sépare donc de son 60′ qui a connu de nombreux succès avec Thomas Coville à la barre.


© Marcel MOCHET

Le bateau a été mâté dans la foulée, il a ensuite passé une nuit au port de la trinité avant d’être convoyé à Lorient le lendemain. L’équipe de Prince de Bretagne va désormais lancer la phase d’études afin de transformer le bateau en maxi multicoque.


Maxis Multis : 09/10/11

Le maxi-trimaran IDEC est arrivé en milieu de semaine à Lorient, avant de rejoindre le chantier Multiplast.

Francis Joyon et son équipage composé de trois marins ont convoyé le trimaran géant sous gréement de fortune des côtes américaines à la Bretagne, le bateau va désormais entrer en chantier afin de remettre en état la plate forme et le mât suite au chavirage survenu fin août lors de la tentative de record en solitaire de l'Atlantique Nord.


Interview
:
06/10/11


Yann Guichard, futur skipper du MOD Spindrift Racing, également engagé sur les Extreme Sailing Series avec Alinghi, et avec l'Energy Team qui prépare la prochaine Coupe de l'America revient sur ces différents projets dans cette interview pour Voile-Multicoques (réalisée pendant les Extreme Sailing Series de Nice).


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Voile-Multicoques.com : Tu viens d'annoncer ton engagement en MOD 70 avec la création d'une nouvelle société Spindrift Racing, pourquoi cet engagement sur ce circuit ?

 Yann Guichard : Je fais du multicoque depuis près de vingt ans, c'est ma passion, je suis passé sur plusieurs supports en offshore et en inshore, avec une Route du Rhum dernièrement (en 2010 sur Gitana 11), ce circuit fait la synthèse de toute cette expérience, j'étais donc motivé et intéressé pour intégrer ce circuit.

 Ce qui est fantastique dans ce projet c'est le fait de partir d'une page blanche, c'est la première fois que je peux construire un team à mon image, après avoir été équipier sur différents bateaux, puis skipper chez Gitana mais avec une équipe déjà en place.

 Mon association avec Léo Lucet (directeur de Spindrift Racing) permet de partir sur des bases solides, puisqu'il a déjà géré ce genre de projet au sein du Gitana Team.

 

La vocation de Spindrift Racing est-elle seulement orientée vers le MOD ou souhaiteriez-vous intégrer d'autres projets multicoques ?

 Le projet phare de Spindrift Racing est clairement le MOD 70, mais j'ai envie de partager mon expérience acquise en multicoque avec des jeunes.

Le multicoque revient comme support aux JO, donc pourquoi ne pas essayer d'aider des jeunes régatiers à travers notre structure.

 

As tu déjà eu l'occasion de naviguer sur un des MOD  ?

 Pas encore, je suis seulement monté quelques minutes sur Race for Water à Lorient, mais j'ai eu beaucoup de retours par des amis, qui seront peut être de futurs équipiers sur le bateau.

Je pense que ce bateau est bien né, ce qui est logique avec des gens d'expérience comme Franck David et Stève Ravussin aux commandes. Ils sont partis des 60' ORMA avec le cabinet VPLP, qui a le plus beau palmarès en multicoque océanique.

Le trimaran est simple avec beaucoup moins de gadgets que sur les trimarans 60' ORMA, ce qui correspond à l'objectif de fiabilité de cette classe avec un programme sur 10 ans comprenant un tour du monde.

Nous avons déjà eu un bel aperçu de ce que seront les courses sur ces bateaux avec la Fastnet Race où les deux MOD 70 ont terminé à trois minutes d'intervalle après 30 heures de course et 600 milles parcourus.

 

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Le plateau reste pour l'instant assez franc-français, penses-tu que l'engagement des grands noms de la voile et du multicoque puisse attirer les teams étrangers courtisés sur ce circuit MOD ?

 Il y a des contacts avec des teams étrangers sur le circuit MOD 70, deux équipes ont déjà signé Race for Water pour la Suisse et Oman Sail, nous espérons que les six engagements finalisés attireront des sponsors et des skippers.

Au delà de la conjoncture économique actuelle, le frein vient du fait que la classe « n'existe pas » encore réellement, la Krys Match puis la Krys Océan Race permettront d'inviter des skippers, des clients qui pourront visualiser le potentiel du circuit, ce qui pourrait déboucher sur d'autres projets.

 Le MOD 70 a une place à prendre, il y a un tour du monde en équipage en monocoque, la Volvo Ocean Race, désormais il y aura un tour du monde en multicoque.

