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En bref: 10/12/12
- Le Gitana Team quitte le circuit Extreme Sailing Series en 2013,
après quatre podiums successifs depuis 2009, l'équipe souhaite se
recentrer sur la course au large, comme l'explique le directeur général
Cyril Dardashti « L’histoire du Gitana Team restera marquée par ces
années (sur les Extreme Sailing Series) mais aujourd’hui il a été
décidé de se concentrer sur la Course au Large avec le trimaran de 70’
Groupe Edmond de Rothschild, skippé par Sébastien Josse, et Gitana 11.
Les programmes de ces deux bateaux pour la saison 2013 seront très
prochainement officialisés.» L'équipe se concentrera donc sur le
MOD70, mais utilisera également Gitana 11 (l'ancien 60' ORMA, allongé à
77'), en dehors de la Route des Princes, le trimaran pourrait être
aligné sur des records en solitaire (ce qui était initialement prévu
lors de sa mise à l'eau)
- La Route des Princes, tour de l'Europe organisé par Prince de Bretagne, débutera
d'un port du sud de la France le 1er juin 2013 et se terminera le 30 à
Roscoff. Les escales, qui permettront au public de voir les bateaux
s'affronter sur des formats courts auront lieu à Valence (Espagne) du 4
au 9 juin, à Benicarlo (Espagne) le 9, à Lisbonne (Portugal) du 13 au
16, à Dublin (Irlande) du 20 au 23, à Plymouth (Angleterre) du 26 au 29
et à Roscoff. Ce tour de l'Europe sera ouvert à tous les multicoques de
50' et plus.
- La Transat Jacques
Vabre se prive des MOD70, cette classique aura lieu en 2013 entre le
Havre et Itajai au Brésil, elle sera ouverte aux monocoques de 40' et
60' et à la classe des Multis 50'. L'organisation n'a semble-t-il pas
souhaiter introduire une classe en équipage alors que la course se
courre en double pour les autres participants.
- La
Solidaire du Chocolat s'ouvre quant à elle aux multis pour son édition
2012, cette transat réservée jusqu'ici à la classe 40', accueillera les
MOD 70 et les Ultimes qui se mesureront en équipage sur le parcours
Cadix (Espagne)-Progreso (Mexique).
Silence
radio de la classe MOD70 qui ne devrait rien annoncer au salon
nautique. Le tour du monde au programme initial de 2013 semble désormais
utopique, sans sponsor pour la classe et avec un plateau réduit, le MOD
n°2 n'a semble-t-il toujours pas trouvé preneur et Michel Desjoyaux n'a
pas de sponsor pour l'année à venir. Reste à définir un nouveau
programme pour cette saison, la logique voudrait que les MOD soient
alignés sur la Route des Princes, ce qui éviterait des frais
supplémentaires face à un tour de l'Europe spécifique à la classe
monotype ; une transat aurait été la bienvenue, mais l'organisation de
la Transat Jacques Vabre a fermé la porte aux MOD...
Extreme Sailing Series : 10/12/12
L’équipage de Groupe Edmond de Rothschild pointait en tête avant la
dernière journée de régates hier à Rio, les hommes du Gitana Team auront
tout fait pour défendre leur place, mais le grand favori The Wave
Muscat remporte la victoire de cette étape avec 0,2 point d’avance sur
l’équipage français et gagne le titre de champion des Extreme Sailing
Series 2012.
Celui-ci était déjà acquis pour les hommes de Leigh McMillan avant la
dernière manche, restait à définir les équipages qui accèderaient au
podium, la troisième place d’Oman Air leur permettait d’accéder à la
seconde place au général, aux dépends de l’équipage du Gitana Team, le
team français a été un acteur majeur du circuit avec quatre podiums
successifs depuis 2009.
Roman Hagara et Red Bull Sailing Team sont les grands perdants de cet
act, avec une avant dernière place sur l’ultime manche, ils ratent le
podium et terminent quatrièmes de cette étape et de la saison.
Alinghi, qui avait superbement débuté l’act brésilien termine
difficilement celui-ci, enchainant les mauvais manches et n’accède qu’à
une sixième place.
© Lloyd Images Leigh McMillan, skipper de The Wave, Muscat: « Nous avons parfois
eu de la chance, mais je voudrais vraiment remercier les gars qui
m’entourent. Ils ont toujours pris soin de moi et m’ont aidé à regarder
de l’avant ». Notamment dans la dernière manche à Rio, qui comptait double : « Juste
avant le départ, nous avions repéré quelques belles rafales de vent sur
la droite du parcours, donc nous nous sommes préparés pour un départ au
bateau comité. Mais le vent a fini par tomber et tout semblait fini
pour nous »
Morgan Larson, skipper d’Oman Air : “C’est vraiment dommage pour
Red Bull. Ce n’était pas facile sur ce plan d’eau. Mais je ne peux que
me réjouir pour Oman Air. Ce fut une belle épreuve pour nous. Elle nous a
permis de nous révéler en tant qu’équipe. Nous avons eu des moments
difficiles à l’arrière de la flotte sur certaines manches, mais tout le
monde a gardé la tête haute en restant positif. La journée d’aujourd’hui
nous a vraiment mis à l’épreuve et je suis très heureux de notre
résultat”.
Hervé Cunningham, régleur sur Groupe Emond de Rothschild : « Cette
troisième place nous laisse forcément un goût un peu amer car nous
étions là pour gagner mais cela reste une très belle place. Cette
saison, The Wave Muscat a été intouchable, impérial, un cran au dessus.
Un grand bravo à eux ! Pour Oman Air, l’histoire est différente et je
pense que nous lui donnons la deuxième marche du podium… Cette saison
2012 a été marquée par des changements au sein de l’équipage et par deux
mauvais Grands Prix. Porto est certainement le plus dur à digérer car
nous finissons cinquièmes sur avarie et avec un équipier à l’hôpital.
Mais c’est malgré tout très bien d’être sur le podium des Extreme
Sailing Series pour la quatrième année consécutive » .
La sixième saison des Extreme Sailing Series™ s’est donc terminée à
Rio, la saison 2013 débutera à Mascate au Sultanat d’Oman le 5 mars
prochain, avec 8 équipes en compétition (6 équipes actuelles et deux
nouvelles), celles-ci seront dévoilées lors du Salon Nautique de
Dusseldorf le 20 janvier 2013, alors que les sept autres étapes
devraient être connues avant la fin de l’année.
Le team Groupe Edmond de Rothschild a annoncé qu’il ne serait pas
présent sur sur le circuit l’année prochaine, préférant se consacrer à
leur programme offshore.
Cyril Dardashti, le directeur général du Gitana Team : «
Nous avons vécu quatre belles années sur les Extreme Sailing Series,
tant sportives qu’humaines. Le team a toujours su accrocher les podiums
et nous a fait vivre des moments uniques en menant tout le Groupe Edmond
de Rothschild dans son sillage. L’histoire du Gitana Team restera
marquée par ces années mais aujourd’hui il a été décidé de se concentrer
sur la Course au Large avec le trimaran de 70’ Groupe Edmond de
Rothschild, skippé par Sébastien Josse, et Gitana 11. Les programmes de
ces deux bateaux pour la saison 2013 seront très prochainement
officialisés. Notre absence sur les Extreme Sailing Series l’année
prochaine, ne signifie pas que nous ne reviendrons pas ultérieurement
sur le circuit. Tout le team est très attaché à l’événement. Je
souhaitais vivement remercier et féliciter Mark Turner et ses équipes
d’OC Sport pour tout le travail accompli, leur professionnalisme et la
qualité des étapes de ce World Tour. Enfin, je m’associe à Ariane et
Benjamin de Rothschild pour remercier et adresser un grand bravo à
l’équipage mené par Pierre Pennec. Les garçons ont démontré tout leur
talent, leur engagement mais aussi leur ténacité dans les moments
difficiles, ce qui est particulièrement important pour nous » déclarait
Classement de l’Act 8 des Extreme Sailing Series 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil après 30 manches (09.12.12)
Position / Team / Points
1. The Wave, Muscat (OMA) 192.2 points
2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) 192 points
3. Oman Air (OMA)181 points
4. Red Bull Sailing Team (AUT) 179 points
5. SAP Extreme Sailing Team (DEN)166 points
6. Alinghi (SUI) 152 points
7. GAC Pindar (GBR) 129.6 points
8. ZouLou (FRA) 119 points
9. Team Brasil (BRA)92 points
Classement Général des Extreme Sailing Series 2012 après l’Act 8, Rio
Position / Team / Points
1. The Wave, Muscat 76.5 points
2. Oman Air 65 points
3. Groupe Edmond de Rothschild 64.5 points
4. Red Bull Sailing Team 59 points
5. GAC Pindar 45.5 points
6. SAP Extreme Sailing Team 42 points
7. Alinghi 35.5 points
8. ZouLou 28 points
America's Cup : 08/12/12
Le skipper aixois, Franck Cammas, lié depuis 15 ans à son sponsor
Groupama et récent vainqueur de la Volvo Ocean Race, a dévoilé hier au
salon nautique son souhait de participer à la 35ème Coupe de l’America.
Le sponsor, en difficulté financière, accompagnera néanmoins Franck
Cammas jusqu’en 2015 sur des projets moindres que les précédents avec le
Tour de France à la voile en 2012, une participation à la Petite Coupe
de l’America en 2013 avec un class C qui sera conçu par le bureau
d’études du team (l’équipe a également acheter un class C d’occasion
afin de débuter les entrainement sur ces catamarans de 25′ à aile
rigide).
Pour les objectifs plus prestigieux, à savoir une participation aux
America’s Cup World Series en 2013 et à la 35ème America’s Cup, Franck
Cammas, qui est libéré d’une exclusivité avec Groupama, espère
convaincre de nouveaux partenaires, l’engagement pour les ACWS étant
estimé à 700000€, celui pour la Coupe à plus de 70 millions d’€.
Le skipper continue à apporter son aide à l’équipe de Luna Rossa dans
la prise en main de son AC72 qui navigue à Auckland, le catamaran a été
doté de nouvelles dérives foils lors des dernières navigations, ces
nouveaux appendices sont visibles sur le site de Chris Cameron, le photographe officiel de l’équipe d’Emirates Team New Zealand.
Les kiwis, qui ont partagé quelques navigations avec les italiens,
n’ont plus que deux jours d’entrainement autorisés sur leur AC72 n°1,
qui ne devrait plus naviguer ensuite.
L’équipe néo zélandaise met à profit ses derniers jours
d’entrainement pour naviguer dans des conditions musclées (30 noeuds
établis, mer formée), avec des pointes à plus de 40 noeuds pour le
catamaran.
 © Chris Cameron-ETNZ
Extreme Sailing Series : 08/12/12
La deuxième journée des Extreme Sailing Series de Rio, qui vont
clôturer la saison, a vu les leaders du classement général rjoindre les
avants postes, notamment pour l’équipe française Groupe Edmond de
Rothschild qui retrouve une place sur le podium provisoire.
Le vent était moins fort que la veille, avec cinq à onze nœuds,
huit manches ont pu être courues, l’équipage du Gitana Team s’est imposé
sur la moitié d’entre elles, comblant en très grande partie son retard
sur The Wave Muscat qui était nettement moins à l’aise lors de cette
seconde journée, l’autre équipage omanais d’Oman Air et Red Bull Sailing
Team réalisaient une belle journée enchainant les places d’honneur
comme les français, ce qui leur permettaient aussi de revenir dans la
quarté de tête.
Ces quatre équipages (The Wave, Red Bull, Groupe Edmond de
Rothschild et Oman Air) se tenaient en deux points à la fin de ses huit
manches, The Wave et Red Bull avec 81 points, 80 pour le Gitana Team et
79 pour Oman Air.
Alinghi, barré par Pierre Yves Jorand, qui avait mené les débats la
veille, aura été moins constant avec deux places de neuvième avant de
mieux finir la journée avec deux secondes places et une victoire.
© Lloyd Images Pierre Pennec, barreur de Groupe Edmond de Rothschild :« Au niveau
du vent, la tendance était moins forte qu’hier. Il y a eu entre 5 et 11
nœuds selon les endroits du plan d’eau. Le site de navigation était un
plus clair aujourd’hui, c’était plus marqué et donc plus facile à lire.
Mais le vent se retrouvait toujours divisé en deux par le pain de sucre
et il fallait anticiper cela, ce que nous avons mieux fait aujourd’hui
qu’hier. En moyenne nous avons pris des bons départs et nous
avions une bonne vitesse. Nous gagnons quatre courses, ce qui est très
positif, mais nous faisons également deux manches de derniers. Sur la
quatrième régate, Oman Air nous ferme la porte au comité. Cette
situation de blocage nous amène à devoir choisir le mauvais côté du plan
d’eau. Et là nous tombons dans une bulle sans vent. Nous nous
retrouvons complétement arrêtés sans pouvoir rien faire et en voyant
tout le monde partir. Sur la dernière manche, c’est également le départ
qui pêche mais cette fois cela est dû un manque de préparation de notre
part. En fin de journée, la situation est toujours un peu tordue et nous
avons passé trop de temps à observer le plan d’eau pour déterminer
notre stratégie qu’à préparer notre départ. Nous étions au bon endroit
car celui qui part là où nous étions gagne la manche mais nous étions
trop tard. C’est bien sûr énervant de faire de si mauvaises manches mais
cette journée reste une journée très positive pour Groupe Edmond de
Rothschild. Nous rattrapons beaucoup de points à nos adversaires de
tête, nous sommes dans le coup et l’équipage se sent en confiance.»
La troisième journée est visible en live stream sur le site officiel,
celle-ci a bien débutée pour Groupe Edmond de Rothschild qui prend la
tête du classement provisoire avec deux victoires de manches et une
seconde place, devant les deux équipages omanais à 7 points et Red Bull à
11 points.
Extreme Sailing Series : 07/12//12
La dernière épreuve des Extreme Sailing Series 2012 a débuté hier à
Rio de Janeiro sur un plan d’eau piégeux du fait des reliefs qui
encercle la baie.
Si l’équipage omanais de The Wave Muscat fait figure de grand favori
pour le titre, les places restantes sur le podium s’annoncent disputées
entre Oman Sail, Groupe Edmond de Rothschild et Red Bull Sailing Team.
Cette première journée a souri à l’équipage suisse d’Alinghi, qui
mène les débats grâce à deux victoires de manches sur six courues, comme
l’explique le skipper Pierre-Yves Jorand : “Ce fut une excellente
journée pour nous. Dans les deuxièmes et troisièmes manches nous avons
réussi à creuser une belle avance sur le reste de la flotte à la
première bouée, ce qui nous a aidé pour la suite. Nous avons essayé de
naviguer de manière détendue et intelligente, sans compliquer les choses
et je crois que cette approche a porté ses fruits”.
Alinghi est à égalité de point avec l’équipage de Leigh McMillan sur
The Wave Muscat, Zoulou effectue également une superbe journée avec une
troisième place au provisoire et 3 points de retard sur le leader.
Oman Air et Red Bull pointent en 4 et 5ème places, les deux équipages
rivaux pour une place sur le podium sont entrés en collision dans
l’avant dernière manche, les australiens ayant percutés l’arrière du
flotteur de l’Extreme 40 omanais, les deux équipages n’écopent que d’une
pénalité de temps dans la 1ère manche de la seconde journée.
Groupe Edmond de Rothschild mené par Pierre Pennec débutait bien la
journée avec une victoire sur la première manche mais peinait ensuite à
trouver ses marques comme l’expliquent les membres d’équipage :
Arnaud Psarofaghi, régleur de Grand-Voile : « Le plan d’eau est
instable et divisé en deux parties. Pour schématiser, il y avait du vent
établi aux alentours des 15 nœuds sur la ligne puis au minimum de la
journée nous avons dû avoir entre 3 et 4 nœuds à la première porte. Il y
avait des zones de vent faible à éviter, ce que nous n’avons pas
toujours su faire. Nous n’avons pas été très chanceux aujourd’hui et
puis nous avons commis des erreurs dans nos choix de bords sur certaines
manches. Le bilan de cette première journée est qu’il ne faut pas
hésiter à faire les extérieurs pour rester rapides et aussi peut-être
faire plus simplement les choses, notamment dans les approches de
marques »
Pierre Pennec, barreur : « Les conditions étaient très bonnes
aujourd’hui, avec un grand soleil, mais le vent était très oscillant sur
le plan d’eau. Ces variations d’intensité du flux rendaient la lecture
du plan d’eau compliquée. Cela est principalement dû au relief qui
encercle le terrain de jeu et notamment au pain de sucre car le vent
passe d’un côté ou de l’autre de façon assez aléatoire. Nous avons fait
de bons départs, avec des approches de lignes efficaces, mais nous avons
été moins pertinents dans notre choix au premier passage de bouée sur
deux manches.»
Groupe Edmond de Rothschild pointe donc à la 7ème place du
provisoire, à 9 points du leader et 2 points de ses adversaires pour le
podium (Oman Air et Red Bull Sailing Team).
Les régates de la 2ème journée reprendront à 18h (heure française) et sont visibles en streaming sur le site officiel des Extreme Sailing Series.
America's Cup : 02/12/12
L’équipe italienne Luna Rossa a déposé deux protests aux cours des dernières semaines auprès du jury de la coupe de l’America.
La première est dirigée contre le defender, l’autorité organisatrice
et la direction de course, elle concerne l’annulation de l’étape des
America’s Cup World Series de Venise, sans l’accord des équipes engagées
sur le circuit et sans justification.
L’équipe italienne n’a semble-t-il pas apprécié l’annulation de cet
événement à domicile, qui devrait être remplacé par une étape aux Etats
Unis, et menacerait de ne pas participer à cet act.
La seconde réclamation concerne de nouveau le defender, l’équipe
américaine Oracle Team USA, accusé d’espionnage. Le protocol de la 34ème
America’s Cup prévoit en effet que équipe concurrente ne peut
s’approcher à moins de 200 mètre d’un bateau concurrent si le but est de
recueillir des informations sur celui-ci, l’équipe italienne fournit au
jury un échange de mails et des photos de membres du team américain sur
un semi rigide à proximité de l’AC72 de Luna Rossa, ce protest est
visible ici.
Côté suédois, l’équipe a décidé de se séparer de son barreur ,
l’américain Terry Hutchinson, qui avait pourtant obtenu de bons
résultats en match race lors des America’s Cup World Series. Artemis
Racing a choisi promouvoir de Iain Percy, Nathan Outteridge, Santiago
Lange et Loïck Peyron qui formeront désormais la cellule arrière du team
suédois, Ian Percy est également promu au poste de directeur sportif.
America's Cup : 28/11/12
L'équipage d'Emirates Team New Zealand poursuit ses navigations en
baie d'Hauraki, avec une version modifiée de son 1er AC72 (carénages des
poutres de liaison entre autre). Les néo-zélandais disposent
encore de six jours de navigation avec ce bateau jusqu'à fin janvier ;
en effet le règlement autorise 30 jours de navigation sur le premier
AC72 construit, jusqu’au 31/01/2013, puis 45 jours avec les deux bateaux
au cours des trois mois suivants. Et ses quelques jours restant
devraient être mis à profit pour naviguer avec le catamaran de Luna
Rossa, l'équipe italienne qui fait ses débuts sur ce support, les deux
bateaux ont déjà plusieurs jours d'entrainement en commun, ce qui
devrait permettre aux italiens (coachés par Franck Cammas) de progresser
rapidement dans le maniement et les réglages du bateau, et aux
néo-zélandais de valider les modifications apportées récemment à leur
multicoque et de s'entrainer pour les phases de contact.
 © Chris Cameron/Emirates Team New Zealand Les
designs des AC 72 d'Emirates Team New Zealand et de Luna Rossa sont
identiques, en dehors de appendices, ETNZ navigue avec des dérives en"
S", alors que les italiens ont choisi des profils en "L". L'équipe
suédoise d'Artemis Racing, qui a aussi recruté un français, Loick
Peyron en tant que "speed coach", poursuit quant à elle ses navigations à
San Francisco. Le français a dévoilé quelques informations sur le
bateau dans une interview sur la page officielle d'Energy Team :
la vitesse de 26 noeuds pour 10 noeuds de vent aurait été atteinte, et
le bateau aurait comme ses adversaires effectué ses premiers vols sur
des bords de portant.  © Sander van der Borch/Artemis Racing Côté américain, les dernières informations (cf l'interview de Brad Webb sur Sailing-World)
font état d'un retour sur l'eau de l'équipe Oracle Team USA avec l'Ac72
n°1 en début d'année 2013, avec une aile neuve (initialement prévue
pour l'AC 72 n°2 qui devrait sortir de chantier en mars). Des membres du
team américain sont présents à Auckland pour suivre les sorties des
catamarans néo-zélandais et italien, il est probable que la plate forme
d'USA Maxis Multis : 28/11/12
Roman Paszke, le skipper polonais, tentera de nouveau un tour du
monde d’est en oust (contre vents et courants dominants) cet hiver, à la
barre de son catamaran Gemini 3.
Sa tentative précédente s’était soldée par un abandon en Argentine
suite à une voie d’eau, et s’était compliqué d’un umbroglio juridique
suite aux opérations de « sauvetage » du bateau, ce qui avait entrainé
une immobilisation de celui-ci durant plusieurs mois dans le port
argentin.
Le skipper est prêt pour une nouvelle tentative avec un catamaran
allégé de 400kg, grâce aux changement des réservoirs de carburant et
l’adoption d’un nouveau système de production d’énergie. Il devrait
appareillé la semaine prochaine pour un port français (probablement
Lorient), où il sera en stand-by pour cette nouvelle tentative de tour
du monde en solitaire contre vents et courants dominants. America's Cup : 16/11/12
Alors qu'Artemis Racing a enfin débuté ses navigations sur son AC72,
les italiens de Luna Rossa n'ont effectué qu'une journée de navigation
depuis la mise à l'eau de leur catamaran.
En
effet l'aile du bateau italien a été endommagée lors d'une opération de
grutage aujourd'hui, seule la partie haute semble touchée, mais cet
incident devrait immobiliser l'AC72 pour quelques jours.
Les
suédois ont effectué deux sorties en baie de San Franciso dans des
conditions clémentes, sans problème semble-t-il, le catamaran semble
assez bas sur l'eau, à l'inverse des dessins d'ETNZ et de Luna Rossa.  Photo : Artemis Racing/Sander van der Borch Les
néo-zéalandais ont également repris leurs navigations en baie
d'Hauraki, avec quelques modifications apportées au bateau dont des
carénages afin d'améliorer l'aérodynamique, les possibilités de vol du catamaran avec cette nouvelle configuration semblent toujours exceptionnelles, rappelons que l'équipage
d'ETNZ a navigué 18 jours depuis la mise à l'eau alors que les autres
équipages n'ont passé que quelques jours sur l'eau...  Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand
Hydroptère : 07/11/12
Le groupe DCNS a annoncé aujourd’hui la fin du partenariat avec l’équipe de l’Hydroptère après seulement un an de sponsoring .
Le trimaran à foils mené par Alain Thébault risque donc de nouveau
de se retrouver à quai, la tentative de record du Pacifique prévue cette
année avait été reportée faute d’une fenêtre météo favorable, sans
partenaire, il est peu probable que le bateau puisse s’aligner sur ce
parcours l’année prochaine.
Ce partenariat qui se termine aura néanmoins permis d’apporter
quelques améliorations techniques au foiler, avec notamment une gouverne
d’asservissement permettant de stabiliser le vol du bateau, cette
technologie étant dérivée de celle utilisée sur les sous marins produits
par le DCNS.
La réaction du skipper, Alain Thébault : « Nous sommes surpris et
évidemment déçus de ce revirement mais nous gardons bon espoir. C’est la
première fois qu’un voilier hydrofoiler tente un record océanique. DCNS
nous a donné les moyens de démarrer l’aventure et nous irons jusqu’au
bout. Le projet a montré qu’il suscitait un réel engouement et nous
espérons que ce défi pionnier, auquel nous croyons beaucoup, trouvera un
nouveau soutien à temps, en France ou à l’étranger »
Alain Thébault, ainsi que Jacques Vincent, Jean Le Cam et Yves
Parlier vont désormais créer « Hydroptere Pacific », une structure
californienne dont le but sera d’encourager l’arrivée de potentiels
sponsors américains, cette action est soutenue par le consul de France. America's Cup : 04/11/12
L'AC72 d'Artemis Racing a été remis à l'eau aujourd'hui à San
Francisco et a été baptisé, après une première tentative avortée le 18
octobre dernier, suite à un problème structurel survenu lors du
remorquage, la remise en état du catamaran a nécessité deux semaines de
réparations. Photo : Artemis Racing/Sander van der Borch Le
skipper, Terry Hutchinson souhaite rattraper le retard pris suite aux
incidents du remorquage et le bateau devrait effectuer ses premières
navigations dans le courant de la semaine, l'équipe recevra le renfort
de Loïck Peyron qui sera présent lors de ces premiers tests. Le
team suédois, challenger of record de la 34ème America's Cup devrait
mettre à l'eau son second bateau en début d'année prochaine. America's Cup : 01/11/12
Tout comme l’équipe italienne de Luna Rossa qui s’offre le savoir
faire de Franck Cammas en matière de multicoques, les suédois d’Artemis
Racing ont décidé de faire appel à Loick Peyron pour les seconder lors
des premières navigations de leur AC72.
Les équipes qui n’ont pas encore naviguer avec leurs catamarans
choisissent la prudence dans l’apprentissage et la maitrise de leurs
bateaux, probablement échauder par le chavirage d’USA17 en baie de San
Francisco.
Les néo-zélandais, qui ont navigué 16 jours sur leur catamaran, ont
choisi d’effectuer un chantier d’une dizaine de jours afin d’améliorer
la vitesse et l’ergonomie du bateau. Maxis Multis : 27/10/12
Le skipper Lionel Lemonchois, a mis à l'eau hier son trimaran, maxi
80', aux couleurs de son sponsor, Prince de Bretagne. Ce bateau est
l'ancien 60' ORMA Sodeb'O, profondément remanié, puisque seul le
gréement et les bras de liaison ont été conservé. Le trimaran a été
construit par le chantier Multiplast, et le design est l'ouvre du
cabinet VPLP.
Le bateau sera convoyé dès lundi à Lorient où il sera mâté en vue d’effectuer ses premières navigations. L'objectif
du skipper est la victoire dans la catégorie Ultime lors de la
prochaine Route du Rhum, mais il espère également titiller les autres
maxis (Sodeb'O et Idec) sur les records en Atlantique et briller sur la
Route de l'Europe prévue l'année prochaine.
© Marcel MOCHET
Lionel Lemonchois : «
Je suis évidemment très heureux. Le bateau était là, et frémissait sur
ses berres depuis quelques jours. Il me tardait que le rideau se lève et
de le voir toucher l’eau. Je remercie bien évidemment Prince de
Bretagne sans qui nous ne serions pas là. C’est aussi un plaisir que je
suis heureux de partager avec tous ceux qui se sont penchés sur son
berceau : les jeunes architectes du cabinet Van Peteghem-Lauriot
Prévost, ainsi que toutes les petites mains du chantier Multiplast et de
mon équipe. C’est très valorisant pour nous tous de le découvrir dans
sa globalité et de mesurer tout le boulot réalisé. Je pense que nous
sommes bien partis pour écrire de nouvelles histoires avec Prince de
Bretagne. C’est un grand jour et je suis très ému. » Joseph Rousseau, président de Prince de Bretagne, producteur à Trélevern (22) : «
C’est un grand jour pour les 2 350 producteurs de la marque. C’est
beaucoup d’émotion et de fierté aussi de découvrir ce superbe bateau,
ses couleurs et ses lignes uniques. Cette mise à l’eau concrétise une
étape importante de notre engagement dans la voile. Il symbolise la
complémentarité entre la terre et la mer qui fait notre force. Il
illustre enfin la dimension humaine de ce projet initié par un skipper
qui depuis le début s’est mis à la portée des producteurs de légumes.
Lionel Lemonchois est notre ambassadeur, on l’appelle « Le Prince de
Bretagne », et il a toute notre confiance pour relever de nouveaux
défis, notamment la prochaine Route du Rhum qui résonne déjà comme une
évidence. » Jean-François Jacob, président de la SICA : «
Ce bateau s’inscrit dans la continuité d’un projet initié il y a
quelques années et qui monte en puissance. Ce maxi multicoque est
magnifique ! Il est typé, assez racé, il dégage à la fois de la légèreté
et de la puissance. Il est à la mesure de ses objectifs et de ses
prochains défis, sur lesquels il pourra véhiculer toutes les valeurs qui
réunissent les producteurs et leurs familles. Il porte le goût du
risque et le plaisir du travail bien fait des paysans, qui tous les
jours se battent pour produire des légumes de qualité en dépit des
contraintes du marché et des conditions climatiques. » Caractéristiques techniques Longueur hors tout 24 mètres Largeur 18,2 mètres Poids 7,2 tonnes Surface Grand Voile 180 m2 Surface Solent 137 m2 Surface de Gennaker 261 m2 Surface de voilure au près 317 m2 Surface de voilure au portant 441 m2 America's Cup : 27/10/12
L’équipe italienne, challenger pour la 34ème Coupe de l’America, a mis à l’eau son catamaran AC72 hier à Auckland.
Le team, dernier engagé, avait passé un accord avec Emirates Team New
Zealand, qui avait partagé le design de sa plate forme et de son aile,
cette coopération court jusqu’au 31 décembre 2012, le seul élément qui
ne soit pas commun aux deux équipes sont les foils.
Photo: LUNA ROSSA / Nigel Marple
Les italiens ont choisi comme les néo-zélandais de présenter leur
bateau avec des dérives droites pour sa première apparition. Celles-ci
devraient rapidement être remplacées par des appendices plus
« travaillés », qui devraient permettre au catamaran de se sustenter,
comme celui d’ETNZ.
Luna Rossa devrait effectuer sa première navigation mercredi après
des test statiques en début de semaine, à noter la présence de Franck
Cammas, qui va apporter sa connaissance à l’équipe italienne et
notamment à Max Sirena, le skipper.
Du côté des concurrents, Artemis Racing n’a toujours pas repris la
mer, Terry Hutchinson, le skipper de l’équipe suédoise a reconnu une
erreur humaine lors du remorquage du catamaran, en effet celui-ci a été
fait avec les foils en position basse, or les efforts de ceux-ci ont été
étudiés pour être équilibrés par ceux de l’aile qui n’était pas en
place, ce qui a provoqué l’incident sur la plate-forme. Ils espèrent
pouvoir débuter leurs entrainements cette semaine.
Côté américain, l’équipe continue à ramasser les débris de l’aile
dispersés en baie de San Francisco suite au chavirage d’USA17, l’équipe
donne la priorité au second bateau actuellement en cours de construction
et devrait lancer la construction d’une troisième aile afin d’équiper
ses deux plates formes.
Les néo zélandais poursuivent quant à eux leurs entrainements, sans
connaitre de problème sur leur bateau, offrant de superbes images de
leur catamaran en vol stabilisé.
America's Cup : 20/10/12
Terry Hutchinson et son équipage devaient effectuer des tests avec leur AC 72 avant de gréer l'aile rigide et de baptiser le catamaran aujourd'hui, le programme a vite été annulé, en effet au cours du remorquage, les bruits suspects au niveau des étraves ont été entendus.  Sander van der Borch / Artemis Racing
Le bateau a donc rejoint le hangar du team suédois par sécurité, afin d'analyser la structure des coques. Après le chavirage d'Oracle Team USA, cette avarie est un nouveau coup dur pour la préparation de la prochaine Coupe de l'America, seul Emirates Team New Zealand n'a pas connu d'avarie grave sur son catamaran, le sistership de celui-ci, celui de Prada-Luna Rossa devrait toucher l'eau la semaine prochaine.  Sander van der Borch / Artemis RacingAmerica's Cup : 17/10/12 Le catamaran AC72 d'ORACLE TEAM USA a chaviré dans la baie de San
Francisco cette nuit (heure française), au cours de la huitième journée
d’entraînement de l‘équipe (le règlement autorise 30 jours de navigation
sur le premier AC72 construit jusqu'au 31/01/2013 puis 45 jours avec
les deux bateaux au cours des trois mois suivants) . Les
conditions étaient musclées, avec des rafales de plus de 25 noeuds et un
fort clapot associé à un gros coefficient de l’année.
 - Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA
Le tacticien du bord revient sur l'incident, Tom Slingsby (AUS) : « Lorsque
l’avant a enfourné, l’aile a suivi et quelques équipiers sont tombés à
l’eau . L’aile pouvait se briser à tout moment, c’est pourquoi nous
avons tous sauté par-dessus bord ». Le chavirage s'est
déroulé pendant une manoeuvre de bare away, lors de l'abattée, les
étraves ont plantées et le bateau a sanci, ce "soleil" a peut être été
favorisé par la houle. L'aile a maintenu le bateau dans cette position
pendant quelques minutes avant que celui-ci ne bascule sur la tranche.
L'équipe
technique du team a tenté de remettre le bateau à l'endroit sans
succès, la houle a ensuite commencé à désagréger les éléments mobile de
l'aile rigide, le mât s'est ensuite brisé, le catamaran a ensuite pu
être pris en remorque jusqu'à la base technique du team américain.
Les photos de la séquence sont visibles sur le site H2OShots. Avec
le catamaran géant couché sur la tranche, les fortes conditions ont
rapidement endommagé l’aile. Avec le courant, le bateau a ensuite dérivé
vers l’océan et, à la tombée de la nuit, l‘équipe tentait toujours de
ramener la plate-forme du catamaran vers la base. L’aile est entièrement
détruite. Le gréement est donc complétement perdu, ce chavirage
va très nettement ralentir la préparation du team américain, comme
l'explique le skipper, qui reste néanmoins optimiste Jimmy Spithill
(AUS): « C’est un sacré coup dur. Il s’agit d’une véritable mise à
l’épreuve pour toute l’équipe . Mais j’ai déjà vu ces types relever le
même défi lors de notre précédente campagne avant de remporter
l’America’s Cup. Seule une équipe solide s’en remettra. Cet incident ne
nous empêchera pas de gagner à nouveau l’America’s Cup ».  - Photo copyright Guilain Grenier / Oracle Team USA
Le
deuxième AC72 de l'équipe américaine devait être mis à l'eau début
2013, les dégâts de la plate forme d'USA17 ne pourront être évalués
qu'après des examens approfondis. America's Cup : 17/10/12
L'équipage d'USA 17 a chaviré aujourd'hui, les hommes sont sains et saufs, mais le catamaran à aile rigide
du defender semble très endommagé après ce chavirage en baie de San
Francisco. Sur les vidéos qui circulent ce matin, on découvre les
circonstances du chavirage. L'AC72 semblait lancé à pleine vitesse,
l'équipage s'apprêtait à effectuer un bear-away quand les étraves ont
planté dans une mer qui semble formée, le multicoque a ensuite sanci en
quelques secondes. Les vidéos : ICI et LA
Le
bateau semble être resté en équilibre, posé sur l'aile pendant
plusieurs minutes, sans que l'équipe puisse le remettre à l'endroit avec
ses bateaux d'assistance, l'aile s'est ensuite progressivement
désagrégée, les parties mobiles en premier puis le mât qui a
probablement endommagé la plate forme. Le bateau a pu être
remorqué à terre, reste désormais à évaluer les dégâts et à débuter un
long chantier de remise en état du catamaran, ce qui devrait nettement
handicapé le defender dans sa préparation pour la 34ème Coupe de
l'America. Vulcain Trophy/D35 : 15/10/12
L’équipage du CER mené par Jérôme Clerc sur Realstone Sailing a
remporté le Grand Prix Facchinetti, le dernier de la saison 2012 des D35
devant Ladycat et Alinghi. Le jeune équipage aura très largement dominé
cette saison avec un quasi sans faute, deux victoires sur les
classiques lémaniques, vainqueur de quatre des six grand prix, et une
3ème place comme plus mauvais résultat. Alinghi mené par Ernesto
Bertarelli termine à bonne distance et n’aura jamais été en mesure
d’inquiéter le CER.
Ladycat, barré par Dona Bertarelli effectue sa meilleure saison avec
une troisième place au général après une belle lutte contre de Rham qui
termine au pied du podium cette année. Philippe Cardis barreur,
propriétaire de de Rham, et un des initiateurs de la série a décidé
d’arrêter la compétition à l’issue de cette saison 2012.
Philippe Cardis: « C’est une page importante de ma vie qui se
tourne. Je souhaite remercier mon équipage. Je souhaite aussi remercier
mes amis Ernesto Bertarelli, Nicolas Grange et Guy de Picciotto, sans
qui tout cela n’existerait pas. Nous avons décidé un jour de nous assoir
autour d’une table pour monter ce projet qui est devenu une classe de
bateaux exceptionnelle. Enfin, je souhaite rendre hommage à Dona
Bertarelli, avec qui nous nous sommes battus jusqu’au bout pour arracher
la troisième place du classement. Nous avons dû nous incliner, je la
félicite car je suis vraiment impressionné par la vitesse à laquelle
elle a appris à barrer ce bateau ! » 
Dona Bertarelli : « Je suis heureuse ! C’est le résultat de 6
ans d’apprentissage. Je souhaite remercier, non seulement mon équipage
actuel, mais toutes les navigatrices qui ont navigué avec moi jusqu’à
aujourd’hui. Il nous a fallu 4 ans pour gagner le Bol d’Or Mirabaud et 6
ans pour monter sur le podium du Vulcain Trophy. Je suis vraiment fière
du travail accompli ! »Ernesto Bertarelli : « Je suis très
fier de ce que ma sœur a accompli. Je suis très heureux qu’une femme,
non professionnelle, ait pu accéder au podium. C’est vraiment une
consécration et c’est aussi la beauté de notre sport ! »
La bataille aura également été acharnée pour les 5 et 6ème place,
c’est finalement l’équipage d’Artemis Racing qui s’impose face à Zen
Too, barré par Fred le Peutrec.
Classement général Grand Prix Facchinetti :
- Realstone Sailing (22 points)
- Ladycat (25 points)
- Alinghi (25 points)
- Artemis Racing (35 points)
- Zen Too (38 points)
- De Rham-Sotheby’s (45 points)
- Okalys-Corum (56 points)
- Veltigroup (66 points)
- Nickel (66 points)
Classement général VULCAIN TROPHY 2012 :
- Realstone Sailing – Jérôme Clerc (8 points)
- Alinghi – Ernesto Bertarelli (19 points)
- Ladycat – Dona Bertarelli (25 points)
- De Rham Sotheby’s – Philippe Cardis (27 points)
- Artemis Racing – Torbjorn Tornqvist (34 points)
- Zen Too – Guy De Picciotto – Fred Le Peutrec (35 points)
- Okalys-Corum – Nicolas Grange (44 points)
- Veltigroup – Marco Simeoni – Boris Lerch (48 points)
- Nickel – Fred Moura (50 points)
America's Cup World Series : 14/10/12
Les derniers America’s Cup World Series laisseront un goût amer à
l’équipe française d’Energy Team, en effet les résultats sportifs avec
une 6ème place en match racing et une 7ème en flotte n’auront pas été à
la hauteur des ambitions du team, mais un second volet vient contrarier
l’équipe avec une action en justice à leur encontre.
L’histoire commençait pourtant bien avec un plaisancier qui
récupérait l’Ac45 d’Energy Team, alors que celui-ci se trouvait à la
dérive en baie de San Francisco suite à la rupture de ses amarres,
celui-ci était chaleureusement remercié et invité à être le 6ème homme à
bord pour une manche, l’organisation prévoyait également de revoir les
procédures de mouillage des bateaux suite à cet incident.
Malheureusement le plaisancier s’avère moins sympathique de prévu
lorsqu’il a décidé de réclamer 200000$ à l’équipe pour le sauvetage du
multicoque d’une valeur d’un million d’euros.
Affaire à suivre à la cour…
Maxis multis/60' ORMA : 14/10/12
L’ancien 60′ ORMA, ex Gitana 12, ex Bonduelle, qui a été allongé à
72′ par l’équipe d’Artemis Racing, afin de tester l’aile de leur AC72,
va de nouveau changer de propriétaire.
En effet le trimaran aurait été acheté par John Sangmeister, un
américain déjà propriétaire d’un Formule 40, celui-ci devrait s’aligner
sur la Transpac 2013 avec entre autre Gino Morrelli, Cam Lewis, Jacques
Vincent à bord.