 Pour Spindrift Racing, notre vocation n'est pas de trouver obligatoirement un partenaire français, loin de là, nous sommes en pourparlers avec différentes entreprises, mais tant que rien n'est signé nous restons humbles.

 Nous devrions retrouver des équipiers français à bord de tous les bateaux, car à l'heure actuelle les meilleurs équipiers de course au large en multis sont français, il serait bête de s'en priver. De mon côté j'aurai au moins un ou deux marins étrangers sur le bateau.

 

Tu fais partie de l'équipage d'Alinghi qui est engagé sur les Extreme Sailing Series, actuellement en deuxième partie de classement, que manque-t-il à l'équipage pour mieux figurer ?

 Sur le bateau le potentiel est là, nous apprenons à nous connaître, c'est de mieux en mieux, mais les résultats sont en dents de scie sur les différents Acts.

Nous sommes parfois en tête mais nous avons du mal à terminer, nous étions en tête pendant deux jours à Trapani sur les « Open Water », avant de terminer sixième, les « Stadiums » (régates sur des formats courts) sont plus difficiles pour nous.

Nous avons raté des journées ce que nous ne pouvons pas nous permettre sur ce circuit où la moindre petite erreur, le moindre manque de cohésion se paient cash.

 Il reste trois grands prix, rien n'est terminé, nous allons continuer à nous battre régates après régates, l'important est de se faire plaisir à bord et les résultats suivront, mais le plateau est conséquent, le niveau très élevé, c'est donc logique que les résultats soient serrés.

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Quel est la principale difficulté sur ce circuit des Extremes 40 ? L'exiguité des plans d'eau, le format très court des régates avec la nécessité de prendre de bons départs ?

 Le départ est primordial, mais nous avons vu aujourd'hui que des départs moyens ne sont pas forcément rédhibitoires, les bateaux en retard sur la ligne peuvent prendre un côté du plan d'eau dans un vent frais, Gitana a pris des départs à droite en deuxième rideau, alors que nous étions tous bloqués sur la gauche, ce qui a été payant au final.

Cependant sur ce grand prix les conditions sont vraiment extrêmes avec un à quatre nœuds de vent, donc tout peut basculer sur une manche.

 

Tu as couru les deux derniers grands prix de D35 en Méditerranée, comment se comporte ce catamaran typé lac sur un plan d'eau ouvert ?

 Tout s'est très bien passé pour nous, avec un beau grand prix à Beaulieu, de bonnes conditions pendant trois des quatre jours de régates, à Antibes nous avons eu un peu moins de vent, mais le bateau s'est bien comporté, ce qui limite ce bateau n'est pas l'intensité du vent, mais l'état de la mer, ce qui a d'ailleurs entrainé l'annulation d'une journée de courses à Beaulieu sur Mer.

 L'expérience a été favorable pour toutes les équipes, je pense qu'une majorité souhaite renouveler ce type de navigations l'année prochaine.

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com


Tu as navigué sur l'AC45 d'Energy Team, quels sont les plus grosses différences entre ce catamaran à aile et un multicoque à gréement conventionnel ?

 L'aile rigide est très efficace, nous l'avons vu lors de la dernière coupe, elle diminue beaucoup le fardage, le bateau est donc plus évolutif, il vire et empanne mieux.

La gestion de la puissance est assez incroyable sur les AC45, c'est très précis, nous avons trois réglages sur l'aile: le traveller qui permet de régler toute l'aile, ce qu'on retrouve sur un gréement classique ; le camber, qui est l'équivalent de la bordure sur un multi classique comme l'Extrême 40 ou le D35, et qui permet de régler la profondeur entre l'avant de l'aile qui nous appelons le mât et les flaps ou volets sur l'arrière de l'aile ; le twist, qui permet d'enlever de la puissance sur les flaps, ce qui correspond au cunningham. Ces éléments ne sont donc pas complétement différents dans la façon de naviguer.

Le fait de gérer à volonté la puissance est assez formidable. ce qui permet également de régater dans des conditions musclées, comme à Plymouth, où les catamarans ont navigué dans 30 nœuds de vent, ce qui est rare pour des multicoques de cette taille.

 Les flotteurs sont très volumineux, les safrans ont une grande surface, ce qui amène un bon contrôle, le bateau est donc très tolérant.

 L'aile gomme les défauts du multicoque par rapport au monocoque, un mono est très évolutif, l'aile rigide apporte cette évolutivité, la diminution du fardage fait que le bateau ne s'arrête pas, ce qui est une difficulté sur les phases de départ où il faut gérer le timing à la ligne.