Le trimaran avait été transporté aux Etats Unis avec son gréement
conventionnel en même temps que la plate forme de l’AC72 de l’équipe
suédoise, on devrait retrouver le trimaran qui devrait être renommé
Tritium sur les classiques américaines. Interview : 05/10/12
Sidney Gavignet, l'un des marins français les plus expérimentés sur
les grandes courses internationales (Volvo Ocean Race, America's Cup), a
intégré l'équipe d'Oman Sail il y a deux ans. Il a pris la barre de
tous les multicoques de ce team (maxi trimaran, Extreme 40), et est
désormais skipper du MOD70 Musandam. Sidney a accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques concernant cette première saison en MOD70.  Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Un
mot sur ces MOD70, quels sont ses points forts ? Pensez-vous que
certains éléments pourraient être améliorés sur le trimaran ? Les
bateaux sont très bien nés, marins, agréables à naviguer avec des
réglages fins, qui se sentent tout de suite à la barre. Ces trimarans
sont fiables, nous pouvons enchaîner les navigations avec des équipes
techniques réduites, ce qui prouve leur solidité. La classe a un
problème technique principal, ce sont les foils qui sont fragiles. Nous
en avons fait l'expérience sur la Krys Ocean Race, avec une casse sans
qu'il n'y ait eu de choc sur l'appendice.  Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
L'équipe
a décroché sa première victoire sur une étape offshore (sur la 4ème
étape de l'European Tour entre Cascais et Marseille), dans des
conditions légères, quels ont été les points forts de l'équipage sur
cette étape ? Nous avons forcément eu un peu de réussite,
mais nous avions une bonne vitesse dans ce petit temps, nous avons pu
grappiller petit à petit en s'arrêtant moins que les autres bateaux dans
les zones de pétole. Le fait qu'il y ait toujours plus de vent devant
nous a aussi permis de creuser une belle avance jusqu'à l'arrivée. Vous
aviez également effectué un beau début de course sur la Krys Ocean Race
avant la casse du foil, et ce malgré un équipage nettement moins
expérimenté que sur les autres trimarans, avec notamment deux omanais
sur les étapes offshore, quelle est la force de cet équipage ? J'espère
que cette faiblesse deviendra notre force. Nous sommes obligés du fait
de ce manque d'expérience d'être très structurés à bord, avec une
organisation quasi militaire, je pense que cette rigueur peut sur le
long terme devenir une force. La langue « officielle » sur le
bateau est l'anglais, nous avons donc uniquement Brian Thompson qui
parle sa langue naturelle ; ceci implique un lexique commun à tout
l'équipage, ce qui renforce encore l'organisation nécessaire pour les
manœuvres.  Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com L'objectif d'Oman Sail est de former un
équipage entièrement omanais, tu as à bord deux équipiers originaires du
Sultanat sur les offshores et trois sur les inshores, comment
jugez-vous la progression de ces marins ? Leur progression est énorme, même si ce n'est jamais assez. J'aime
bien citer Fahad Al Hasni, qui est le plus jeunes des trois omanais qui
naviguent à bord. Il a débuté la voile il y a seulement trois ans, en
étant formé sur le Tour de France à la voile. Désormais c'est un très
bon équipier, même si il n'est pas encore un bon pro, mais il le
deviendra, d'abord au large, puis en peaufinant la technique sur les
inshores également. Nous sommes à Marseille, où je faisais
sport-étude voile il y a 25 ans, c'est donc difficile de contracter une
expérience de 25 ans comme la mienne en seulement trois ans. Il existe un programme de sélection de marins à Oman, mais comment se passe la sélection de vos équipiers sur le MOD ? Oman
Sail a de beaux résultats sur le tour de France à la voile, en Extreme
40 et nous avons nous aussi quelques bonnes performances en MOD70, mais
chaque série travaille de son côté. Le vivier de marins existe, mais il
est difficile de faire passer les gens d'une série à l'autre, et je suis
presque en manque d'équipiers, c'est probablement la petite faiblesse
du programme d'Oman Sail. Oman Sail est donc très impliqué
pour le développement de la voile dans le Sultanat, quel est l'impact
de cet engagement au niveau local dans les écoles de voile ? Ce
programme a permis de construire deux écoles de voile dignes de celles
que l'on peut trouver à Brest ou la Rochelle, les scolaires ont
également accès à ces écoles de voile, un programme féminin se développe
aussi, ce qui est important dans un pays musulman. Le nombre d'enfants qui touchent à la voile depuis le lancement du programme est phénoménal.  Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Oman
Sail est le seul équipage international de la série MOD70, que
manque-t-il à cette classe pour attirer les marins étrangers ? Effectivement il manque deux bateaux anglo-saxons sur cette classe, j'espère que nous les aurons bientôt . Nous
avons prouvé que les bateaux sont fiables, spectaculaires, que nous
pouvons enchaîner les courses, le tour de l'Europe a été parfait et le
tour du monde l'année prochaine le sera aussi, la classe a donc tout
pour réussir, manque ces bateaux étrangers pour que le succès soit
complet. Aviez-vous des objectifs définis pour cette première saison en MOD70 ? L'objectif
sur la transatlantique New York Brest était de terminer la course, car
nous avions débuté le navigations sur le trimaran seulement deux mois
avant. L'objectif est donc rempli, malgré la casse du foil. En ce
qui concerne l'European Tour, nous visons le milieu de plateau, nous
somme cinq, donc l'objectif est le podium, en gagnant des manches
inshores et offshore. Actuellement nous avons atteint ces objectifs,
mais la course est très serrée et nous pouvons finir 3ème comme 5ème. Un mot sur les performances lors de la première journée des City Races de Marseille, dans le petite temps ? L'équation
était simple, deux mauvais départs, deux mauvaises manches, un bon
départ une bonne place à l'arrivée, tout s'est joué sur ce point. Ceci
fait parti de nos points à améliorer avec une marge de progression afin
d'être plus constants dans ces phases de régates MOD70 : 02/10/12
Les skippers et les équipages engagés sur l ’European Tour nous
aurons encore offert un final à suspense pour cette ultime étape
offshore.
Yann Guichard et ses hommes avaient réussi à prendre la tête de la
flotte après une nuit au contact et se présentaient en vainqueur à
Gênes, en ayant intercalé deux bateaux (Race for Water et Oman Sail)
entre eux et Foncia, ce qui leur permettait de remporter ce tour de
l ’Europe, c ’était sans compter sur la pugnacité de Michel Desjoyaux
qui revenait dans les 10 derniers milles et parvenait à se glisser sous
le vent de la flotte pour se présenter en deuxième position sur la
ligne, Race for Water complète le podium de cette étape en terminant à
trois minutes de Foncia.
Cet European Tour est donc remporté par Foncia et Michel Desjoyaux
qui aura eu fort à faire pour l ’emporter face à Spindrift racing, Yann
Guichard et ses hommes se classent donc second à deux points de Foncia.  © Mark Lloyd / MOD S.A.
Race for Wtaer complète le podium grâce à leur troisième place sur
cette cinquième étape offshore, Stève Ravussin et son équipage terminent
également deux points devant Musandam Oman Sail, qui effectue une belle
épreuve avec une courbe de progression tout à fait satisfaisante.
Groupe Edmond de Rothschild termine cinquième de cette épreuve et paye
une mauvaise fin de course au classement.
Michel Desjoyaux, skipper de FONCIA : « Cette
arrivée est à l’image de l’ensemble de ce tour de l’Europe, pendant tout
ce mois de course : acharné, disputé, des renversements de situation,
quelques chassés croisés. Des grands moments de doutes et de solitude,
des grands moments de bonheur pour certains, de catastrophe pour
d’autres. C’est le jeu. Et à la fin, FONCIA s’en sort très bien. En
sauvant notre place derrière Spindrift sur cette étape là, on sauve
notre place au général »
« On a vu trois bateaux passer à 15 milles de l’arrivée. A un
moment on s’est dit « et bien tant pis, c’est foutu, on a tout perdu ».
Et puis on s’est dit que la ligne d’arrivée n’était pas encore franchie.
On a vu Oman et Race for Water passer dans une zone avec très peu de
vent. Nous, nous avons contourné cette zone, et nous sommes revenus par
l’extérieur avec du vent tout le temps. On sauve notre deuxième place
là-dessus et on sauve notre général. Avec deux points d’avance. Après un
mois de course ! »
« Dès le début, nous savions que Spindrift serait notre gros
morceau de ce tour Européen. On savait qu’ils seraient de très gros
clients car ils venaient de gagner la Krys Ocean Race. Ce sont
d’ailleurs eux qui gagnent le plus de manches je crois. »
« C’est un bateau sur lequel tout le monde bosse, où tout le monde
est concentré, du début à la fin. A l’escale et en mer. C’est un réel
plaisir de naviguer dans ces conditions, parce que tout le monde donne
le meilleur de soi-même à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
Et même si on fait des erreurs, on passe outre. Ce sont des gars
compétents, motivés, travailleurs ».
« Pour le moment, cette victoire a surtout le goût du champagne
parce que je me suis fait arroser par les copains de Spindrift ! Elle a
un goût particulier parce que c’est la dernière course de ce bateau, de
moi-même et de l’équipage sous les couleurs de FONCIA. C’est sympa de
finir sur une très belle note, pour cette enseigne qui m’a permis de
faire plein de belles choses depuis 2007. Je voudrais dédier cette
victoire à tous les collaborateurs de FONCIA qui m’ont soutenu depuis
janvier 2007. Les belles histoires ont aussi une fin ».
Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « On
n’est pas passé loin ! On est irréprochable sur les trois dernières
courses, on a pris tous les points qu’il était possible de prendre. Mais
FONCIA a très bien navigué et il mérite cette belle victoire. Ils
gagnent le tour européen avec 2 points d’avance sur 280 points
distribués, rien que ça, ça parle ! La 3eplace aussi s’est
jouée sur la dernière manche. On a vu des arrivées très serrées tout le
temps. A Dublin, 3 bateaux en 77 secondes. A naviguer, c’est super. Et à
suivre de terre, ça doit être chouette aussi !
« Au passage de la ligne d’arrivée : j’ai d’abord congratulé mon
équipage, parce qu’on a fait une belle course. Cette étape est une des
plus belles qu’on ait faite avec la première. On n’a jamais rien lâché.
On a été en tête après le départ, on s’est fait décrocher, on est bien
revenu. On a fait ce qu’il fallait faire. On y a cru. On avait le
potentiel pour gagner. Maintenant, je crois que l’étape qui nous coûte
le plus cher, c’est Around Portugal…c’est celle-là qui a creusé notre
tombe. Dans toutes les autres, on a été dans le coup. On n’a pas
beaucoup de regret à avoir même si c’est sûr, une fois à terre, on
recompte forcément les points. Nous avons le potentiel. Nous avons gagné
la Krys Ocean Race, nous faisons 2e de l’European Tour, nous sommes en tête au Multi One Championship… Donc, quelque part, on gagne la saison 2012. »
« Le MOD70 était une découverte pour moi, pour l’équipage, et je
suis ravi d’avoir intégré ce circuit. On a montré à tout le monde que le
bateau est fantastique, le circuit sympa et que ça fait de super
courses. »
« On est très cuits. J’ai bien enchaîné, ça fait deux mois et demi
que je suis sur l’eau. Mais je suis heureux, je ne vais pas me plaindre,
c’est une bonne fatigue. Mais c’était vraiment intense. On navigue à
vue sur ce tour de l’Europe, même sur des étapes de 1000 milles. On est
constamment à vue. Je crois qu’avec FONCIA, sur un mois de course, on a
dû se voir 28 jours non stop. C’est assez incroyable et c’est ce qui
fait que le rythme est soutenu. Mais c’est super à vivre, d’être fatigué
comme ça, mais ne jamais rien lâcher. Il y a toujours une bonne
ambiance à bord du bateau. »
Stève Ravussin, skipper de Race for Water :
« Fantastique finish. C’était une belle étape, on était tous ensemble,
on se voyait. Il y avait des petites options plus ou moins payantes à
faire. Mais on voit que quand les bateaux s’arrêtent, les autres sont
tellement proches qu’ils reviennent vite. Le team Race for Water est
très content. Cette année, j’ai très peu navigué. J’étais mauvais sur
les régates inshore, dans les départs notamment. Dans les courses
offshore, c’était mieux. Sur les trois dernières manches, on était tout
le temps dans le coup. Mais je crois qu’il faut s’entraîner, naviguer
beaucoup, parce que c’est très très serré »
« Le moment fort, pour nous, je crois que c’est cette 3e
place, aujourd’hui, sur le podium. C’est bien pour l’équipe, pour tous
nos petits gars, nos jeunes, que j’ai essayé de faire naviguer cette
saison. C’est un beau petit clin d’œil. On n’était pas loin de toucher
une victoire. J’espère qu’on le fera plus tard. »
« Les bateaux sont solides, fiables, très proches en performance.
Dans la monotypie, c’est le meilleur être humain qui gagne à la fin et
là, c’est Michel Desjoyeaux et son équipage. »
«Nous avons 7 bateaux sont construits. Si on les a en 2013, ce
sera super. Nous, on va chercher des financements pour le bateau. Et le
championnat MOD70 va perdurer, parce qu ’il n ’y a que ça de vrai ».
Sidney Gavignet, skipper de Musandam Oman Sail : «
Cette étape Marseille/ Gênes est celle qui m’a procuré les plus beaux
moments sur mon MOD. Parce qu’il y avait la pleine lune, de gros nuages
noirs avec le soleil qui se couche d’un côté et la lune qui se lève de
l’autre, avec des couleurs dans les nuages, gris, bleus, roses. Puis
aussi parce qu’il y a eu les plus beaux moments de navigation, des
conditions idéales, en partant de Marseille, on était sous gennaker, le
vent est monté, le bateau était calé sur son flotteur, la coque centrale
hors de l’eau, on restait comme ça de longs moments à 30 nœuds,
constants. A l’intérieur, il n’y avait pas de bruit car la coque
centrale ne touchait pas l’eau. C’était de beaux moments.
« On n’a pas la 3ème place qu’on voulait, mais ce n’est pas grave.
On a bien tenu notre place et fait partie de la bagarre. C’était
l’objectif. On voulait gagner un ou deux trucs par-ci par-là, c’est ce
qu’on a fait en gagnant une étape à Marseille et une city race à
Cascais. On a beaucoup appris. On est heureux d’avoir participé à cet
European Tour. Le format est à refaire. On sera heureux de revenir l’an
prochain. On a tous énormément progressé. Tout le monde est méritant. Il
y a 3 déçus et 2 contents dans cette course. Les deux contents : FONCIA
et Race For Water qui réussissent à attraper la 1ère et la 3ème place.
Et trois déçus, Spindrift qui rate la 1ère place, nous qui ratons le
podium et Gitana qui fait dernier. Mais tout le monde a animé la fête.
C’était un beau tour de l’Europe. »
Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : «
Un peu frustré et déçu. On avait mis pas mal de cœur au début de
l’étape. On était dans le bon paquet et dans le bon rythme. Et patatras
quand le gennaker s’est déchiré en deux. Pas moyen de réparer et de
raccrocher le wagon ! On n’avait plus trop de moyens de rivaliser alors
qu’on était dans une bonne phase.
« Si on regarde le classement, ce n’est pas très satisfaisant. Je
pense que nous étions pas mal dans le coup les 2 premières étapes. On a
raté des opportunités qui auraient pu nous mettre en confiance pour
avoir une motivation psychologique qui nous aurait permis d’accrocher
Spindrift et FONCIA. Mais on ne va pas refaire l’histoire. Il y a du
niveau, ça se joue à rien. A certains moments clés, nous n’avons pas
pris les bonnes décisions. On aurait pu faire beaucoup mieux.
Sur toutes les étapes, ça s’est fini à vue, sauf
l’avant-dernière. On peut être satisfait du support et du fait qu’il n’y
ait pas trop de technique qui rentre en jeu. L’équipage et les prises
décisions font la différence. Quant à la fiabilité, le contrat de ce
côté là est rempli. On va préparer le bateau pour le convoyage retour,
un arrêt à Nice pour le Grand Prix d’Extrême 40 et ensuite un débriefing
de la saison à froid à Lorient afin de bien préparer 2013 ! »
Interview : 02/10/12
Yann Guichard, skipper du MOD70 SPINDRIFT racing, et barreur de
l'AC45 de l’Energy Team a de nouveau répondu aux questions de
Voile-Multicoques lors de l'étape marseillaise de l'European Tour 2012. L'interview a été réalisée le vendredi 29 septembre à l'issue de la première journée des City Races de Marseille. Voile-Multicoques :
Peux-tu nous donner des nouvelles de ton état de santé après ta
blessure (le skipper avait chuté lors d'un enfournement) sur la fin de
la 4ème étape de cet European Tour ? Yann Guichard :
Je vais mieux, heureusement je n'ai rien de cassé (il souffre de
déchirures des muscles intercostaux), c'était mon inquiétude initiale.
Je prends un traitement anti inflammatoire et des antalgiques, mais il
persiste malgré tout des douleurs, j'essaye donc de me ménager un peu,
dans la mesure du possible.  Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel Tu as choisi de modifier ton équipage pour la dernière étape, quelles sont les raisons de ce changement ? J'essaye
de faire tourner l'effectif depuis le début de cet European Tour, avec
un nouvel homme à chaque étape en offshore et en inshore ; l'objectif de
ce roulement est de sélectionner l'équipage pour le tour du monde de
l'année prochaine. Cette rotation est une bonne chose, même si certains
concurrents comme Foncia ont choisi d'avoir un équipage fixe. Les
nouveaux apportent du sang neuf et un œil « extérieur », qui permet de
remettre en cause les certitudes que nous pouvons avoir après un mois de
course. Vous pointez en seconde position de cette épreuve
à l'issue de l'avant dernière étape, l'objectif est de finir devant
Foncia, quelle va être la stratégie adoptée par rapport au seul
adversaire direct restant pour la victoire ? Nous avons
huit points de retard sur Foncia, l'idéal serait de revenir à quatre
points à l'issue des City Races, étant donné qu'une place de différence
en offshore représente quatre points, mais ceci s'annonce difficile. Les trois points du parcours côtier seront également très importants, peut être plus que ceux des inshores. Le
marquage de Foncia sur la dernière étape (entre Marseille et Gênes)
n'est pas faisable, mais je pense chacun des équipages va regarder ce
que fait l'autre, il est peu probable que nous prenions une option
radicalement différente. Nous sommes désormais certains de finir
deuxième au pire, la bagarre pour la place de vainqueur s'annonce belle,
tout comme celle pour la troisième place de cet European Tour.  Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel
Une
seconde place ou une victoire sur cet European Tour, une victoire sur
la Krys Ocean Race, les objectifs de l'équipe Spindrift racing sont donc
atteints pour cette première saison en MOD70 ? L'objectif
reste de gagner le Tour de l'Europe, même si nous avons gagner la Krys
Ocean Race, nous espérons poursuivre sur la lancée. Nous ne ferons
le bilan qu'à l'issue de cette course, mais bien sûr je suis satisfait
des résultats. Nous avons malgré tout fait des erreurs sur les étapes
trois et quatre, qui nous ont fait perdre des points sur Foncia. Globalement
nous progressons en apprenant à mieux connaître le trimaran, surtout
dans le petit temps, où nous devons faire des progrès par rapport à
d'autres équipages. Nous avons peut être un petit avantage sur les
City Races grâce à mon expérience sur d'autres circuits de régates en
flotte, comme sur les America's Cup World Series en AC45 (Yann partage
la barre du catamaran à aile rigide d'Energy Team avec Loïck Peyron), ce
qui permet d'être un peu plus à l'aise sur le placement du bateau lors
des phases de départ. Un mot sur les performances du jour (l'interview a été réalisé à l'issue de la 1ère journée des City Races de Marseille) ? Nos
performances sont très proches de celles de Foncia, nous sommes devant à
l'issue de cette première journée, ce qui est pris n'est plus à
prendre, mais rien n'est joué,. Il faudra continuer à prendre de bons
départs, comme nous l'avons fait sur la 1ère et la 3ème manches afin
d'assurer de bonnes places. Ce circuit tient ses promesses
au niveau sportif, mais peine à attirer des sponsors et des équipages
internationaux. Que manque-t-il à la classe MOD70 pour arriver à ces
objectifs ? Effectivement nous avons montré que les
bateaux sont bons, que nous pouvons faire de belles régates que ce soit
en offshore ou en inshore. Le plus important pour développer la classe serait l'arrivée d'un partenaire titre, idéalement une entreprise internationale. Ceci
permettrait aux nouvelles équipes de trouver des sponsors et d'attirer
les skippers étrangers, beaucoup sont intéressés par les MOD70, mais la
conjecture économique est difficile en Europe. De notre côté, nous
avons de bons résultats, un certain nombre de contacts, mais tout ceci
reste en attente d'un partenaire titre pour le championnat, qui
permettrait de pérenniser la classe avec un programme définitif pour
plusieurs saisons. Le trimaran monotype semble satisfaire
les skippers au niveau des performances, qu'en est-il au niveau du
comportement ? Tu avais émis le souhait d'un ballast arrière à l'arrivée
de la Krys Ocean Race, peux-tu nous en dire plus ? Ces
trimarans sont bien nés, avec une monotypie parfaitement respectée,
comme le prouvent les arrivées très serrées sur toutes les courses. De
mon côté je serai effectivement favorable à l'ajout d'un ballast à
l'arrière, ce qui amènerait de meilleurs performances au portant dans le
gros temps, mais surtout plus de sécurité dans ces conditions, en
limitant l'enfournement. Cet aspect est important pour le tour du monde
prévu l'année prochaine. Cette modification n'impliquerait pas de gros
travaux, ni un chantier long, il suffit d'ajouter une cloison et un
snorkel, j'espère donc que cette amélioration sera retenue. Le
Z-Drive (système de transmission permettant à l'hélice de pivoter)
serait à revoir, car il entre en vibration à hautes vitesses (au dessus
de 33-34 nœuds), le changement de ce système rendrait le trimaran plus
agréable à la barre.  Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel Comment sont prises les décisions concernant les modifications de la jauge au sein de la classe MOD70 ? Les
décisions sont prises par le collège d'armateurs en accord avec
l'organisateur MOD, ces réunions se font en bonne entente entre les deux
parties, chacun amène ses propositions et celles-ci sont discutées. La prochaine réunion aura lieu en octobre et permettra de décider ce qui sera modifié sur les bateaux pour la saison prochaine. MOD
a bien fait les choses avec une vraie structure organisatrice et une
hiérarchie, ce qui se révélera encore plus important quand nous serons
huit ou neuf au sein de la classe. Tu poursuis les
navigations au sein de l'Energy Team sur le circuit ACWS. Un nouveau
système de classement a de nouveau fait son apparition pour cette saison
avec le Super Sunday, que penses-tu de ce nouveau format ? Le
système était pire la saison dernière avec des coefficients quatre à
cinq pour certaines régates, désormais il y a un vrai plus pour ceux qui
finissent sur le podium lors de ces courses. Finalement ceci permet à
certains teams qui ont de moins bons résultats de se rattraper, même si
le plus souvent ce sont les mêmes en tête de la flotte. Le fait
que ces régates soient diffusées en live à la télévision joue également
un rôle, il est plus facile pour le public de comprendre que celui qui
gagne sur ces manches remporte l'événement. Ceci apporte également
une grosse intensité, sur un format court, d'une vingtaine de minutes,
avec une bagarre au contact, c'est donc un grand plaisir de naviguer sur
ces bateaux, quel que soit le format. Energy Team devait
construire le sistership d'USA-17 (le 1er AC72 d'Oracle Team USA) si le
budget était décroché pour la 34ème America's Cup, ce qui n'a hélas pas
été le cas. Pourrais-tu nous donner ton avis sur ces catamarans AC72 ? Nous
ne pouvons que regretter de ne pas avoir obtenu le financement pour
construire ce bateau au vu des images de navigation des AC72, ces
bateaux sont magiques, j'aimerai bien sûr naviguer sur des bateaux qui
« volent » après seulement quatre jours de navigation comme l'a fait
Emirates Team New Zealand. La progression sur ces bateaux est
énorme parce que les équipes ont des moyens, et aussi les meilleures
personnes à tous les postes, ces catamarans apporteront forcément aux
multicoques de compétition dans le futur. Le fait de ne pas avoir
décrocher le budget pour Energy Team est d'autant plus dommage que le
deal entre Oracle Team USA et notre équipe était excellent et permettait
de disposer d'un bateau compétitif par rapport aux autres challengers,
même avec des moyens plus limités.  © ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier Même si il n'y a que trois
challengers la qualité sera là, lors des éditions précédentes, le
plateau comptait dix ou douze challengers, mais seulement trois ou
quatre étaient réellement compétitifs. La Louis Vuitton Cup et
l'America's Cup devraient offrir de superbes régates, la baie de San
Francisco est magnifique à naviguer avec des conditions soutenues, il
faudra avant tout finir les courses sur ces machines incroyables, mais
nous pouvons faire confiances aux marins qui se sont parfaitement
adaptés aux multicoques. Voile-Multicoques remercie Yann Guichard pour sa disponibilité, Astrid van den Hove, et Caroline Muller.
America's Cup : 02/10/12
Le team américain a dévoilé les photos des premiers "vols" de son
AC72 en baie de San Francisco il y a quelques jours, coupant court aux
rumeurs sur les capacités de leur catamaran à déjauger comme celui
d'Emirates Team New Zealand.
Les américains
auront donc fait aussi bien que les néo-zéd en accomplissant cette
performance lors de leur 4ème journée de tests, en dehors de ces photos
toujours impressionnantes, reste à savoir si les équipages pourront
assurer un vol stable et surtout à quelles allures pourront-ils utiliser
les capacités de ces bateaux.
- © ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier
Les
images dévoilés par le team américain montrent un énorme travail de la
plate forme avec des coques très "mobiles" comme le montre cette vidéo
(voir à 3'30).
MOD70 : 01/10/12
L’European Tour devrait se terminer dans une dizaine d’heures à
Gênes, après une descente express la nuit dernière à plus de 25 noeuds
vers la première marque de parcours, les cinq équipages des MOD70
continuent leur bataille de placement au large de la Corse pour passer
la Giraglia.
Deux groupes s’étaient formés, Foncia et Race for Water sur une route
plus près de la côte et d’un autre côté Spindrift racing, Musandam-Oman
Sail et Groupe Edmond de Rothschild.
 Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel
Ce soir c’est Michel Desjoyaux et son équipage qui ont un petit
avantage sur leurs poursuivants puisqu’ils pointent avec une meilleure
vitesse et 4,5 milles d’avance sur Stève Ravussin et une dizaine sur
Spindrift racing et Oman Sail, Groupe Edmond de Rothschild a perdu
quelques milles dans une zone de grains dans laquelle le gennaker du
trimaran du Gitana Team s’est déchiré. Malgré cette petite avance, rien
n’est jouer puisque le vent devrait faiblir à l’approche de l’arrivée,
et il est probable que les cinq bateaux se regroupent de nouveau en baie
de Gênes pour un dernier sprint.
 Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel MOD70 : 30/09/12
Les équipages des cinq MOD70, en course sur ce tour de l’Europe, se
sont affrontés hier au large du Roucas Blanc pour la deuxième journée
des City Races, avant de prendre le départ de la dernière étape cette
après midi.
Les conditions étaient plus qu’incertaines hier, avec un violent
orage qui s’est abattu sur la cité phocéenne vers 13 heures entrainant
de fortes rafales et des trombes d’eau. Les bateaux restaient donc à
quai une heure de plus avant que le comité de course ne décide d’envoyer
les équipages sur l’eau pour trois manches.
Au final seules deux manches seront courues du fait d’une nouvelle
averse en fin d’après midi sous laquelle le vent était nulle, le vent
était irrégulier sur ces deux parcours bananes avec de belles rafales à
20 noeuds la bouée au vent, près du Frioul, alors que celui-ci était
faible devant le Roucas Blanc.
 Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel
La première manche du jour était remportée facilement par Foncia
devant Musadam Oman Sail, Spindrift racing terminant 3ème devant Groupe
Edmond de Rothschild et Race for Water.
La seconde course était menée de bout en bout par Spindrift racing, Sidney Gavignet se plaçait de nouveau second.
Les trois autres équipages ont connu quelques déboires sur cette
manche, en effet les trois bateaux se présentaient quasiment de front à
la première marque, Stève Ravussin tentait de faire l’intérieur à Groupe
Edmond de Rothschild qui se retrouvait avec un bateau dans son tableau
arrière (Race for Water) et Foncia sur tribord qui réclamait de l’eau et
entamait son virement à très faible vitesse, le contact était
inévitable et Race for Water venait percuter le bras arrière et le
flotteur du trimaran du Gitana Team, ces deux bateaux se voient
contraints de lancer leurs moteurs pour limiter les dégâts, mais le jury
décide finalement de disqualifier ce dernier de la manche, alors que
Stève Ravussin décidait d’abandonner celle-ci, Michel Desjoyaux se
voyait donc attribuer la 3ème place.
 Voile/Multicoques.com/Baptiste Morel
La réaction de Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild à l’issue de cette manche : «
Sur la deuxième manche, nous nous sommes retrouvés au milieu d’une
situation critique. Elle a malheureusement tourné à notre désavantage
alors que je considère qu’au début nous sommes dans notre bon droit. A
la première marque, Race for Water commet une grosse faute qui nous
pousse à la faute. A l’approche de la bouée, Stève Ravussin cherche à
nous faire l’intérieur alors qu’il n’a clairement pas la place de
passer. Foncia qui était alors très lent vire et nous réclame de l’eau.
Mais à ce moment là, Race For Water est dans notre tableau arrière et
nous ne sommes plus manoeuvrant. Pour ne pas casser les bateaux, nous
avons été obligé de mettre notre moteur en route. Du coup, nous sommes
disqualifiés de la manche. C’est vraiment rageant que le comportement de
certains nous amènent dans ce type de situation, d’autant que notre
bateau a été abîmé dans cette double collision.»
C’est donc Yann Guichard et ses hommes qui s’imposaient sur ces
City Races de Marseille avec un petit point d’avance sur Foncia, ce qui
laissait toujours un avantage de 7 points à Michel Desjoyaux au
classement général, à l’issue de ces courses, Sidney Gavignet
poursuivait sur une belle dynamique et prenait la troisième place de ces
régates de Marseille devant Race for Water et Groupe Edmond de
Rothschild.
 Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel
Les réactions des skippers :
Yann Guichard, skipper de Spindrift racing :« On gagne ici et
c’est bien pour le moral. Je suis heureux de remporter la dernière City
Race de la saison. On a bien navigué aujourd’hui et hier, c’était serein
à bord. On a bien progressé tout au long de ces City Races même si
l’équipage a pas mal changé. Là, nous avions Nicolas Charbonnier et Fred
Brousse à bord. Ils ont amené un vrai plus au niveau puissance et
tactique. On ne reprend qu’un point à FONCIA mais ça va dans le bon
sens. Nous ne sommes plus qu’à 7 points de lui au général. Maintenant,
il faut se tourner vers demain. Il y a trois points à prendre sur le
petit parcours côtier. Ces points vont être primordiaux pour la suite du
classement. »
Michel Desjoyeaux, skipper de FONCIA : « Nous faisons deuxième
ici derrière Spindrift racing ce qui n’est pas trop mal car notre début a
été un peu laborieux. La journée d’aujourd’hui, complexe, nous a quand
même permis de gagner une manche. Ce soir, nous avons 7 points d’avance
sur Spindrift. Nous pouvons encore en gagner ou en perdre pas mal entre
les points bonus à l’issue du parcours côtier demain, ou d’ici
l’arrivée à Gênes. Mais aujourd’hui, quoiqu’il arrive, on ne peut pas
faire plus mal que 2e. Nous allons laisser les trois autres se bagarrer pour la 3e
place. Il y a pire comme situation ! C’est le résultat de trois
semaines de dur labeur de la part de l’équipage. On est capable de très
bien jouer jusqu’au bout. Et c’est ce que nous allons essayer de faire.
Ensuite, le sport décidera. »
Sidney Gavignet : « C’est cool d’être troisième. Après les
péripéties de ces deux derniers jours, nous restons sur le podium au
général. Nous sommes devant les gars avec qui nous allons nous battre
pour la 3e place de l’European Tour, mais il faudra encore
être bons sur la dernière étape. Ce serait bien de pouvoir prendre
quelques points bonus demain car nous sommes les seuls à ne pas avoir
réussi à le faire jusqu’à présent… »
Résultats Marseille City Races
1- Spindrift racing (Yann Guichard) 12+9+11+10+12+10+12 = 54 pts
2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 8+12+10+12+10 = 52 pts
3- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 9+11+8+11+11 = 50 pts
4- Race for Water (Stève Ravussin) 11+10+12+8+8 = 49 pts
5- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 10+8+9+9+8 = 44 pts
Le départ de la dernière étape de cet European Tour a été donné
aujourd’hui avec une heure de retard du fait de vents faibles à
Marseille, les équipages ont débuté par un petit côtier duquel est sorti
vainqueur Spindrift racing devant Foncia et Musandam Oman Sail, les
équipages ont ensuite pris la direction de Minorque (aux Baléares), la
première marque de parcours, ils enchaineront ensuite sur la Giraglia
(nord-est de la Corse) avant l’arrivée sur Gênes.
Les trimarans ont retrouvé du vent frais au large de la cité
phocéenne et filent désormais à 25 noeuds avec un petit avantage pour
Spindrift racing qui mène la flotte devant Musandam, Foncia et Groupe
Edmond de Rothschild, Race for Water a opéré un petit décalage sous le
vent.
Ces quarante huit dernières heures de course s’annoncent intense avec
une belle bataille pour la victoire, pour l’emporter Foncia doit
terminer au pire dans le tableau arrière de son concurrent, Spindrift
racing, qui doivent quant à eux mettre un bateau entre eux et Foncia
pour gagner. La bataille pour la dernière marche du podium reste
également ouverte pour les trois autres bateaux.
MOD70 : 24/09/12
Sidney Gavignet et ses équipiers : Jean-François Cuzon, Brian
Thompson, Thomas Lebreton, Khamis Al Amburi et Fahad Al Hasni ont
remporté cette quatrième étape de l'European Tour, après avoir pris la
tête de la course le lendemain du départ, et grâce à un joli coup
tactique près des côtes au passage du Cap Saint Vincent. © Mark Lloyd / MOD S.A.
L'équipage
réussira par la suite à décrocher Race for Water de Stève Ravussin, qui
avait pris la même option, ils ne cesseront par la suite de creuser
leur avance qui s'élèvera au maximum à 100 milles le tout dans des vents
faibles. La dernière nuit avant l'arrivée sur Marseille aura été plus
tonique avec des pointes à plus de 30 noeuds.
Cette victoire
permet à l'équipage aux couleurs d'Oman de prendre la troisième place du
classement général provisoire à l'issue de cette étape. Race
for Water, mené par Stève Ravussin avec Franck Cammas à la tactique,
enregistre sa meilleure performance sur ce tour de l'Europe en terminant
second de l'étape dix sept minutes devant Foncia, Spindrift racing et
Groupe Edmond de Rothschild terminent 4 et 5èmes.
79% des
points sont maintenant distribués FONCIA conforte son leadership avec
huit points d'avance sur son dauphin Spindrift racing, Yann Guichard et
son équipage n'auront plus droit à l'erreur si ils veulent remporter
cette épreuve. Musandam-Oman Sail prend donc la troisième place, à
égalité de point avec Race for Water (avec 32 points de retard sur le
leader). Le grand perdant est Groupe Edmond de Rothschild, l'équipage de
Sébastien Josse perd deux places au général et pointe désormais à 39
points de Foncia, le podium reste néanmoins accessible puisque les
hommes du Gitana Team ne sont qu'à sept points de Musandam et Race for
Water. © Mark Lloyd / MOD S.A.
Les équipages reprendront les "hostilités" à partir de vendredi à Marseille pour deux journées de City Races. Sidney Gavignet, skipper de Musandam OmanSail
« Je
suis content…content. Ce n’est qu’une fois la ligne passée que je me
suis dit que c’était bon, parce que pendant le dernier petit tour dans
les cailloux au retour de Cassis, on a failli cabaner sous un gros nuage
noir, dans une bouffe à 40 nœuds. On a tout choqué en grand et il s’en
est fallu de peu. C’est beaucoup d’émotion parce qu’on ne se relâche pas
beaucoup sur ces bestioles. C’est fatiguant, c’est usant. J’y croyais à
cette victoire ! C’est un truc d’équipe, bravo à nous tous. Ça s’est
joué au Portugal, au cap Saint Vincent. On a beaucoup progressé dans le
petit temps. C’était une des clés sur cette étape pour s’extraire. On
marchait bien et Jean François Cuzon a passé beaucoup beaucoup de temps à
la table à carte, plus que dans la bannette ! L’équipage progresse.
Fahad devient un bon équipier de large. On a une bonne délégation d’Oman
qui vient ici et c’est un beau cadeau à faire à toute l’équipe. J’ai
passé trois ans en sport études ici, à Marseille. C’est peut-être ça qui
m’émeut tant : je repense à tout ce chemin parcouru... » Stève Ravussin, skipper de Race for Water « Ça
a été du petit temps lémanique pendant longtemps ! On a l’habitude, en
Suisse, on est né là-dedans. Le petit temps, ça fait partie du jeu. Mais
bon, les multicoques heureusement, ça avance tout le temps. C’était une
belle étape, il a fait beau, chaud, on a eu de belles nuits. Nous avons
pris un départ pas trop mal. Mais Oman est revenu sur nous la première
nuit. Ils nous sont passés juste dessous. Ensuite, ils se sont échappés.
Foncia, en revanche, on le voyait régulièrement. Cette nuit, on a moins
bien navigué qu’eux, ils nous ont repris pas mal de milles, jusqu’au
dernier bord. Ce matin, ils étaient 200 mètres derrière nous. On a eu
chaud… On les voyait arriver à fond derrière nous, on était 3 ris et
ORC, on a dû renvoyer de la toile après, on était à 38 nœuds ! Mais on a
pu garder cette deuxième place qui me plaît très bien. La dernière fois
ils finissent devant, cette fois c’est nous. On espère gagner encore
une place sur la prochaine étape. » Michel Desjoyeaux, skipper de FONCIA « Au
début, on était déjà un peu tendu nerveusement dans la pétole… un peu
de fatigue physique par dessus la fatigue nerveuse et voilà…on est
cuits. Cette nuit, on a fait autant de distance qu’on a pu faire les
trois premiers jours dans la pétole ! Sur les dernières heures, nous
étions à la bagarre avec Race for Water qu’on essayait d’accrocher. On
s’est battu comme des diables. Hier après midi, ils avaient presque 20
milles d’avance sur nous. Et à la bouée Omega ce matin pour le dernier
petit parcours au large des îles de Marseille, on était revenus à 1,5
milles. On a passé une nuit à fond la caisse avec des runs dans une mer
pas facile … Je crois qu’on a fait une pointe à 38,4 nœuds !. On a bien
cravaché ; on était bien positionnés, et c’était chaud. On a fait le
premier planté du bateau. Xavier était à la barre, moi à l’écoute sous
le vent, on a réussi à rester à l’endroit mais on était à l’attaque. Au
final, on fait une bonne affaire au classement général. Les jeux ne sont
pas encore faits, tout peut se faire entre les City Races et la
dernière étape. Cela dit, on est du bon côté… » Yann Guichard, skipper de Spindrift racing
« Une
étape pas facile, spécialement pour nous. On s’est vite fait décrocher
au cap Saint Vincent. Après, c’est parti par devant et on n’a pas réussi
à revenir. On a tenté des coups, mais ça n’a pas marché. C’était dur
dans la pétole d’être derrière comme ça sans pouvoir faire grand chose.
Sinon, j’espère que je ne me suis pas cassé de côtes. La dernière nuit,
je dormais par terre, quand Pascal (Bidegorry) m’a fait un salto dessus.
J’ai un peu le bras gauche en vrac aussi (peu après son arrivée au
ponton, Yann est parti faire des examens médicaux, ndr). Le
bateau, ça va, à part l’amure de gennaker que nous avons cassé juste
avant Gibraltar. C’est aussi pour ça que FONCIA nous a semé d’ailleurs. Au
final, l’opération pour nous n’est ni bonne, ni mauvaise. Le match est
encore serré avec FONCIA pour le classement général. Nous avons 8 points
d’écart. Tout reste à faire sur la dernière étape mais aussi la
dernière City Race qui sera très importante. L’objectif est de revenir à
4 points de FONCIA, comme ça, celui qui fera devant l’autre à Gênes
aura gagné l’European Tour » Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild
« Etape
compliquée, de tous les dangers. On savait qu’elle pouvait être
difficile. Un bateau est parti avec le vent au cap Saint Vincent dans un
trou de souris et on ne l’a jamais revu. Il y a eu deux passages à
niveau comme ça, le deuxième à Gibraltar. La flotte s’est étirée. A
chaque pointage, on se prenait 30 milles dans les dents. Le plaisir est
venu de la compétition à vue avec Spindrift. Quand on est côte à côte
comme ça, on oublie un peu le classement. Mais c’est vrai qu’on a
bouchonné presque 36 heures à moins d’un nœud… dans ces conditions, il
faut s’ouvrir deux ou trois soupapes.C’est la deuxième étape où nous
finissons 5e, alors ce n’est pas satisfaisant. C’est même
décevant car nous avons les moyens de jouer. Nous n’avons pas pris les
ascendants quand il fallait les prendre, on ne peut s’en prendre qu’à
nous". Vulcain trophy : 23/09/12
L’avant dernier grand prix du Vulcain Trophy s’est déroulé dans des
conditions idéales pour les équipages des D35, avec six régates courues
le premier jour dans des vents d’une dizaine de noeuds et pas moins de
cinq vainqueurs différents sur un flotte de neuf bateaux lors de cette
journée de samedi.
A l’issue de ces six régates, l’équipage du CER sur Realstone Sailing
menait déjà le grand prix, avec une victoire, trois secondes places,
une 4ème et une 6ème place. De Rham Sotheby’s qui avait très bien débuté
en enchainant deux victoires et une seconde place fléchissait en fin de
journée avec deux places de 7ème et une de 9. Il prenait malgré tout la
seconde position du provisoire à égalité de points avec Okalys Corum et
Zen Too, mené par Fred le Peutrec. La famille Bertarelli était en
embuscade avec Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli en 5ème position à
un point de de Rham, Okalys et Zen Too, alors que Dona Bertarelli
prenait la 6ème position du provisoire à deux points de son frère,
Artemis Racing, Veltigroup et Nickel fermaient la marche.
 Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
La seconde journée courue aujourd’hui aura été aussi disputée
Realstone Sailing, qui avait mal débuté avec une dernière place se
rattrape sur les trois manches suivantes en se classant 4ème puis deux
fois second, parvenant même à creuser son avance, la bonne opération du
jour était réalisée par l’équipage de Zen Too qui enchainait deux
victoires de manches, ce qui leur permettait de prendre la seconde place
de ce grand prix Grange&Cie, devant Alinghi, qui effectuait un beau
retour en prenant cette troisième place devant de Rham Sotheby’s et
Okalys Corum, Ladycat se classait 6ème devant Artemis Racing, Veltigroup
et Nickel.
 Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
L’équipage de Realstone, en remportant cet événement, ne pourra plus
être rejoint au classement final du Vulcain Trophy et est donc proclamé
vainqueur de cette édition 2012, avant la dernière épreuve. Le jeune
équipage du CER mené par Jérôme Clerc aura donc survolé ce championnat,
en effet ils ont gagné quatre des cinq grands prix courus jusqu’ici et
se sont également adjugé les deux classiques lémaniques, la
Genève-Rolle-Genève et le Bol d’Or, leur plus mauvaise place étant
jusqu’ici la troisième marche du podium lors de l’Open de Versoix II.
 Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Alinghi reste second du classement et devrait conservé sa place lors
du dernier événement de la saison, sauf grosse contre performance, la
troisième place sera plus disputée avec de Rham Sotheby’s et Ladycat qui
sont séparés par deux points. Zen Too et Artemis Racing sont cinq et
six du provisoire, à égalité de points.
La saison 2012 se terminera par le Grand Prix Facchinetti Automobiles qui se disputera les 12, 13 et 14 octobre 2012 à Genève.
CLASSEMENT DU GRAND PRIX GRANGE & CIE:
1. Realstone Sailing 25 pts
2. Zen Too 31 pts
3. Alinghi 34 pts
4. De Rham Sotheby’s 37 pts
5. Okalys Corum 39 pts
6. Ladycat 40 pts
7. Artemis Racing 49 pts
8. Veltigroup 55 pts
9. Nickel 62 pts
MOD70 : 23/09/12
Les cinq MOD70 ont retrouvé des vitesses élevée aujourd'hui
après plus de 60 heures de course dans des vents faibles, il reste un
peu plus de 200 milles à parcourir pour le leader Musandam-Oman Sail et
presque 400 pour le dernier bateau, Groupe Edmond de Rothschild, cette
dernière ligne droite se fera au portant dans un flux qui forcit et
devrait atteindre une vingtaine de noeuds. Pas de changement
au classement de cette étape avec l’équipage de Sidney Gavignet qui
mène la flotte avec une confortable avance, 73 milles ce soir, la
victoire ne devrait pas leur échapper, les autre places devraient être
plus disputées avec un écart de seulement 13 milles entre le second Race
for Water et le troisième Foncia. Michel Desjoyaux, leader de cet
European Tour, essayera d'aller chercher le trimaran suisse afin
d'accroitre son avance sur Spindrift racing, actuellement second au
classement général provisoire.
Yann Guichard et ses hommes
vont donc essayer de limiter les dégâts, et si le podium sur cette étape
parait désormais impossible (le trimaran noir naviguant à 80 milles du
troisième), ils espèrent maintenir la dizaine de milles d'avance sur
Groupe Edmond de Rothschild jusqu'à la citée phocéenne.  Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
La
Direction de Course des MOD70 European Tour a décidé de raccourcir
légèrement le parcours de cette quatrième étape, afin d'assurer une
arrivée dans la journée aux cinq équipages en course, le trimarans
n'auront donc plus à contourner l’île de Porquerolles. Ils iront virer
le phare de « Cassidaigne », à 4 milles de l’entrée du port de Cassis,
avant de revenir franchir la ligne d’arrivée située dans la rade Sud. «
Depuis hier soir, on a très bien enchaîné tous les systèmes de vent : à
terre avec la brise thermique au cap de Gata, puis sur une bande de
vent un peu plus au large, à nouveau de la brise de terre après
Cartagena, plus tous les effets de site. Le fait d’avoir bien exploité
tout cela fait que nous avons creusé sur les autres. En milieu de
matinée, nous avons touché le nouveau vent (secteur sud) qui est en
train de s’établir tranquillement. On marche au portant à 21 nœuds, avec
18 nœuds de vent. On est content d’être là. 70 milles d’avance … c’est
sûr que les gars de derrière, dans ces conditions-là, ça doit être pire
que tout. Je pense à eux qui doivent se battre à la moindre petite
variation de vent et de risée, ça doit être fatigant. Nous, on n’a pas
la pression de l’adversaire à côté. Ça nous fait un bon matelas pour
faire notre atterrissage sur Marseille. Du coup aussi, dans le vent fort
qui s’annonce, on ne va pas pousser à fond, le but est de gérer notre
avance jusqu’à l’arrivée." Jean François Cuzon, navigateur à bord de Musandam-Oman Sail à la vacation de midi «
On a eu une nuit difficile, très très compliquée le long des côtes
esapgnoles. En une heure, Race for Water nous a recollé 10 milles. C’est
très stressant. Maintenant, on est rentré dans du vent. Ce vent est
plus clair. Mais il y a encore des options à venir, donc on travaille,
on travaille, il y aura peut-être encore des opportunités d’ici
l’arrivée. Contre Oman, on ne peut rien faire. Depuis deux jours, ils
ont très bien navigué et le destin veut qu’ils restent devant. Mais on
va se battre contre Race for Water. On aimerait bien prendre la place de
deuxièmes. Cela dit, on regarde aussi derrière, même s’il y a des
écarts. Il y a des chances pour que les deux derniers bateaux
n’empruntent pas la même route que nous par rapport aux Baléares…En tout
cas, si j’étais eux, j’irais me décaler à fond de l’autre côté des
îles. Il y a du jeu. Dernière variable : il faudra aussi faire attention
à ne pas casser car nous allons avoir du vent fort jusqu’à l’arrivée. » Charles Caudrelier, navigateur à bord de FONCIA à la vacation de midi «
On est bord à bord avec Spindrift qu’on a retrouvé ce matin, on est
revenu un peu sur eux. C’est bon pour le moral. Le vent est rentré, donc
ça aussi c’est bon pour le moral. On est au portant dans, 10/15 nœuds,
ce n’est pas encore très violent mais ça commence à avancer
sérieusement. On est déçu de notre position actuelle, forcément. Mais
on va se battre jusqu’au bout pour ne pas être derniers à Marseille ! » Thomas Rouxel, barreur et régleur à bord de Groupe Edmond de Rothschild à la vacation de midi
MOD70 : 22/09/12 Les équipages des MOD 70 ont fait leur entrée en Méditerranée
hier soir, après un passage de Gibraltar au près dans des vents faibles. Sidney
Gavignet et son équipage sur Musandam Oman Sail avait déjà fait le
break en compagnie de Stève Ravussin sur Race for Water la nuit
précédente, grâce à une option au plus près du Cap Sain Vincent,
l'équipage suisse perdait ensuite un peu de terrain en approche du Cap
de Gibraltar, laissant le leadership au trimaran portant les couleurs
omanaises.
L'équipage a su faire fructifier cette position et
continue à creuser une avance qui devient conséquente avec 25 milles
d'avance sur Race for Water, Michel Desjoyaux et ses hommes sont
parvenus à limiter la casse et pointent à une trentaine de milles du
leader.
Il n'en est pas de même pour les équipages de
Spindrift racing et de Groupe Edmond de Rothschild qui se sont fait
décrochés alors qu'ils étaient au contact avant l'entrée en
Méditerranée. L'équipage de Yann Guichard a connu des soucis avec le
point d'amure du gennaker qui a cédé, leur faisant perdre une dizaine de
milles et les laissant dans des vents erratiques d'un à trois noeuds au
contact de l'équipage de Sébastien Josse, qui voient toute chance de
revenir s'affaiblir puisque le flux devrait se renforcer par l'avant... Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Steve Ravussin, skipper de Race for Water à la vacation de midi : «
Depuis hier après Gibraltar, on est dans de toutes petites conditions
très légères. On s’est déjà arrêté plusieurs heures : ce sont de vraies
conditions lémaniques ! On essaye de faire marcher le bateau le plus
possible par rapport à la route, on n’a pas trop le choix. Mais tout va
bien, on est calme et on fait du mieux possible. Cette
nuit, c’était incroyable, il y avait énormément de brouillard et une
bruine fine, il pleuvait sur le bateau tellement il y avait de
l’humidité dans l’air, on voyait les étoiles mais pas les cargos, on
entendait juste leur corne de brume. On est dans un entonnoir donc il y a
pas mal de trafic, on a eu pas mal de dauphins hier et du krill qui
nageait en surface. Ce matin, ça s’est un peu éclairci, il fait chaud,
on est en T-shirt, on se protège du soleil. J’ai bien peur qu’on reste
encore pas mal de temps dans ces conditions, mais il faut rester
positif. Dès ce soir, on aura peut-être plus de vent … on espère que
tout cela va nous rapprocher de Marseille ! Sinon, FONCIA est juste
derrière nous, on le voit. Les MOD70 sont tous identiques et
normalement, ils vont tous à la même vitesse. Mais il faut toujours
travailler pour les faire avancer. » Yann Guichard, Spindrift racing lors de la vacation de la mi-journée. :
"La
nuit dernière, ça a été compliqué pour tout le monde et pour nous
spécialement. On a eu un problème sur le gennaker. Avant de passer
Gibraltar, le point d’amure a cassé, le gennak est parti en vrac sous le
vent, c ‘était un peu chaud, on a réussi à l’affaler, à réparer l’amure
et à repartir. On a dû perdre une bonne dizaine de milles là dessus.
C’est pour ça qu’on s’est fait décrocher par FONCIA et Gitana. Ensuite,
la nuit s’est passée avec entre 0 et 2 nœuds de vent. Avec le courant,
les instruments (de navigation) étaient complètement à l’envers, donc
pas facile de faire avancer le bateau dans ces conditions.
Pour l’instant, ça ne redémarre toujours pas. C’est mer d’huile. Gitana,
dans le sud, a redémarré, mais nous, on est encalminé, on essaye de
ressortir de ce pot de pus mais on a un peu de mal. Sur les fichiers
météo, en plus, ça repart par devant, donc ce n’est pas très bon signe
pour la suite. Mais bon, on reste positif. On est là où on est. Il faut
maintenant essayer de faire avancer au mieux le bateau le long de ces
côtes espagnoles pour ne pas prendre trop de retard. Il faut essayer de
ne pas trop se faire larguer par Gitana, parce que je pense que ça va se
jouer avec eux jusqu’à la fin. Donc, il faut « être dessus » et rester
calme. Sinon, il fait très très chaud, dans le bateau c’est la
fournaise. Dehors aussi et là, on est entourés de dauphins… ça serait
bien qu’ils nous poussent un peu. »
Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild à la vacation de midi : "Nous
sommes en short, T-shirts, pieds nus, casquette et crème solaire. On a
pas mal de petits dauphins un peu partout et pas mal de cargos aussi, il
y a de la vie dans le coin. La mer est super plate. Le vent oscille
entre 1 et 3 nœuds avec de grosses variations, donc pas évident de se
sortir du guêpier. Une seule solution : la patience. La nuit dernière a
fait des écarts. Maintenant, il faut attendre que le vent se réinstalle
pour pouvoir redémarrer. Aujourd’hui, on va essayer de compter sur des
brises thermiques. Il fait chaud, donc ça devrait s’installer en début
ou milieu d’après-midi. Puis dans 24 heures, le sud-ouest doit arriver.
Mais je pense que les bateaux qui ont un avantage aujourd’hui le
garderont jusqu’à la fin. C’est toujours énervant de voir des bateaux
qui étaient à moins de 100 mètres s’envoler et de ne pas pouvoir
accrocher le wagon. C’est normal, on est là pour faire la course. Quand
on a choisi une position et que ça décolle juste à côté, oui, c’est
assez rageant mais ça fait partie du jeu de la voile."
Message de FONCIA envoyé à 10 heures ce matin « La
journée d'hier a été laborieuse. D'abord, il a fallu nous remettre de
nos émotions, de s'être fait torpiller par Oman Sail et Race for Water.
Ensuite, les conditions ont été très variables, c'est un euphémisme,
donc beaucoup de réglages, et pour couronner le tout, on avait du monde
autour, ce qui soit dit en passant, rajoute un peu de pression dans les
esprits, pour peu qu'on en ait encore ! On s'est battu avec Spindrift et
Gitana, qu'on a réussi à décrocher (un peu !) à l'approche de
Gibraltar. On a passé Tarifa juste avant la nuit, et fait plusieurs
virements de bords pour passer entre le Rail descendant et la côte, dans
un vent déjà bien mollissant, puis on s'est pris une bonne pétole en
face de Gibraltar, plus un cargo hors rail qui a zigzagué autour de
nous, en même temps qu'on virait pour l'éviter aussi. Petite perte de
temps, mais c'est rentré dans l'ordre après, et nous voilà à attaquer la
mer d'Alboran....Gros dossier, dans un vent qui se faisait discret,
alors qu'un clapot de face nous empêchait de glisser tranquillement sous
gennaker. Bonne nuit cependant, puisque Spindrift et Gitana, sur une
trajectoire proche de la notre, n’ont pas été bien rapides. On voit à
nouveau Race For Water, sur une mer d'huile, à quelques milles dans
notre sud-est. Il vient de redémarrer un peu avant nous, mais le vent
n'est pas distribué à tous les étages, donc, wait and sea, comme ils
disent !C'est quand même con, on fait des bateaux qui vont à plus de 30
nœuds, et on s'en sert à 10% depuis quelques temps ! Ils pourraient
mettre des ventilateurs ! Si Oman Sail a pris du champ, tout reste
cependant à faire, avant la ligne à Marseille, destination qu'on
atteindra... plus tard ! »
Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) à la vacation du matin. « Brian
est à la barre, Khamis est sur le pont, il dort dans le filet à
l’avant. Jeff et Fahad sont dans les bannettes et Thomas Lebreton se
fait à manger. Nous sommes grand-voile haute et gennaker. Il n’y a pas
beaucoup d’air mais il y a un peu de mer, donc le gréement bouge dans
tous les sens, ce n’est pas très agréable. Cette nuit, j’ai fait un
quart où on s’est retrouvé à empanner au près parce que la vitesse était
à zéro et la seule façon de relancer le bateau, c’était de se mettre
dos au vagues ! On a eu un petit épisode chaud avec un remorqueur qui
nous venait droit dessus. Je me suis demandé s’il ne fallait pas
démarrer le moteur, mais finalement, ça s’est bien passé. C’est très dur
à régler aussi, avec les voiles qui battent dans tous les sens. Mais
là, je vois que Brian est à fond : il est à 10 nœuds, je vois même 11,10
nœuds : c’est le record de la nuit ! Forcement c’est sympa d’être
devant, en même temps, c’est tellement mou, qu’on croise les doigts pour
ne pas tomber dans un trou de vent et à chaque pointage, on a le stress
de découvrir ce qui s’est passé. Pour l’instant, ça se passe pas mal
pour nous, mais on ne s’emballe pas. D’après Jeff (Cuzon), le vent va
monter dans la journée, ça va s’établir au sud-ouest. Nous, nous sommes
placés là où on veut, car cette brise devrait plutôt s’établir par le
nord. Le premier qui part avec ça va forcément creuser sur les autres. »
Les cinq MOD 70, en course pour la quatrième étape de l'European Tour ont repris la mer aujourd'hui à destination de Marseille.
Le
départ a été donné dans des vents faibles de l'ordre de 6 à 8 noeuds,
c'est l'équipage de Spindrift racing, mené par Yann Guichard qui sortait
vainqueur du parcours côtier inaugurant cette étape et qui empochait
les 3 points bonus, il était suivi à une dizaine de longueurs par Race
for Water de Stève Ravussin et par Foncia de Michel Desjoyaux, qui
empochent respectivement 2 et 1 point.
Les conditions
s'annoncent légères sur toute l'étape, les équipages devront donc
déjouer au mieux les effets de sites, le passage de Gibraltar devrait
ouvrir le jeu avec la nécessité de choisir sa route le long des côtes
espagnoles ou marocaines.
Ce soir, Foncia a pris un petit avantage sur ses adversaires, grâce à une meilleure vitesse, puisque les cinq trimarans suivent une route strictement identique, Race for Water est second à 1,1 mille, Spindrift racing, troisième à 1,9milles, Groupe Edmond de Rothschild et Musandam Oman Sail suivent à 3,2 et 3,6 milles du leader. Route des Princes : 20/09/12
Prince de Bretagne, qui verra bientôt son “nouveau”
maxi multicoque de 80′ rejoindre son élément lance une nouvelle course, à
savoir un tour de l’Europe avec quatre étapes : Valence, Lisbonne,
Cork, Plymouth et Morlaix. Cette course, appelée Route des Princes
devrait se dérouler du 9 au 29 juin 2013, elle sera ouverte aux
multicoques de plus de 40 pieds, donc à la classe Multi 50′, aux MOD 70
et aux maxis.
Prince de Bretagne espère réunir un plateau d’une vingtaine de
bateaux, outre les étapes de ralliement, les équipages devraient se
mesurer sur des courses type City Races, à l’image de ce qui est
actuellement fait sur l’European Tour avec les MOD70.
Reste à savoir si la classe MOD70 souhaitera intégrer cette course,
puisqu’un programme similaire existe déjà, aux mêmes dates. L’autre
problème à résoudre sera le classement des maxis, avec une flotte
disparate, certains bateaux étant conçu pour des navigations en
solitaire, d’autres pour des équipages, ce qui nécessitera peut être une
course en temps compensée pour cette classe, ce qui est nettement moins
attractif pour le grand public…
Prince de bretagne dévoilera son trimaran de 80′ le 12 octobre, il
sera skippé par Lionel Lemonchois, qui espère hisser son trimaran sur la
plus haute marche du podium lors de la prochaine Route du Rhum.
Ils ont dit :
Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica de St Pol, un des responsables de Prince de Bretagne :
” Nous avons ressenti qu’il était dans l’intérêt de tous les armateurs
et skippers de multicoques d’avoir une épreuve supplémentaire qui
viendrait étayer leur programme. Nous souhaitions une manifestation qui
nous ressemble et qui mette en avant notre lien très fort avec les
marins. Comme eux nous sommes soumis aux aléas climatiques au quotidien
et si nous arrivons à faire pousser des légumes toute l’année en
Bretagne Nord, c’est grâce à l’influence de la mer et du Gulf Stream. A
travers la Route des Princes, nous voulons montrer que le monde de la
terre est source de dynamisme dans de nombreuses régions d’Europe. Les
producteurs de Prince de Bretagne sont attachés à cette notion et
veulent la partager. Notre but est de valoriser les terroirs et de les
faire découvrir au plus grand nombre grâce à un évènement populaire qui
sera une fête de tous les métiers de la mer (marins et pêcheurs) et de
la terre “.
Lionel Lemonchois, skipper du Maxi80 Prince de Bretagne : ”
Le concept est attirant parce qu’il ressemble au Tour de l’Europe,
course qui existait dans les années 90 et qui a toujours remporté un
franc succès. C’est toujours sympa de changer de pays, surtout sur une
course en équipage. La Route des Princes propose vraiment un beau
parcours. Il est également important de pouvoir s’associer à autre chose
que de la voile, cela amène un intérêt différent, pour nous et pour le
public “.
Les équipages participants à l'European Tour ont disputé les City
Races au large de Cascais, avant de prendre le départ de la troisième
étape de ce tour de l'Europe. C'est l'équipage de Musandam-Oman Sail
mené par Sidney Gavignet qui s'était imposé sur ces parcours côtiers
disputés au large de la ville portuguaise, empochant les douze points
dédiés à ces courses. Spindrift racing se classait second devant Groupe Edmond de Rothschild, Race for Water et Foncia.
Les cinq MOD70 se sont donc élancés hier en début d'après midi pour cette troisième étape du MOD70 European Tour : Spindrift racing prenait le meilleur sur la ligne vite rattrapé par FONCIA, Michel Desjoyaux et son équipage s'adjugeait les points bonus du côtier de ce début d'étape, devant Groupe Edmond de Rothschild qui arrivait également à glisser au dessus de Spindrift racing. Les
marins pouvaient ensuite s'élancer vers les îles Berlengas puis vers
la marque de parcours de Sines, au sud du Tage, sur un parcours réduit à
213 milles du fait de vents faibles au large du Portugal. A la sortie de la baie de Cascais, la brise thermique montait à une dizaine de nœuds, l'équipage de FONCIA
négociait admirablement la remontée vers la première marque de parcours
et réussissait à s'extirper d'une zone de calmes avant ses adversaires,
Race for Water parvenait à s'échapper du peloton également et talonnait
FONCIA lors de la descente vers Sines, mais le professeur parvenait de nouveau à s'échapper.
Derrière, Spindrift racing, Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild naviguaient
à vue mais ne réussiront pas à rejoindre les deux bateaux de tête dans
des vents évanescents en approche de la ligne.
C'est finalement FONCIA qui s'impose devant Race for Water et Spindrift racing, Musandam Oman Sail prend la quatrième place et Groupe Edmond de Rothschild la cinquième.
Les
arrivées étaient de nouveau rapprochées avec moins de six minutes entre
les deux premiers et 45 minutes de retard sur le vainqueur pour Groupe Edmond de Rothschild.
Au
classement général provisoire, Michel Desjoyaux et ses équipiers sur
FONCIA reprennent la tête à Spindrift racing, second, les hommes de Yann
Guichard ont six points de retard sur le leader, Groupe Edmond de
Rothschild conserve sa troisième place à 30 points de FONCIA, l'écart
avec les 4 et 5 ème se réduit pour Sébastien Josse puisque Race for
Water n'est qu'à 7 points de la troisième place grâce à sa seconde place
sur cette étape et Musandam Oman Sail à 9 points. 
Michel Desjoyaux, skipper de FONCIA : « On
prend un départ qui nous permet de prendre la tête à la première bouée
et nous n’avons quasiment pas lâché le commandement sur ces 213 milles. Y
compris dans les phases délicates où nous sommes partis seuls au large
en remontant vers les îles Berlengas. Nous avons pu prendre la poudre
d’escampette mais la descente au portant vers Sines a été laborieuse. Il
a fallu jouer le compromis entre la route directe à terre et le large
où il y avait plus de pression. Nous n’avons pas été les plus malins
puisque Race for Water est revenu sur nous… Ensuite, ce fut quasiment du
match-racing de la bouée de Sines jusqu’à l’arrivée ! C’était court,
mais difficile parce qu’il n’y avait pas beaucoup de vent : il faut
aussi un peu de réussite ! On s’est bien battu pour gagner le maximum de
points : nous étions très déçus de nos résultats sur la Cascais City
Race et cela nous remet bien dans le match grâce à cette victoire
d’étape, mais aussi aux points bonus du départ. Nous avons repris
confiance en nous ce qui est bon avant l’étape vers Marseille… » Stève Ravussin, skipper de Race for Water : « C’était
une course compliquée, du début à la fin ! Hier soir, on s’est fait
décroché par Foncia dans un trou de vent et il a pris pas mal de milles
d’avance. On a pu revenir un peu en tirant à terre avant les îles
Berlengas mais il a fallu se battre toute la nuit. Et quand nous avons
recollé en arrivant sur Sines, on a pris un filet de pêcheur dans la
dérive : nous avons perdu quelques précieuses minutes qui auraient
peut-être changé le cours des choses. Les fichiers météo ne disaient pas
du tout les mêmes choses : cela crée du doute et ça a été difficile
pour notre navigateur Franck Cammas. Il a réussi une belle stratégie
pour la descente sous gennaker ce qui nous a permis de revenir sur
Foncia. Et il y a encore eu des pièges sur la route… Il faut un peu de
chance dans ce type de conditions. C’est une bonne opération pour nous
au classement général : nous n’en sommes qu’à un peu plus de la moitié
du tour de l’Europe et nous progressons bien. »
Yann Guichard, skipper de Spindrift racing : « Foncia est parti seul au large tandis que nous restions à la côte, ils ont fait le trou que nous n’avons jamais pu boucher…
Nous terminons très fatigués car ce type de parcours et ces conditions
de vent ne permettent pas de se reposer vraiment. Au mieux, les gars
somnolaient sur le flotteur au vent… Notre classement aurait pu être pire. On a alterné le bon et le moins bon, avec pas mal d’erreurs dans certaines manœuvres. »
Sébastien Josse, skipper de Groupe Edmond de Rothschild : «
L’étape a été dure avec comme prévu des vents très légers et instables.
Nous n’avons jamais vraiment été arrêtés mais un ou deux nœuds avec ces
bateaux ce n’est quand pas terrible ! Nous étions dans une bonne
dynamique d’attaque en quittant la baie de Cascais en deuxième place.
Très vite après le départ, au niveau du Cabo de Roca, Michel
(Desjoyeaux) a choisi d’aller jouer au large et nous sommes restés à
quatre bateaux à batailler plus à terre. Ce petit bord lui a permis
d’entrée de prendre l’avantage. Lors du louvoyage vers les Iles
Berlengas, Race for Water a fait une attaque à terre et a trouvé un trou
de souris pour s’échapper à son tour. Nous avions la même idée mais
nous l’avons réalisée un peu plus tardivement que lui. Ce petit décalage
a, au final, fait une grosse différence. Dans le petit temps, il y a de
l’aléatoire et une part de chance c’est certain. Nous en avons manqué
mais il y a aussi des problèmes qui ont été identifiés à bord. La nuit
dernière, nous avions un déficit de vitesse par rapport à nos camarades
environnants. Un point qui tient essentiellement à l’expérience de ce
type de navigation en équipage. Nous devons progresser sur cet aspect.
Le résultat est bien sûr décevant mais l’équipage est soudé et a de la
ressource. Il reste deux étapes offshore et des City Races à Marseille ;
à nous de faire le nécessaire.» Vulcain Trophy : 13/09/12
Le Club Nautique de Versoix a accueilli la sixième manche du
Vulcain Trophy le week-end dernier. Les équipages auront beaucoup
patienté lors de ce rendez-vous avec seulement deux manches courues au
cours des deux journées de régates. La manche de samedi a été
remporté par Nickel, devant Veltigroup et Realstone Sailing, si
l'équipage du CER est habitué aux podiums, les équipages des deux autres
catamarans ont profité de cette unique régate pour démontrer leurs
qualités Fred Moura, skipper de Nickel : « Ce sont des
conditions qui nous conviennent bien. Nous avons un équipage léger et
nous réussissons à penser, et à penser plutôt bien jusqu’à 8 nœuds de
vent. Ensuite c’est plus difficile, car nous devons beaucoup travaillé
physiquement et nous n’avons pas le gabarit nécessaire. Nous
avons trois nouveaux équipiers pour cette deuxième partie de saison, et
cela risque d’évoluer encore jusqu’au dernier Grand Prix, car nous
sommes déjà en train de nous préparer pour l’année prochaine. » On
notait quelques changements dans les équipages avec Marie Riou qui
remplaçait Yann Guichard sur Ladycat, de Dona Bertarelli, celui-ci étant
retenu sur son MOD70. Du côté de l'équipe Artemis Racing, on notait le
retour de Terry Hutchinson et Morgan Larson. Le
lendemain, les équipages patientaient jusqu'à 16 heures avant de
pouvoir naviguer, dans un vent d'environ 10 noeuds. Le départ est
disputé avec trois D35 en avance sur la ligne, De Rham Sotheby’s, Okalys
et Veltigroup doivent repasser la ligne et partent donc avec un
handicap certain. Zen Too domine cette régate avant d'écoper d'une
pénalité au passage de l'avant dernière bouée, ce qui laisse le champ
libre à la famille Bertarelli qui s'offre les deux premières places avec
Alinghi qui gagne cette manche devant Ladycat. Reastone Sailing prend
la 3ème place devant Zen Too. La réaction du vainqueur du jour et du grand prix : Ernesto Bertarelli : « Il
est toujours difficile d’être triomphaliste quand la victoire se joue
sur deux régates seulement. Nous n’avons pas eu de chance avec la météo.
En plus, nous sommes 3 bateaux à égalité. Mais au moins, nous avions
promis de donner du fil à retordre à l’équipage de Realstone… alors on
fait ce qu’on peut pour y arriver ! » Alinghi
remporte donc ce grand prix grâce à sa victoire de manche, à égalité de
points avec Nickel et Realstone Sailing, deux et troisième. Au
classement général provisoire, Realstone Sailing conserve sa place de
leader avec une confortable avance sur Alinghi et de Rham à égalité de
points, Ladycat pointe en quatrième position devant Artemis Racing et
Zen Too. Le prochain rendez-vous aura lieu dans
le cadre due Grand Prix Grange & Cie, à Genève pour
l’avant-dernière étape du Vulcain Trophy. Les
catamarans monotypes évolueront quelques peu la saison prochaine avec
une nouvelle grand voile dont la corne sera allongée d'un mètre environ,
ce qui permettra d'augmenter la vitesse au vent arrière, au vent de
travers, et au près dans le petit temps, et qui rendra les D35 plus
évolutifs.
Maxis Multis : 13/09/12
Thomas Coville aura traversé la Méditerranée (Marseille-Carthage) en
25 heures 36 minutes 36 secondes à une moyenne de 17,62 noeuds.
Le skipper espérait initialement réaliser cette traversée en une
vingtaine d’heures, mais quelques grains au niveau de la Sardaigne et
sur l’arrivée en Tunisie l’ont ralenti, ainsi qu’un choc intervenu cette
nuit, comme l’explique le skipper : ‘’Je ne sais pas ce que le
safran a touché mais j’ai gardé quelque chose qui a ralenti le bateau
pendant au moins quatre heures,”
© Gilles Martin-Raget/Sodebo
Réaction de Thomas Coville à l’arrivée :
‘’La Méditerranée est toujours plus difficile que l’on s’y
attend. Les routages théoriques donnaient de 20 à 22 heures. J’ai
traversé en 25 heures, ce qui parait simple mais ce parcours est plein
de pièges.
Parmi les grandes difficultés, il faut éviter de chavirer et, cette
nuit, il y avait tous les ingrédients pour se retrouver à l’eau au
milieu de la Méditerranée. Une mer très hachée se forme avec le mistral.
Elle peut surprendre et faire culbuter le bateau par l’avant. J’avais
un peu de marge mais cela a quand même été très chaud par deux fois.
Outre mon problème de safran qui m’a fait ralentir (voir news précédentes),
je pense que pour gagner du temps, il faut parfaitement négocier la
sortie de Marseille en visant comme nous l’avons fait un top départ ni
trop tôt ni trop tard, afin de garder une mer maniable. Ensuite, il faut
bien gérer la transition sous la Sardaigne où j’ai été pris sous
plusieurs grains orageux que ne voient pas les routages. Et enfin, j’ai
aussi été pris dans un bon grain en arrivant sur Carthage.
Mon prochain objectif ne sera pas d’améliorer ce chrono mais de nous
attaquer cet automne avec Sodebo à la transatlantique entre Cadix
(Espagne) et San Salavador (Bahamas), sur la Route de la Découverte de
Christophe Colomb.
Là, je vais faire une petite sieste. On va faire demi-tour
avec mes deux équipiers qui m’ont rejoint et rentrer sur Marseille. Cela
s’annonce un peu à saute-moutons sur les vagues, car c’est comme au
ski, une fois descendu, il faut remonter ! Nous arriverons samedi ou
dimanche je pense.”
Spindrift racing, mené par Yann Guichard, a franchi la ligne
d’arrivée de la 2ème étape de l’European Tour en première position ce
mercredi matin à 7h 37’ 36 (heure française), devançant Foncia de Michel
Desjoyaux de seulement 45 minutes.
Les arrivées ont de nouveau été groupées, après un très net
ralentissement à l’entrée du Tage ; en effet les cinq multicoques
filaient la nuit dernière à 30 noeuds le long des côtes portuguaises,
avant d’être encalminé à quelques noeuds dans l’embouchure du fleuve.
Spindrift racing arrivait à glisser sous gennaker devant ses
adversaires.
Musandam-Oman Sail, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild se
livraient à un bataille pour le gain des places restantes sur le podium,
Michel Desjoyaux et ses hommes arrivaient à passer le trimaran omanais
qui se voyait contraint d’effectuer un ultime virement pour passer la
ligne. Les trois bateaux passaient la ligne en moins de 11 minutes,
alors que Race or Water fermait la marche à 15 minutes du 4ème et à une
heure du vainqueur.
© Ricardo Pinto / MOD S.A.
Les écarts restent donc infimes après 975 milles, confortant le choix de la monotypie pour cette classe.
Au classement général provisoire, Spindrift racing prend la tête
grâce à cette victoire avec un point d’avance sur Foncia (121 points),
Groupe Edmond de Rothschild est troisième avec 106 points devant
Musandam Oman Sail (93 points), et Race for Water (90 points).
Les équipages vont désormais s’affronter lors des City Races avant
une nouvelle étape le long des côtes portuguaises, les trimarans
prendront ensuite la direction de Marseille pour l’étape française de
l’European Tour.
Arrivées à Cascais (heure française)
1-Spindrift racing (Yann Guichard) le 12 septembre à 7h 37’ 36 : 2j 15h 37’ 36 à 15,5 nœuds de moyenne
2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) à 8h 26’ 49 : 2j 16h 26’ 49
3- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) à 8h 33’ 22 : 2j 16h 33’ 22
4- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) à 8h 37’ 36 : 2j 16h 37’ 36
5- Race for Water (Stève Ravussin) à 8h 53’ 30
Classement du MOD70 European Tour
(Kiel City Race + 1ère étape avec bonus + Dun Laoghaire City Race + 2ème étape avec bonus)
1- Spindrift racing (Yann Guichard) 11+47+12+52 = 122 points
2- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 12+53+10+46 = 121 points
3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 10+44+11+41 = 106 points
4- Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 9+34+8+42 = 93 points
5- Race for Water (Stève Ravussin) 8+38+9+35 = 90 points
Les réactions des skippers à l’arrivée de la seconde étape
Yann Guichard, Spindrift racing :
« Encore une arrivée sur le fil ! Incroyable : ça s’est resserré
encore une fois… Cinquante milles avant l’arrivée, on a réussi
s’échapper un peu du peloton et gagner cette deuxième étape qui fut
vraiment dure. La première était exigeante physiquement, mais là, on a
tiré sur les bonhommes, on a très peu dormi. Avec des conditions
extrêmement variées, à l’image de l’arrivée où on passe de trente nœuds à
deux nœuds en quelques minutes, à seulement cinq milles de la ligne !
Cela a été comme ça pendant presque toute la manche, des changements
d’intensité qui sollicitent le bateau et surtout les hommes : nous
n’avons pas arrêté de manœuvrer parce que nous avions un peu les nerfs…
On a fait une superbe première nuit le long des côtes irlandaises
et on passe en tête au Fastnet, alors se faire dépasser comme cela nous
est arrivé avant le cap Finistère, ça nous a mis la pression. On a
saisi notre chance sur la fin trois heures avant le dernier empannage au
large de Péniche. Juste avant, FONCIA sous notre vent nous a déposé sur
place et quelques heures plus tard, on s’est retrouvé sous son vent !
Et dès que le pointage de minuit et demi est tombé, on a empanné
discrètement dans la nuit sans lune pour aller chercher les premiers le
vent de Nord que nous espérions plus à terre.
Pas de problème technique à bord, mais physiquement on arrive
rincé, épuisé et surtout nerveusement cramé : il y a tout le temps du
stress parce qu’on voit en permanence un autre bateau, et il n’y a pas
une seconde de répit. Et l’arrivée dans la pétole était le summum : on
s’est dit que ça allait se terminer comme la première étape quand on a
vu revenir nos concurrents derrière la pointe de Cascais ! On a réussi à
tenir avec un peu de chance parce que nous sommes arrivés avec le
dernier souffle de la légère brise thermique… »
Michel Desjoyaux, Foncia :
« Un final pointu dont on se serait bien passé ! On finissait à
toute allure sur les côtes portugaises à près de trente nœuds de moyenne
depuis plusieurs heures et alors que nous nous préparions à changer de
voiles pour contourner les deux dernières marques de parcours, le vent
s’est complétement cassé la figure… En pleine nuit, on ne savait pas si
cela allait durer deux minutes ou deux heures et la brise a tourné dans
tous les sens avec du courant de marée contraire. Nos poursuivants ont
eu le temps de réagir et nous ont même dépassé. On a finalement réussi à
les passer sur des choix de bord pas faciles à prendre ici, à Cascais :
avec le jour qui se levait, le vent était mal distribué entre la brise
nocturne qui disparaissait et le nouveau vent qui s’installait tout
doucement.
Le mal était fait quand Spindrift racing a empanné en premier au
milieu de la nuit dernière : nous étions en tête mais on a navigué un
peu trop près du vent quand il a réussi à glisser. Il est arrivé par
derrière et nous a dépassé : une fois en route directe vers Cascais, il
n’y avait plus grand-chose à espérer, si ce n’est un coup de Jarnac sur
la ligne.
Le rythme a été soutenu toute l’étape avec de belles pointes de
vitesse après une grosse bataille le long de l’Irlande : nous avons dû
faire vingt-six virements de bord sous trinquette et un ris dans la
grand-voile ! Puis de grands bords vent de travers sous gennaker ou
génois dans de la mer pas toujours plate, puis finir à trente… et trois
nœuds. C’était mou du genou et on ne s’y attendait pas du tout.
On a galéré avec notre safran central qui s’est relevé,
probablement sur un choc avec un objet flottant : le cordage s’est
coincé et nous avons mis beaucoup de temps à réparer. Nerveusement, il y
a eu des moments incertains : on ne savait vraiment pas comment on
allait se sortir de la zone de calmes avec deux bateaux qui s’étaient
légèrement échappés (Musandam-Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild).
Mais si on a pu sortir en tête de cette pétole, ça n’a pas suffi
puisque Spindrift racing s’est échappé : on s’est un peu endormi… »
Sidney Gavignet :
« Tout s’est joué à trois cents mètres de la ligne d’arrivée… Et
je crois que se sera souvent le cas puisque nous arrivons à chaque fois
tout près des côtes. Aller bien dans le petit temps comme Foncia, c’est
un bon atout. Leur équipage a compris comment faire marcher un MOD70
dans la pétole : cela leur a servi la nuit dernière et sur cette
arrivée. Mais nous sommes contents parce que nous avons appris encore et
encore : on comble une partie de notre déficit au fil des manches.
On s’était bien décalé dans l’Ouest mardi après-midi pour avoir
un meilleur angle pour le dernier sprint vers Cascais, mais tout le
monde attendait dix nœuds de secteur Nord et il y a eu vingt nœuds ! Et
en étant à l’extérieur du virage, on a eu un peu moins de vent que les
autres quand la brise est rentrée. On s’est un peu trompé, mais ce
n’était évident pour personne : il n’y a pas de regrets à avoir. Nous ne
sommes pas encore aussi à l’aise dans le petit temps que les deux
leaders : cela nous fait douter parfois et ce n’est pas bon.
C’était une belle étape, en particulier le long des côtes
irlandaises, même si nous avons un peu moins bien négocié l’atterrissage
sur le Fastnet. Nous avons trouvé la vitesse au près dans la brise.
On gagne tout de même une place au classement général : il y a de
quoi remonter du terrain. Mais nous faisons encore trop de
« boulettes », or la monotypie ne pardonne pas les erreurs si petites
soient-elles ! Nous ne sommes pas encore au niveau pour les City Race
mais nous avons eu aussi des « tuiles » avec notre équipage (malade,
blessé). Mais c’est en voie d’amélioration au fil des manches : les deux
leaders sont un cran au-dessus, mais le delta se réduit… »
Stève Ravussin :
« C’est forcément décevant d’être cinquième sur cinq ! Mais c’est
un petit manque de qualités de notre équipe parce que nous n’avons pas
encore assez de rigueur suisse. En fait, on perd une bonne heure avant
le Fastnet avec notre histoire de hook qui ne marchait plus quand nous
voulions renvoyer la toile. Avec des monotypes et des équipages de ce
niveau, il n’y a pas le droit à l’erreur… On a tout de même réussi à
revenir au contact le long des côtes du Portugal et nous avons essayé
une option qui n’a pas marché : c’était trop tôt. Mais quand on est
leader, on prend certaines décisions qui ne sont pas les mêmes que
celles des poursuivants, a fortiori celles du dernier. Le but est de
gagner, pas de terminer quatrième… Cela n’a pas payé. Tant pis.
Après le départ de Dun Laoghaire, on avait creusé l’écart avec
une bonne vitesse au près dans la brise. Notre navigateur Franck Cammas
avait bien négocié ce début d’étape. Mais on a aussi des progrès à faire
au niveau manœuvres : nous n’avons pas eu autant de temps pour nous
entraîner que les autres teams. On voit tout de même que ces MOD70 vont
très vite : en moins de six jours, nous avons fait Kiel-Dun
Laoghaire-Cascais ! Ce sont vraiment de belles régates. »
Le skipper du maxi trimaran Sodebo a largué les amarres
cette après midi et à pris le départ du record de la Méditerranée entre
Marseille et Carthage à 14h48’36” dans un vent soutenu qui va forcir
durant la nuit, Thomas Coville a franchi la ligne de départ avec deux
ris dans la grand voile et le Solent à l’avant.
 © Gilles Martin-Raget/Sodebo
Les conditions sont donc musclées pour ce record en solo avec une mer
hachée sous l’influence du fort mistral. Pour battre le record, le
skipper devra parcourir les 458 milles qui le sépare de la Tunisie en
une vingtaine d’heures afin d’établir un temps de référence en
multicoque et en solitaire.
Thomas Coville avant le départ :
« Ce matin, je sentais monter la petite pression liée au fait de
repartir en solo, c’est bon signe. Cela fait un peu plus d’un an que je
n’ai pas mené seul Sodebo. J’ai beaucoup navigué ces derniers temps mais
en équipage. L’exercice du solitaire n’est pas anodin et j’ai envie d’y
aller.
En me réveillant à l’Estaque ce matin, j’avais une vue superbe sur la
rade où il n’y avait pas de vent. Cela aurait pu faire douter certains
mais c’est déjà en train de s’installer, on sent déjà les bouffes qui
descendent de la montagne derrière nous.
J’ai toujours pris la Méditerranée très au sérieux,
c’est une mer que je ne connais peu. Cela s’est révélé être une épreuve
à chaque fois et j’ai toujours ressenti ce besoin d’être sur mes
gardes. Ce run va être musclé et sportif. Dès le départ, il
faut avoir une bonne trajectoire dans le bon tempo au portant avec la
mer qui se forme. Plus on s’écarte de la terre, plus ça rentre fort.