 

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Energy Team a peu navigué par rapport aux top teams, est ce que des entrainements sont prévus pour combler ce retard ?

 Le premier acte à Cascais était une phase de découverte pour toutes les petites équipes, avec une différence de niveau maximale entre les nouveaux teams et les autres (Oracle Racing, Artemis Racing et ETNZ), à Plymouth les coréens et Energy Team ont montré un beau potentiel, le retard s'est donc un peu comblé.

Pour atteindre le niveaux des tops teams, il n'y a pas de secret, il faut naviguer plus, les grosses équipes passent 200 jours par an sur l'eau.

 Dans cette optique et avant le troisième acte à San Diego, nous allons naviguer une semaine à l'ENV (du 17 au 21 octobre) avec l'Energy Team pour faire du match race sur deux catamarans du Trophée Clairefontaine, nous allons nous entrainer avec Pierre Antoine Morvan, spécialiste français de match racing.

Nous allons également modifier un peu l'équipage avec Christophe Espagnon qui sera au réglage de l'aile à côté de moi (Yann Guichard barrera l'AC 45 d'Energy Team à San Diego) et qui assurera aussi la tactique.

Ensuite nous allons planifier d'autres entrainements sur d'autres supports, le désavantage que nous avons par rapport aux grosses équipes est l'impossibilité de naviguer à deux AC45, Artemis en a commandé un second, Oracle en possède quatre.

 Nous ne pouvons pas naviguer entre les actes puisque les bateaux sont en transit, et nous ne pouvons pas faire de speed tests ou de réels entrainements avec les autres équipes, ce qui complique la tâche pour le développement des voiles d'avant.

Des entrainements à deux bateaux permettraient de progresser de façon exponentielle, nous l'avons vu en naviguant avec le Team Korea à Cascais.

 

Concernant ces formats de courses assez courtes, est ce qu'une réelle communication est possible entre le barreur et le tacticien (ou skipper) sur ces circuits Extreme 40 et AC 45 ?

 En Extreme 40 non, sauf sur les Open Water, mais en Stadiums la décision doit se prendre sur l'instant, donc le barreur gère également la tactique dans 80% des cas, nous n'avons pas le temps de discuter du timing d'un virement sans se mettre dans une situation difficile, avec ensuite des « options » qui sont subies et non choisies.

Avant la manche, nous avons malgré tout le temps de discuter pour choisir le positionnement sur la ligne et le côté du plan d'eau à choisir, c'est donc un travail d'équipe.

Sur l'Extreme 40, je pense que pour avoir de bons résultats, les trois équipiers doivent être capables de gérer tout les postes pour faire avancer la machine, le barreur est moins concentré sur la marche du bateau que sur d'autres séries puisqu'il gère également la tactique.

 En AC45 les parcours sont peu plus longs, les bateaux vont plus vites, la limite virtuelle doit être intégrée, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire ; une aide à la tactique est donc essentielle.

Cet aspect nous a manqué sur les deux premiers rendez-vous, où nous étions plus en phase de découverte du bateau, nous devons passer sur un mode plus centré sur la performance.

Sur certains bateaux, la tactique est assurée par le numéro 2 qui gère les bastaques, sur d'autres c'est le régleur de l'aile ce qui me correspond plus ; nous fonctionnerons de cette façon avec Christophe Espagnon à San Diego.


Maxis Multis : 04/10/11

Forts de leur succès sur la Route du Rhum en Multi 50', Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont décidé de se lancer un nouveau défi, en effet ils ont décidé de racheté le 60' ORMA Sodeb’O  de Thomas Coville, afin de rallonger le bateau pour qu'il puisse courir en classe Ultime.

Lionel Lemonchois avait imaginé un projet similaire lorsqu'il était skipper chez Gitana, le projet avait abouti à Gitana 11 en version 77', mais le double vainqueur de la Route du Rhum avait été débarqué avant la mise à l'eau du bateau.

Le 60' sera dans un premier temps loué jusqu'à la fin de l'année afin de lancer les études en collaboration avec les architectes VPLP puis acheté avant la mise en chantier, pour une mise à l'eau prévue en  2012. Le skipper prévoit une nouvelle coque centrale ainsi que les flotteurs, en conservant le reste du trimaran qui devrait atteindre une taille de 80'.