L’idéal serait de faire le bon choix de voile d’avant tout de suite pour
ne pas avoir à la changer pendant la traversée parce que c’est de
l’énergie mais surtout du temps perdu.
Ce qui l’emporte, c’est vraiment le plaisir de
revenir sur mon bateau et de repartir à la conquête de ces records et de
cette aventure qui ne me lâche jamais avec Sodebo. Il n’y a
pas beaucoup de bateaux à voiles sur la planète qui ont la capacité de
traversée la Méditerranée en une journée. On est dans le temps des
ferries par contre je n’emmène personne à bord et je ne consomme pas non
plus de gasoil. Demain, on sera en Tunisie, c’est aussi le côté voyage
et décalé de ces records.
Plus on navigue et plus l’expérience sert à être
vigilent et humble. Sauter d’un bateau à l’autre permet d’aiguiser son
sens marin, de garder toujours le niveau technique et sportif. Si je
n’avais pas navigué depuis six mois, ce serait comme un cycliste ou un
coureur, j’aurais perdu mes sensations et là, j’aurais beau avoir passé
je sais pas combien de fois le Cap Horn, je ne serais pas au meilleur de
moi-même pour autant. »
MOD70 : 10/09/12
La flotte des MOD70 a repris la mer hier en direction de Cascais , la
première nuit a été musclée avec du près pour la descente le long de la
côte est de l'Irlande. Race for Water, qui avait pris un bon départ a
connu quelques problèmes la nuit dernière avec la rupture du système
d’ouverture du blocage de la grand-voile obligeant le numéro 1 du bord a
une escape en tête de mât pour le remplacer, reléguant le bateau suisse
à 8 milles.
Spindrift racing profitait de cette avarie pour prendre
la tête de la flotte durant la nuit et mène toujours ce soir, Yann
Guichard et ses hommes ont enroulé la marque du Fastnet avec cinq
milles d’avance ce matin devant Musandam-Oman Sail.
L'équipage omanais choisissaient de se décaler à l'ouest, suivi
quelques heures plus tard par Groupe Edmond de Rothschild, les trois
autres équipages : Spindrift racing, Foncia et Race for Water ont choisi
une route plus à l'est. 
© Chris Schmid / Spindrift racing Les partisans de l’Ouest espèrent
s’écarter d'un front qui va laisser la place à une dorsale atlantique,
ce qui obligera les équipages à basculer de l’autre côté de cette
dorsale pour toucher de nouveau une brise de secteur Est. L'arrivée au
Portugal devrait se faire dans des vents faibles et portants le long du
Portugal, ce qui pourrait de nouveau créer un regroupement au large de
Cascais.
Les messages des skippers ce jour :
Michel Desjoyaux sur Foncia : « Cet
après-midi, on a tapé quelque chose avec le safran central et le
fusible a donc rempli son office : le safran s'est relevé. On essayé à
plusieurs reprises de le remettre à sa place, mais pour ça il faut
ralentir, mais comme on avait Gitana juste dernière nous, au bout de
trois tentatives infructueuses, le safran refusant de descendre bien à
sa place et de se verrouiller, on a remis en route sans safran central.
Le vent était de 25 nœuds et la mer bien formée, et le safran de
flotteur remplissait son rôle seul, comme quand la coque centrale
décolle fort, ce qui, somme toute, arrive souvent. Quand le vent a
molli, on a été vérifié l'état du boitier de safran, et on s'est rendu
compte que le cordage de descente était coincé à un endroit qui ne lui
était pas destiné... On a été obligé de le couper sur place, n'arrivant
pas à le dégager, suspendu dans un baudrier au dessus de l'eau, contre
le tableau arrière, le tout à 20 nœuds dans les vagues... On a repassé
un cordage sur le bon circuit, et le safran a retrouvé son élément, et
avec la mer qu'il y a, c'est mieux ainsi pour le contrôle de trajectoire
du véhicule... »
Yann Eliès sur Spindrift racing « On
a passé le Fastnet en début de matinée au près et depuis, on a continué
au près sur l’autre bord : nous venons tout juste d’ouvrir un peu les
écoutes à une vingtaine de nœuds. Le front n’est en fait toujours pas
passé puisque nous sommes à une soixantaine de degrés du vent et cela ne
devrait franchement basculer au Nord-Ouest qu’en milieu d’après-midi :
on pourra hisser le gennaker et naviguer dans des conditions plus
confortables que ces dernières 24h qui ont été assez rock’and roll. La
mer commence à bien se calmer : on sent qu’on approche du thalweg et que
le vent est plus faible devant. Ça n’a plus rien à voir avec ce que
nous avons connu le long des côtes irlandaises où ça tapait beaucoup,
mais le MOD70 passe vraiment bien dans la mer. On a vu une silhouette
derrière nous dans le ciel gris qu’il y avait encore ce matin :
maintenant, le soleil commence à poindre et on va pouvoir reprendre le
rythme des quarts. J’ai pu enlever mon ciré ce midi et sécher un peu :
on va se reposer un peu… »
MOD70 : 10/09/12
L’arrivée de la première étape de l’European Tour qui s’est disputée
entre Kiel et Dublin a été haletante avec un superbe finish jeudi
dernier. Yann Guichard et ses hommes sur Spindrift racing avaient mené
sur la quasi totalité de l’étape avant de se faire rejoindre dans les
derniers milles par ses deux poursuivants, qui profitaient de vents
évanescents pour rejoindre le leader.
Foncia mené par Michel Desjoyaux et Groupe Edmond de Rothschild de
Sébastien Josse naviguaient donc à vue avec Spindrift racing, et c’est
Michel Desjoyeaux qui passait le trimaran noir et coupait la ligne avec
31 secondes et 1 minutes 15 sur le trimaran du Gitana Team. 
© David Branigan / MOD S.A
Les marins embarqués sur les cinq MOD70 avaient rencontré des
conditions variées sur cette première étape avec une belle brise
portante pour remonter le long des côtes danoises puis un
vent mollissant lors de la descente vers le Pas de Calais et des airs
très faibles lors de l’approche sur l’Iralande.
A l’issue de cette première étape hauturière entre Kiel et Dun Laoghaire, FONCIA conservait son avance acquise grâce aux City Races courues en Allemangne.
Arrivées à Dun Laoghaire (heure GMT)
1-Michel Desjoyeaux (FONCIA) à 23h 19’ 09 le 5 septembre en 3j 10h 49’ 09
2-Yann Guichard (Spindrift racing) à 23h 19’ 40 en 3j 10h 49’ 40
3-Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) à 23h 20’ 26 en 3j 10h 50’ 26
4-Stève Ravussin (Race for Water) à 23h 54’ 25 en 3j 11h 24’ 25
5-Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) à 00h 54’ 00 le 6 septembre en 3j 12h 24’ 00
Les régates reprenaient après une courte pause en Irlande avec de
nouveau des city races, là aussi avec des conditions variées de vent.
Les acteurs du circuit semblent avoir pris goût au final à suspense
puisqu’il fallait attendre les ultimes confrontations pour sacrer le
vainqueur de ces courses côtières. Ce sont de nouveau les équipages de
Foncia, Spindrift racing et Groupe Edmond de Rothschild qui
s’illustraient ; en effet Yann Guichard, Michel Desjoyeaux et Sébastien
Josse terminaient la dernière régate en flotte à égalité de points; Les
équipages se départageaient donc sur le Speed Match : un aller-retour
entre deux bouées. C’est Spindrift racing qui prenait la tête de la flotte avec un départ canon devant Groupe Edmond de Rothschild alors que FONCIA
ratait le départ. Yann Guichard et son équipage exécutaient un
empannage parfait et franchissait en vainqueur la ligne et remportaient
donc cette City Race. 
© Vincent Curutchet / MOD S.A.
Classement de la Dun Laoghaire City Race après six manches
1- Spindrift racing (Yann Guichard) 12+11+9+11+12+8 = 63 points
2- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 9+10+11+12+11+10 = 63 points
3- FONCIA (Michel Desjoyeaux) 11+12+12+10+9+9 = 63 points
4- Race for Water (Stève Ravussin) 10+9+10+8+8+12 = 57 points
5-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) 8+8+8+9+10+11 = 54 points
Au classement général provisoire, Foncia conservait cinq points
d’avance sur Spindrift racing et 10 sur Groupe Edmond de Rothschild
troisème, Race for Water est 4ème à 20 points et Oman Sail Musandam
ferme la marche à 24 points du leader.
America's Cup : 08/09/12
Le defender de la Coupe de l'America, l'équipe américaine d'Oracle
Racing a dévoilé son catamaran AC 72 la semaine dernière. Rappelons que
celui d'Emirates Team New Zealand navigue depuis un mois dans le golfe
d'Hauracki, alors que celui d'Artemis est à San Fancisco en attente de
son aile (qui avait été endommagée à Valence alors qu'elle était testée
sur la plate forme d'un trimaran ORMA allongé à 72'). Si les deux
multicoques néo-zélandais et suédois semblent assez proches dans les
grandes lignes, celui des américains apparaît comme le plus radical. En
effet le catamaran américain semble avoir bénéficié d'une grosse
recherche sur l'aérodynamique de la plate forme, avec des bras de
liaison carénés, une "mini" coque centrale qui reprend les efforts
(reprenant le principe de ce qui se fait sur les Decision 35), ce qui
permet de se passer de martingale sous le catamaran. A noter également
le système de barre surprenant pour un bateau de cette taille, puisque
le skipper dispose d'une barre franche, avec un système de tringlerie
qui court sur le bras arrière et permet au skipper de passer d'un bord
sur l'autre sans lacher sa barre. 
© ORACLE TEAM USA / Photo: Guilain Grenier
Côté
appendices, les américains ont repris ce qui avait été testé sur les
AC45 avec des dérives droites qui se terminent par un winglet, donnant
une forme de "L" à l'ensemble, pour les safrans, ils ont comme les
néozéd choisi des profils en "T" afin d'apporter de la portance à
l'ensemble combiné à l'effet des dérives qui agissent également pour
faire décoller le bateau. L'équipage
mené par James Spithill a donc effectué une première sortie sur USA17
en baie de San Francisco, celle-ci a permis une première prise en main
du bateau qui semble assez facilement décoller la coque au vent,
cependant cette sortie a été écourtée par la casse d'une dérive, d'après
les photos de SurfCityRacing,
il semblerait que ce soit la dérive sous le vent qui ait subi des
dommages, le bateau est donc retourné en chantier et ne devrait en
sortir qu'après plusieurs semaines. Côté néo-zélandais, l'équipage
d'Emirates poursuit ses navigations en baie d'Hauracki, après quelques
photos diffusées sur le réseaux sociaux où l'on pouvait voir le bateau
en "vol", l'équipe a choisi de dévoiler officiellement les possibilités
de son bateau lors d'un media day, où l'on peut voir le bateau déjaugé
et naviguer uniquement sur le foil sous le vent et ses deux safrans
équipés de plans porteurs, les équipages des AC72 ne disposent pas de
système permettant de contrôler l'assiette du bateau, on peut donc
penser que le positionnement de l'équipage sera primordial. Bien entendu
les AC72 des autres équipes devraient être capable des mêmes
performances, cette 34ème édition de la Coupe de l'America devrait donc
être spectaculaire. Copyright Chris Cameron / Emirates Team New Zealand Quelques vidéos à voir : sur TVNZ, 3news.
America's Cup World Series : 27/08/12
Les équipages de James Spithill et de Russell Coutts se sont
affrontées hier soir pour la victoire en match race de cet America's Cup
World Series de San Francisco, c'est Russell Coutts, qui a pris
l'avantage sur Oracle Team USA Spithill, dans un match extrêmement serré
avec seulement 1 seconde d’avance sur la ligne et ce dans plus de 20
nœuds de vent. James Spithill s'est rapidement remis de cette
défaite pour se classer second de l'ultime régate en flotte avec un
coefficient 4 pour ce ’Super Sunday’, ce qui permet à l'équipage du
defender de remporter le classement en flotte. Côté français
l'équipage de Yann Guichard faisait parti des favoris après les bons
résultats de la veille, leur départ est assez moyen en milieu de flotte,
ils passent en sixième à la marque 1 puis perdent une place sur le
premier portant alors qu'Artemis Racing White, Luna Rossa Piranha et
Team Korea mènent la flotte. L'équipage de l'AC45 français effectue un
superbe et gagne de trois place, franchissant la marque 3 en quatrième
position devant les deux catamaran du team Oracle. Sur le bord suivant
l'équipage gagne encore une place mais Yann Guichard et ses hommes
dépassent la limite virtuelle du parcours et écopent d’une pénalité. La
flotte étant assez regroupée, cette pénalité coûte cher aux français
qui rétrogradent en neuvième position à la marque 5. Ils perdent encore
une place sur l'ultime bord et finissent 10ème. C'est Luna Rossa
Piranha qui gagne cette régate devant Oracle Team USA Spithill et Team
Korea. Yann Guichard : “90% de la manche s’est bien
passée’ ajoute. On est bien rentrés dans le match après un départ au
vent comme voulu et avec une bonne vitesse. Mais dans l’avant-dernier
bord, alors que nous étions troisièmes à la bouée sous le vent, nous
avons perdu sept places à cause d’un problème de vitesse quand le vent
est monté. Pour couronner le tout, nous avons écopé d’une pénalité pour
avoir franchi les limites de la zone de course. Tout ceci nous a placé
dans le paquet des autres concurrents et la course s’est arrêtée là pour
nous. Le bilan pour Energy Team concernant le championnat de
course en flotte est tout à fait honorable. On termine 4ème, au pied du
podium, après une très bonne semaine mais en ayant réalisé notre moins
bon résultat aujourd’hui lors de la manche dotée du plus fort
coefficient. Pour le spectacle, je pense que le ‘Super Sunday’
met effectivement du piment dans le jeu. En revanche, quant au match
race, je regrette qu’un seul et unique match fut programmé car pour
nous, le championnat s’est joué en moins de 10 minutes. ” [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=dq-KeB4wscg&feature=share&list=PL59BD5480A8795C5F]
Au classement général des courses en flotte, Energy Team termine 4ème
grâce à ses bons résultats de la semaine (et 5ème en match race), Oracle
TEAM USA Spithill remporte cet acte devant Luna Rossa Piranha et Team
Korea. Le second équipage de l'équipe italienne se classe 5ème, Artemis
prend des décevantes 6 et 9ème places, comme ETNZ 7ème qui peine à
retrouver son meilleur niveau.
Classement général final, dimanche 26 août 2012 (à l’issue des 7 manches courues) 1. Oracle Team USA Spithill : 86 pts 2. Luna Rossa Piranha : pts 3. Team Korea : 65 pts 4. Energy Team: 55 pts 5. Luna Rossa Swordfish: 51 pts 6. Artemis Racing White: 48 pts 7. Emirates Team New Zealand: 43 pts 8. Oracle Team USA Coutts: 42 pts 9. Artemis Racing Red : 38 pts 10. J.P. Morgan BAR: 37 pts 11. China Team : 15 pt Les
prochaines régates des America’s Cup World Series de San Francisco
auront lieu du 2 au 7 octobre. D'ici là les deux AC72 d'Oracle et
d'Artemis devraient débuter leurs entrainements en baie de San
Francisco.
America's Cup World Series : 25/08/12
Les français d’Energy Team se sont illustrées la nuit dernière à San
Francisco en remportant l'une des deux régates en flotte et en
terminant 3ème de la seconde, ce qui leur permet de se hisser à la
seconde place du classement provisoire des courses en flotte avant le
Super Sunday d'aujourd'hui (une régate au coefficient 4). La
journée avait commencée par les deux demis finales, qui ont tournées à
l'avantage de l'équipe américaine d'Oracle Racing, Russell Coutts
remportant son match face à Artemis Racing White et James Spithill
faisant de même face à Emirates Team new Zealand. La finale de ce soir
consacrera donc les équipages d'Oracle Team USA. En flotte, les
français prenaient un départ relativement bon lors de la première
régate, avec la quatrième place à la première bouée, ils gagnent un
place sur le portant derrière Emirates Team New Zealand et Artemis
Racing White, puis une autre sur la remontée au près, pointant en
deuxième position à la marque 3, à sept secondes des leaders
néo-zélandais. La surprise vient d’Oracle Team USA Spithill qui revient
sur les leaders et prend la tête. A la marque 4, cinq secondes séparent
les trois bateaux de tête, qui possède un bel écart sur le reste des
concurrents. Les français effectuent un superbe deuxième bord de
près et passent Spithill, et parviennent à conserver le leadership
jusqu'à la ligne d'arrivée. ETNZ termine 3ème devant les deux bateaux de
Luna Rossa, Team Korea brillant hier termine 8ème de cette manche.  © ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Energy Team poursuit sur sa lancée lors de la seconde régate avecun
très bon départ, ce qui leur permet d'enrouler la première marque en
tête, cependant l'équipage d'Oracle Team USA Spithill passe Energy sur
le 1er portant. James Spithill creuse son avance alors que les français
perdent une place à la marque 3, au profit de Team Korea qui revient
dans le match. Les positions seront figées pour le podium jusqu'à la
ligne d'arrivée. Au général provisoire, Oracle Team USA Spithill
creuse encore son avance, Enregy Team s'empare de la seconde place avec 3
points d'avance sur Team Korea et Luna Rossa Piranha.
Yann Guichard, skipper d'Energy Team : "C’était une course
fantastique pour Energy Team. Après un départ mitigé, nous avons joué à
fond sur nos réglages pour optimiser la vitesse puis nous avons enchaîné
les bons bords. La victoire s’est jouée à rien mais on gagne devant les
plus grosses écuries. Aujourd’hui, je pense que nous étions plus
opportunistes voire plus agressifs lors des départs et peut-être plus en
phase avec le vent qui était pourtant très instable. Nous étions aussi
équipés d’une voile d’avant plus grande. La prise de risque au départ
est déterminante. Demain, il faudra en faire de même". © Chris Cameron/ETNZ Réaction de Bruno Peyron, CEO Energy Team : ”
C’est une très belle journée pour Energy Team, avec cette victoire dès
la première manche et une belle place de 3eme dans la seconde. Deux
départs presque parfaits, une bonne vitesse comparée à celle d’hier, une
bonne concentration, de bons réglages et plus de rigueur dans la
lecture du plan d’eau. On commet juste une petite erreur dans la
deuxième manche de ne pas ducker derrière Team Korea au lieu de repartir
à gauche, mais globalement une journée superbe pour l’équipe. Essayons
de faire aussi bien demain dans le fameux Super Sunday et son coeff 4
qui déterminera le classement final. Nous sommes ce soir 2e au
classement général derrière James Spithill, c’est du très beau travail
de la part de toute l’équipe que l’on ne peut que féliciter ce soir ”
America's Cup World Series : 24/08/12
Le defender s’est illustré cette nuit à San Francisco pour la
deuxième journée des America’s Cup World Series, ORACLE TEAM USA, James
Spithill et son équipage gagne une des régates en flotte et termine
second de l’autre manche derrière Oracle Team USA Coutts.
Les conditions étaient relativement clémentes dans la Baie de San
Francisco avec des vents de 12 à 16 nœuds d’ouest-sud-ouest sans houle.
La journée a été plus difficile pour Yann Guichard et ses hommes sur
l’Ac45 d’Energy Team, ils terminent quatrième de la première manche
puis 7ème de la seconde, la réaction du skipper : « La journée a été
mitigée pour ENERGY TEAM, souvent en milieu de flotte, malgré un bon
premier départ. Nous avons eu plus de mal lors de la seconde manche car
avec 11 bateaux le départ est crucial : celui qui passe en tête a de
grandes chances de gagner. Demain, nous avons un “gros match” face à
ORACLE TEAM USA Coutts qui nous attend. Il faudra assurer, car la suite
en match race dépendra de cette unique manche gagnante. J’espère pouvoir
prendre de meilleurs départs qu’aujourd’hui lors des courses en flotte,
même si c’est surtout celle de dimanche qui compte car le ‘Super
Sunday’ est doté du plus fort coefficient »
Les français pointent donc en 6ème place du provisoire des courses en
flotte à égalité de points avec Team Korea et à deux points des bateaux
d’Artemis, 3 et 4ème.
Si les américains et les suédois pouvaient être satisfaits, ça
n’était pas le cas de l’équipe italienne de Luna Rossa qui terminent 7
et 10ème du provisoire, qui plus est les deux équipages sont éliminés
lors des quarts de finale de match race face à Oracle Spithill et
Artemis White, journée également difficile pour les néo zélandais qui
peinent à retrouver leur meilleur niveau avec des 8 et 9ème places en
flotte, ils feront leur début, tout comme les français en match race ce
soir.
© ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
60' ORMA : 24/08/12
La Semaine de Hamilton Island vient de se terminer au nord est de
l'Australie. Deux 60' ORMA se confrontaient dans le cadre de cette
semaine de régates, l'ancien Géant, désormais Team Vodofone basé à
Auckland (NZ) et l'ex Banque Populaire IV, Team Australia barré par Sean
Langman et basé à Sydney. L'équipage de ce dernier a connu une
avarie aujourd'hui, puisque le trimaran a talonné dans un chenal alors
que l’équipage essayait d’éviter une baleine, la dérive a été cassée
lors de cet incident, l'équipe devrait réaliser quelques travaux
porvisoires avant de convoyer le multicoque vers son port d'attache où
il entrera en chantier. C'est donc Team Vodafone qui s'impose lors
de cette Hamilton Island Race Week avec quatre victoires de manches sur
six courues.
La flotte des cinq MOD70 va faire sa rentrée dans 10 jours à Kiel avec le départ de l'European Ocean Race. Race
For Water, FONCIA, Groupe Edmond de Rothschild, Spindrift racing et
Musandam-Oman Sail sont en route pour l'Allemagne. Les équipages
s'affronteront dès le 31/08, pour des courses à proximité du rivage, les
City Race avant de s'élancer pour Dùn Laoghaire (Dublin) en Irlande,
seconde étape de cette épreuve, viendront ensuite Cascais au Portugal,
Marseille en France pour se conclure à Gênes en Italie. 
Les
skippers des trimarans monotypes se sont entourés du gratin du
multicoque pour ce tour de l'Europe. Yann Guichard, qui a remporté la
KRYS OCEAN RACE embarque à bord de Spindrift racing : Pascal Bidégorry
et le vainqueur de la Solitaire du Figaro Yann Eliès.
Michel Desjoyeaux embarque trois des détenteurs du trophée Jules Verne : Thierry Chabagny, Emmanuel Leborgne et Xavier Revil.
Le skipper suisse Stève Ravussin sur Race For Water, s'entoure quant à
lui Franck Cammas et Thomas Coville, avec qui ils avaient détenus le
Jules Verne sur Groupama 3. Sidney Gavignet naviguera avec Brian
Thompson, également détenteur du Jules Verne. Sébastien Josse, conserve
lui son équipage habituel. A noter l'arrivée d'exoscale en tant que sponsor de cette épreuve. Les équipages engagés : Race For Water :
Stève Ravussin (SUI), Yvan Ravussin (SUI), Franck Cammas (FRA), Thomas
Coville (FRA), François Morvan (FRA), Loïc Forestier (SUI), Tanguy
Cariou (FRA), Nicolas Heintz (FRA), Gurvan Bontemps (FRA), Benoît Lequin
(FRA) FONCIA : Michel Desjoyeaux (FRA),
Antoine Carraz (FRA), Thierry Chabagny (FRA), Charles Caudrelier (FRA),
Emmanuel Leborgne (FRA), Xavier Revil (FRA), Sébastien Col (FRA), Alban
Rosselin (FRA), Nicolas Texier (FRA), Julien Falxa (FRA) Groupe Edmond de Rothschild :
Sébastien Josse (FRA), David Boileau (FRA), Florent Chastel (FRA),
Cyril Dardashti (FRA), Olivier Douillard (FRA), Christophe Espagnon
(FRA), Antoine Koch (FRA), Thomas Rouxel (FRA) Spindrift racing :
Yann Guichard (FRA), Léo Lucet (FRA), Pascal Bidégorry (FRA), Jacques
Guichard (FRA), Jean-Baptiste Levaillant (FRA),Yann Eliès (FRA), Kevin
Escoffier (FRA), Devan Le Bihan (FRA) Musandam-Oman Sail :
Sidney Gavignet (FRA), Fahad Al Hasni (OMA) Moshin Al Busaidi (OMA)
Khamis Al Amburi (OMA) Brian Thompson (GBR) Jean-François Cuzon (FRA)
Thomas Le Breton (FRA) Michi Mueller (GER) Les étapes offshore:
Etape 1: Kiel, Allemagne - Dùn Laoghaire, Baie de Dublin, Irlande - 1188 milles - Départ: 2 septembre Etape 2: Dùn Laoghaire, Baie de Dublin - Cascais, Portugal - 1215 milles - Départ : 9 septembre Etape 3: AROUND PORTUGAL RACE -558 milles - Départ : 17 septembre Etape 4 : Cascais - Marseille, France - 1071 milles - Départ : 20 septembre Etape 5 Marseille – Gênes, Italie - 672 milles - Départ : 30 septembre
America's Cup : 23/08/12
Artemis Racing, l'équipe suédoise, challenger pour la 34ème Coupe de l'America a débarqué son premier AC72 à San Francisco cette semaine. Le catamaran, qui sera doté de son aile très bientôt a une architecture semble-t-il assez semblable à celui d'Emirates Team New Zealand avec des renforts en V partant du pied de mât vers le bras arrière, et une chèvre reprenant les efforts de la structure. A noter que l'architecte principal Juan Kouyoumdjian a dessiné des entrées d'eau fines et a munies les étraves du multicoque de strakes, sorte de redans permettant d'éviter l'enfournement.
Oracle Racing sera la prochaine équipe à dévoiler son AC 72 le 27 août prochain
© Sander van der Borch
 © Sander van der Borch
America's Cup World Series : 23/08/12
Les équipages des Ac45 ont pris leurs quartiers à San Francisco
depuis la semaine dernière, les marins se sont entrainés dans des
conditions musclées jusqu’à 25-30 noeuds, avec plusieurs avaries, et des
chavirages pour Luna Rossa Swordfish, China Team, Team Korea et ETNZ,
Ben Ainslie qui fait ses débuts sur ce support a aussi connu des
mésaventures avec une avarie d’aile.
Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Le coup d’envoi des America’s Cup World Series de San Francisco a été
donné hier avec du match racing. Six équipes se sont afrontées pour
décrocher les trois places restantes en quart de finale lors de cette
toute première journée.
Le vent du sud était “seulement” d’une quinzaine de nœuds sur la
Baie de San Francisco, mais le courant bien présent a compliqué la vie
des tacticiens.
Les grands vainqueurs du jour étaient les équipages de Luna Rossa :
Swordfish barré par Paul Campbell-James et Piranha par Chris Draper,
qui s’imposaient 2-0 respectivement face à China Team skippé par Phil
Roberston et à Artemis Racing Red confié à Santiago Lange .
 Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Ben Ainslie, qui intégrera l’équipe d’Oracle Racing après cette
saison des America’s Cup World Series, a bien débuté sur J.P. Morgan
BAR , en battant Team Korea de 13, puis de 29 secondes lors de la
seconde manche.
Ben Ainslie : “Il nous reste encore beaucoup à apprendre, nous
avons eu quelques petits incidents, mais l’équipage a assuré un super
travail à bord. Nous avons doublé Team Korea à deux reprises (lors des
deux manches) et je pense que leur pénalité nous a favorablement aidé
lors de la seconde course.”
Nathan Outteridge, skipper de Team Korea : “Nous avons pris un bon
premier départ, mais nous avons fait une petite erreur qui leur a offert
une opportunité. Lors de la seconde manche, nous avons été pénalisés
pour des raisons encore incomprises… et nous avons dû leur laisser la
priorité … Ce soir, nous sommes dans l’incompréhension face à cette
décision.”
Team Korea avait donc déposé une requête auprès du Directeur de
course, afin de pouvoir recourir cette manche, cette demande a été
rejetée et les résultats sont donc maintenus.
Aujourd’hui auront lieu les deux premières régates en flotte et deux
quarts de finale opposant Luna Rossa Swordfish à Artemis Racing White et
Luna Rossa Piranha à Oracle Racing Spithill. Les vainqueurs de ces
matchs accéderont aux demis finales courues samedi.
 Copyright ACEA 2012 / Photo: Gilles Martin-Raget
Les Français d’Energy Team, barré par Yann Guichard, étaient
directement qualifiés pour les quarts de finale et débuteront face à
ORACLE TEAM USA Coutts demain, l’autre match opposera ETNZ et JP Morgan
BAR.
Après Véolia en début d’année, c’est Foncia qui quitte son skipper
vedette, Michel Desjoyeaux perd donc son partenaire en MOD 70.
Foncia devait initialement accompagner le skipper jusqu’en 2014,
mais leur collaboration cessera après le tour de l’Europe qui débute le
30 août, cette décision fait suite à un recentrage de la communication
de l’entreprise en partie cédée à des fonds d’investissement l’année
dernière. 
Mer Agitée, l’écurie de Michel Desjoyeaux est propriétaire du
trimaran et attend donc un nouveau sponsor pour s’engager la saison
prochaine sur le circuit Multi one Championship.
L’Artémis Challenge, tour de l’île de Wight en course a eu lieu
aujourd’hui, deux MOD70 y participaient : FONCIA et Musandam-Oman Sail.
Les deux trimarans ont mené la flotte avec un tour express en un peu
plus de deux heures, les deux équipages battent le record de Playstation
de 2001 de près de 10 minutes.
Dans cette exercice c’est Michel Desjoyeaux et son équipage à bord de
FONCIA qui ont pris l’avantage sur l’équipage de Musandam-Oman Sail
mené par Sidney Gavignet qui franchit la ligne 88 secondes après Foncia.
Michel Desjoyeaux : « C’était superbe, le temps était ensoleillé
et nous avons eu de belles conditions avec du vent sur l’ensemble du
parcours. Nous avons du tricoter pour rallier les Needles ce qui nous a
un peu ralenti. Musandam-Oman Sail était un peu plus rapide dans ses
virements mais a malheureusement manqué son dernier. Nous en avons
profité pour reprendre de la vitesse et finir premier ! C’était mon
premier Tour de l’île de Wight et quel très bon Tour ! »
Temps de course ( en cours d’homologation par le WSSRC)
Foncia – 2h 21 mn 25 secondes
Musandam-OmanSail – 2h 22 mns 53 secondes
America's Cup : 09/08/12
L'équipage d'Emirates Team New Zealand, challenger pour la 34ème Coupe de l'America, a effectué sa troisième sortie dans la baie d'Hauraki aujourd'hui, l'occasion de découvrir les foils du catamaran AC72.

© Chris Cameron 2012
Ces appendices ont donc un profil en S, comme ceux testés par l'équipe d'Alinghi 5,
ce qui permet d'obtenir une "géométrie variable" en fonction des
conditions météorologiques par vent faible celle-ci est entièrement
imergée et offre un plan antidérive maximal, comme une dérive droite,
lorsque le vent augmente l'appendice est partiellement relevée et la
poussée devient plus verticale, ce qui permet de soulager la coque sous
le vent, cet effet de soulagement de la coque sous le vent est favorisé
par un volet perpendiculaire au plan antidérive à l'extrémité de ce
foil/dérive.

© Chris Cameron 2012
Ce
type d'appendice est également testé par l'équipage italien de Luna
Rossa qui s'entraine actuellement en Sardaigne sur des petits catamarans
SL33, dont l'un est équipé de ce type de foils, avec également un plan
porteur sur les safrans en "T", l'un des catamarans de l'équipe, grée
avec une aile rigide a chaviré il y a peu lors d'une sortie
d'entrainement. A voir sur les pages de Sailing Sardinia.
Les
dates de mise à l'eau des prochains AC72 ne sont toujours pas connues,
celui d'Artemis est en cours de transport vers San Francisco, pendant
que l'équipage s'entraine dans la ville américaine sur les deux AC45 de
l'équipe.
America's Cup : 03/08/12
L'équipe française menée par les frères Peyron, Bruno et Loick Peyron
renonce à une participation aux phases de sélection pour la Coupe de
l'America, la Louis Vuitton Cup, et ce malgré des progrès dans la
construction de ce défi avec un accord de coopération avec Oracle Racing
et un budget bouclé au 2/3. Ils considèrent que le risque de lancer la
construction d'un AC72 est trop important et que les objectifs initiaux
ne seraient probablement pas atteints. Bruno Peyron : "Nous
avons toujours exprimé le fait que nous n'irions pas pour faire de la
figuration. Cette décision est donc cohérente par rapport aux objectifs
que nous nous sommes fixés avec le Yacht Club de France et qui demeurent
les mêmes : créer une équipe capable de rivaliser au plus haut niveau
et de ramener la Coupe de l'America. Nos bons résultats cette saison
doivent servir l'avenir et nous permettre de continuer à construire ce
grand Défi, Challenger pour la Coupe de l'America. Nous pouvons tous
être fiers du travail accompli en si peu de temps, mais il ne faut pas
tenter le tout pour le tout, au risque de tout perdre. Si la phase
finale de notre projet ne s'est pas avérée possible cette année,
projetons-nous d'ores et déjà dans la 35e America's Cup...". La participation de l'équipe est d'ores et déjà assurée pour la saison des America's Cup World Series, mais avec un seul AC45. Il
n'y aura donc que quatre challengers qui tenteront de ravir le pichet
au defender américain, à savoir, Artemis Racing, Emirates Team New
Zealand, Luna Rossa et Team Korea. Les néo-zélandais ont été les
premiers à lancer leur AC72, qui a navigué pour la première fois en baie
d'Hauraki mardi. Cette première sortie dans une brise de moins de 10
noeuds aura duré 5 heures, pendant lesquelles l'équipage a pu se faire
une première idée de ces catamarans à aile rigide. Peu d'informations
ont filtré sur cette navigation, il semblerait que le bateau atteigne
assez facilement deux fois la vitesse du vent. En ce qui concerne
l'architecture du bateau, il semblerait que l'équipe kiwi ait développé
des dérives en S, qui se rapprochent de ce qui avait été tenté sur
Alinghi 5, François Chevalier décripte le dessin du multicoque sur son blog et dévoile les plans de forme du catamaran. 
© Chris Cameron/ETNZ L’équipage
a effectué une seconde journée aujourd'hui, la sortie a été écourtée
suite à un incident mineur sur la partie avant de l'aile.
Maxis Multis : 02/08/12
Francis Joyon avait quitté la
Trinité-sur-Mer, son port d’attache vendredi dernier, afin de tenter de
battre le record de distance en solitaire en 24 heures, il a trouvé des
conditions favorables au large des Açores avec 668 milles parcourus soit
1237km en une journée (27,83 noeuds de moyenne). Le temps de référence
était jusqu’ici détenu par Thomas Coville avec 628,5 milles nautiques,
il l’avait établi en 2008 lors de sa seconde tentative contre le record
du tour du monde.
©François Van Malleghem / DPPI / IDEC
Le skipper ajoute donc un nouveau record à son palmarès : «
Il me fallait réunir des conditions idéales, que je n’avais jusqu’alors
trouvé que dans l’océan Indien, avec des vents réguliers bien établis
dans la durée, de préférence en avant d’un front afin de bénéficier
d’une mer (relativement) plate… Je suis allé environ 800 milles dans
l’ouest du cap Finisterre, en bordure des hautes pressions près des
Açores. Je suis parti avec un vent de secteur sud-ouest, mais j’ai dès
le départ dû affronté une houle contraire de secteur nord. J’ai attaqué à
fond, et au bout d’un moment, la houle s’est ordonnée et le vent est
monté à 32 nœuds. C’était extrêmement périlleux. Le bateau était
constamment à la limite. Je ne barrais pas. Je suis demeuré 24 heures
debout dans mon cockpit avec l’écoute de grand voile dans une main, et
l’écoute de solent dans l’autre. Lorsque le bateau plantait dans la
vague, je choquais l’une ou l’autre. Mais il m’est arrivé souvent de
choquer toutes les écoutes d’un seul coup. Pas de repos. Quelques barres
de céréales pour seule nourriture. J’aurais été très satisfait de
récupérer ce record, ne serait ce que d’une poignée de mille, mais près
de 40 milles ! je suis très heureux. Ma satisfaction vient surtout du
fait que j’ai très peu navigué depuis mon chavirage l’an passé lors de
ma tentative contre le record de la traversée de l’Atlantique. IDEC a
subi un beau chantier cet hiver. Mais le mât est le même que celui qui
s’est brisé en deux lors du chavirage. Quant aux voiles, ce sont celles
d’origine, qui ont bien 90 000 milles au compteur. Au-delà des
chiffres, je viens de m’offrir un moment véritablement magique. Pouvoir
faire marcher une telle machine au maximum de son potentiel est
extraordinaire. C’est ce que je me disais en doublant des cargos dans
des gerbes d’écume. »
America's Cup : 18/07/12
Le bateau ne sera "officiellement" dévoilé que samedi au grand
public. Malgré tout il est difficile de cacher un catamaran de 22 mètres
de long et une aile rigide de 40 mètres de haut ; l'équipe technique
d'Emirates Team New Zealand a donc sorti son catamaran du chantier et à
gréer l'aile sur la plate-forme pour la première fois aujourd'hui,
quelques photos ont filtrées. 
© Chris Cameron/ETNZ
La structure du catamaran semble
assez proche de celle d'Alinghi 5 avec une structure en V entre le pied
de mât et les bras de liaison afin de reprendre les efforts du gréement,
avec deux renforts parallèles aux coques. Le tableau arrière des coques
semble être vertical, chacune possède semble-t-il deux colonnes de
moulins à café. L'aile semble quant à elle assez classique dans sa
conception et assez proche de celle d'Artemis. 
© Chris Cameron/ETNZ
Les prochains AC72 à être dévoilés devraient être ceux d'Oracle Racing et d'Artemis Racing.
MOD 70 : 16/07/12
Pour clore cette première course, les équipages des MOD70 se
sont retrouvés aujourd'hui en rade de Brest pour disputer une City Race.
Ce type d'épreuve sera la norme dans toutes les villes étapes du
circuit Multi one Championship, afin de faire profiter le public du
spectacle des trimarans au plus près des côtes. La première
manche était un parcours côtier d’une douzaine de milles au départ de
la pointe de l’Armorique vers la bouée Charles Martel et Camaret avec un
final devant le phare du Petit Minou. Les multicoques se sont élancés
au vent de travers dans une brise d’une vingtaine de nœuds, permettant
aux skippers d'utiliser toute la puissance de leurs bateaux, l'issue de
cette manche était incertaine jusqu’à la ligne d’arrivée. Sébastien
Josse sur Groupe Edmond de Rothschild réussissait malgré tout à contenir
Yann Guichard et son équipage sur Spindrift racing. Foncia prenait la troisième place devant Musandam-Oman Sail. Après
cet exercice matinal les MOD70 prenaient la direction de l'école navale
de Lanvéoc pour deux séries de « runs » dans la rivière de Châteaulin.
Michel Desjoyeaux et ses hommes s'imposait sur le premier double
aller-retour et contenait le vainqueur de la Krys Ocean Race Spindrift racing, qui prenait la seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild et Musandam. 
Une deuxième manche était lancée dans l'après midi, Sébastien Josse prenait le meilleur départ mais Spindrift racing réussissait à se glisser sous ses adversaires et s'imposait devant les hommes du Gitana Team. Les résultats du jour : Parcours côtier 1- Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 2-Spindrift racing (Yann Guichard) 3-FONCIA (Michel Desjoyaux) 4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) Premier run (deux aller-retour) 1-FONCIA (Michel Desjoyaux) 2-Spindrift racing (Yann Guichard) 3-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) Deuxième run (un aller-retour) 1-Spindrift racing (Yann Guichard) 2-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) 3-FONCIA (Michel Desjoyaux) 4-Musandam-Oman Sail (Sidney Gavignet) Stève
Ravussin et son équipage sur Race for Water n'ont pas participé à ces
courses du fait de leur avarie survenue pendant la transatlantique. Les équipages se retrouveront fin août à Kiel pour le départ de l'European Tour.
MOD 70 : 12/07/12
Yann Guichard et ses hommes (Pascal Bidégorry, Jean-Baptiste Le Vaillant,
Jacques Guichard, Léo Lucet et Kevin Escoffier) ont remporté la KRYS
OCEAN RACE ce jeudi 12 juillet à 14h 08’ 37 après seulement 4 jours 21
heures 08 minutes 37 secondes, soit une moyenne de 25,3 nœuds. Spindrift
racing sur 2950 milles de cette traversée de l'Atlantique Nord, ils
devancent d’une heure dix Groupe Edmond de Rothschild et d'une heure
quarante FONCIA, les équipages ont bénéficié de conditions parfaites
pour cette première transat de la classe MOD 70, qui est une réussite
avec des écarts très faibles à l'arrivée grâce à la monotypie.
 L'équipage
de Spindrift racing avait réussi à faire le break sur ses concurrents
au cours de la deuxième nuit grâce à un décalage sur une route un peu
plus nord, qui leur permettra de creuser un écart suffisant pour
contrôler la fin de course et empêcher tout retour de leurs adversaire,
Foncia et Groupe Edmond de Rothschild auront quasi navigué à vue sur une
bonne partie de ce parcours. 
© Chris Schmid / Spindrift racing Sidney Gavignet et ses hommes
devraient en terminer cette nuit avec un retard somme toute faible
malgré leur avarie de foil, Steve Ravussin, plus handicapé par l'avarie
de dérive suite à un choc avec un OFNI devrait en finir samedi.
Yann Guichard (Spindrift racing) « Cette
transat s’est vraiment bien passée : on a pris du plaisir et je crois
que cette victoire est méritée car nous avons fait une belle route tout
au long de ces cinq jours. L’arrivée était un peu une libération car sur
les cent derniers milles avant les Scilly, nous n’avons pas eu beaucoup
de vent par rapport à nos poursuivants qui revenaient fort sur nous.
Les fins de course sont toujours difficiles… On est un peu étonné de
cette traversée express car notre trajectoire ressemble à une sinusoïde
parfaite, tout en tribord amures. C’étaient des conditions que nous
n’avions pas rencontrées auparavant, mais tout s’est déroulé au portant
et on était bien sous l’eau ! Le bateau est très sain : c’est une belle
réussite… » Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) « Je
suis très content de cette deuxième place parce que nous n’avons pas
voulu suivre Spindrift racing dans une mer que nous savions assez dure :
je préférais assurer pour cette première course transatlantique. Le
bateau est très fin, marin, solide mais on se rend compte qu’il supporte
énormément de toile et plus ça allait, plus on poussait loin, parfois à
la limite du raisonnable ! »  Michel Desjoyeaux (FONCIA) « Je
suis satisfait parce qu’on aurait pu faire plus mal que troisième !
Déçu parce que la sortie de New-York nous a un peu handicapé au départ.
On s’est bien battu : on est revenu sur Spindrift racing et sur Groupe
Edmond de Rothschild. Ça ne s’est pas joué à grand-chose comme les
écarts à l’arrivée le montrent. En tous cas, c’était express… Traverser
l’Atlantique à ces vitesses-là sans quasiment aucun problème technique,
c’est déjà un bon point. »
MOD 70 : 11/07/12
Le trio de tête de la Krys Ocean Race touche au but avec moins de 600
milles à parcourir avant l’arrivée au large de Brest, les trois
équipages des trimarans ont successivement choisi de passer en mode
furtif aujourd’hui, permettant de disparaitre de la cartographie pendant
9 heures, afin de négocier au mieux les quelques empannages nécessaires
pour rejoindre les îles Scilly.
Foncia a lancé le mouvement, suivi 3 heures plus tard par Groupe
Edmond de Rothschild, et dans l’après midi par Spindrift racing. 
© MOD70 Spindrift racing / On board
Le trimaran mené par Yann Guichard a peu de chances d’être rejoint
grâce à ses 60 milles d’avance, la seconde place reste très disputée
entre Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild et Michel
Desjoyaux sur Foncia. Les deux bateaux se tenaient en 10 milles lors de
leur passage en mode furtif, le final s’annonce donc crucial pour le
gain de la place de dauphin. Les trimarans filent toujours à près de 30
noeuds vers la pointe sud ouest de l’Angleterre, avant de piquer vers le
sud après le passage des Scilly pour rejoindre Brest. 
© MOD70 Groupe Edmond de Rothschild / On Board / Gitana S.A.
Cette transat devrait donc se terminer en 5 jours, avec des
conditions exceptionnelles tout au long de celle-ci, les équipages ayant
pu profiter de la même dépression pendant cette traversée de
l’Atlantique.
L’arrivée des trois premiers est prévue demain après midi, malgré
tout les équipages resteront au large afin de rejoindre le port de Brest
vendredi vers 15 heures pour l’ouverture des fêtes nautiques des
Tonnerres de Brest.
Musandam Oman Sail reste 4ème, l’équipage de Sidney Gavignet poursuit
sa route à des vitesses élevées grâce au foil tribord qui a été déplacé
sur le flotteur babord, Race for Water poursuit sa route à 400 milles
de la tête de flotte, Stève Ravussin et ses hommes doivent faire face à
une voie d’eau en avant du puit de dérive, après un choc avec un OFNI.
Yann Guichard (Spindrift racing)
« La mer est devenue plus plate depuis le milieu de la nuit : on
se remet à attaquer ! On va pouvoir aller tout droit jusqu’aux Scilly,
toujours à près de trente nœuds de moyenne. On devrait passer la marque
anglaise vers jeudi midi. Stratégiquement, il n’y a pas vraiment
d’option : il nous faut juste tenir le rythme de nos poursuivants…
Les modèles météo convergent pour cette fin de traversée avec un
peu plus de brise ces prochaines heures. Et un vent de travers pour
finir sur Brest. On avait la sensation la nuit dernière d’être sur les
bancs de Terre-Neuve : il y avait une bruine dense mais ça commence à
s’éclaircir même si le plafond reste bas et gris. Nous sommes en veille
permanente au radar : cela nous permet de bien anticiper la route des
cargos mais aussi de voir les grains qui se forment. On reste vigilant. »
Sébastien Col (FONCIA)
« C’était un peu notre dernière cartouche avant le Fastnet pour
se cacher et tenter des choses… L’intérêt, c’est surtout de mettre la
pression sur notre concurrent direct, Groupe Edmond de Rothschild. Il ne
sait plus comment on mène le bateau, même si la route pour les Scilly
est assez directe. On n’avait plus trop de possibilités d’utiliser ce
monde fantôme après… Ces prochaines heures, on va reprendre un peu de
terrain au leader, mais pas suffisamment pour l’inquiéter. Mais en ce
moment, on a mis la barre vitesse un peu plus haute ! Là, on va
directement se coucher après son quart : ça ne rigole plus… Seb cherche à
nous contrôler : à nous de saisir une opportunité pour revenir au
contact ! »
Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail)
« On ne peut pas être au maximum de la vitesse, mais les
conditions sont bonnes avec une mer relativement plate et une belle
brise. On profite de notre position pour faire barrer Farad et Moshin
parce qu’il y a peu de chance de gagner une place à moins d’une avarie.
Pour installer le foil tribord à bâbord, il a d’abord fallu enlever le
morceau cassé, puis hisser l’appendice qui fait autour de 90 kg avec une
drisse. Ce matin, on a réussi du premier coup à glisser le foil dans le
puits bâbord avec trois équipiers en basculant le mât sous le vent pour
que ce soit plus facile à encastrer. Mais on ne peut le descendre que
de 80% ! Cela ne nous empêche pas de faire des « plantés » dans une
vague de temps en temps… Autrement, l’équipage se porte bien. »
Stève Ravussin (Race For Water)
« Attendez : je reviens ! Je vais pomper mes 150 litres d’eau…
Me revoilà, quelques coups de pompes et c’est reparti ! Nous nous sommes
donnés un timing de 40 minutes max pour ne pas avoir trop d’eau devant,
la fissure à l’air de ne pas s’agrandir donc c’est bon signe….
Quand nous avons appelé le bateau « Race For Water », je n’ai pas
pensé qu’à la première transat en course, nous allions finir dans un
container ou un sous marin américain ? Qui sait ? En tout cas, je pense
que lui n’a rien eu… Comme je le disais, le nom du MOD 70 est encore
plus justifié quand on n’arrive pas à traverser l’Atlantique sans taper
quelque chose : c’est qu’il y a vraiment un souci quand on voit la
surface de la mer sur le globe ! » MOD 70 : 09/07/12
Comme prévu, la brise a forci cette nuit, et les conditions de mer se
sont durcies avec l’entrée dans le flux du Gulf Stream qui apporte deux
nœuds de courant portant à l’Est,mais aussi un renforcement de la houle
près des Grands Bancs de Terre-Neuve.
Les équipages naviguent désormais sous deux ris dans la grand-voile
et solent ou foc de brise, avec des vitesses de l’ordre de trente nœuds,
la prudence reste cependant de mise au sein avec les avaries
d’appendices survenues à bord de Race for Water (dérive endommagée suite
à une collision avec un OFNI hier) et celle de Musandam-Oman Sail ce
jour ; comme l’explique le skipper Sidney Gavignet : « En milieu de
nuit, tout allait bien avec une vitesse moyenne oscillant entre 30 et 33
nœuds sous deux ris dans la grand-voile et foc solent. Le foil s’est
rompu mais nous n’avons pas eu l’impression d’avoir touché quelque
chose… Nous l’avons retiré de son puits et stocké dans la coque
centrale. Nous devons donc naviguer désormais sous deux ris et foc de
brise ORC à 70% de notre vitesse normale. Ce qui fait que nous allons
perdre 200 milles par jour ! Mais nous pouvons arriver sans encombre
jusqu’à Brest : il faut juste rester plus prudent car le bateau enfourne
dans la mer plus brutalement. On garde le moral… Nous aurons besoin
d’un nouveau foil à Brest, car une escale technique aux Açores n’est pas
envisageable : il n’y a pas de vent en ce moment autour de l’archipel. » 
crédit : Lloyd Images/Oman Sail
Le potentiel du trimaran omanais est donc largement entamé et
l’équipage se trouve relégué à plus de 100 milles de la tête de flotte
ce soir.
Ce soir Spindrift racing mène la flotte devant Foncia et Groupe
Edmond de Rothschild, ces trois bateaux filent toujours à près de 30
nœuds avec une route nord est, avec des moyennes sur 24 heures
supérieures à 700 milles ; le déclenchement de l’empannage prévu demain
ou mercredi s’annonce crucial pour la suite de la course avec le front
où le vent va mollir à une vingtaine de nœuds puis s’orienter au secteur
Ouest. Il faudra alors choisir entre deux options soit plonger vers le
Sud-Est et l’anticyclone des Açores sur une mer calme mais un vent
faiblissant, soit continuer vers le Nord-Est pour longer le front et se
rapprocher de la route directe avec une mer plus agitée et un vent plus
instable. 
© Yvan Zedda / Gitana Team
Les skippers à la vacation :
Michel Desjoyeaux (FONCIA)
« Côté conditions météo, ça commence à mollir doucement et on ne
devrait pas tarder à renvoyer de la toile. Cette nuit, nous n’avions pas
beaucoup de repères et il fallait se fier à l’électronique qui nous
donne la force et la direction du vent, la vitesse du bateau et son cap.
On a bien eu un bout de lune en fin de nuit, mais on ne voyait pas
grand-chose parce que c’est très nuageux à l’avant du front. Côté
stratégie, il n’y a pas d’initiatives à prendre dans l’immédiat et tout
le monde suit à peu près la même route. Mais à la longitude des Açores,
il y aura des opportunités… On ne voit plus Spindrift racing mais on le
suit avec l’AIS. Tout est trempé à bord ! Parce qu’il y a quand même de
belles vagues. Et il y a toujours quelqu’un à l’écoute pour gérer la
situation dans une bouffée d’air. A l’intérieur, c’est un véritable
shaker ! »
« C’est plutôt sympa d’avancer si vite vers la maison. C’est très
grisant, mais un peu stressant aussi. Dans ces conditions, on libère la
puissance, ou on réduit la toile par l’arrière. Mais, on adapte en
bordant ou choquant l’écoute de voile d’avant. Cela nécessite une
vigilance de tous les instants et c’est la condition sine qua non pour
rester à l’endroit. A la barre, on porte un casque avec une visière pour
se protéger des gerbes d’embruns qui déferlent par dessus le pont. Il
faut avouer que depuis cette nuit, c’est un peu ambiance sport de combat
! »
Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild)
« Nuit mouvementée et assez ventée : on a eu jusqu’à 30-35 nœuds
avec pas mal de grains et une houle croisée qui ne facilitait pas le
pilotage. La brise devrait se calmer un peu en milieu d’après-midi ou en
début de nuit prochaine, mais on aura quand même 25 nœuds et une mer de
2,5 mètres… Ce midi, comme nous sommes juste au Sud des bancs de
Terre-Neuve, il y a parfois des zones très chaotiques avec les
méandres du Gulf Stream, puis vingt milles plus loin, ça se réorganise…
On navigue sous deux ris et solent à 140-150° du vent réel, un angle
assez abattu pour gérer la vitesse et glisser vers le Nord-Est
progressivement. On se maintient à 28 nœuds de moyenne et c’est plus
« supportable » que les 30-32 nœuds de dimanche soir : c’est important
que le barreur joue avec les creux pour ne pas trop solliciter le
bateau. Alors avec cette « molle » à venir, ça sera tout de même plus
aisé pour négocier les vagues. »
Antoine Kock (Groupe Edmond de Rothschild)
« Tout va bien à bord de Groupe Edmond de Rothschild, sauf qu’il est
très compliqué, voire impossible de taper sur le clavier !! La vie est
encore plus compliquée à l’intérieur du bateau que sur le pont. C’est
aussi humide, mais comme on ne voit pas les vagues arriver, lorsque le
bateau plante- ce qui arrive environ une fois toutes les heures – on
fait de beaux vols planés à l’intérieur… Les déplacements sont vraiment
longs et difficiles… A part ça, cette transat express tient ses
promesses, et le speedo ne descend que rarement en-dessous de 30 nœuds.
Florent a amélioré le record de vitesse du bateau : 40,7 nœuds… A
demain, Antoine Koch »
Yann Guichard (Spindrift racing)
« C’est humide, très humide ! On a passé une bonne première
partie de nuit, mais c’est difficile de tenir des vitesses élevées sans
risque à cause des vagues, car la mer est assez agitée… On a pris notre
rythme, mais ce n’est pas facile de dormir parce qu’il faut être tous à
l’arrière du bateau et il n’y a pas de bannettes derrière : ça secoue
beaucoup. On prend quelques petits grains qu’on anticipe bien au radar :
en ce moment, on a 32 nœuds de vent réel mais il n’y a pas trop de
méchantes rafales et c’est moins stressant. Nous sommes quatre barreurs à
nous relayer toutes les quarante minutes parce que c’est assez
éprouvant. On a pu manger correctement jusqu’à hier soir où nous avons
fait notre premier lyophilisé : c’était assez rock & roll ! Il faut
garder des forces et c’est vrai que le sommeil, ce n’est pas aisé…
Nous avons fait un joli « planté » ce matin. Nous avons réduit la
voilure. L’expérience de garçons comme Jean-Baptiste Levaillant et
Pascal Bidégorry est précieuse. »
A noter que la direction de course envisage de mettre en place une
nouvelle marque de parcours, en imposant aux équipages le passage entre
une porte préfigurée par les îles Scilly et le phare de Wolf Rock, afin
de faire coïncider l’arrivée des trimarans avec le début de fêtes de
Brest vendredi.
Un aperçu des conditions de navigation sur une vidéo transmise par l’équipage du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschlid .
Extreme Sailing Series : 09/07/12
Le Grand Prix de Porto, quatrième manche des Extreme Sailing Series,
s’est terminé de façon abrupte pour Pierre Pennec et ses hommes hier
lors de la quatrième manche de la journée, alors que l’équipage se
battait pour la seconde place.
Le récit du skipper de l’Extreme 40 aux couleurs du Gitana Team : «
Nous arrivions à la dernière marque de parcours de la manche 28. Nous
étions bâbord engagé sur GAC Pindar qui était sous notre vent, lui même
était engagé sur Zoulou. Oman Air arrivait en tribord mais pas très
rapide. Nous avons abattu derrière lui. A ce moment là, The Wave Muscat
vient de virer à environ quatre longueurs derrière Oman Air. Quand il
nous voit Leigh McMillan tire la barre pour nous empêcher de passer.
Groupe Edmond de Rothschild se retrouve alors quasiment parallèle à The
Wave. Je demande de l’eau à GAC Pindar, qui lui même demande de l’eau à
Zoulou mais ça ne répond pas. Je fais alors tout mon maximum mais je ne
peux pas éviter le contact avec The Wave. Après le choc, je vois Bernard
Labro allongé sur le filet et qui saignait au niveau du nez. Il était
clair que la course était finie pour nous. Ce n’est qu’après que
l’équipe technique nous a dit que de toute façon notre étrave bâbord
avait été sérieusement endommagée. » 
© Roy Riley / Lloyd Images
Pierre Pennec était pénalisé sur le plan d’eau mais a bien évidemment
devant un redress au jury une fois le bateau et les hommes mis en
sécurité, celui-ci a rejeté la demande de l’équipage français, rappelons
que l’année dernière le Gitana Team avait déjà subi une décision
discutable du jury lors d’une collision avec Artemis Racing et que Leigh
McMillan est assez coutumier des manoeuvres musclées : « Pour moi
et pour notre coach présent, Benoit Briand, nous n’étions pas en tort et
les arbitres ont commis une erreur de jugement ! GAC devait nous
laisser de l’eau tout comme Zoulou devait en laisser à GAC. Ce qui
modifie aussi la donne dans l’équation c’est le changement de
trajectoire de The Wave. C’est pourquoi nous avons demandé au jury de
rouvrir notre cas une fois rentré à terre, ce qui fut finalement
accepté. Après la fin des manches, nous avons donc été donner notre
version des faits au jury. Des représentants de GAC Pindar et Zoulou,
présents à cette audience, ont confirmé que nous étions bien engagés sur
eux. Par contre, Zoulou a indiqué qu’à cause de la proximité de la
digue à cet endroit du parcours, il avait demandé très vite de l’eau car
il n’avait plus de place pour abattre. Les différents équipiers ne
semblent pas d’accord sur ce point et tout le nœud du problème est là.
Le jury a donc considéré que nous étions fautifs car nous nous n’avions
pas mis tout en œuvre pour éviter le contact. Nous ne sommes pas contents de la décision prise par le jury et nous maintenons notre version. C’est dur,
car cela fait deux fois que de notre point de vue cette instance commet
des erreurs qui sont très lourdes de conséquences pour nous. Nous
n’avons d’autre choix que de prendre note de leur décision, mais nous
quittons Porto avec un goût amer. C’est extrêmement frustrant pour tout
le monde de finir un événement comme ça. D’autant que nous avions, tout
comme The Wave, demandé au comité de course que cette bouée soit
déplacée. Elle nous semblait trop proche de la digue et dangereuse pour
les croisements avec cette force de vent »

© Roy Riley / Lloyd Images
The Wave Muscat remporte donc ce grand prix devant Red Bull Sailing
Team qui se montre très régulier en ce début de saison, le second
équipage omanais, Oman Air se classe troisième, devant Alinghi, Groupe
Edmond de Rothschild termine cinquième après avoir raté les quatre
dernières manches hier. Fred Le Peutrec sur Zoulou aura effectué
quelques belles manches mais ne peut faire mieux que 8 ème.
Au classement général, The Wave prend le large avec 6 points d’avance
sur Red Bull, Oman Air et Groupe Edmond de Rothschild sont à égalité de
points avec 8 points de retard sur le leader.
Classement du Grand Prix de Porto (après trente deux manches)
- The Wave Muscat – 198 points
- Red Bull Sailing Team – 183 points
- Oman Air – 156 points
- Alinghi – 145 points
- Groupe Edmond de Rothschild – 137 points
- SAP Extreme Sailing Team – 129 points
- GAC Pindar – 126 points
- Zoulou – 123 points
Classement provisoire des Extreme Sailing Series après quatre Grands Prix
- The Wave Muscat – 39 points
- Red Bull Sailing Team – 33 points
- Oman Air – 31 points
- Groupe Edmond de Rothschild – 31 points
- GAC Pindar – 22 points
- Alinghi – 18 points
- SAP Extreme Sailing Team – 18 points
- Zoulou – 16 points
MOD 70 : 08/07/12
Les premiers milles de la Krys Ocean Race au pied des buildings
new-yorkais à petite vitesse ont vite été oubliés pour les équipages des
cinq MOD 70 qui ont rencontré des conditions musclées mais maniables au
cours de cette première journée de course. Les trimarans ont
navigué sous grand-voile haute et gennaker une bonne partie de la nuit
avant que les équipages ne prennent un ris et établissent le génois afin
d'éviter tout risque d'enfournement et de possible chavirage. Sidney
Gavignet et son équipage sur Musandam-Oman Sail ont gardé la tête de la
flotte jusqu'au classement de 18 heures, avant de céder la place de
leader à Groupe Edmond de Rothschild mené par Sébastien Josse, cette
belle tenue de l'équipage aux couleurs d'Oman est une petite surprise,
puisque l'équipage est celui qui dispose du moins d'entrainement sur le
trimaran monotype. A 21h, c'est Michel Desjyaux sur Foncia qui était
crédité de la première place, en fait trois bateaux, Groupe Edmond de
Rothschild, Foncia et Spindrift racing naviguent en tête de la flotte
et risquent de s'échanger le leadership lors des prochains pointages,
Oman Sail a décidé de prendre une route un peu plus sud pendant l'après
midi, s'éloignant de la route directe. Quant à Race for Water, la
nouvelle est est tombée au petit matin, le trimaran de Stève Ravussin a
touché un container flottant entre deux eaux cette nuit et la dérive a
été sérieusement endommagée. Yvan Ravussin, frère du skipper et
spécialiste du composite, a effectué avec deux équipiers une réparation
et l'équipage a pu reprendre sa route à plus de 25 noeuds au cours de
l'après midi comme l'explique le skipper : « Notre dérive est
cassée à plusieurs niveaux. Il n’y a pas grand chose à faire. Nous
l'avons remise à poste. Elle est désormais en position haute. Nous avons
perdu du temps dans la réparation et le check du Race For Water. On
reprend notre rythme de course. Nous sommes dans un vent de 25 nœuds
avec des vagues de 3 mètres environ. » 
© MOD70 Musandam-Oman Sail / On Board
Les réactions des skippers : Sébastien Josse, Groupe Edmond de Rothschild : «
La première nuit a été plutôt agréable sur une mer relativement plate
et avec une belle lune. Ce midi, le temps commence à se dégrader : la
mer se forme et devient plus hachée car nous sommes rentrés dans le Gulf
Stream, mais cela reste maniable parce qu’il n’y a pas plus de 20-25
nœuds de brise. Les conditions actuelles sont celles attendues,
c’est-à-dire une mer en cours de formation et un vent de Sud-Ouest d’une
vingtaine de nœuds qui nous permettent d’aligner des vitesses assez
élevées ! Samedi soir, nous étions à vue de Race For Water mais on s’est
perdu avec la nuit. On s’attend à des conditions météorologiques assez
similaires bien que le vent doive se renforcer à plus de trente nœuds
encore au cours de l’après-midi, voir de la nuit. Mais la bonne
nouvelle, c’est que nous sommes bien dans le flux qui va nous propulser
vers l’Angleterre : on va essayer de rester dans ce couloir pour gérer
au mieux notre trajectoire. Nous sommes deux ou trois sur le pont selon
les moments, car le troisième équipier s’occupe aussi de faire le
ménage ! C’est de plus en plus humide : il y a quelques entrées d’eau et
il faut écoper… » Yann Guichard, Spindrift Racing : «
C’est très humide à bord. Avec le bruit et la vitesse, il est très
difficile de se reposer. Nous sommes au moment où je parle à… 39 nœuds
de vitesse instantanée. C’est ainsi depuis plusieurs heures. Cela ne va
pas durer car la mer se forme, avec l’entrée dans le Golfe Stream. Nous
sommes à vue de Foncia et on calque notre rythme sur celui de Musandam
Oman sail. Il faut faire très attention aux excès de vitesse. Au-delà de
35 nœuds, surtout la nuit, la moindre erreur est fatale… On est aussi
vigilant aux OFNIs (Objets Flottants non Identifiés), comme celui qu’a
percuté Race for Water.» 
©ThMartinez/Sea&Co/MOD S.A
Les conditions vont se durcir lors
des prochaines heures, puisque les équipages vont rencontrer une mer
plus dure avec des creux de 4 mètres et des vents d'une trentaine de
noeuds en rafale. La cartographie Géovoile, les interviews de Michel Desjoyaux et de Stève Ravussin avant le départ sur Sports.fr
MOD 70 : 07/07/12
Les équipages des cinq trimarans MOD 70 se sont élancés pour leur
première course officielle, à 17 heures à New York, Groupe Edmond de
Rothschild mené par Sébastien Josse prenait la tête de la flotte dès les
premiers mètres suivi de Foncia, Race For Water et Musandam-Oman Sail,
Yann Guichard sur Spindrift racing se faisait piéger dans une molle sur
la ligne et peinait à s’extirper de cette zone, qui atteindra également
Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia. 
© Mark Lloyd / MOD S.A.
Les bateaux devaient ensuite virer une bouée mouillée devant North
Cove Marina avant d’entamer la descente de l’Hudson, au passage du pont
Verrazano, porte d’entrée sur l’Atlantique, Musandam Oman Sail menait
devant Groupe Edmond de Rothschild et Race for Water.
Vous pouvez retrouver toutes les actualités sur le site officiel de la Krys Ocean Race, avec la cartographie actualisée toutes les trois heures. 
© Mark Lloyd / MOD S.A.
Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 FONCIA : « Ce
sera sympa et intéressant comme transat. Nous partons à l’avant d’un
front froid. Pour se maintenir en avant, il va falloir que l’on pique au
Sud, ce qui est pas mal puisque cela va nous conduire vers les veines
de courant du Gulf Stream. Il nous faudra à la fin remonter vers notre
première marque de parcours, les Scilly. Jusque là, nous serons au
portant. Ensuite il faudra voir et bien gérer l’arrivée sur Brest. Le
fait d’être monotype signifie que quand tu vas moins vite que ton
voisin, c’est que tu n’es pas bien réglé. Il faut alors rectifier le
tir ! Nous partons avec une stratégie en tête mais la météo n’étant pas
une science exacte, on ajustera en fonction des fichiers. C’est
l’essence même de la course à la voile ! »
Jean-François Cuzon, navigateur à bord du MOD70 Musandam-Oman Sail : «
Les conditions pour cette transat sont superbes. Cette KRYS OCEAN RACE
va plutôt se dérouler au portant dans des conditions clémentes. On ne
part pas avec l’angoisse du près ! L’équipage est jeune mais nous avons
une carte à jouer et on va faire aux mieux. Il me tarde d’être à Brest
qui est la ville dans laquelle j’habite ! Partir de New York et arriver
en plein Tonnerres de Brest, c’est super. »
Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « Il
y a un peu de pression mais nous sommes surtout très concentrés à bord
de Groupe Edmond de Rothschild. Le départ va se jouer dans des vents
très légers. Sur le reste de la course, ce sera rapide au portant. Il va
falloir trouver la bonne vitesse de croisière. Dans les quinze
premières heures, nous auront du vent médium qui forcira dans 24h. Dans
48 heures, nous aurons un maximum de pression. A part la sortie de la
baie de New York, la route est droite ! Ce sera une course de vitesse où
il faudra être à l’attaque ! »
Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « La
concurrence est très élevée, ce qui augure une belle bagarre. Le rythme
va être soutenu, il va falloir le tenir tout en ménageant notre
Spindrift racing. Tous les bateaux sont identiques, les équipages vont
vraiment faire la différence. Il y a de petites options à tenter les
premiers jours, mais rien de radical. »
Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race For Water : « Tout
le travail effectué depuis trois ans se concrétise avec ce grand départ
de la KRYS OCEAN RACE. Nous sommes heureux de prendre le large avec
notre Race For Water et on se réjouit de pouvoir arriver à Brest en
plein Tonnerres de Brest. Nous irons vite, très vite mais toujours dans
une juste mesure. »
Le Defender américain n'a pas failli à Newport pour la dernière
étape des ACWS 2011-2012 en décrochant le titre en flotte de cette
compétition pour cette saison, en match-race, c'est Artemis qui s'impose.
L'équipage de Terry Hutchinson termine donc à la première place
du classement en match-race, malgré des formats obscurs durant les
différents actes, avec des courses à élimination directe alternant avec
des tours à deux manches gagnantes, Oracle Racing Spithill prend la 2nde
place de ce classement devant ETNZ, Dean Barker, le skipper du
catamaran néo-zélandais a été malchanceux lors de l'épreuve de Newport
avec un chavirage dans des conditions maniables, comme il l'explique :
"Ce fut un début de match race au contact, nous avons normalement
enroulé la marque mais nous n'avons pas réussi à choquer l’aile à cause
de la bastaque qui était bloquée. Nous avons perdu contrôle du bateau et
nous avons chaviré… Nous devons vraiment traiter ces bateaux avec la
plus grande attention. Chaque petit problème peut prendre des
proportions inattendues."

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
Le second équipage américain mené
par Russell Coutts prend la 4ème place devant Energy Team, sorti dès le
premier tour à Newport face à Artemis Racing. En flotte, les
italiens de Luna Rossa Piranha gagnent cet acte devant l'équipage de
James Spithill et ETNZ, Artemis peu à l'aise en flotte termine 7ème
devant Energy Team. L'équipage français perd gros lors de l'ultime
manche suite à un gennaker récalcitrant, Loick Peyron et ses hommes
pointent à la 8ème classe de cette manche et du classement de cette
étape, alors qu'ils étaient 3ème la veille. Ils conservent malgré tout
leur troisième place au classement des ACWS en flotte derrière ETNZ,
Oracle Racing Spithill gagne cette saison de courses en flotte.
Oracle Racing Spithill est donc déclaré champion des America's Cup World
Series 2011-2012 grâce à leur victoire en flotte et leur seconde place
en MR, ETNZ prend la 2nde place devant Artemis Racing et Energy Team. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
Les réactions des skippers : Loïck Peyron, skipper, Energy Team, à propos d’aujourd’hui : "La
bonne nouvelle, c’est que notre objectif d'être sur le podium a été
atteint. Nous nous sommes mesurés aux meilleurs et nous terminons
troisièmes du championnat de courses en flotte des America’s Cup World
Series de la saison 2011-12 ! Lors de cette ultime journée ici à
Newport, nous n'avons pas été à notre avantage car notre gennaker s’est
coincé et nous a fait perdre plusieurs places, tout comme à bord
d’ORACLE TEAM USA Spithill. A propos de la saison 2011-12 des America’s Cup World Series :
"Après six épreuves et presque un an que nous sommes engagés dans les
America's Cup World Series, je considère que notre quatrième place au
général est plus qu’honorable ! En match race (5ème de la
saison), nous sommes en milieu de tableau, car nous n’avons pas été très
chanceux lors de nos duels contre Artemis Racing et nous manquons
encore d’entraînement lors des départs au reaching. En revanche, dans le
championnat de course en flotte, nous sommes sur le podium, à la
troisième place, et c’est celle-ci qu’il faut retenir !’ ‘On sera
bien sûr présents à San Francisco fin août et début octobre prochain
puis de retour en Italie au printemps 2013. Après, l’America’s Cup
risque de s’arrêter pour Energy Team, voire même avant avec la deadline
pour les inscriptions. Notre travail aura tout de même servi à investir
dans l’avenir de la Coupe en multicoque en général’. Dean Barker, skipper, Emirates Team New Zealand, à propos d’une journée difficile :
“Nous avons pris un bon départ et nous avons enroulé la première marque
en deuxième position puis tout s’est écroulé comme un château de sable.
Nous avons enchaîné les erreurs, puis nous sommes tombés à la cinquième
et sixième place, après quoi nous n’avons pas pu rattraper la tête de
la flotte.” Nathan Outteridge, skipper, Team Korea, à propos de la performance de son équipe :
“Notre départ n’a pas été sensationnel mais nous avons toujours
maintenu une certaine cadence que nous avons augmenté sur le dernier
bord de près. Je pense que nous avons été meilleurs que prévu
initialement. Cette semaine a sûrement été la meilleure en terme de
résultats depuis le début. C’est pourquoi nous avons hâte que les
hostilités reprennent à San Francisco.”
Maxis Multis : 03/07/12 Thomas Coville, qui faisait parti de l'équipage de Groupama 4, vient
de remporter la Volvo Ocean Race aux côtés de Franck Cammas cette nuit
après leur arrivée à Galway. Le skipper du trimaran Sodeb'o
devrait rapidement reprendre la barre de son multicoque, avec un
programme de records en Méditerranée et en Atlantique cette saison,
Thomas Coville explique les raisons de ce choix dans une interview à Sports.fr, il
s'alignera donc sur le record de la Méditerranée et celui de
l'Atlantique sud (Cadix-San Salvador), Thomas Coville ne devrait
retenter le record en solitaire autour du monde qu'en 2014, sauf fenêtre
météo exceptionnelle cet hiver, du fait du sponsoring de Sodeb'O sur le
Vendée Globe cet hiver.
MOD 70 : 03/07/12
Steve Ravussin et son équipage se sont imposés au terme des 120
milles entre Newport et New York, sur le prologue de la Krys Ocean Race,
cette étape a permis aux MOD 70 de rejoindre la mégalopole new yorkaise
au large de laquelle sera donné le départ de la transatlantique le 7
juillet. 
© Chris Schmid / Spindrift racing
C'est Sébastien Josse sur Groupe Edmond de Rothschild qui
avait pris le meilleur départ de ce prologue, trois options s'étaient
dessinées cette nuit avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild à la
côté, Race for Water et Spindrift Racing plus au large et Musandam-Oman
Sail faisait cavalier seul à 15 milles du groupe à la côte, les écarts
sont restés faibles durant les 120 milles avec de nombreux changements
de leaders. Au pieds des grattes ciels, c'est finalement Steve
Ravussin qui s'impose avec 2 minutes 30 d'avance sur le Gitana Team.
Yann Guichard sur Spindrift Racing termine 3ème avec 4 minutes d'avance sur Michel Desjoyaux sur Foncia, Musandam-Oman Sail skippé par Sidney Gavignet fermait la marche.
Multis 50' : 02/07/12
Seuls deux multis 50' avaient fait le déplacement à Wight pour la
traditionnelle JP Morgan Asset Management Round the Island Race, course
autour de l'île de 50 milles, Actual et Prince de Bretagne se sont
rapidement livrés à un mano à mano dans les eaux anglaises et s'adjugent
les deux premières places en temps réel. C'est Yves le Blévec et
son équipage sur le trimaran Actual qui se sont imposés, grâce à une
meilleure vitesse au portant, ils ratent de quelques minutes le record
de l'épreuve détenu par Francis Joyon sur le 60' ORMA Eure et Loire. Les réactions des skippers : Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne :
« Nous sommes rapidement sortis du Solent en enchainant les virement de
bord sous trinquette et avec un ris dans la grand voile puis la
bataille avec Actual a commencé. Nous l'avons doublé juste avant les
Needles puis il nous est repassé devant et nous sommes restés bord à
bord jusqu'à la pointe de Sainte Catherine, au sud de l'île, mais à
l'envoi du gennak, il s'est littéralement envolé car au portant, il est
réellement plus rapide que nous. En tous les cas, nous nous sommes bien
amusés, c'était vraiment sympa. Plus encore que l'année dernière car
c'était plus maniable et, par conséquent, plus agréable et plus rapide.
Nous ne finissons vraiment pas loin. C'est encore plus vrai pour Actual
qui termine dix minutes devant nous et qui rate donc le meilleur chrono
pour une minute seulement. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes bien
battus et nous avons également pu constater que les petites
modifications que nous avons effectuées lors du chantier de ces six
derniers mois n'étaient pas vaines. Il s'agit de détails mais, à titre
d'exemple, le chariot de grand voile qui nous avons changé nous permet
aujourd'hui de le mettre au moulin à café au louvoyage et cela nous
facilite pas mal la vie à bord » Yves le Blévec, Actual :
« C’est génial ! C’est mon deuxième tour de l’ île de Wight. Le premier
c’était sur Orange avec Bruno PEYRON. Actual le court pour la première
fois, nous avons été les plus rapides toutes catégories confondues dans
cette régate magnifique … Oui, nous sommes fiers ! »
Maxis Multis : 24/06/12
Roman Paszke, le skipper polonais et son équipage ont mis le cap vers
l'Europe le 13 juin, le catamaran Gemini 3 a donc quitté le quai sur
lequel il était bloqué depuis plusieurs mois en Argentine. En
effet, le marin s'était élancé pour un tour du monde à l'envers, mais
avait du faire escale dans le port de Rio Gallegos suite à une voie
d'eau sur l'une des coques ; une fois les réparations effectuées il
avait du faire face à des ennuis juridiques avec des sociétés locales,
ce qui l'a mené devant un tribunal pour que le bateau soit remis à
l'eau. les sociétés qui réclamaient de grosses sommes au skipper ont été
déboutées, ce qui a permis la remise à l'eau et le départ du catamaran.
MOD 70 : 23/06/12
Les cinq trimarans MOD 70, qui disputeront leur première course
officielle au départ de New York le 7 juillet, ont quitté la Bretagne à
destination de Newport au cours des derniers jours, les équipages ont
rencontré des conditions musclées lors des dernières 24 heures.
Michel Desjoaux, skipper de Foncia : ”
Nous avons enfin trouvé l’accélérateur depuis hier midi, on est vent de
travers. Nous avons commencé avec des conditons un peu musclées avec
environs 28 noeuds sous 3 ris ORC. Puis, nous avons remis de la
toile et nous sommes maitenant sous GV Solent. Nous avons même bon
espoir de mettre un jour le Genak, ce qui n’était pas gagné il y a
quelques jours ! Les vitesses varient de 20 à 34 noeud. Nous avons
parcouru environs 330 milles dans les 12 dernières heures. Le bateau va
bien et nous n’avons toujours pas de gros problèmes techniques.
L’equipage aussi est en forme, même si la nuit a été un peu fraiche et
qu’il a falllu se cramponner à la banette pour essayer de dormir un peu.
Mission quasiment impossible! ”
Yann Guichard, skipper de Spindrift Racing : ” On
approche d’une dépression au sud de Terre Neuve qu’on contourne par le
nord. » expliquait Yann à la mi-journée. « On est en bâbord, et on va
passer son centre dans la nuit, avec des vents de l’ordre de 30 nœuds.
On pourra alors empanner et faire route sur Newport. “ 
crédit : Lloyd Images/Oman Sail
Stève Ravussin, skipper de Race for Water : “Nous
avons passé les Açores et avançons au vent de travers à 25 30 noeuds.
Le bateau se comporte bien. Nous avons eu une nuit mouvementée en
manoeuvres avec un grain à 40 noeuds ! Les hommes ont été bien rincés et
maintenant nous filons avec au programme vent de travers et portant:
que du bonheur !”
Sidney Gavignet, qui a reçu son trimaran il y a
quelques mois a également largué les amarres, tout comme Sébastien Josse
sur Gitana 15, les premiers bateaux devraient arriver à Newport en
début de semaine, le départ de la Krys Ocean Race aura lieu le 7 juillet
au pied de la statue de la Liberté.
Vulcain Trophy/D35 : 19/06/12
Le jeune équipage du Centre d’Entraînement à la Régate de Genève
s’est de nouveau imposé sur cette 5ème manche du Vulcain Trophy et sur
la classique lémanique qu’est le Bol d’Or Mirabaud, L’équipage genevois
s’impose avec 7 minutes d’avance sur de Rham Sotheby’s de Philippe
Cardis et Zen Too de Guy de Picciotto barré par Fred Le Peutrec, qui
franchit la ligne 37 minutes plus tard..
Ce Bol d’Or a débuté dans une légère brise venant de l’ouest jusqu’au
Bouveret, Realstone et de Rham étaient déjà en tête, le reste de la
flotte était dispersée plus en arrière, sans réel avantage selon la rive
choisie, sur le retour, le vent s’est progressivement levé à partir
d’Evian pour atteindre 30 noeuds sur quelques milles.
Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : « Je souhaite
remercier mon équipage qui a fait un travail formidable. Cédric Schmidt,
équipier d’avant exceptionnel, le roi du code 0 et du solent, Nils
Palmieri, notre embraqueur musclé, Denis Girardet, notre tacticien,
notre gourou, qui a su repérer les meilleures routes autant aujourd’hui
que pendant la GRG. Arnaud Psarofaghis que je n’ai plus besoin de
présenter. Il navigue avec nous depuis deux ans et c’est un vrai plaisir
de naviguer avec lui. Et enfin le plus jeune de l’équipe, Bryan
Mettraux. Ces deux sœurs avaient déjà gagné le Bol d’Or Mirabaud il y a
deux ! ans à bord de Ladycat, il a maintenant lavé l’affront familial… » .
Philippe Cardis, skipper de de Rham Sotheby’s : « Nous avons
vraiment bien navigué. Nous avons toujours été devant avec Realstone et
nous avons même mené à certains moments. Je dois dire que ce résultat
est même inespéré par rapport au peu d’entraînement que nous avons eu,
et je dois une fois de plus rendre hommage à notre tacticien Christian
Wahl. Je reconnais que j’aurais bien aimé gagner mon dernier Bol d’Or
Mirabaud . J’en ai gagné 4 dans ma vie, j’aurais bien aimé arriver à
5 ! Mais place aux jeunes ! », le propriétaire de de Rham a en effet
annoncé qu’il se retirait en fin de saison.
Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too: « la descente vers Genève s’est faite dans de très bonnes conditions. Nous avions une très bonne vitesse ».
Ce Bol d’Or Mirabaud était la cinquième étape du Vulcain Trophée,
Realstone Sailing a conforté son avance au classement général provisoire
loin devant Alinghi et de Rham Sotheby’s, à égalité de points, devant
Ladycat, Artemis et Zen Too. Le Vulcain Trophy reprendra les 8 et 9
septembre au Club Nautique de Morges pour l’Open Guex-Opel.
Classement D35 Bol d’Or Mirabaud:1. Realstone Sailing (J. Clerc) 10:52:282. De Rham Sotheby’s (Ph. Cardis) 10:59:26
3. Zen Too (G. de Picciotto – F. Le Peutrec) 11:37:05
4. Alinghi (E. Bertarelli) 11:41:31
5. Ladycat (D. Bertarelli) 11:49:24
6. Romandie.com – Nickel (F. Moura) 11:49:48
7. Artemis Racing (T. Tornqvist – P. Cayard) 12:03:08
8. Okalys-Corum (N. Grange) 12:08:59
9. Veltigroup (M. Simeoni – B.Lerch) 12:38:00
Vulcain Trophy/D35 : 10/06/12
L’équipage du CER, Realstone Sailing, a de nouveau démontré son
très beau potentiel ce week-end à Versoix et sur le Genève Rolle Genève,
puisque le D35 mené par Jérôme Clerc s’est imposé sur la classique
lémanique et sur l’Open de Versoix.