© Benoît Stichelbaut / Design - Nicolas Gilles

Lionel Lemonchois : « Je suis vraiment heureux de partir sur un nouveau projet tel que celui-ci. Partir d’une page blanche, cogiter, créer et modifier un 60 pieds, c’est toujours très enrichissant. J’ai cette idée et cette envie dans la tête depuis déjà longtemps et je suis ravi que Prince de Bretagne m’accorde sa confiance aujourd’hui pour que nous nous lancions ensemble dans cette aventure. La confiance de son partenaire, c’est valorisant et important. Je n’ai jamais navigué sur le 60 pieds « Sodeb’O » mais je sais que c’est un bon bateau. Nous allons partir d’une bonne base et construire une jolie bête de course. »

Joseph Rousseau, président du Cerafel (Prince de Bretagne) :
« Avec ce nouveau projet, nous renforçons notre engagement dans la voile. A l’issue de la Route du Rhum, nous avons eu ce souhait et cette réflexion en constatant deux choses. La première, que nous avions un ‘vrai chef’ à bord de notre multi50 et la deuxième, que l’on parlait beaucoup du grand gagnant de la course, toutes catégories confondues. Nous avons alors voulu donner les moyens à Lionel d’exprimer tout son talent. L’ambition est une valeur que Prince de Bretagne partage avec son skipper. »

Jean-François Jacob, secrétaire général de la SICA : « La classe Ultime est pour nous une évolution normale qui confirme notre intérêt et notre volonté de monter en puissance dans notre communication tournée vers la mer et vers la voile. Nous avons de belles échéances devant nous et notamment la Route du rhum 2014, sur laquelle nous viendrons jouer la grande victoire. D’ici là, le bateau naviguera sur un programme qui n’est pas encore défini entre les courses et les campagnes de record auxquelles un bateau de cette classe peut prétendre. »


Extreme Sailing Series : 02/10/11

L'équipage de Pierre Pennec, sur Groupe Edmond de Rothschild s'est imposé hier à Nice sur le 7ème acte des Extreme Sailing Series.

Comme souvent, la victoire s'est jouée sur la dernière manche, qui compte double ; l'équipage français de Groupe Edmond de Rothschild, en tête depuis la veille, devait terminer devant ou juste derrière Artemis Racing sur cette ultime course pour gagner ce rendez-vous ; après le superbe retour d'Artemis qui avait remporté deux manches successivement dans la matinée et qui ne pointait plus qu'à 3 points derrière les français.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Le récit de cette régate par Pierre Pennec, le skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « Sur le départ nous étions bord à bord avec Artemis. Terry Hutchinson se montre trop gourmand et franchit la ligne prématurément. L’ambiance est alors au beau fixe même si nous restons concentrés. Mais nous déchantons assez vite car un bateau, qui n’est pourtant pas en concurrence directe avec nous vient nous chercher et nous fait perdre beaucoup de terrain. Un dernier du classement général qui embête le premier … c’est toujours dommage ! Ensuite, au passage sous le vent nous considérons que nous sommes engagés sur Red Bull mais le jury en décide autrement et nous sommes sanctionnés d’une pénalité. A ce moment là, nous sommes derrière Artemis. Et là, l’équipage s’est remotivé et a puisé dans la cohésion qui nous unit car nous voulions vraiment jouer nos chances jusqu’au dernier moment. Sur la ligne, nous avons les suédois en ligne de mire et nous coupons cette dernière à seulement dix centimètres de son tableau arrière. Les dernières régates sont toujours d’une grande intensité car le principe du coefficient deux n’autorise aucune erreur surtout quand nous sommes si serrés en point. L’équipage a laissé exploser sa joie une fois la ligne franchie. Cette victoire est une très belle revanche pour nous et elle nous remet en tête du classement annuel… que demander de plus ?»

Groupe Edmond de Rothschild remportait donc ce grand prix devant Artemis qui terminait à un point seulement des vainqueurs, l'équipage suédois de Terry Hutchinson s'incline donc sur cette ultime régate, comme à Boston.


Groupe Edmond de Rothschild célébrant sa victoire de l'Acte 7 à Nice © Lloyd Images

Les suisses d'Alinghi complètent le podium de cette 7ème étape devant Luna Rossa 

Tanguy Cariou, skipper d'Alinghi : "Dans l'absolu c'est un bon résultat, mais nous sommes un petit peu déçus bien sûr. Je pense qu´on avait le potentiel pour faire mieux. Ce matin on a perdu le rythme par rapport à Artemis Racing et Groupe Edmond de Rothschild, donc bravo à eux, ils ont fait un super boulot. On sait que depuis Trapani le classement général va être difficile à jouer pour nous donc maintenant on se concentre sur la victoire d'étape."