Les D35 avaient repris les hostilités dès vendredi pour l’Open de
Versoix, le vent était absent une bonne partie de l’après midi et
n’avait daigné se lever qu’à 17h, ce qui avait permis au comité de
lancer trois manches. C’est Dona Bertarelli et son équipage de Ladycat,
qui se montraient les plus réguliers avec une quatrième place puis une
victoire et une seconde place, comme l’expliquait Yann Guichard,
tacticien sur Ladycat les automatismes commencent à se mettre en place
et cet équipage pourrait faire figure d’outsider face aux favoris,dont
Alinghi, mené par Ernesto Bertarelli, frère de Dona qui était en
embuscade à un point de Ladycat à l’issue des trois régates de vendredi,
Realstone Sailing, leader du classement provisoire était sur le podium
avec deux points de retard sur les leaders, devant de Rham – Sotheby’s.
Artemis Racing était cette fois-ci mené par Xavier Revil, qui débute
sur ce support et prenait la 5ème place provisoire devant Zen Too, le
D35 de Guy de Picciotto, était présent après avoir talonné il y a 15
jours lors de l’Open de Crans.
Dona Bertarelli, propriétaire et barreuse de Ladycat, à l’issue des
trois manches de vendredi :« Nous avons eu beaucoup de plaisir à
naviguer aujourd’hui. Nous avons enfin trouvé les bons réglages du
bateau, nous nous sommes beaucoup entraînés cette semaine et ça a payé.
Nous avons retrouvé la vitesse, ce qui nous a manqué lors du dernier
événement. Cette nouvelle équipe est fantastique. Nous avons une bonne
cohésion de groupe, et le résultat s’en ressent : tout a bien
fonctionné. J’ai trouvé le bateau plus facile à la barre et quand on a
la bonne vitesse et que les manœuvres fonctionnent, ça ne peut que bien
aller ».
Les catamarans étaient présents samedi sur la ligne de départ de la
classique Genève-Rolle-Genève, avec environ 200 autres bateaux.
Dès le départ, Realstone Sailing a pris les commandes de la flotte des
D35, en se laissant très vite glisser vers la côte suisse, de Rham
Sotheby’s, Zen Too et Ladycat étaient les adversaires les plus dangereux
pour l’équipage du CER, qui se retrouvaient parfois scotcher dans les
dévents au plus près de la côte, alors que les autres équipes avaient
choisi de naviguer plus au large.
Sur la deuxième partie du parcours, après le passage de Nyon, le
Joran s’est levé à plus de 15 nœuds, imposant une navigation physique
aux équipages.
De Rham Sotheby’s longtemps second se fera passer par Ladycat sur le
retour vers Genève, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, restera bien
placé sur cette course et prendra une belle 4ème place devant
Veltigroup, Artemis et Alinghi.
Okalys Corum, mené par nicolas Grange démâtera lors du retour vers Genève, sans blessés à bord.
Jérôme Clerc, barreur de Reastone Sailing : « La stratégie de
notre tacticien Denis Girardet a été excellente de bout en bout. Nous
avons fait des choix et nous nous y sommes tenu. Nous avons fait ce que
nous avons voulu faire, même si cela semblait « gonflé » quelques fois. C’est
vrai qu’il y a eu 3 ou 4 transitions de vent, qui nous ont laissé un
peu « scotchés » à certains moments, mais même si nous avons parfois
tremblé, nous avons tenu notre ligne et ça a payé ! »
Classement Genève-Rolle-Genève:
1. Realstone Sailing (J. Clerc)
2. Ladycat (D. Bertarelli)
3. De Rham-Sotheby’s (Ph. Cardis)
4. Zen Too (F. Le Peutrec – G. de Picciotto)
5. Veltigroup (B. Lerch – M. Simeoni)
6. Artemis Racing (P.Cayard – T. Tornqvist)
7. Alinghi (E. Bertarelli)
8. Nickel (F. Moura)
DNF Okalys-Corum (N. Grange)
Pour la dernière journée de l’Open de Versoix, le comité n’aura pu
lancer qu’une seule course dans des airs extrêmement légers avec
seulement à 1 à 3 nœuds de vent.
Dans ces conditions plus que légères, les marins de Realstone Sailing
signent une nouvelle victoire de manche devant Veltigroup et Artemis
Racing barré par Torbjorn Tornqvist, avec Paul Cayard à la tactique.
Okalys-Corum, était présent, malgré son démâtage la veille et terminait en 4e position de la manche
Nicolas Grange, propriétaire et barreur du catamaran : « Ce fut
un weekend contrasté. Nous sommes un peu frustrés car nous avons fait
une très bonne première partie de course hier lors de la
Genève-Rolle-Genève, mais nous sommes néanmoins heureux d’avoir pu faire
au moins une manche aujourd’hui, avant le Bol d’Or Mirabaud. Du
coup, nous sommes rassurés sur le fait que nous pourrons y participer ! »
Le classement général après 4 étapes: Realstone Sailing domine avec 3
pts d’avance sur Alinghi (8 pts), à égalité de points avec Ladycat. Ce
trio est suivi de Artemis Racing (10 pts) et de De Rham Sotheby’s (10
pts). Les suivants sont au coude à coude avec Veltigroup (17 pts), Zen
Too (18 pts), Okalys Corum (19 pts), puis Nickel (24 pts).
Prochain rendez-vous, le Bol d’Or Mirabaud qui aura lieu le samedi 16
juin. Le départ de la classique lémanique aura lieu à 10 heures avec
près de 600 bateaux sur la ligne.
Interview : 04/06/12
Yann Guichard, skipper du MOD SPINDRIFT racing, de l'AC45 de l’Energy
Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions
de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l'Open de Crans). 
© Chris Schmid / Spindrift racing
Voile-Multicoques.com :
Tu intègres l'équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec
un équipage remanié, qui s'est professionnalisé, quels sont vos
objectifs ? Yann Guichard : Dona
Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les
autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un
équipage plus professionnel et avec des hommes. Ceci
permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce
qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne. L'objectif
chiffré est d'essayer d'accrocher les troisième, quatrième ou cinquième
place du championnat, ce qui est faisable mais difficile. Alinghi,
le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot,
mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième
place risque donc d'être serrée.  Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d'eau ? Sur
le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce
qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second
grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il
faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu'à la ligne soit coupée. C'est
aussi ce qui fait l'intérêt de ce type de plan d'eau, tout peut être
remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la
saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le
jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui
nous précèdent. Revenons sur ces changements
de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et
l'introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui
ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America's Cup World
Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu'il s'agit de la bonne
formule pour courir en multicoque ? Je ne pense pas
qu'un type de parcours soit meilleur qu'un autre, tout dépend du type de
bateau, et de l'objectif, comme on peut le voir sur les circuits
tournés vers le public à terre. L'introduction de la
porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l'idéal serait d'avoir les
règles de la Coupe de l'America en ce qui concerne l'engagement à la
bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages
de bouées parfois un peu dangereux. Ce format donne plus
d'intensité, mais aussi plus de travail à l'équipage avec des manœuvres
incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu
jusqu'ici sur le circuit.
Tu es le skipper du MOD 70 SPINDRIFT racing depuis quelques
mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres
trimarans que tu as barré jusqu'ici (60' ORMA, Gitana 11 sous sa forme
allongée) ? Ces bateaux sont difficilement
comparables, le choix d'un bateau monotype fait que les coefficients de
sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus
raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres
bateaux que j'ai pu barrer. Dans les petits airs, le
bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu'un 60' ORMA, du fait
d'un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est
très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous
avons pu le constater sur les régates courues jusqu'ici avec des écarts
très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux
adversaires pour s'imposer. Ce qui promet de belles régates inshores,
mais aussi sur l'Atlantique dès cet été.
Certains
skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur
les MOD, l'envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter
au bateau pour l'adapter au solitaire ? Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures. La
course aura lieu dans deux ans et demi, l'objectif immédiat reste bien
sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à
la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour
la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait
dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type
de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe. Les
deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés
cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l'Armen Race, où se
sont jouées ces courses ? Pour le Tour de Belle
Ile, nous avons pris une option au départ qui n'était pas la bonne,
Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début
et nous n'avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons
fait petit à petit. Sur l'Armen Race, nous étions en
tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce
qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été
au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le
copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres.
Nous avons fait quelques erreurs, c'est le métier qui rentre, nos
adversaires ont un peu plus d'expérience sur ces bateaux et nous
progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos
entraînements dès la semaine prochaine.  Revenons
sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les
autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations
partagez-vous ? Avec Foncia, nous partageons en live
les réglages à la VHF quand nous sommes sur l'eau, nous ne faisons pas
de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière
informelle. Ces sessions permettent de progresser dans la
connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le
feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la
confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces
entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres. De
notre côté nous avons choisi, et eu l'opportunité, de nous entraîner
avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense
que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c'est donc super de
pouvoir mettre des choses en commun avec eux. Passons
aux America's Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles
performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles
sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d'entraînement
par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New
Zealand et Luna Rossa) ? Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu'aujourd'hui notre équipe est solide à terre et sur l'eau. Nous
avons bien travaillé sur l'eau, les manœuvres et la communication se
déroulent très bien, l'ambiance est excellente au sein de l'équipe. Même
après de mauvais résultats la motivation et l'esprit d'équipe sont
restées intacts, ce qui fait une des forces de l'Energy Team. Nous
avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui
nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le
petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des
clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher. Les
grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus
d'entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes
manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les
détails de réglages. De notre côté, nous avons réussi à
gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les
régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des
vainqueurs différents à chaque Act. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
Il ne
reste qu'un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des
navigations sur d'autres supports afin de continuer la préparation à la
possible participation de l'Energy Team à la 33ème Coupe de l'America ? Tout
dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l'AC 72,
il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD
70 pour préparer l'équipage. En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d'équipage de l'AC45. Arnaud
Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce
qui permet de parfaire les automatismes sur l'AC45, ces passages sur
différents supports sont aussi une force, même si nous n'avons pas
l'opportunité de nous entraîner sur l'AC 45. Est
ce que les parcours des régates des America's Cup World Series, à
proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l'AC45 ? Ou est ce que ces
bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ? Les
formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous,
on s'éclate sur l'eau, il faut seulement intégrer les limites
virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont
intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du
multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous
avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du
contact entre les bateaux. Le format des
régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les
match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches
gagnantes sur d'autres Acts, est ce que les équipes participent à la
prise de décisions concernant l'organisation des régates ? Les
équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les
règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à
une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur. Un
autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l'America's
Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande
partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l'aspect
télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus
sympathique pour les téléspectateurs et le public. Au final l'équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
Record SNSM : 03/06/12
Suite à un mouvement de grève des officiers du port de Saint Nazaire,
les organisateurs sont contraints d'annuler la course, ils avaient dans
un premier temps espérer reporter le départ à demain matin, mais les
négociations ont échoué comme l'explique Damien Grimont, l'inventeur et
organisateur du record SNSM : "Nous souhaitons revenir vers vous
pour vous préciser l'enchaînement des décisions qui ont été prises cet
après midi dans l'urgence, suite au blocage de l'écluse par les
officiers de port, et à l'échec des négociations menées par la SNSM,
Mich Desj, parrain du Record depuis l'origine et notre équipe. Les
partenaires du record SNSM et la SNSM ont en conséquence estimé que le
blocage du port par des marins professionnels était une entrave
inadmissible à la solidarité légendaire des gens de Mer.
Profondément affectés par cette décision, les bénévoles de la SNSM, qui
sauvent plus de 600 vies par an au péril de la leur, ont estimé que
l'esprit général de la manifestation n'était donc plus respecté.
D'un commun accord, les partenaires publics et la SNSM ont donc décidé
l'annulation de la manifestation sportive liée à l'événement Record
SNSM. Par voie de conséquence, notre souhait initial d'organiser
des parcours de remplacement est devenu juridiquement et
administrativement impossible car il aurait fallu pour cela créer une
nouvelle manifestation sportive. Vous comprendrez que cette décision a été très dure à prendre et que notre déception est à la hauteur de la vôtre.
Les raisons de cette annulation ont pour but de tenter d'obtenir
définitivement des garanties permettant d'assurer le bon déroulement des
futures manifestations nautiques de Saint-Nazaire, et en particulier
celles défendant des valeurs immuables de solidarité comme celles du
Record SNSM." La réaction de Jacques Auxiette, Président du Conseil Général des Pays de la Loire, qui est partenaire du record : "La
course du Record SNS a été annulée suite à la décision d'Officiers du
Port de St Nazaire de ne pas donner suite à un accord, pourtant
intervenu avec les organisateurs, alors qu'un conflit social agite le
Port depuis plusieurs jours. Le droit de grève et le droit syndical
ne sont pas en cause, mais prendre pour cible le record SNSM est
incompréhensible et inacceptable. La SNSM est sans aucun doute
l'organisation la plus populaire du monde de la mer. Cette course
contribue à son financement et à sa notoriété. Quelles que soient les
revendications, s'attaquer ainsi à un symbole de la solidarité des gens
de mer est consternant." Trois skippers des trimarans MOD 70,
Michel Desjoyeaux (Foncia), Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) et
Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) ont décidé, malgré cette
annulation d'effectuer une partie du parcours en prenant un départ
commun, demain à 8h30, pour soutenir la SNSM. Les trois équipages
mettront le cap vers Sainte-Marine avant de rallier leur port d’attache
respectif. Sébastien Josse sur Spindrift Racing n'a pas confirmé sa
participation à cette boucle, Thomas Coville qui espérait reprendre la
barre de son maxi trimaran Sodeb'O entre deux étapes de la Volvo Ocean
Race devra attendre pour prendre la mesure des modifications apportées à
son bateau. Michel Desjoyeaux, parrain du record SNSM, skipper du MOD 70 Foncia : "Nous
sommes dans un pays démocratique où le droit de vote existe, il faut
bien sûr le respecter. La décision d’annuler cette édition du Record qui
porte le nom de la SNSM est cohérente, on ne brade pas l’image de la
SNSM. Pour perpétuer la dynamique en faveur des sauveteurs bénévoles et
du message de prévention, on vient de se mettre d’accord avec les
skippers des trois MOD 70 présents ici pour symboliquement partir de
Saint-Nazaire demain, et aller virer la bouée de Sainte-Marine." Sidney Gavignet, skipper du MOD Musandam - Oman Sail : "On
n'a pas à rouspéter, c’est comme ça. On est bien sûr déçu pour les
organisateurs, le public et la SNSM. Pour la beauté du geste, on fera
donc notre petite course à trois au départ de Saint-Nazaire pour aller
saluer Sainte-Marine. C’est notre façon de marquer, dans ce contexte,
notre total soutien à la SNSM." Thomas Coville, skipper du maxi multicoque Sodebo : "Même
si le droit de grève existe, la prise d'otages quelque soit, c'est
quelque chose qui m'échappe. On est tous solidaires et d'accord de façon
unanime pour s'associer à une cause comme celle du Record SNSM. C'est
décevant de la pénaliser même si les grévistes ont sans doute de bonnes
raisons. On est nombreux entre les organisateurs et les marins à
s'investir pour faire de cette date un moment symbolique dans le monde
de la voile en France et d’y répondre présent en fonction de notre
planning."
Vulcain Trophy/D35 : 31/05/12
L'Open de Crans n'a finalement débuté que le dimanche 27, suite à
un calme plat sur le Léman le samedi, les marins auront donc patienté
une journée à terre avant de reprendre les hostilités sur le lac pour
cette deuxième manche du Vulcain Trophy. La journée a commencé à
12h30 avec le départ de la première manche avec un petit séchard qui
commençait à s'établir au large du port de Crans Près Céligny.

Artemis
Racing avait remanié son équipage pour cette épreuve en faisant appel à
Michel Desjoyaux pour prendre la barre du D35 de l'équipe suédoise, il
était accompagné d'Yvan Ravussin à la tactique, Jean-Christophe Mourniac
était également de la partie à la tactique sur Okalys Corum, enfin
Nicolas Charbonnier prenait la barre d'Alinghi en l'absence d'Ernesto
Bertarelli. La première manche était remportée par Realstone
Sailing, du CER devant Okalys et Artemis Racing, Nickel fermait la
marche après la disqualification de Veltigroup sur le second portant,
l'équipage de Marco Simeoni contestant la pénalité prise à la porte au
vent suite à un tribord d'Alinghi, en effet l'équipage de Veltigroup
estimait qu'Alinghi avait abattu pour provoquer la pénalité, cet
argument n'a semble-t-il pas convaincu le jury qui sortait le drapeau
noir. 
Petit à petit les nuages arrivaient sur le plan d'eau
renforçant le séchard, la seconde manche revenait facilement à Artemis
Racing devant de Rham Sotheby's et Alinghi, Realstone prenait la 4ème
place. Zen Too qui avait pris la 5ème place de la première manche
fleurtait de trop près avec la côte et talonnait, ce qui entrainait une
voie d'eau, l'équipage mené par Fred Le Peutrec quittait dans l'Open
pour prendre la direction de Versoix afin de mettre le catamaran au sec
pour réparer les dégâts. 
La troisième manche était lancée avec un
départ babord amure pour Alinghi et Artemis, mais c'est de nouveau
Jérôme Clerc et l'équipage du CER qui emporte cette régate devant de
Rham, Okalys et Alinghi, Ladycat prend de nouveau la sixième place après
une belle bataille avec Veltigroup. 
La quatrième manche est
remportée par Alinghi devant Realstone qui enchaine les places sur le
podium et de Rham qui effectue également une belle journée, Artemis se
classe 4ème, en queue de flotte, Veltigroup passe Nickel sur le dernier
empannage et prend la 6ème place, Ladycat ferme la marche. La
cinquième et dernière manche est très disputée avec un mauvais départ
d'Artemis qui prend la gauche du plan d'eau, ce qui s'avère finalement
favorable puisque l'équipage de Michel Desjoyaux revient à la seconde
place devant Okalys-Corum, Realstone remporte de nouveau la manche. 
L’équipage
de Realstone Sailing s’impose donc avec 3 victoires sur 5 devant
Artemis Racing barré par Michel Desjoyeaux et Rham Sotheby’s de Philippe
Cardis. Alinghi prend la quatrième place , suivent Okalys-Corum,
Veltigroup, LAdycat, Nickel et Zen Too qui n'aura pu boucler que la
première manche avant de connaitre une avarie. Jérôme Clerc (barreur de Realstone Sailing) : « On
voulait prendre notre revanche sur le Grand Prix Les Ambassadeurs (pour
rappel Realstone avait terminé 2e juste derrière Alinghi mais à égalité
de points). La pression est montée aujourd’hui. Nous savions que nous
avions peu de manches pour nous démarquer et le petit temps n’a pas
arrangé les choses. De plus avec des adversaires comme Michel Desjoyeaux
ou Nicolas Charbonnier, nous ne pouvons qu’être encore plus heureux de
cette victoire ! »
Michel Desjoyeaux, Artemis Racing : « Cette journée a été
fabuleuse ! Ce n’était pas gagné ce matin, surtout après la journée
d’hier. Le petit temps (ndlr. le peu de vent) permet de garder le jeu
très ouvert sur toutes les régates. Cependant Realstone Sailing est
vraiment au-dessus du lot ! ».
Philippe Cardis, skipper de De Rham Sotheby’s : « Nous avons la
chance d’avoir un très bon tacticien : Christian Wahl est vraiment un
magicien du lac, même lorsque nous avons fait des bêtises, il a réussi à
les rattraper par une tactique remarquable » . 
Le prochain rendez-vous est un double événement le
week-end du 8, 9 et 10 juin, avec l’Open de Versoix, vendredi et
dimanche, et la Genève-Rolle-Genève (connue comme la répétition générale
du Bol d’Or Mirabaud) intercalée le samedi 9 juin 2012. Les D35 seront
donc entre eux le vendredi et le dimanche à Versoix, alors qu’ils
rejoindront une flotte nombreuse de plusieurs centaines de bateaux pour
l’une des « grandes classiques » du lac Léman le samedi ! Classement de l’Open de Crans: 1. Realstone Sailing (Jérôme Clerc) – 5 pts 2. Artemis Racing (Michel Desjoyeaux) – 10 pts 3. De Rham Sotheby’s (Philippe Cardis) – 11 pts 4. Alinghi (Nicolas Charbonnier) – 12 pts 5. Okalys-Corum (Nicolas Grange) – 13 pts 6. Veltigroup (Boris Lerch) – 25 pts 7. Ladycat (Dona Bertarelli) – 26 pts 8. Nickel (Fred Moura) – 28 pts 9. Zen Too (Fred Le Peutrec) – 35 pt Au
classement général provisoire, Realstone s'installe en tête devant
Alinghi et Artemis à égalité de points, de Rham pointe à 3 points des 2
et 3èmes. Hydroptère : 28/05/2012
L'équipage d’Alain Thébault sur l’Hydroptère DCNS, a terminé sa
session d'essais en Méditerranée et a pu validé les différentes
modifications apportées au foiler afin de l'optimiser pour les
navigations hauturières. Alain Thébault était accompagné
d'équipiers expérimenté,s pour ces navigations dans un mistral musclé, à
savoir : Jean Le Cam, Yves Parlier, Jacques Vincent et le novice Luc
Alphand intégré dans le team dans le cadre du programme "les filières du
talent DCNS" ; ils ont enchaîné les runs,avec des vitesse de 20 à 45
nœuds de vitesse selon les angles de vent. Le trimaran est
désormais plus polyvalent, comme l'explique Jacques Vincent, ce qui
permet au bateau de mieux descendre au vent : « nous sommes
enthousiastes, il y a encore quelques travaux pour renforcer la tenue du
bout dehors et optimiser la courbure des voiles d’avant mais
l’essentiel est là, le bateau pourra descendre efficacement au vent ».  - copyright francis demange
Autre
modification majeure, l’asservissement du plan porteur arrière
maintenant automatisé et qui permet d'amortir considérablement les
mouvements de roulis et de tangage du bateau et ainsi d'améliorer son
comportement en haute mer, Jean Le Cam : « l’Hydroptère est un engin
nerveux, qui décolle dans des accélérations prodigieuses, mais c’est
aussi un bateau relativement petit face à la concurrence. Pour survoler
la houle du Pacifique à 35 nœuds sur un 60 pieds de 7 tonnes on n’adopte
pas la même stratégie que pour la fendre avec la puissance et la tenue
d’un 130 pieds de 23 tonnes. Le record se jouera au mental et c’est
important de savoir que le bateau sous nos pieds est fiable, qu’il
encaisse bien dans les vagues ». l’Hydroptère DCNS devrait
bientôt être chargé sur un cargo pour rejoindre Los Angeles où il se
positionnera en stand-by météo pour une tentative de record de la
traversée du Pacifique (Los Angeles-Honolulu).
L'équipage de Loïck Peyron sur Energy Team s'est imposé en course en
flotte sur cet acte de Venise des America's Cup World Series, les
français seront restés en tête de cet événement du début à la fin,
malgré une journée de samedi difficile avec une 8ème et une 5ème place ;
néanmoins, ils n'ont pas failli pour l'ultime journée de régates hier
en remportant la dernière manche du Fleet Racing Championship. Le
suspense était maximum avant cette dernière régate puisque sept des neuf
engagés pouvaient encore espérer remporter l'événement, en effet, six
points seulement séparaient Energy Team, leader (43 points) et Team
Korea et Artemis six et septième avec 37 points. L'équipage français
étaient sous la menace directe des deux bateaux de Luna Rossa qui ne
possédaient qu'un point de retard. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget Loïck
Peyron et ses équipiers ont fait une course parfaite dans un vent
faible, environ 5 noeuds, Energy Team prend un bon départ, alors
qu'Artemis et Luna Rossa Swordfish sont trop tôt sur la ligne et écopent
donc d'une pénalité. Energy passe la bouée de dégagement dans le
sillage d'ETNZ et devant Oracle Spithill. Les français effectuent
la bonne opération à la marque 2 et creuse une belle avance sur James
Spithill grâce à une meilleure pression ; l'équipage continue dans ce
vent plus soutenu alors que le reste de la flotte reste encalminée à la
bouée 2 avec de nombreux contacts entrent les catamarans, quasi arrêtés
au passage de cette bouée, l'avance se porte alors à 500m. Les
Italiens de Luna Rossa Swordfish brillant jusqu'ici ferment à plus de 3
minutes du catamaran français. Oracle Spithill conserve sa deuxième
position devant Artemis et ETNZ Alors que tout le monde pense que
la victoire ne peut échapper à Energy Team, l'équipage tombe dans la
pétole à l'avant-dernière marque, ETNZ a pris l'avantage sur Artemis.
Cet "arrêt" permet à Spithill de revenir progressivement sur l'AC45
françai, les deux bateaux au ralenti sont désormais au contact à moins
de 50m, commence alors une bataille d'empannages, Oracle lance les
hostilités, bien couvert par les français qui contrôlent le bateau
américain jusqu'à la ligne d'arrivée qu'ils passent 8 secondes avant
James Spithill. Emirates Team New Zealand complète le podium de cette
dernière manche devant Artemis, les cinq autres bateaux ne parviennent
pas à boucler le parcours dans les 10 minutes qui suivent et sont
déclarés DNF. Loick Peyron : "Nous avons commis quelques
erreurs mais qui ont sûrement rendu le jeu encore plus passionnant pour
le public. Les conditions étaient très compliquées et il y avait
beaucoup de pression. Mon sentiment ? Heureux bien sûr. On s'est fait un
peu peur sur la fin, talonné par Oracle qui est revenu très fort sur
nous. On n'était pas très serein avec le vent qui est tombé sur la fin
et la pression de Oracle qui revenait. Je suis très heureux de cette
victoire, très content de notre bon départ et du travail réalisé par
tout l'équipage. C’est un grand bonheur pour une petite équipe comme la
nôtre de remporter cette victoire. On est au top ce soir, temporairement
sans doute mais c'est un résultat très symbolique !" Bruno Peyron : "C'est
beaucoup de joie partagée ce soir par toute notre petite équipe qui a
beaucoup travaillé. Après trois journées en tête au classement, il
fallait que nous confirmions aujourd'hui. Avec cette victoire, on ne
parle plus de surprise ou de coup d'éclat, on commence à nous considérer
comme faisant partie des Top Team. Il nous fallait cette victoire pour
démontrer que le talent de notre équipe n'est pas que potentiel et que
nous pouvons gagner. Il nous faut assumer ce statut et continuer à
avancer pour convaincre nos partenaires. Cette victoire est la meilleure
réponse que l'on pouvait apporter à ceux que l'on souhaite voir
s'engager avec nous dans ce défi français pour la prochaine Coupe de
l'America". En match race, le résultat final est le même qu'à
Naples mi-avril, la finale du Match Racing Championship a opposé Luna
Rossa – Piranha à Artemis Racing. Et les Suédois se sont imposés face
aux italiens, Terry Hutchinson conserve donc son avantage face à Chris
Draper. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget Au classement général de la saison 2011-2012 (cumulant les
résultats des courses en flotte et en Match Race),Oracle Spithill
creuse son avance sur Emirates Team New Zealandavec 4 points d'avance
contre un seul avant cet acte de Venise, les néo zélandais voient
également revenir l'équipage d'Artemis Racing qui a 9 points de retard,
Energy Team se replace en 4ème position avec six points de retard sur
Artemis. Le dernier rendez-vous des America’s Cup World Series
2011-2012 aura lieu du 26 juin au 1er juillet aux Etats-Unis, à Newport
Rhode Island. Classement général des America’s Cup World Series 2011-2012 (après 5 événements sur 6) - ORACLE TEAM USA-Spithill…84 points
- Emirates Team New Zealand…80 points
- Artemis Racing…71 points
- Energy Team…65 points
- Team Korea…56 points
- ORACLE TEAM USA-Bundock…53 points
- Luna Rossa-Piranha…34 points
- China Team…31 points
- Luna Rossa-Swordfish…21 points
Classement final du Fleet Racing Championship – Venise - Energy Team…74 points
- ORACLE TEAM USA Spithill…58 points
- Emirates Team New Zealand…54 points
- Artemis Racing…52 points
- Luna Rossa Piranah…43 points
- Luna Rossa Swordfish…43 points
- Team Korea…37 points
- ORACLE TEAM USA Bundock…22 points
- China Team…18 points
Classement final du Match Racing Championship – Venise Match final : Artemis Racing bat Luna Rossa – Piranha : 1-0 - Artemis Racing
- Luna Rossa-Piranha
- ORACLE TEAM USA-Spithill
- Energy Team
- Emirates Team New Zealand
- Team Korea
- Luna Rossa Swordfish
- ORACLE TEAM USA-Bundock
- China Team
America's Cup World Series : 18/05/12
L'équipe française brille à Venise après les deux premières journées
des America's Cup World Series, Loïck Peyron et son équipageont débuté
fort dès jeudi avec une troisième place et une victoire de manche ils
avaient pourtant mal débuté avec un départ volé, tout comme pour ETNZ,
la catamaran français pointait en 6e position à la marque 1. A la 3ème
marque, Team korea prenait la tête de la flotte alors que les deux
leaders au classement général, Team New Zealand et Oracle Racing
Spithill, fermaient la marche. Sur ce bord, Energy Team passait Luna
Rossa Piranha et gagnait une place. Sur le bord suivant, les français
profitent d'un problème lors du déroulement du gennaker d'Oracle Racing
Bundock pour prendre la 4ème place, ils poursuivent sur leur lancée et
dépassent Luna Rossa Swordfish mené ( Paul Campbell-James) sur le
dernier portant et s'emparant au final de la 3e place dans la première
manche derrière Team Korea, vainqueur et Artemis Racing. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget Lors
de la seconde manche, Energy Team est bien placé dès le départ et passe
la marque 1 en quatrième position, ils gagnent une place sur le bord
suivant, et croisent ensuite second devant Emirates Team New Zealand.
Luna Rossa Swordfish était en tête, s'engageait alors un duel entre les
français et l'équipage italien, un autre mano à mano opposait RTNZ et
Oracle Spithill pour la 3ème place. A la marque 5, Energy Team
choisit la gauche du plan d'eau, suivi pas Team New Zealand et Oracle
Spithill, alors que Luna Rossa prend la droite, le choix des français
s'avère favorable, puisqu'ils prenaient la tête de la flotte, creusant
l'écart sur les bords restants, ils s'imposaient avec 26 secondes
d'avance sur les italiens, ETNZ terminait 3ème devant James Spithill ;
Luna Rossa Piranha prenait la cinquième place devant Team Korea,
Artemis, Oracle Bundock et China Team. En
match-race, Daren Bundock l'emporte logiquement sur China Team,
désormais barré par Phil Robertson, après le départ de Fred le Peutrec.
Difficile d'imaginr meilleur résultat pour l'équipe chinoise, qui change
son barreur à chaque acte.... James Spithill s'imposait deux
victoires à zéro face à Paul Campbell James pour le 1er quart de finale,
Chris Draper faisait mieux que son coéquipier de Luna Rossa en
s'imposant face à Nathan Outteridge sur Team Korea dans le second quart. Dean
Barker, inconstant sur les deux courses en flotte (6 et 3ème)
s'inclinait 2 à 0 dans le troisième quart de finale ; face à Artemis
dont l'équipage est également capable du meilleur comme du pire avec une
seconde et une septième place lors des deux courses en flotte. Energy Team s'imposait également sur le même score face à Oracle Racing Bundock dans le dernier quart. Réaction de Loïck Peyron : "Energy
Team est en haut de la montagne aujourd'hui. Nous sommes très comptants
de ce résultat. On s'est bien entrainé toute la semaine. Je suis ravi
d'être à la barre et de pouvoir confirmer les bons résultats de Yann
Guichard à Naples. J'ai pu voir à quel point l'équipage a progressé à
ses côtés. On a une telle chance de naviguer sur ces machines. Il y a
encore du travail à faire, ce qui prouve que l'on peut progresser
encore. On peut être un peu plus agressif sur les départs. Mais le
bateau marche bien, on a une bonne vitesse, une bonne communication à
bord et des manoeuvres propres. Même si nous ne disposons que d'un seul
bateau, le résultat n'est pas si mal ce soir." A
noter pour cette première journée des America's Cup World Series de
Venise, l'arrivée de Red Bull en tant que sponsor de la Red Bull Youth
America’s Cup. Dix équipes nationales, réunissant six marins âgés de 19 à
23 ans seront sélectionnés par America’s Cup Race Management, et se
verront remettre un catamaran AC45 pour s‘affronter l’été prochain à
San Francisco qui en parallèle de la 34ème America’s Cup. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget Lors
de la seconde journée de ces America's Cup World Series de Venise,
l'équipage français s'est de nouveau fait remarquer en enchainant deux
podiums. La
première course du jour a eu lieu dans des vents faibles de 6 à 8
noeuds de vent, à l'intérieur de la lagune, devant la magnifique ville
italienne. Energy Team entre rapidement dans le trio de tête, derrière
ENTZqui était sous la menace de Luna Rossa Swordfish. A la porte 3,
le catamaran italien Luna Rossa Swordfish ravi son public, venu
nombreux, en prenant la tête devant les néo-zélandais et Energy Team.
Deux des favoris étaient de nouveau en difficulté puisqu'Artemis et
Oracle Spithil occupaient les deux dernières places. Luna Rossa
Swordfish continuait sa course en tête et creusait un bel avantage sur
ses adversaires, Energy Team toujours troisième se voyait menacer par
Chris Draper sur le second catamaran Luna Rossa. Le
classement restera figé jusqu'à l'arrivée avec une victoire pour Luna
Rosa Swordfish devant Dean Barker et ETNZ à 1'34, puis Energy Team et
Luna Rossa Piranha. Artemis et Oracle Spithill ne pouvaient faire mieux
que 7 et 8 ème. La seconde manche a été courue
dans 7 noeuds de vent de Sud-Est. Energy Team prenait un départ en
second rideau après une belle manoeuvre d'Artemis alors qu'Oracle -
Bundock occupait la 1ère place devant Luna Rossa Swordfish, les hommes
de Loïck Peyron entament une belle remontée sur le premier portant mais
écopent d'une pénalité, dans une manoeuvre au contact de Team Korea. La
tête de la flotte est alors occupée par les deux bateaux américains et
italiens. Les français profitent d'une veine de vent pour
effectuer une formidable remontée en deux bords de folie, ce qui les
propulse à la deuxième place. Sur ce même bord ETNZ et Oracle Bundock
entrent en collision! Sur le second tour Energy Team conforte sa
place derrière Luna Rossa Piranha et devant Oracle Spithill, l'autre
Luna Rossa, Swordfish, concurrent direct des français pour le leadership
du général, est en difficulté en 7ème position. Luna Rossa Piranha
l'emporte donc devant Energy Team, Oracle Racing Spithill, ETNZ , Team
Korea et LR Swordfish. Loïck Peyron : "On a été un peu
chanceux aujourd'hui, car on n'a pas pris de très bons départs et même
deux très mauvais. Ça été parfois très chaud, on était souvent en zone
rouge, surtout dans la manche 1, ça chauffait aussi pour moi sous mon
petit casque. Mais tout va bien, car si j'ai bien compris on est
toujours en tête à l'issue de cette deuxième journée et on creuse même
l'écart. On a toujours une très belle vitesse et on a pu saisir de
belles opportunités, notamment dans les bords de portant. On doit
continuer à travailler toutes les phases du jeu. Avec l'équipage c'est
magnifique, ça se déroule comme du papier à musique, même si les garçons
sont un peu épuisés" Fleet Racing Championship – Résultats provisoires (à l'issue des deux premières journées) - Energy Team…35 points
- Luna Rossa Swordfish…31 points
- Luna Rossa Piranha…29 points
- Emirates Team New Zealand…29 points
- Team Korea…26 points
- ORACLE TEAM USA Spithill…21 points
- Artemis Racing…21 points
- ORACLE TEAM USA Bundock…16 points
- China Team…8 points
Les
demis-finales initialement prévues en fin de journée n'ont pas été
courues du fait du petit temps et du retard pris au cours de la journée,
elles devraient être reportées à samedi.
Michel Desjoyaux et son équipage ont remporté l'Ingérop ArMen
Race2012 sur Foncia ce matin en 14h15m35s à la vitesse moyenne de 23,14
noeuds. Michel Desjoyeaux et ses 6 équipiers ont bouclé les 330 milles
du parcours entre la Trinité sur Mer, l’Ile de Sein et l’Ile d’Yeu
devant trois autres MOD 70, Spindrift Racing, Oman Sail et Groupe Edmond
de Rothschild, le professeur ne bat pas le record de l'épreuve qui
reste la propriété de Sébastien Josse sur Gitana 11 qui avait mis 10
minutes de moins pour boucler le parcours l'année dernière. La
victoire a été acquise lors des derniers milles après un match serré
entre les 4 MOD 70 qui se sont partagés la tête de course à tour de
rôle. Les multicoques ont bénéficié d'un vent soutenu sur cette épreuve
avec 15 à 30 noeuds permettant des pointes de vitesse à près de 40
noeuds. Le maxi trimaran Sodeb'O, skippé par Karine Fauconnier pour
l'occasion ('en l'absence de Thomas Coville) termine 5 ème. En Multi 50,
Actual s'impose à 19,09 nœuds de moyenne devant FenêtréA Cardinal et
Maître Jacques. Michel Desjoyeaux, skipper de Foncia: «
Nous nous sommes bien bagarrés mais nous avons perdu nos copains dans
la nuit pour les retrouver finalement à la bouée USHIP de Belle Ile.
Cette Armen Race, je la qualifierai de boucailleuse et sinueuse, le vent
n'était pas régulier du tout et surtout la rotation du vent est arrivée
avec 2h de retard ou alors c'était peut-être nous qui étions 2h en
avance ! En tout cas, cela a été rapide, même si nous ratons le temps
pour 10 minutes ! L'équipage va me maudire car j'ai demandé de calmer le
jeu à l'Ile d'Yeu, je pense qu'elles sont là ces 10 minutes ! Belle
bagarre, on est monté à 36,8 nœuds, c'est le record du bateau ! C'était
une belle épreuve, on reviendra ! » Yves Le Blevec, skipper d'Actual : «
Super content de la course ! Le parcours est génial ! Un beau départ
dans de belles conditions, le vent est monté fort à l'occidentale de
Sein et du côté de l'ile d'Yeu ce matin, la mer était assez formée. Avec
FenêtréA Cardinal, nous étions au coude à coude tout au long du
parcours. On a rien lâché ! A un moment j'ai vu dans notre
tableau-arrière un feu vert, je me suis demandé si ce n'était pas une
vedette et bien non c'était le mât de FenêtréA Cardinal à quelques
mètres de nous. » Yann Guichard, skipper de Spindrift racing: «
Cela a été humide ! Super mais très humide et rapide ! De belles
conditions, nous sommes partis avec du vent et cela a bien forci pendant
la nuit. Cela a été une belle lutte entre les MOD70, à Sein, nous
étions 3 premiers en 2 minutes ! Nous avons eu jusqu'à 27 - 28 nœuds, il
fallait trouver la bonne configuration de voile. Foncia nous a doublé
au passage du Palais où nous avons eu un petit souci de ris dans la GV
et nous n'avons pas été très bons entre Hoëdic et l'ile d'Yeu où nous
avons attrapé un casier donc le safran central s'est relevé ! Ensuite,
nous nous sommes battus pour la deuxième place avec Oman Sail. On a fait
tout le retour depuis l'ile d'Yeu avec eux à nos côtés. Un qualificatif
: « fast and furious » mais à refaire ! On a pris beaucoup de plaisir
même si cela a été difficile mais nous étions aussi venus chercher ça.
Nous n'avons pas dormi, pas mangé ! On a été servi ! » Erwan Leroux, skipper de FenêtréA Cardinal :
« C'est incroyable ce parcours ! Une belle bagarre bien humide, les
gars ce sont donnés à fond à bord ! Gennaker pour faire le tour de
Belle-Ile, gennaker pour faire le tour de l'ile d'Yeu, on a rien lâché
mais on rate la victoire pour moins de 3 minutes ! Le format est génial,
c'est ce qui se fait de mieux en Bretagne Sud en ce moment, ce matin au
vent de l'ile d'Yeu, c'était magique ! Il ne faut rien changer. » Karine Faconnier, skipper de Sodeb'O : «A
part dans un bord de portant assez mou, on s’est régalé dans les
conditions de reaching malgré une mer relativement formée et des rafales
jusqu’à 30 nœuds ! Sur un bateau de cette taille, tu n’as pas le droit à
la moindre erreur de concentration. Le skipper est obligé d’être hyper
rigoureux et attentif pour que chacun tienne son rôle. Comme l’équipe
technique embarquée n’est pas un équipage de régatiers professionnels,
on a systématiquement anticipé chaque manœuvre et ainsi, on n’a jamais
été pris au dépourvu». Temps de course : 1 - Foncia à 6h05'35'' en 14h15'35'' à 23,14 noeuds de moyenne 2 - Spindrift racing à 6h10' en 14h20'56 3- Oman Sail à 6h13' en 14h23'53 en 14h23'53' 4- Groupe Edmond de Rothschild à 6h49 en 14h59'59' 5 - Sodebo à 8h37'06' en 16h47'06' à 19,66 noeuds de moyenne 6 - Actual à 8h52' en 17h 17'47'' à 19,09 noeuds de moyenne 7- FenêtréA Cardinal à 8h55 en 17h20'36 8- Maitre Jacques à 10h07 en 18h32'06 9- Vers un monde sans Sida à 12h35'50''
Les équipages des neuf D35 inscrits sur le Vulcain Trophy se sont
retrouvés pour le premier grand prix de la saison, au large de Genève,
le week end dernier.
Le grand prix a commencé dans des conditions classiques, 7 à 8
noeuds de vent vendredi matin, avant de forcir nettement pour monter
entre 16 et 18 nœuds. Cette nouvelle saison des catamarans monotypes
inaugure un nouveau format court de régates (30 minutes), calqué sur les
autres circuits multicoques (Extreme Sailing Series, America's Cup
World Series). C'est l'équipage de Realstone Sailing mené par Jérôme Clerc, qui s'imposait lors de cette première journée de régates devant Alinghi et Ladycat. A noter une collision entre Artemis Racing et Zen Too, barré par Fred le Peutrec.
Côté suédois, c'est Paul Cayard qui prend la barre du catamaran, sa réaction suite à la collision «
J’ai un immense plaisir à être de retour sur le circuit des D35 ! Nous
avons été les victimes d’une collision (dans la dernière régate, juste
avant le passage de la première porte, Artemis, tribord amure
prioritaire, a été heurté par Zen Too, qui arrivait bâbord et s’est
trouvé dans l’impossibilité d’abattre), heureusement personne n’a été
blessé, seul un équipier est passé par-dessus bord ! L’échelle du bateau
qui a été endommagée va pouvoir être remplacée pendant la nuit et nous
serons sur la ligne de départ demain matin » . Du côté de Zen
Too, la coque bâbord était endommagée, mais les deux bateaux
retrouvaient le plan d'eau le lendemain pour la suite des régates. Samedi,
les conditions étaient toujours piégeuses avec un vent d'ouest variable
de 9 à 18 noeuds, six manches ont pu être courues, avec un chavirage et
des passages par dessus bord. 
C'est Zen Too qui faisait les frais
de ces conditions difficiles dans la 4ème manche du jour, une violente
rafale a fait enfourner le catamaran à la bouée au vent entrainant un
chavirage, heureusement sans conséquence ni pour l'équipage ni pour le
matériel, puisque le bateau sera aligné sur les deux dernières manches
du jour. Veltigroup a également participé au spectacle avec deux
passages à l'eau pour le propriétaire et barreur Marco Simeoni. Alinghi
et Realstone s'illustraient de nouveau en restant aux deux premières
places, Artemis effectuait une belle remontée en prenant la 3ème place à
Ladycat. 
Tout restait donc à faire pour la dernière journée,
dimanche, au final l'expérience a payé puisqu'Alinghi s'impose devant
Realstone Sailing, l'équipage d'Ernesto Bertarelli termine à égalité de
points avec celui du CER, mais remporte le grand prix grâce à ses cinq
victoires de manches contre quatre pour leurs adversaires. Paul Cayard
et Artemis conservaient leur 3ème place. Ladycat, avec un
équipage pro cette année, a bénéficié de l'expérience de Yann Guichard
et termine à une encourageante 4ème place (à lire, linterview croisé de
Dona Bertarelli, barreuse et de Yann Guichard, tacticien, sur Skippers.ch) avec
un point d'avance sur De Rahm – Sotheby’s et quatre sur Zen Too.
Okalys – Corum, privé de Loick Peyron cette saison, a effectué de beaux
débuts de manches, sans parvenir à maintenir leur vitesse sur la fin de
celles-ci. Nickel et Veltigroup fermaient la marche. Classement général : 1. Alinghi (29 points) 2. Realstone Sailing (29 points) 3. Artemis Racing (54 points) 4. Ladycat (62 points) 5. De Rahm – Sotheby’s (63 points) 6. Zen Too (66 points) 7. Okalys – Corum (70 points) 8. Nickel (85 points) 9. Veltigroup (102 points) Les réactions des équipages : Ernesto Bertarelli, Alinghi : «
C’est fantastique de courir 14 régates en un weekend et c’est vraiment
très satisfaisant de régater à ce niveau ! Je tiens à féliciter l’équipe
de Realstone qui a très bien navigué pendant les 3 jours. Ça s’est joué
à très peu de choses, à une seule course en fait. Ça aurait pu être
eux, ça aurait pu être nous ! Je suis heureux de débuter la saison dans
ces conditions magnifiques! Je rends également hommage à notre tacticien
Tanguy Cariou qui a fait un travail remarquable » . Dona Bertarelli, Ladycat. : « Le
résultat de ces 3 jours de courses dans des conditions musclées est
encourageant. Nous cherchons encore nos automatismes sur les manœuvres
n’ayant pas eu l’opportunité de nous entrainer dans du vent soutenu. A
la barre, cela a été un Grand Prix éprouvant mais j’ai pris beaucoup de
plaisir. Je me réjouis d’ores et déjà de la suite». 
Jérôme Clerc, skipper de Realstone Sailing : «
Je suis forcément déçu. Sur l’ensemble du weekend, nous avons été
réguliers et avons montré une grande solidité. J’étais nerveux
aujourd’hui car nous avions grillé notre joker hier, suite à une
disqualification à l’occasion d’une légère collision avec Ladycat. Cela
explique en bonne partie une erreur que j’ai faite lors du départ de la
deuxième course. J’ai manqué de lucidité au moment de démarrer et cela
nous a porté préjudice aujourd’hui. Il faut maintenant digérer et passer
à la suite ! » La seconde manche de ce Vulcain trophy 2012 aura lieu dans 15 jours lors de l'Open de Crans. Hydroptère : 06/05/12
Après de multiples configurations, l’Hydroptère est de retour sur
l’eau, avec cette saison un programme hauturier. Ceci afin de valider
les options qui pourraient être retenues sur l’éventuelle maxi-foiler ,
Libryd.
En effet, les essais débutés sur l’Hydropère.ch, et devant valider la
configuration du maxi-trimaran à venir, ont été stoppé suite à la
“séparation” d’Alain Thébault et de son ancien mécène Thierry Lombard,
obligeant le skipper français à revenir vers le 60′.
L’Hydroptère DCNS a donc été remis à l’eau hier; à La Ciotat. Alain
Thébault et son équipage vont se lancer dans une première série de test
en Méditerranée avant d’embarquer le foiler sur un cargo qui l’amènera à
San Francisco, ville de départ du record de la traversée du Pacifique
(Los Angeles et Honolulu), qui devrait être tenté cet été.
Pour ces navigations hauturières, le bateau a été adapté avec
notamment avec l’allongement du bout-dehors, qui gagne 2 mètre (4 m50
sur cette nouvelle version), afin d’amurer un gennaker plus grand et
permettre en meilleur angle de descente. L’étrave du bateau a été
renforcée du fait de la transformation du plan de voilure, différents
éléments ont été allégés.
Le trimaran est également équipé de nouveaux profils de foils, qui
devraient réduire le phénomène de cavitation observé à haute vitesse par
mer formée.
La plus grosse innovation est probablement le système
d’asservissement des gouvernes de profondeur permettant de stabiliser
l’assiette du trimaran, cette technologie développée par le sponsor pour
les sous-marins nucléaires devrait permettre de maintenir le foiler à
haute vitesse dans la mer formée.
Sébastien Josse et son équipage du Gitana Team ont de nouveau
remporté le Tour de Belle Ile, samedi 28, pour cette 5ème édition ; ils avaient déjà
été vainqueurs l'année dernière sur le 77' de l'équipe, Gitana 11. 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Cette
cinquième du Tour de Belle-Ile a de nouveau offert un magnifique
spectacle avec plus de 500 bateaux sur la ligne de départ. Les
conditions étaient très légères pour le début de course avec une mer
plate et une très faible brise de moins de 5 nœuds de nord-est. Il aura
fallu moins d’une heure aux plus véloces pour attaquer le chenal de la
Teignouse, avec en tête Michel Desjoyeaux (Foncia), suivi de Sébastien
Josse (Groupe Edmond de Rothschild), Loïc Féquet (Maître Jacques), Alain
Gautier (Sensation Océan) et Spindrift racing (Yann Guichard), Idec
était en retrait dans ces conditions légères. 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Foncia poursuivait
la course en tête aux Galères, avec quelques minutes d'avance sur Groupe
Edmond de Rothschild, qui effectuait un superbe retour lors du retour
vers la Trinité comme l'explique Sébastien Josse, skipper du trimaran
aux couleurs du baron de Rothschild : « Michel Desjoyeaux a pris
l’avantage très rapidement grâce à une petite option en Baie de
Quiberon, on est peu à peu revenus sur lui, mais on n’arrivait pas à le
dépasser, parce qu’il nous a « marqués à la culotte » jusqu’au chenal de
la Teignouse. Et là, grâce à une petite option, on a réussi à faire un
petit décalage, on a fait un virement de bord pour choisir le côté droit
du plan d’eau, Michel ne nous a pas accompagnés, l’écart s’est créé à
ce moment-là. » 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Groupe Edmond de Rothschild prenait donc la
première place en 4h48’10’’ avec 1’40’’ d'avance sur Foncia, Spindrift
Racing, mené par Yann Guichard profitait du duel en tête pour revenir
sur les deux autres MOD et terminer dans leur sillage à 2’50’’ du
vainqueur. Alain Gautier sur Sensation Océan, le 60' ORMA (ex
Foncia), prenait une belle 4ème place. Francis Joyon sur Idec profitait
de conditions un peu plus soutenues sur la fin de parcours pour recoller
à la tête de flotte et prendre la 5ème place. 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Les Multi50 auront
tenu ma dragée haute face aux plus grands multicoques (MOD 70, 60' ORMA
et maxi multicoque ), jusqu'au Poulains avant de céder du terrain et
d'engager une belle bataille navale au sein de la classe, c'est
finalement Maître Jacques barré par Loïc Féquet qui passera la ligne
quelques minutes devant ses deux camarades, Erwan Le Roux sur
FenêtréA-Cardinal et Yves Le Blévec sur Actual. 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Les réactions des skippers : Francis Joyon : « Ça
s’est bien passé, on a bien tourné, on a fait de belles manœuvres.
J’avais à bord un équipage de copains qui s’est super défoncé pour bien
faire avancer le bateau, on a marché à bloc. C’est complètement normal
qu’on termine derrière les MOD70 qui sont des bateaux beaucoup plus
typés pour le petit temps que ne l’est Idec. On est même contents de
préserver notre cinquième place par rapport aux Multi50 qui ont un
rapport poids-puissance bien plus adapté pour ce type de temps. On n’a
pas été ridicules, on a retrouvé de bonnes sensations de voile. La ligne
de départ avec les 500 bateaux, ça faisait une sacrée flotte sous spi
! » 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com Sébastien Josse : « Le Tour de Belle-Ile, c’est le
début de l’aventure avec le Groupe Edmond de Rothschild, puisque l’année
dernière, c’était mon premier départ en multicoque sur une course,
c’était un peu la découverte du multicoque. Aujourd’hui, on revient avec
un autre bateau, avec un équipage très entraîné, cette victoire a une
saveur un peu particulière parce que derrière, il y a Michel Desjoyeaux
et Yann Guichard, deux virtuoses du multicoque, ça veut dire qu’on a
bien bossé pendant un an, qu’on a atteint un bon niveau. » Loïc Féquet : « C’est
impressionnant de voir autant de bateaux sur une même ligne de départ,
même si je pense que certains vont rentrer bien tard ce soir ! Et c’est
vraiment un beau parcours, surtout quand on est le long de la côte
sauvage. Le début a été un peu lent, on a choisi d’aller vers
Quiberon, on a été bien inspirés, parce que ça nous a permis d’accélérer
plus vite que les autres dans du vent plus table. En plus, souvent dans
la Baie, il y a plus de vent près de Quiberon. Après, on a géré notre
avance qui a peu à peu diminué, d’autant que derrière, Actual et
FenêtréA-Cardinal se tiraient la bourre. On garde finalement deux
minutes d’avance à l’arrivée, le dernier bord a été un peu chaud parce
que ça rentrait par l’arrière. Pour nous, c’est une belle victoire qui
valide le travail de l’équipage. On a tous un métier à côté, on a
plaisir à se retrouver, il y a une belle ambiance à bord, chacun se
respecte. » Yves Le Blévec : « On a vécu un Tour de
Belle-Ile super sympa, avec un beau départ et une super bagarre à trois
avec Maître Jacques et FenêtréA-Cardinal. Comme le MOD70 Foncia, Maître
Jacques est parti à la côte vers Quiberon au départ, on ne pensait pas
qu’on pouvait aller jusque-là, mais c’était le bon côté où aller. Du
coup, ils étaient vachement en avance à la Teignouse, mais on les a
rattrapés et on a fini avec une belle bagarre. On termine les trois
Multi50 dans un mouchoir, en un peu plus de deux minutes, c’est top pour
la classe, ça promet. Et ce Tour de Belle-Ile était une nouvelle fois
top, c’est vraiment une course magnifique, on a pris le temps de se
retourner quelques fois au départ pour regarder la flotte, c’était
génial ! » Le classement provisoire: 1. Gitana 15-Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse), 4H48’10″ 2. Foncia (Michel Desjoyeaux), 4h49’50″ 3. Spindrift Racing (Yann Guichard), 4h51’00″ 4. Sensation Océan (Alain Gautier) 4h52’25″ 5. Idec (Francis Joyon), 5h07’40″ 6. Maître Jacques (Loïc Féquet), 5h37’35″ 7. FenêtréA-Cardinal (Erwan Le Roux), 5h39’15″ 8. Actual (Yves Le Blévec), 5h40’00″
Le trimaran de Thomas Coville, qui navigue actuellement avec Franck
Cammas sur la Volvo Ocean Race, a été remis à l'eau samedi à Saint
Philibert, avant de rejoindre son ponton à La Trinité sur Mer. Le
bateau a subi un important chantier d'hiver, avec la modification de la
position des flotteurs, qui ont été avancés afin de parfaire l'équilibre
du bateau dans le grand sud, le multicoque reçoit également une
nouvelle décoration pour cette saison. Du fait de cette mise à
l'eau tardive pour cause de fort coup de vent, le trimaran n'a pas pu
s'aligner au départ du Tour de Belle Ile, comme prévu initialement. 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com En
l’absence de son skipper attitré, Thierry Briend mènera le trimaran
pour ce début de saison en équipage afin de tester l’équilibre général
du bateau avec les flotteurs avancés. Sodebo participera à l’Armen
Race (17-20 mai) et au Record SNSM (31 mai-5 juin), qui permettront de
valider les évolutions techniques du bateau avant le retour de son
skipper, qui devrait s'élancer pour une nouvelle tentative de record
autour du monde en solitaire cet hiver.
L’équipage de The Wave, Muscat, mené par Leigh McMillan a remporté
l’Act 2 des Extreme Sailing Series aujourd’hui à Qingdao. Et chose rare
sur ce circuit: ils ont été déclarés vainqueurs alors qu’une manche
restait encore à disputer. Ils prennent ainsi la tête du classement
général de la saison.  The Wave, Muscat © Lloyd Images
Pour
le reste du podium, il aura fallu attendre la fin de la 29e et dernière
manche comptant double. Après un début de journée assez désastreux,
Roman Hagara et ses hommes, sur Red Bull Sailing Team, avaient déjà
abandonnés leurs rêves de victoire. Mais grâce à leurs excellents
résultats dans les trois dernières manches, ils décrochent la seconde
place et signent leur premier podium depuis l’épreuve de Muscat en 2011.
Côté Français, Groupe Edmond de Rothschild, réussit un très beau
‘comeback’, se hissant sur la troisième marche du podium, après avoir
démarré la journée à la cinquième place. Les visages étaient un
peu inquiets ce matin à la vue des prévisions météo qui annonçaient les
mêmes conditions que cette journée noire de 2011 où quatre bateaux
avaient chaviré. Le vent n’a cessé de se renforcer au cours de la
journée, mais les effets de la dépression n’ont vraiment touché Fushan
Bay et la flotte des Extreme 40 que dans la toute dernière manche, avec
une visibilité très faible due à la pluie.  Extreme-40 fleet © Lloyd Images
Dès
le premier coup de canon, The Wave, Muscat, ne laisse planer aucun
doute sur ses intentions et s’impose à l’arrivée. Cinq manches plus
tard, son avance au classement est irrattrapable. « Nous sommes très heureux d’avoir gagné ici à Qingdao après notre deuxième place dans la première épreuve », confie Leigh Mc Millan. «
Nous ne nous attendions pas vraiment à cela. La course fut très serrée
et Red Bull Sailing Team a très bien navigué et n’a jamais rien lâché ». Dans
la dernière manche, suivie par plus de 55 000 spectateurs, tous les
yeux sont rivés sur les quatre prétendants à la seconde place, que 6
petits points séparent. Comme dans l’Act 1 à Muscat, ce sont les Danois
de SAP Extreme Sailing Team qui remportent l’ultime manche. Mais grâce à
sa deuxième place et à ses deux victoires consécutives dans les manches
précédentes, Roman Hagara sur Red Bull Sailing Team revient dans le jeu
et grimpe sur la seconde marche du podium. « L’équipage est content
de ce résultat. Nous avons mené les deux premiers jours, mais hier nous
avons eu une très mauvaise journée et nous avons également mal démarré
aujourd’hui. Nous nous sommes vraiment battus pour remonter donc toute
l’équipe mérite cette seconde place ».  Extreme-40 fleet © Lloyd Images
Chez
les Français, Groupe Edmond de Rothschild réussit lui aussi une belle
remontée aujourd’hui. Classés cinquièmes en début de journée, Pierre
Pennec et ses hommes, qui comptent parmi les grands favoris cette
saison, décrochent une série de bons résultats ce vendredi, dont une
victoire, deux troisièmes places et une quatrième dans l’ultime manche,
qui leur permet de se hisser sur le podium. « Avant la dernière manche, nous pouvions finir second ou sixième du général, donc je suis content de cette troisième place », avoue le skipper. « Nous terminons une nouvelle fois sur le podium et c’est ce qu’il faut faire pour gagner le championnat ». Comme à Muscat, l’autre équipe tricolore, ZouLou, termine trois places derrière, en sixième position. Avec
une cérémonie d’ouverture spectaculaire, un programme social pour les
écoles et le public très efficace et une cérémonie de clôture que même
la pluie n’a pas pu gâcher, l’événement, organisé conjointement par
Qingdao Yachting Association, a remporté un grand succès, et Qingdao «
Cité de la Voile » en Chine, a été fidèle à sa réputation gagnée lors
des Jeux Olympiques en 2008. Prochaine étape des Extreme Sailing Series 2012 à Istanbul en Turquie pour l’Act 3 du 7 au 10 juin. Classement
Général de l’Act 2 des Extreme Sailing Series 2012 à Qingdao, en Chine à
l’issue de la quatrième journée (20.4.12), après 29 manches courues Position / Team / Points 1er The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan / Ed Smyth / Pete Greenhalgh / Hashim Al Rashdi / Rachel Williamson 189 points
2e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara / Hans Peter Steinacher /
Matthew Adams / Graeme Spence, Pierre Le Clainche 174 points 3e
Groupe Edmond de Rothschild (FRA) Pierre Pennec / Jean-Christophe
Mourniac / Hervé Cunningham / Bernard Labro / Romain Petit 171 points 4e GAC Pindar (GBR) Ian Williams / Mark Ivey / Mark Bulkeley / Adam Piggot / Andrew Walsh 164 points 5e Oman Air (OMA) Morgan Larson / Will Howden / Charlie Ogletree / Nasser Al Mashari / Max Bulger 162 points 6e ZouLou (FRA) Loick Peyron / Philippe Mourniac / Jean-Sébastien Ponce / Bruno Jeanjean / Patrick Aucour 158 points 7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen / Rasmus Kostner / Pete Cumming / Christian Kamp / Jonas Hviid 130 points 8e Alinghi (SUI), Pierre-Yves Jorand / Tanguy Cariou / Nils Frei / Yves Detrey / Charles Favre 129 points 9e China Team (CHN) Phil Robertson / Garth Ellingham / Kit Cheng / Nick Catley / Xiaqun Song 74 points Classement des Extreme Sailing Series 2012, après l’Act 2 1er The Wave, Muscat (OMA) 19 points 2e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) 16 points 3e Red Bull Sailing Team (AUT) 16 points 4e Oman Air (OMA) 16 points 5e GAC Pindar (GBR) 13 points 6e ZouLou (FRA) 10 points 7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) 7 points 8e Alinghi (SUI), 7 points Ils ont dit : Pierre Pennec, skipper de Groupe Edmond de Rothschild « Avant
la dernière manche, nous pouvions finir second ou sixième du général,
donc je suis content de cette troisième place. Nous terminons une
nouvelle fois sur le podium et c’est ce qu’il faut faire pour gagner le
championnat. La difficulté sur ce circuit est d’être réguliers.
Satisfait aussi car le niveau de la flotte était assez élevé sur ce
Grand Prix. Nous avons pu effacer quelques unes de nos lacunes au fil
des jours, ce qui montre que nous avons progressé et c’est important
tant en communication qu’en fonctionnement à bord. Il nous reste un
point très important à travailler pour le prochain Grand Prix : les
départs. L’autre point positif est que nous arrivons toujours à remonter
des places lors que nous partons mal. Et sur ces petits parcours, avec
des vents oscillants, cela témoigne d’une bonne dynamique à bord. » « De
démontrer à nos adversaires que nous tenons bien la pression, notamment
sur ces derniers jours où tout se joue, est une très bonne chose pour
l’avenir. C’est tout aussi important pour l’équipage qui reste soudé et
optimiste dans toutes les circonstances. Nous répondons présents dans
les moments clés. Je me suis vraiment plaisir sur ce Grand Prix, et cela
aussi c’est de bon augure pour la suite de la saison. » « Je
voulais adresser un grand bravo à The Wave Muscat, qui a très bien
navigué tout au long des quatre jours de régates. Sa victoire est
incontestable et méritée. Nous savions qu’il compterait parmi nos
adversaires de la saison 2012 et cela ne fait que confirmer notre idée.
Cet équipage sera naturellement à surveiller ! » Hervé Cunningham, régleur de grand-voile, Groupe Edmond de Rothschild « C’était
très difficile de décroche ce résultat, qui n’est pas si mal finalement
vu la façon dont nous avions commencé. Mais quand on regarde qui est
devant nous, je me demande si c’est suffisant pour atteindre notre
objectif cette saison. Mais nous n’en sommes qu’au début, donc nous
savons ce qu’il nous reste à faire ». Pierre-Yves Jorand, skipper de Alinghi « Cette
épreuve a été difficile et un peu frustrante pour nous, mais nous avons
eu de bonnes conditions et les manches étaient passionnantes avec des
résultats très serrés à la fin. Le plan d’eau à Qingdao est formidable
pour ce circuit, avec les départs au reaching, les parcours bananes et
la ligne d’arrivée près du rivage. Même les bonnes équipes font parfois
de mauvaises manches, donc au final c’est l’équipe qui commet le moins
d’erreurs qui gagne l’épreuve. Il va falloir changer notre stratégie
pour la prochaine étape ».
L'équipage mené par Chris Draper sur Luna Rossa Piranha a trusté le
haut du classement aujourd'hui en s'adjugeant la dernière course en
flotte et la 1ère place du Fleet Racing Championship Naples, et la
seconde place du Match Racing Championship Naples. L'ancien
skipper de Team Korea a réussi a mené son équipage en haut du classement
dès la première participation aux America's Cup World Series, ils ont
aujourd'hui battu Oracle Racing Bundock en demi-finale de match racing
avant de s'incliner face à Artemis Racing en finale. Lors de la
régate en flotte qui clôturait l'événement, l'équipage italien se
montrait de nouveau a son avantage en prenant un excellent départ et en
menant cette manche du début à la fin, derrière la bataille était plus
serrée, Fred Le Peutrec sur China Team prenait également un bon départ
avant de perdre plusieurs places sur le premier près. James Spithill
effectuait une belle remontée sur la gauche du plan d'eau, Artemis
Racing se plaçait en 3ème position devant l'autre Luna Rossa qui écope
d'une pénalité pour ne pas avoir laisser d'eau aux suédois, ce qui
profite à Energy Team qui se glisse en quatrième position, ces positions
resteront figées jusqu'à la fin de la manche. Derrière Team Korea
termine en cinquième place devant ORACLE Racing Bundock et ETNZ, qui
passe à côté de cette régate et de cet événement, China Team termine
huitième devant le Luna Rossa de Paul Campbell James. Au
classement général des courses en flotte, Luna Rossa Piranha s'imose
devant Oracle Racing Spithill, ETNZ et Energy Team, qui se place
toujours parmi les top teams. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget Fleet Racing Championship Naples – Classement général après sept manches : 1. Luna Rossa - Piranha (Barreur : Chris Draper); 92 points 2. ORACLE Racing - Spithill (Skipper : James Spithill); 77 points 3. Emirates Team New Zealand (Skipper : Dean Barker); 60 points 4. Energy Team (Skipper : Yann Guichard); 54 points 5. Team Korea (Skipper : Nathan Outteridge); 49 points 6. Luna Rossa - Swordfish (Barreur : Paul Campbell-James); 41 points 7. Artemis Racing (Skipper : Terry Hutchinson); 40 points 8. ORACLE Racing - Bundock (Skipper : Darren Bundock); 37 points 9. China Team (Skipper : Fred Le Peutrec); 15 points En
match racing, Terry Hutchnison sur Artemis s'impose devant Chris Draper
et Daren Bundock, la compétition en match race est loin de refléter le
niveau réel des équipages, comme le laisse entrevoir le classement avec
les 7 et 8èmes places de Spithill et Barker, le format à élimination
directe gagnerait à être disputé en 2 manches gagnantes.... Match Racing Championship Naples – Classement général 1. Artemis Racing 2. Luna Rossa - Piranha 3. ORACLE Racing - Bundock 4. Luna Rossa - Swordfish 5. Energy Team 6. Team Korea 7. ORACLE Racing Spithill 8. Emirates Team New Zealand 9. China Team
Dernier
classement, le provisoire des saisons 2011-2012, avec en tête Oracle
Racing Spithill en tête avec un point d'avance sue Emirates Team New
Zealand et treize sur Artemis Racing, Energy Team pointe en quatrième
position à six points du troisième. Les équipages des AC45 se retrouveront, toujours en Italie, à Venise du 15 au 20 mai.
Les équipages des AC45 se sont retrouvés sur le plan d’eau de Naples mercredi pour le premier événement de la saison 2012.
Cette première journée a été consacrée à des courses en flotte, qui
entrent également en jeu pour la détermination des duels en match race.
Le format a été un peu simplifié par rapport à 2011, mais reste toujours
relativement flou avec une alternance de courses en flotte, de match
race et de speed tests, comptant pour différents classements. Vous
pouvez retrouver le programme de cet Act ici.
Canal + a signé un accord de diffusion de l’intégralité du circuit de la 34ème
America’s Cup, de la Louis Vuitton Cup et des étapes des America’s Cup
World Series avec l’organisation, sa chaine Canal + Sport diffuse donc
en intégralité les différentes régates en direct.
Cet accord a pour effet de priver une grande partie des amateurs de
voile de ces événements puisque le flux direct accessible jusqu’ici sur
YouTube est désormais indisponible, tout comme les résumés des
différentes journées de régates, désormais exclusivement réservés aux
abonnés Canal +, obligeant les internautes à se cacher derrière des
proxis étrangers afin d’accéder à ce contenu vidéo…
Cette première journée de régates a été animée, avec un fort clapot
et des rafales à 25 noeuds, offrant un beau spectacle au public venu
nombreux. La première manche été menée de bout en bout par James
Spithill sur Oracle Racing suivi par Artemis, l’équipage de Terry
Hutchinson effectuait un passage de la dernière marque catastrophique
avec un manque à virer suivi d’un enfournement et d’un chavirage, ce qui
permettait à Energy Team, auteur d’une belle remontée suite à une
pénalité dans la phase de pré-départ, de prendre la 2nd place de cette
manche.
China Team, mené par Fred Le Peutrec était contraint d’abandonner suite à un problème d’aile, comme l’expliquait le barreur :
« Nous avons abîmé l’arrière de notre aile sur une bonne hauteur. Je ne
sais pas comment s’est arrivé, un problème de compression dans les
vagues peut-être. Les techniciens termineront les réparations vers 22h00
ce soir. C’est sûr que pour une première journée, les conditions
étaient un peu violentes ! J’aime la brise mais nous n’avons navigué que
six jours ensemble donc c’est encore très juste. C’est un équipage
jeune et motivé, je suis sûr que cela va venir rapidement. »
Le podium de cette manche était complété par L’équipage d’Emirates
Team New Zealand, toujours très constant quelque soit les conditions.
Team Korea se plaçait 4ème devant Oracle Racing Bundock et les deux Luna
Rossa, peu à l’aise dans ces conditions.
La seconde course était réduite à deux tours avec trois bateaux non
partants : Artemis suite à son chavirage qui a très largement endommagé
l’aile (panneau supérieur désolidarisé de la partie avant, carénage de
la partie en grande partie détruit), China Team suite à l’avarie sur
l’aile et Oracle Racing Bundock, après une avarie de coque (fissure de
20cm).
Cette manche était remportée par Dean Barker et l’équipage d’ETNZ,
suivi de Team Korea et d’Oracle Racing Spithill. Yann Guichard s’offrait
une satisfaisante quatrième place pour Energy Team, les deux Luna Rossa
fermaient de nouveau la marche dans ces conditions musclées.
ETNZ et Oracle Racing Spithill pointaient donc en tête à égalité de
points avec une victoire et une 3ème place, Energy Team et Team Korea se
partageant la troisième place avec leurs secondes et quatrièmes places,
suivis des Luna Rossa, Oracle Racing Bundock et d’Artemis Racing et
China Team. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
Les réactions des skippers à l’issue de cette première journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
« C’était clairement des conditions de survie à bord. J’ai dis aux
garçons que si nous nous appliquions sur les manœuvres, nous pourrions
accrocher de bonnes places et je suis super content d’eux. C’était la
première fois que je barrais le bateau dans ce type de conditions,
surtout dans cette houle car le vent était moins compliqué à gérer que
la mer. Il ne fallait pas aller trop vite, surtout au près, car on
soulevait la coque jusqu’au safran. Nous étions à la limite des
conditions de navigation pour ces bateaux. Il fallait bien se tirer de
cette journée et c’est ce que nous avons fait. Demain, c’est le retour
de conditions familières avec un vent plus léger, il fallait donc se
démarquer aujourd’hui. »
Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (ETNZ) :
« Il ne faut pas se plaindre de courir dans de telles conditions car
c’est vraiment excitant. C’est évidemment terriblement éprouvant pour
les bateaux et les équipages. L’objectif du jour était de revenir à quai
en un seul morceau, ce que nous avons fait et, en plus, nous sommes
bien classés. »
Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« C’était un équilibre à trouver entre la régate et la prise de risques.
Je n’avais pas le sentiment de nous avoir mis dans une situation
délicate mais nous nous sommes retrouvés sur le flanc…très frustrant.
Tout allait bien, les deux coques plantaient mais nous restions en
sécurité quand, d’un seul coup, l’une de nos étraves a plongé et
disparu. Par chance, personne n’est blessé mais notre aile est très
abîmée, complément cassée même. J’espère qu’il y en a une de rechange
par ici, peut être que nous utiliserons celle d’Aleph où une qui ne sert
pas. C’est une profonde déception, le bateau était si bien préparé et
nous étions si à l’aise en entrainements, c’est difficile à accepter. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Bundock (USA) :
« Malheureusement, nous n’avons couru qu’une seule manche aujourd’hui.
Nous avons eu un problème sérieux sur la première course. L’une des
coques s’est fissurée, avec un crac de 20 centimètres de long qui part
du capot du pont. C’est seulement causé par le martèlement des vagues
sur les bords de près. Nous avons une équipe à terre fantastique qui va
travailler dur pour que nous puissions régater demain. Depuis le
rivage, les vagues ne semblaient pas si grosses mais une fois dehors, la
houle était forte, ralentissant d’ailleurs les bateaux même si le vent
était correct.”
Jeudi était le premier jour de match racing, dans un vent d’une
dizaine de noeuds ; dans ces duels, Artemis Racing se qualifiait
facilement face à China Team, l’équipe suédoise a semble-t-il acheté
l’aile d’Aleph, qui s’est retiré du circuit, afin de poursuivre la
compétition.
Deux quarts de finale ont également été couru, au cours desquels Luna
Rossa Piranha battait sur le fil Team Korea (4 secondes) et ORACLE Racing Bundock créait la surprise en venant à bout d’ORACLE Racing Spithill.
Le comité lançait ensuite deux manches en flotte, qui voyait ETNZ
s’imposer sur ces deux régates, les deux équipages de Luna Rossa
brillaient à domicile avec une seconde et une troisième place pour Luna
Rossa Piranha et une troisième position pour Luna Rossa Swordfish sur la
deuxième manche du jour. Du côté des contre performances, James
Spithill ne se classait que 7ème et 4ème, alors qu’Energy Team ne
réussissait à faire mieux que 8ème et 4ème. China Team fermait la marche
avec des dernières places, logique avec un équipage novice sur ce
catamaran AC45. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
Les réactions des skippers à l’issue de cette seconde journée :
Yann Guichard (FRA), skipper, Energy Team (FRA) :
“J’ai été moins inspiré,” admet Yann Guichard. “Dans ces conditions
légères, les équipes savent à quel point les départs comptent. Nous
avons été couverts par deux bateaux OCS (départs volés) sur la première
manche puis, sur la seconde, nous étions presque tous trop tôt sur la
ligne mais il faut lancer le bateau en même temps que les autres et là,
avec les systèmes de positionnement, il n’y a pas de ‘pas vu, pas pris’,
cela peut se jouer à moins d’un mètre.”
Paul Campbell-James (GBR), skipper, Luna Rossa Sworsfish (ITA) :
« Nous avons vraiment pris du plaisir, réussissant à rester devant
nos co-équipiers. En début de semaine, vous m’auriez dit que l’on se
classerait seconds, j’aurais signé. Si nous n’avions pas fait une petite
erreur au départ, nous aurions pu nous battre pour la victoire de la
première manche. Chris et moi, nous sommes de bons amis depuis
longtemps. Il a beaucoup d’expérience sur ces bateaux et nous aide
beaucoup mais nous aimons penser que nous le poussons en match race et
sur les entrainements en général. »
Chris Draper (GBR), skipper, Luna Rossa Piranha (ITA) :
« Ce vent correspond plus à celui pour lequel nous nous
étions préparés. Les gars ont super bien navigué et pris de bonnes
options sur le parcours. Je ne leur ai pas offert les meilleurs départs
mais Bruni (Francesco, tacticien) a fait un super job pour nous
permettre de remonter la flotte. Un grand contraste avec hier. Nous
avons beaucoup à faire pour nous améliorer mais c’est un bon début. Le
public a été génial, c’était impressionnant d’entendre la foule crier
lorsque nous nous sommes approchés des quais. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons bien commencé la journée sur le match race contre Jimmy
(Spithill), le vainqueur de l’America’s Cup ! Repartir avec son scalpe
est plutôt bien d’autant que cela nous pousse en demi-finale. Les
courses en flotte n’ont pas tourné en notre faveur avec une pénalité sur
le premier départ et un OCS sur le second. Nous allons analyser tout
cela ensemble pour comprendre ce qu’il se passe. »
Au classement général provisoire des courses en flotte, ETNZ prenait
les devants avec 9 points d’avance sur Oracle Racing Spithill. Chris
Draper sur Luna Rossa – Piranha pointait en troisième place avec 27
points devant Team Korea avec le même total et Energy Team, cinquième
avec 25 points.
Vendredi, le comité de course a décidé de lancer les courses en
flotte avant de reprendre les quarts de finale du match race en fin de
journée.
La première manche en flotte est brillamment remporté par Energy Team
qui mène de bout en bout, et résiste à la pression d’Oracle Racing
Spithill qui termine à 10 secondes du catamaran français, Emirates Team
New Zealand termine à une décevante 8ème place de cette régate dans des
vents instables d’une dizaine de noeuds. 
©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget
La seconde manche sera moins favorable aux français qui écopent de
nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé, et terminent 7ème après
une belle bataille en milieu de peloton. C’est ETNZ qui s’impose devant
Oracle Racing Spithill et les deux Luna Rossa.
ETNZ conserve donc son leadership sur le classement flotte, Spithill
revient à seulement 5 points des néo-zélandais, Luna Rossa – Piranha se
classe en troisième position devant Team Korea et Energy Team.
Au cours du troisième quart de finale Artemis Racing bat Emirates Team New Zealand qui termine seulement à la 8e du Match Racing Championship.
Luna Rossa Swordfish battait Energy Team après un beau duel, reléguant l’équipe française en 5e du Match Racing Championship
Les deux équipes victorieuses s’affronteront donc dans la demi-finale 1.
Aujourd’hui le comité de course a annulé les régates du fait d’un
vent fort, 25 noeuds établis avec des rafales à 35 et de nouveau un fort
clapot.
La compétition reprendra donc demain à Naples pour clôturer cette première épreuve de l’année.
Le MOD70 Oman Sail aété mis à l’eau le jeudi 12 avril à la BSM de
Lorient, sous les yeux de son skipper Sidney Gavignet et de son équipe.
Les membres de l’équipage avaient déjà eu l’occasion de se familiariser
avec le bateau en naviguant une semaine sur Race For Water, le MOD 70 de
Steve Ravussin, loué par l’équipe omanaise pour l’occasion.
Sidney Gavignet, skipper du MOD70 OMAN SAIL : « Ce projet OMAN
SAIL me tient à cœur et le soutenir est un véritable honneur. L’idée du
Sultanat est de créer une industrie voile parallèlement à celle du
tourisme afin de développer les emplois. Au sein de notre équipe, il y a
des navigants omanais qui s’ouvrent sur le monde maritime. Aujourd’hui,
notre histoire se poursuit avec la mise à l’eau d’OMAN SAIL et je lis
dans les yeux de mes équipiers beaucoup d’émotion. C’est une grande
première pour nous tous, un moment émouvant et à part. »
L’équipage du MOD70 Oman Sail naviguera dans les semaines qui
viennent afin de finaliser la sélection de l’équipage qui participera à
la KRYS OCEAN RACE dont le départ sera donné dans 3 mois et à
l’European Tour.
Sidney Gavignet : « OMAN SAIL est le petit poucet de la flotte
puisqu’il est le dernier bateau à être mis à l’eau avant la KRYS OCEAN
RACE. Il nous reste effectivement un peu moins de trois mois de
préparation. Cependant, nous avons navigué à bord de Race for Water et
réalisé un stage de sécurité ces dernières semaines. Nous allons
désormais poursuivre cet apprentissage à bord d’OMAN SAIL. A venir un
stage à Port La Forêt avec Foncia et Groupe Edmond de Rothschild dans
deux semaines puis à suivre une semaine d’entraînement au large avec un
système de quart la nuit et toute une batterie d’enregistrements de
données au cours des journées.
Certes, les autres équipes sont plus expérimentées mais l’équipage OMAN
SAIL est bon. Notre objectif pour cette première course est de la
terminer et de faire notre maximum pour figurer à la meilleure place. »
Le prochain trimaran monotype à être mis à l’eau sera Paprec-Virbac 70 en juillet, il sera skippé par Jean Pierre Dick.
America's Cup : 05/04/12
Le Challenger français pour la Coupe de l’America, Energy Team,
dirigé par Loïck et Bruno Peyron, a annoncé aujourd’hui un accord
technologique majeur avec le Defender américain ORACLE RACING dirigé par
Russell Coutts.
Celui-ci porte sur un transfert technologique de tous les
développements architecturaux et technologiques réalisés par ORACLE,
pour la construction de son AC72. L’équipe française bénéficiera donc
des plans de la plate forme de l’AC 72 du defender et de son aile, ceci
permet à Energy Team de gagner un temps considérable et lui garanti un
bateau abouti dès sa mise à l’eau, en effet cet AC72 sera la seconde
version du catamaran américain qui a prévu de construire deux bateaux.
Ceci permet également à l’équipe française de réduire sensiblement
son budget, puisque la partie budget et développement n’aura pas lieu
d’être, ce qui rend également son offre marketing très compétitive pour
d’éventuels sponsors.
Bruno Peyron : « Cet accord va changer beaucoup de choses et il a
trois conséquences immédiates pour nous. Il va d’abord nous permettre de
rattraper d’un seul coup le retard technologique que nous avions sur
les Top Team, dont certains travaillent depuis plus de deux ans. Si nous
y arrivons, cet apport technologique peut désormais nous permettre de
nous battre pour la phase finale avec un bateau extrêmement performant
et abouti. Enfin, le gain de temps et l’économie réalisée en Recherche
et Développement va nous permettre de proposer aux partenaires avec qui
nous discutons, une offre extrêmement compétitive en termes de communication et de retour sur investissement. »
Le projet d’Energy Team est donc de construire un seul AC72 et de le mettre à l’eau le plus tard possible, afin de
bénéficier des ultimes développements de l’équipe américaine, avec un
début de construction en juillet 2012, pour une livraison début mars
2013. Le chantier Multiplast à Vannes est déjà réservé pour cette
construction, le multicoque devrait être transporté par avion
directement sur sa base d’entraînement à San Francisco en mars 2013,
avec un programme d’entraînements intensifs de 3 mois, d’avril à juin
2013.
Le budget du team français est donc sensiblement abaissé avec un cout
estimé à 15 M€, sur la période 2012 / 2013, soit au minimum trois fois
moins que les autres équipes qui s’aligneront sur la Louis Vuitton Cup.
Russell Coutts, CEO Oracle Racing : « La prochaine édition de
l’America’s Cup va réunir les meilleurs marins, les bateaux les plus
rapides et vise un modèle économique accessible. Cet accord avec Energy
Team permet de réaliser ces trois objectifs. Loïck et Bruno ont réalisé
de fabuleux exploits en multicoque. Avec le meilleur de la technologie
mise à leur disposition, ils ont le potentiel pour atteindre le plus
haut niveau dans la Coupe de l’America.”
Bruno Peyron, CEO Energy Team : « Cet accord entre Oracle Racing et Energy Team démontre s’il en était besoin le changement d’époque et d’esprit que nous vivons actuellement avec l’America’s Cup. Je remercie Russell Coutts et Larry Ellison pour la confiance qu’ils nous accordent. Nous avons maintenant toutes les cartes en main pour nous permettre de réussir, voire même de créer la surprise. »
Loïck Peyron, Skipper Energy Team : « Cet accord historique exprime de manière on ne peut plus claire et symbolique la révolution culturelle qui anime l’America’s Cup. C’est un pas de plus dans une démarche novatrice qui démontre l’état d’esprit partagé par tous les acteurs de cette épreuve exceptionnelle ».
Il n’y aura finalement que sept équipes présentes à Naples pour les
premiers America’s Cup World Series de l’année ; suite au retrait
d’Aleph et de Green Comm Racing.
L’équipe d’Aleph n’a donc pas réussi à finaliser un budget pour
l’America’s Cup ni pour les America’s Cup World Series malgré des
résultats encourageants la saison dernière, comme l’explique Bertrand
Pacé, Directeur Sportif d’ALEPH : « Nous sommes évidemment très
déçus de ne pas pouvoir continuer sur le circuit America’s Cup World
Series 2011/2012 et sur la Coupe, compte tenu de notre classement actuel
face aux meilleurs équipes du monde. L’AC45 est un bateau exceptionnel
et le format du circuit America’s Cup World Series est très
prometteur. Avec Alain Gautier et Fabrice Levet nous avions constitué
une équipe de navigants et de techniciens de très haut niveau qui n’ont
pas démérité depuis novembre 2009, et ont obtenu des résultats
remarquables compte tenu de nos ressources.»
Les espagnols de Green Comm seront également absent, il semblerait
également que l’équipe soit dissoute par manque de financement.
 ©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget
Les italiens de Luna Rossa font leur entrée sur le circuit en
engageant deux bateaux, tout comme les américains d’Oracle Racing, au
sein de cette équipe, Russell Coutts cède sa place de barreur à Darren
Bundock qui occupait déjà ce poste à San Diego, James Spithill et son
équipage de vétarans de l’America’s Cup étant aligné sur le 2nd bateau.
Artemis Racing, qui possède également deux AC 45, n’en alignera qu’un
avec Terry Hutchinson à la barre. Emirates Team New Zealand conserve
aussi son équipage mené par Dean Barker.
China Team sera toujours présent, avec un nouveau barreur qui n’est autre que Fred Le Peutrec (interview à lire sur Ouest France), spécialiste du multicoque qui s’est imposé face à Phil Robertson ; Team Korea sera skippé par Nathan Outteridge.
Les français d’Energy Team tenteront de confirmer leurs bons
résultats, Yann Guichard reprendra la barre de l’AC45 de l’équipe, comme
à San Diego. Cette équipe devrait s’aligner sur la Louis Vuitton’s Cup,
des rumeurs courent sur le financement de l’équipe par Larry Ellisson,
patron d’Oracle, qui souhaiterait voir le team français à San Francisco
l’année prochaine, cette rumeur a été démentie par le team, mais il
semblerait qu’aucun sponsor ne soit derrière cet apport de 15 millions
d’euros. America's Cup : 24/03/12
L'information reste à confirmer, mais Ouest-France
annonce que les frères Peyron devraient officialiser leur challenge
pour la 34ème Coupe de l'America dans une quinzaine de jours. L'Energy
Team devrait donc représenter la France face aux autres challengers
Artemis Racing (SUE), Emirates Team New Zealand (TNZ) et Luna Rossa
(ITA) et au challenger américain Oracle Racing, l'équipe disposerait
d'un budget de 15 millions d'euros, bien loin de celui souhaité au
départ et du niveau de leur concurrents estimé à 75 millions au minimum. Les
français devront se contenter du package AC72 vendu par ACRM basé sur
une plate forme imaginé par le cabinet d'architectes VPLP (spécialisés
dans les multicoques et auteurs de la plupart des 60' ORMA, des maxis
trimarans, et de USA-17), de l'aile et des voiles réalisés par North. D'ici
leur participation aux éliminatoires de la Coupe, dans le cadre de la
Louis Vuitton's Cup, les français poursuivront leur préparation sur le
circuit des America's Cup World Series, avec espérons le autant de
succès que lors de l'étape de San Diego ; Yann Guichard reprendra la barre de l'AC45, avec également l'arrivée d'Arnaud Psarofaghis sur le catamaran en remplacement de Peter Greenhalgh.
America's Cup : 17/03/12
L’équipe suédoise Artemis Racing, challenger pour la 34ème Coupe de
l’America, a navigué pour la première fois avant hier avec son trimaran
de 72′ grée avec une aile rigide.
Ce multicoque est l’ancien 60′ ORMA Gitana 12, allongé à 72′, soit la
taille des futurs catamarans AC72, qui seront utilisés l’an prochain
pour l’America’s Cup, ce trimaran permet donc aux suédois de tester
l’aile de leur futur bateau avant la fin de la construction et de
contourner en partie les règles limitant le nombre de jours de
navigation avec les AC 72.
En effet, chaque équipe dispose de 30 jours de navigation sur des
catamarans de plus de 10 mètres autres que des AC45 en 2012 ; les teams
utiliseront donc ces journées pour naviguer sur les AC72 qui pourront
être mis à l’eau à partir de juillet. Artemis aura la possibilité
d’utiliser son aile sur le trimaran durant cette période sans entamer ce
capital. 
© Sander van der Borch La conception et la construction de ce gréement de 40 mètres auront
demandé plus de 35 000 heures de travail, la surface de cette aile est
de 260m² pour un poids d’un peu plus d’une tonne,
Paul Cayard : “Nous avons opté pour la stratégie à échelle réelle.
Notre décision demandait certes plus de temps mais elle nous permet
d’apprendre à manœuvrer cette aile si puissante. Et au-delà de
l’objectif performance, la sécurité de notre équipe est primordiale.
Régater dans la Baie de San Francisco sera inoubliable en juillet et en
août”.
Toujours dans le domaine de la Coupe de l’America, le démenti de
Philippe Ligot, directeur du team Aleph, concernant l’abandon de son
équipe dans la recherche de sponsors, l’équipe française se donne
jusqu’à fin mai pour trouver un budget, et espère également pouvoir
s’aligner sur les America’s Cup World Series cette saison.
Roman Paszke avait du interrompre début janvier son tour du monde en
solitaire contre les vents dominants, au large de l’Argentine ; suite à
une voie d’eau sur l’une des coques de son catamaran de 27m Gemini 3.
Depuis les réparations ont été effectuées sur le multicoque, et le
skipper polonais a obtenu les autorisations de navigation,malgré tout le
bateau se retrouve bloqué dans le port argentin de Rio Gallegos suite à
un différent avec une société locale qui réclame 300000$ pour
participation aux frais de sauvetage.
D’après Roman Paszke, les frais de remorquage et de port ont été
réglés, et il n’y aurait eu aucune demande d’assistance auprès de cette
société lors du remorquage du bateau. Les autorités locales ont
semble-t-il mis le bateau sous scellé, interdit l’accès à l’équipage, et
le départ du bateau avant qu’un jugement soit rendu concernant cette
affaire.
 Paszke360
Le skipper est évidemment inquiet de cette situation puisque l’hiver
austral va débuter dans l’hémisphère sud avec des températures fortement
négatives ceci dans un port très exposé aux vents et avec des marnages
parfois supérieurs à 10 mètres
L’équipage de Gitana XV mené par Sébastien Josse a regagné sa base
lorientaise après une cession d’entrainements à Agadir, initialement
prévue avec le team Véolia Environnement, l’équipage de Roland Jourdain
est rentré prématurément en Bretagne suite au retrait de son partenaire.
Les hommes du Gitana Team ont effectué le convoyage retour en
configuration course avec six hommes à bord.
Yann Guichard et Michel Desjoyaux avaient décidé de rester en
Bretagne pour s’entrainer en binôme, ils ont enchainé les navigations
entre la baie de Quiberon et de Concarneau avec des conditions très
variées entre pétole en début de mois et entrainement musclé la semaine
dernière avec une mer croisée et 30 noeuds de vent. Les deux équipages
se retrouveront à nouveau dans une semaine pour de nouvelles navigations
au large de la Trinité sur Mer. 
© Chris Schmid / Spindrift racing
Yann Guichard, skipper du trimaran Spindrift Racing : « Nous avions
hâte de tester le bateau avec du vent. Nous avons eu des journées
intenses où l’équipage a pu se familiariser aux mouvements du multicoque
sur une mer courte et hachée au large de l’archipel des Glénans. Ces
journées étaient idéales pour mettre à l’épreuve la structure du bateau,
idéales aussi pour affiner et ajuster de nouveaux réglages. Une chose
est sûre, le MOD70 se comporte très bien. S’entraîner aux côtés de
Foncia était une aubaine. Nous avons pu essayer ensemble diverses
configurations de voile et observer lesquelles étaient les plus adaptées
ou les plus performantes selon les allures dans du vent soutenu » Spindrift Racing à 30 noeuds
La saison débutera en juillet avec la Krys Ocean Race entre New York
et Brest, puis un tour de l’Europe en août avec des escales à Kiel,
Dublin, Cascais, Marseille et Gênes.
America's Cup : 14/03/12
- Une aile rigide, semblable à celle qui sera utilisée sur les
catamarans AC 72 lors de la prochaine coupe de l’america a été grée pour
la première fois hier sur l’ancien 60′ ORMA Gitana 12 ; l’équipe
suédoise Artemis a largement modifié le trimaran qui mesure désormais
72′, et a déjà testé plusieurs configurations d’appendices (foils). Le
multicoque devrait effectuer les premiers tests dynamiques dans les
jours à venir. Thierry Fouchier, détenteur de la 33 ème America’s Cup
sur USA-17 intègre l’équipe suédoise, qui pourra profiter de son
expérience sur le réglage de l’aile. La photo du trimaran avec l’aile à
voir sur Vsail.
- L’équipe China Team va choisir un nouveau skipper pour son AC 45
dans les jours à venir après plusieurs changements à ce poste lors des
America’s Cup World Series 2011, deux candidats ont été retenus, Fred
Le Peutrec et le Néo-Zélandais Phil Robertson, spéciliste du match
racing. Les deux marins vont s’entraîner sur les catamarans M2 à Sanya
pour déterminer lequel des deux mènera l’équipage lors des prochaines
étapes des AC 45 à Naples.
Extreme Sailing Series : 07/03/12
Après trois jours de domination, l’équipage de Pierre Pennec sur
Groupe Edmond de Rothschild s’est incliné lors de l’ultime journée face
aux deux équipes battant pavillon omani, Oman Air et The Wave Muscat, qui terminent aux deux premières places devant les français qui complètent le podium.
Pierre Pennec : « Évidemment je suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le sport ,
nous jouions la gagne et j’ai pris des risques que j’assume
complètement, notamment dans les phases de contacts. Cette dernière
journée n’a pas été la nôtre, mais il y en aura beaucoup d’autres qui
tourneront à notre avantage … j’en ai la certitude. Nous apprenons
toujours de nos erreurs et c’est pourquoi nous repartons d’Oman avec une
vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La
dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donnent
beaucoup de confiance pour le reste de la saison. Nous nous sommes
relevés les manches et accrochés sur la dernière course car nous aurions
pu finir quatrièmes, cela démontre encore que le groupe est fort et
sait rester soudé dans les moments délicats. Il y a un beau premier et
un beau deuxième et je suis ravi pour eux qu’ils se classent ainsi dans
leur pays. Ils seront des concurrents sérieux cette saison, mais ce
n’est pas une surprise. »

© Lloyd Images
C’est donc Morgan Larson, nouveau circuit sur le circuit, et ses
hommes qui s’imposent sur Oman Air devant l’autre bateau Omani, The Wave
Muscat, skippé par Leigh McMillan.
Morgan Larson : « C’était une semaine difficile et le moins que
l’on puisse dire c’est que nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve
fut très disputée et tout le monde pouvait gagner dans les dernières
manches. Nous avons eu de la chance ».
Ernesto Bertarelli, qui barre désormais son Extreme 40 Alinghi
termine 7ème derrière Zoulou, barré par Loick Peyron, Roman Hagara sur
Red Bull termine quatrième devant GAC Pindar.
Morgan Larson, skipper, Oman Air : « Cela fait un effet incroyable !
C’était une semaine difficile et le moins que l’on puisse dire c’est que
nous avons appris très vite ! Mais l’épreuve fut très disputée et tout
le monde pouvait gagner dans les quelques dernières manches. Nous avons
eu de la chance. Je suis sûr que c’est un peu la chance du débutant.
Nous sommes sommes bien battus et nous avons su rester concentrés mais
je sais que la saison sera très disputée et nous allons rencontrer des
conditions bien plus difficiles. Nous devons juste continuer de prendre
du plaisir à naviguer car je crois que c’est indispensable pour réussir.
Il faut aussi se battre pour garder sa place mais sur ces bateaux on ne
sait jamais ce qui peut arriver donc il faut tout donner jusqu’à
l’arrivée ».
Leigh McMillan, skipper, The Wave, Muscat : « Quelle journée ! Nous
avons eu de très belles manches avec une victoire et des secondes
places, mais ils ont également décroché de bons résultats et nous
n’avons pas pu les battre. C’était très serré et nous sommes contents de
finir seconds. Tout s’est joué sur une manche où le vent était très
faible. Nous sommes restés coincés dans une bagarre en milieu de flotte
et Oman Air s’est échappé devant. Mais nous sommes très heureux pour
eux. C’est formidable pour Oman ».
Hervé Cunningham, tacticien, Groupe Edmond de Rothschild : « Il y a des
jours où rien ne va comme vous le voulez. Je ne cherche pas d’excuses,
mais à bord aujourd’hui, c’était vraiment le cas. Nous n’avons pas
trouvé le rythme et le résultat n’est pas terrible. Trop de pénalités et
perte de confiance, car l’équipage est nouveau. Je sais que nous sommes
favoris sur le papier, mais avec un nouvel équipage, il n’y a pas de
miracle. Nous ne sommes pas au même niveau que l’année dernière et les
autres ont fait mieux que nous. Chapeau à Oman Air et The Wave. Ils ont
très bien navigué. A nous maintenant de rattraper le tir et d’être
compétitifs en Chine, parce que notre objectif est de gagner au général.
Troisième ce n’est pas mal. Cela pourrait être pire ! Mais c’est un
avertissement pour nous. Cela ne va pas être facile cette année ».
Pierre Pennec, skipper, Groupe Edmond de Rothschild : « Évidemment je
suis déçu de ne pas avoir bien navigué aujourd’hui, mais c’est le
sport. Cela peut paraître bizarre à dire, mais je suis très content de
cette semaine de compétition. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau et
même si j’attaque ma quatrième année en Extreme 40, ces derniers jours
ont été riches en enseignement. L’équipage qui naviguait ici pour la
première fois a démontré un gros potentiel tant technique, humain que
mental. Malgré notre peu d’entraînement en amont, dû à des
problématiques de disponibilités des uns et des autres, le groupe a déjà
beaucoup progressé et s’inscrit dans une démarche positive. Chaque
équipier apporte sa pierre – son rocher – à l’édifice, tout comme
Thierry qui nous fait partager son expérience avec simplicité en tant
que coach. Nous nous sommes relevés les manches et accrochés sur la
dernière course car nous aurions pu finir quatrièmes, cela démontre
encore que le groupe est fort et sait rester soudé dans les moments
délicats. Il y a un beau premier et un beau deuxième et je suis ravi
pour eux qu’ils se classent ainsi dans leur pays. Ils seront des
concurrents sérieux cette saison mais ce n’est pas une surprise. Oman
Sail est une belle équipe qui anime le circuit depuis quelques années et
leur victoire est amplement méritée. Aujourd’hui, nous jouions la gagne
et j’ai pris des risques que j’assume complètement, notamment dans les
phases de contacts. Cette dernière journée n’a pas été la notre mais on
apprend aussi énormément de ses erreurs. Nous repartons d’Oman avec une
vision claire des points sur lesquels nous devons progresser. La
dynamique est lancée et les premiers jalons posés ici me donne beaucoup
de confiance pour le reste de la saison ».
Ernesto Bertarelli, skipper, Alinghi: « C’est formidable, vraiment
formidable. C’est un format de course différent pour moi mais j’apprends
un peu plus chaque jour, à chaque manche. C’est pour ça que je suis
ici. Je suis là pour goûter à quelque chose de nouveau et je prends
vraiment du plaisir. C’est très serré. En fait ce n’est pas si différent
d’une régate normale, c’est simplement que tout va beaucoup plus vite.
Sur une course classique, vous pouvez avoir de la régate au contact ou
des coups tactiques à jouer, avec peut-être un bateau toutes les 10
minutes. Ici c’est toutes les 15 secondes ! »
Classement des Extreme Sailing Series 2012, Mascate, Oman.
1er Oman Air (OMA) Morgan Larson 165 points
2e The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan 159 points
3e Groupe Edmond de Rothschild (FRA) Pierre Pennec 155 points
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara 148 points
5e GAC Pindar (GBR) Ian Williams 138 points
6e ZouLou (FRA) Loick Peyron 111 points
7e Alinghi (SUI), Ernesto Bertarelli 109 points
8e Team Trifork (DEN) Jes Gram-Hansen 95 points
C'est au tour des M2 de tenter l'internationalisation, avec deux
grands prix prévus en France en Italie pour débuter et clore la saison.
Les équipages des catamarans de 28' débuteront donc le Safram Teamwork
Speed Tour à Hyères avec un grand prix et un raid autour de Porquerolles
en mai,et clôtureront leur saison avec la même formule sur le lac de
Garde.
1. Grand Prix de Méditerranée (17 - 18 mai 2012) (Régate annuelle en mer de la SNG) (Hyères) 2. Raid de Porquerolles (19 - 20 mai 2012 (Hyères) 3. Genève Rolle Genève (9 juin 2012) (Genève) 4. Bol d'Or Mirabaud (16-17 juin 2012) (Genève) 5. Grand Prix du Léman (30 juin-1er juillet 2012) (Morges) 6. Grand Prix d'Italie (6 – 7 septembre 2012) (Gargano, Lac de Garde) 7. Centomiglia (8 - 9 septembre 2012) (Gargano, Lac de Garde) Les
équipages qui participeront aux régates à l'étranger seront dispensées
de frais d'inscription au championnat Safram M2. Les organisateurs
s'inspireront également des nouveaux formats de régates vus en AC45 et
en Extreme 40 en proposant des parcours de maximum 30 minutes avec
arrivée ou départ près de la côte. Du côté des
Décision 35, l'expérience méditerranéenne n'est pas reconduite, les
propriétaires se retrouveront donc uniquement sur le Léman avec huit
rendez-vous classiques. Aucune information n'a filtré sur les teams
engagés, cependant on peut s'attendre à retrouver les habituels Alinghi,
Ladycat, Okalys-Corum, Foncia, Veltigroup, Zen Too ; Artemis Racing qui
avait rejoint le circuit l'an dernier devrai,t selon toute
vraisemblance, se consacrer à sa préparation de la 34ème Coupe de
l'America avec le circuit AC45 et la mise à l'eau de l'AC72, et devrait
donc être absent du plan d'eau helvète cette année. Le programme du Vulcain Trophy : 3 au 5 mai 2012 >> Grand Prix Les Ambassadeurs, Société Nautique de Genève 26 et 27 mai 2012 >> Open de Crans, Club Nautique de Crans-près-Céligny 8 et 10 juin 2012 >> Grand Prix de Versoix, Club Nautique de Versoix 9 juin 2012 >> Genève-Rolle-Genève 15 au 17 juin 2012 >> Bol d'Or Mirabaud 25 et 26 août 2012 >> Open du Yacht Club, Yacht Club de Genève 8 et 9 septembre 2012 >> Open de Morges, Club Nautique de Morges 21 au 23 septembre >> Finale du Vulcain Trophy, Société Nautique de Genève
Le skipper du MOD 70 Véolia revient sur la décision de son sponsor
d'arrêter son programme voile dans plusieurs interviews, à lire sur VoilesetVoiliers.com, Ouest-France et le Télégramme. Roland
Jourdain a appris la nouvelle alors que le trimaran et l'équipage
venaient d'arriver à Agadir pour des entrainements communs avec Gitana
15 de Sébastien Josse, le bateau est désormais à vendre, le skipper a
néanmoins pu conserver la structure Kairos, qui a désormais pour
objectif de trouver un nouveau sponsor afin de relancer le projet MOD 70, pour une enveloppe annuelle estimée à 3 millions d'euros. America's Cup : 05/03/12
Deux des trois challengers français pour la 34ème Coupe de l'America
ont jeté l'éponge en une semaine, et ce à un mois de la nouvelle saison
des America's Cup World Series. Si la participation d'All4One,
dirigé par Stéphane Kandler, paraissait illusoire, après une année
blanche, le retrait d'Aleph est plus surprenant après une saison en AC45
et des résultats encourageants sur la dernière épreuve à San Diego. Stéphane
Kandler, directeur général d'All4One, s'est expliqué dans les
différents médias sur ce retrait, l'équipe a renoncé faute de budget
suffisant pour être compétitif, et reste mobilisé pour monter un autre
projet, à priori en multicoque : MOD 70 ou Extreme 40.Les interviews sur
VoilesetVoilers et Ouest France. Du côté d'Aleph, l'annonce du retrait a été faite par Loic Le Bras de Voiles et Voiliers,
le défi d'Alain Gautier et Bertrand Pacé renonce aussi faute de
financement, par ailleurs l'équipe n'a pas de budget pour la saison 2012
des America's Cup World Series, et ne devrait par conséquent pas être
présente à Naples dans un mois.  - ©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget
Ne
reste plus qu'Energy Team en course pour la prochaine America's Cup,
mais là non plus la participation demeure incertaine, l'équipe des
frères Peyron est assuré de poursuivre en AC45 grâce au soutien de
Corum, mais le budget pour l'AC72 n'est toujours pas concrétisé, comme
l'a expliqué le skipper à VSail.
Après 8 ans de collaboration, le partenariat entre Roland Jourdain et
Véolia Environnement s'est terminé brutalement , la décision a été
prise mercredi et annoncée officiellement aujourd'hui. L'entreprise
qui avait décidé d'accompagner le skipper sur le circuit MOD, en étant
la seconde équipe à s'engager en 2010 après Foncia ; le team Véolia
était en pleine préparation de la saison 2012 à Agadir, où elle
effectuait des entrainements avec le Gitana Team depuis jeudi dernier. 
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A. La
fin du partenariat étant à effet immédiat, il semblerait que l'équipage
convoie le trimaran dès ce week end, avant qu'il ne soit mis en vente.
La rumeur est désormais confirmée, l'Hydroptère, le foiler d'Alain Thébault passe sous les couleurs de la DCNS. Alain Thébault et son équipe s’associent pour trois ans aux filières du talent,
ce programme met l’accent sur l’insertion, la réinsertion, la mixité et
l’accessibilité professionnelle. Ce qui sera le cas sur l’Hydroptère
DCNS, puisqu’Alain Thébault et ses équipiers formeront dès le printemps
prochain plusieurs apprentis skippers, parmi lesquels Luc Alphand, qui
avait naviguer sur le 60' IMOCA aux couleurs de l'entreprise, avec Marc
Thiercelin. Alain Thébault se sépare de Thierry Lombard qui le
soutenait jusqu'ici, il semble que le banquier suisse souhaitait se
concentrer sur le projet de l'hydroptère.ch, alors que le skipper
souhaitait réorienter les navigations vers le large. Le projet de
l'Hydroptère.ch se poursuivra donc sans son concepteur. L'Hydroptère
DCNS est donc financé pour 3 ans avec un budget de 3 millions d'euros
par an, le sponsor ne financera à priori pas le projet de maxi foiler
Libryd, destiné au Trophée Jules Verne, le programme Hydroptère sera
donc axé sur les navigations avec le 60', le premier objectif de 2012
sera le record entre Los Angeles et Honolulu, puis le record des 24h et le tour des îles britannique en 2013 et l'Atantique Nord en 2014.
Le port d'attache du bateau sera Toulon, il devrait être près à naviguer en juin ou juillet.
MOD 70 : 29/01/12
Le MOD n°5 du team Spindrift Racing a été mis à l'eau à la BSM de
Lorient vendredi matin. Ce trimaran sera barré par Yann Guichard, qui
s'entoure de Pascal Bidégorry, Billy Besson et Jacques Guichard qui
feront parti de l'équipage. Le skipper avait eu l'occasion de
découvrir le bateau lors des Krys Match sur Race for Water,le MOD
Spindrift Racing, rejoindra sa base de la Trinité sur Mer dès le 1er
février, suivront des sessions d'entrainement inshore et offshore en
collaboration avec l'équipe de Foncia menée par Michel Desjoyaux. 
© Chris Schmid / Spindrift racing Avant
le début officiel du Multi One Championship avec la Krys Ocean Race,
Yann Guichard et son équipage s'aligneront sur les courses "régionales"
avec au programme le Tour de Belle-Ile, l'Armen Race et le Trophée SNSM. Yann Guichard :«
Je suis fier de pouvoir m’entourer d’une équipe technique de grande
expérience et de marins d’exception, tous spécialistes du multicoque.
Après 8 mois de chantier et d’attente, nous rentrons enfin dans le vif
du sujet. Tous, nous sommes impatients de tirer les premiers bords » 
© Chris Schmid / Spindrift racing Pascal Bidégorry : «
C’est une grande joie d’intégrer l’équipe de Spindrift racing et
participer au circuit MOD70 qui s’annonce passionnant. Comme j’ai déjà
eu l’occasion de naviguer avec Yann, je connais bien ses compétences et
ses qualités humaines que j’apprécie. Spindrift racing sera très
compétitif, je n’en ai aucun doute. » Yann Guichard et Léo Lucet, le Directeur du team
sont toujours en négociations avec d'éventuels partenaires afin
d'envisager le futur de l'équipe ; par ailleurs le skipper espère
pouvoir s'engager sur la prochaine Route du Rhum en 2014, comme il
l'explique dans un interview pour Sports.fr.
Extreme Sailing Series : 23/01/12
La sixième saison des Extreme Sailing Series débutera dans cinq
semaines à Oman, la compétition réunira cette année huit équipages
internationaux. Le plateau se trouve donc réduit par rapport à
l'année dernière puisque le plateau comptait 11 catamarans, malgré tout
plusieurs équipes tentent déjà de réunir un budget pour 2013.
Des équipes telles qu’Artemis Racing ou des équipes 'locales'
viendront rejoindre les huit compétiteurs"habituels", une flotte de 8 à
10 bateaux qui est attendus sur chacun des Actes en 2012.
 © Lloyd Images
Six
des équipes des Extreme Sailing Series 2012 étaient déjà présentes
l'année dernière sur le circuit des Extreme 40 à savoir: Alinghi, Oman
Air, The Wave Muscat, Red Bull Sailing Team, Groupe Edmond de
Rothschild, et GAC Pindar. Erik Maris rejoint de nouveau la
compétition, après y avoir participé en 2009, il sera épaulé au moins
sur les deux premièrs Acts par Loick Peyron, qui prendra la barre de
Zoulou. Une huitième équipe sera dévoilé prochainement.
Du
côté des barreurs, Pierre Pennec, Ian Williams, Roman Hagara, Pierre
Pennec, Leigh McMillan reprendront leur place. Ernesto Bertarelli
prendra quand à lui la barre d'Alinghi, celle d'Oman Air est confiée à
Morgan Larson.
Extreme Sailing Series 2012 Équipe / nationalité / skipper / nationalité Alinghi (SUI) / Ernesto Bertarelli (SUI) GAC Pindar (GBR) / Ian Williams (GBR) Groupe Edmond de Rothschild (FRA) / Pierre Pennec (FRA) Oman Air (OMA) / Morgan Larson (USA) Red Bull Sailing Team (AUT) / Roman Hagara (AUT) The Wave, Muscat (OMA) / Leigh McMillan (GBR) ZouLou (FRA) / Erik Maris (FRA) Annonce d'une 8ème équipe début février
MOD 70 : 23/01/12
Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29
août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de
Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes
de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des
villes étapes.
Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande,
après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape
emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit
jours.
La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes
françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23
au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une
grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une
remontée à destination d’un port italien donnant sur la mer de Ligurie…

Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous
sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du
parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous
oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit
cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le
contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais
finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et
de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos
côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront
signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5
City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et
aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive,
nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques
entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »
Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : “Cet
European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison.
Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons
que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne
m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit
Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à
nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car
il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau
mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et
d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire
découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces
moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont
toujours riches et intéressants. ”
Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : «
Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de
temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de
l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux
courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents
souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins
lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire
OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du
public européen. »
Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : «
Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première
participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée
de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre
de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre
Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de
courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois !
Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et
performants quelque soit le format de course. »
Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : “C’est
une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et,
aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un
super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia
Environnement, on va se régaler, c’est certain !” 
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.
Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : «
L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place
particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très
heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure,
vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city
races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus
de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les
gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR
WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter
ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des
courses magnifiques.”
Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : «
L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course
difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au
large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très
peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012
révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux
changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous
offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer
des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la
deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus
clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est
jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout
autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six
équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»
Calendrier des escales :
Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre
America's Cup : 17/01/12
L’équipe italienne a débuté hier ses navigations en baie d’Hauraki,
l’équipage était mené par Mark Sirena, qui barrait déjà l’Extreme 40 aux
couleurs de Prada cette année.
Luna Rossa est installé dans la base d’Emirates Team New Zealand, les
deux équipes devraient collaborer pour la mise au point de leurs AC72,
des entrainements communs sont prévus sur les AC 45 pendant la première
quinzaine de février, le catamaran devrait ensuite être transporté à
Naples pour la première étape des America’s Cup World Series 2012,
l’équipe poursuivra alors ses entrainements sur d’autres catamarans, à
foils cette fois-ci, les SL33, peut être ceux de l’équipe néo-zélandaise
qui les a équipé d’ailes rigides. Extreme Sailing Series : 17/01/12
Les journaux locaux l'avaient annoncé il y a quelques jours, Mark
Turner, PDG d'OC ThirdPole, qui organise les Extreme Sailing Series l'a
confirmé aujourd'hui, l'étape anglaise des ESS 2012se déroulera à
Cardiff du 23 au 27 août. "Traditionnellement", les équipages des
Extreme 40 se retrouvaient à Cowes devant un public nombreux assistant à
la Cowes Week, les catamarans étaient une des classes phares de cet
événement, les considérations économiques semblent l'avoir emporté cette
fois-ci, les officiels gallois ayant semble-t-il perénnisé l'étape
jusqu'en 2014.
Multi 50' : 12/01/12
FenêtréA-Cardinal, les patenaires d’Erwan le Roux depuis 2010, ont
annoncé aujourd’hui le rachat du Multi 50′ Crêpes Whaou ! 3. Ce trimaran
dessiné par le cabinet VPLP et mis à l’eau en 2009 fait parti de la
dernière génération des Multis 50′.
Erwan Le Roux, qui skippait jusqu’ici un trimaran de
1994, disposera désormais d’un bateau performant et optimisé pour
briller dans cette classe, qui plus est le marin connaît bien le
multicoque puisqu’il avait supervisé la construction de celui-ci avant
de gagner la Transat Jacques Vabre au côté de l’ex skipper Franck Yves
Escoffier.
Le trimaran va bientôt entrer en chantier afin de
recevoir ses nouvelles couleurs avant d’entamer une saison qui comptera
les grands prix, et la Transat Québec Saint-Malo qui partira le 22
juillet 2012. La première sortie aura lieu dans le cadre du Tour de
Belle-Ile, organisé le 28 avril.
L’engagement porte jusqu’en 2014 avec comme objectif principal la Route du Rhum.
Erwan Le Roux, skipper : ” Ce sont de belles
retrouvailles. Nous avons une trajectoire commune avec ce bateau.
L’histoire est magnifique, maintenant il va falloir travailler pour lui
faire honneurainsi qu’à mes partenaires et figurer dans les premiers. Ce
trimaran est le résultat de toute l’expérience de Franck-Yves Escoffier
et j’en ai effectué tout le suivi de construction, j’ai assisté à
toutes les réunions de la conception à sa mise à l’eau. Ensemble,
nous avons remporté la Transat Jacques Vabre 2009. Je peux donc dire
que je le connais bien, même s’il faut que je le réapprenne. Mais je
sais que je vais disposer d’un bateau marin, sympa et qui va vite. Je ne
pouvais rêver mieux! “
Franck-Yves Escoffier : « Il y a dix ans, Whaou !
a cru dans ce projet et m’a permis de courir avec un partenaire unique.
Ensemble nous avons vécu de très beaux moments, souvent ponctués de
victoires. Chaque mise en chantier d’un nouveau bateau a été une vraie
aventure, chaque course a été unique. J’ai rencontré des gens
extraordinaires avec qui est née une véritable amitié. Je pense
notamment à Hubert Desjoyeaux, de CDK. Je ne me suis jamais lassé de
naviguer sur ces Multi50 et j’espère bien y retourner. Je suis heureux
que le bateau ait trouvé un acquéreur aujourd’hui et je ne doute pas
qu’il continue à occuper les podiums ».
A noter, Crêpes Whaou qui a sponsorisé les trimarans de Franck Yves
Escoffier pendant 10 ans reste partenaire minoritaire de ce nouveau
projet. America's Cup : 10/01/12
Confirmation de la rumeur qui courait depuis quelques semaines ce
matin, Ben Ainslie, triple médaillé d’or olympique, neuf fois champion
du monde et d’Europe, s’engagera sur les America’s Cup World Series pour
les saisons 2012 et 2013 avec sa propre équipe.
Cette équipe s’alignera sur le circuit des AC45 à partir d’août 2012,
donc après les JO de Londres auxquels le marin britannique participera
en Finn. L’objectif de ce nouveau team est en fait une participation à
la 35ème Coupe de l’America.
En effet, ce nouvel équipage ne brigue pas de participation à la
33ème America’s Cup qui se déroulera à San Francisco en 2013, puisque
Ben Ainslie est lié par contrat au defender américain Oracle Racing. Le
marin britannique intégrera donc le team américain à la fin des ACWS
pour participer au développement des AC72, les catamarans qui seront
utilisés pour la Coupe.
Cette équipe des ACWS semble donc entièrement financée par Larry
Ellison ou Oracle Racing, Russell Coutts, CEO d’Oracle qui était présent
à la conférence de presse, a confirmé l’implication du team américain
dans l’engagement de cette équipe.
Ben Ainslie : “L’objectif, pour le moment, est de constituer une
équipe pour mettre un pied dans l’America’s Cup dans le but de devenir
un vrai Challenger pour la 35ème America’s Cup. Les AC World Series ont
prouvé qu’elles sont des événements formidables et qui offrent de
nombreuses perspectives aux potentiels partenaires ainsi qu’aux
régatiers comme moi. Les AC45 sont fantastiques à regarder et ils sont
extrêmement exigeants lors des régates. Et sans aucun doute, les
courses produisent les meilleures images ‘télé’ que je n’ai jamais vues,
c’est pourquoi je pense que les AC World Series satisfont totalement à
la fois les régatiers, le public et les sponsors. “ MOD 70 : 09/01/12
Les premières images du MOD n°4 appartenant au Gitana Team sont apparues aujourd’hui sur Facebook, d’abord sur le compte de Lorient Grand Large puis très vite sur la Page Officielle Multi One Design / Multi One Championship.
L’armement du Baron de Rothschild a choisi pour ce nouveau trimaran une
livrée blanche, celle-ci a été imaginée comme pour bon nombre de
voiliers de course par Jean Baptiste Epron.
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.
Sébastien Josse, le skipper de Gitana 15, et ses équipiers
reprendront dès la semaine prochaine leurs navigations, ils rejoindront
le Maroc pour une session commune d’entrainement avec Roland Jourdain et
son équipage de Véolia. Ces navigations à Agadir permettront à
l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild de combler leur préparation
sur ce nouveau support. Des parcours côtiers et des sorties offshores
sont prévues, sous l’oeil d’un entraîneur, Tanguy Leglatin, qui
débriefera les sorties. La traversée retour du golfe de Gascogne
s’effectuera en conditions de course, d’après les informations du team Véolia.
Les MOD devraient également s’étalonner sur les courses de printemps
comme le Grand Prix Guyader à Douarnenez, l’Armen Race, ou le Tour de
Belle-île.
La saison officielle débutera avec la Krys Ocean Race au départ de
New York le 7 juillet pour une arrivée prévue à Brest pendant les fêtes
Tonnerres de Brest 2012.
L’année se clôturera sur le Tour de l’Europe dont les villes étapes
seront dévoilées lors du salon de Dusseldorf le 23 janvier, le teaser
officiel nous en apprend cependant plus, le départ sera donné de Kiel,
les trimarans devraient ensuite passer au nord de l’Ecosse avant de
rejoindre la côte est de l’Irlande, la seconde étape emmènera les
équipages vers le Portugal puis l’Espagne avant une étape dans le sud de
la France puis au nord de l’Italie.
Maxis Multis : 09/01/12
Les nouveaux détenteurs du Trophée Jules Verne ont fait leur retour
dans leur port d’attache hier à 18h. 3000 personnes avaient fait le
déplacement sur les pontons de la BSM de Lorient pour accueillir les
quatorze marins, leur patience a été récompensée après deux heures
d’attente suite à une pétole inattendue entre Brest et Lorient.
L’aventure du maxi multicoque aux couleurs de la Banque Populaire va désormais se terminer, comme l’a dévoilé au Télégramme
Chantal Petrachi, Dir Com de la banque. Le bateau sera très
probablement mis en vente, comme l’est actuellement son prédécesseur
Groupama 3 qui s’affiche à 4,5 millions d’euros, reste à trouver un
sponsor prêt à repartir à l’aventure.
Les réactions des équipiers suite à ce Trophée Jules Verne
Thierry Chabagny :
” L’arrivée à Brest hier était un grand moment. C’était
incroyable de voir autant de monde motivé, un samedi matin, en hiver,
dans la rade. On a tous été surpris par l’engouement que ça a provoqué.
Le passage de la ligne, la remontée du Four sont des endroits où je
passe une quinzaine de fois par an, alors le fait d’y entrer avec ce
bateau là et d’en ressortir aussi vite quand d’habitude j’y passe
quelques heures c’est hallucinant. De la même façon, la dernière journée
et le fait d’être à midi au Fastnet et le soir à Ouessant m’ont aussi
rappelé que ça faisait 45 jours que je naviguais sur une bombe, sur un
bateau incroyable. Quand on est milieu de l’eau et qu’on fait des
journées de 700 milles on s’habitue presque et quand on en fait une de
400, on est presque un peu déçu. Le fait d’avoir eu hier la côte prêt de
nous et des repères précis nous a permis de prendre encore plus la
mesure de la vitesse de ce bateau là. De plus, pratiquer beaucoup de
solitaire m’a mis en évidence le fait que l’équipage est un exercice qui
enrichit énormément, à la fois sur le plan technique et sur le plan
humain. Cette aventure permet d’avancer en tant que marin et en tant
qu’homme “.
Pierre-Yves Moreau :
” Il y a une réelle satisfaction à arriver. Ca fait trois ans
que je suis au sein du Team Banque Populaire sur ce bateau et un peu
plus d’un an que je suis boat captain. Mon rôle à bord est de faire en
sorte que le bateau soit prêt techniquement quand on prend la mer et
c’est vrai que c’était ma principale inquiétude quand j’ai pris le
départ, mis à part le fait que je n’avais jamais fait de tour du monde.
Le parcours a forcément été différent dans la longueur par rapport à ce
que j’avais vécu, pas dans la dureté. Ce n’est pas le plus dur que j’ai
fait en navigation par contre j’ai pris énormément de plaisir parce
qu’on arrive dans un projet comme celui-ci, à quatorze, à avoir vraiment
des moments où on se repose, où on décompresse, où on peut franchement
dormir. C’était très agréable sur ce bateau, avec en plus une ambiance
exceptionnelle. Loïck a vraiment su donner un climat et un ton
particulièrement agréables “.
Thierry Duprey du Vorsent :
” 45 jours de bonheur tout court, de bonheur à la barre, de
sensations de glisse. 45 jours de cohésion d’équipage avec un skipper
hors pair qui nous a vraiment mis en confiance. Personnellement je n’ai
jamais été inquiété alors qu’on a quand même navigué dans des endroits
qui nous on fait descendre bien Sud. On a navigué sereinement et gardé
de belles images de glaces, d’îles lointaines comme les Kerguelen.
J’étais le dernier arrivé à bord et même si on se côtoyait par la force
des choses les uns les autres, sur différents circuits, je n’avais
quasiment jamais navigué ni avec les uns ni avec les autres. Il y avait
aussi ce challenge là pour moi, mais ça s’est superbement bien passé “.
Emmanuel Le Borgne :
“ Pour moi, si on partait de Brest, il fallait qu’on revienne à
Brest quoi qu’il arrive, ne serait-ce que pour repasser le goulet. Le
symbole est important et la boucle est bouclée. D’un point de vue
plaisir sportif, c’est toujours un émerveillement de barrer ces bateaux
là. Banque Populaire V est vraiment très costaud. En terme de fiabilité
il y a un gros travail qui a été fait cette année par rapport à des
petits soucis rencontrés l’année dernière et je suis agréablement
surpris de voir que les quelques petits problèmes rencontrés auraient
certes pu être préjudiciables pour la performance, mais jamais pour
l’intégrité. C’est vraiment satisfaisant de revenir avec un bateau en
très bon état et qui fonctionne encore. En tant que responsable médical
je n’ai vraiment pas eu de boulot ; des petites choses courantes mais
rien d’important à gérer. C’est plutôt une bonne chose parce qu’on se
rend vite compte que si on avait dû faire des points de suture par
exemple, je ne sais pas comment on aurait fait certaines fois, parce que
le bateau volait littéralement. Je suis très content qu’on n’ait pas eu
à essayer. L’avantage, c’est que ces bateaux vont maintenant tellement
vite qu’on peut se permettre d’aller dans des zones où la mer sollicite
moins la machine et les marins et donc en théorie on peut revenir dans
un meilleur état “.
Xavier Revil :
” Je suis très très heureux d’avoir bouclé ce tour du monde. J’ai
pris beaucoup de plaisir sur l’eau, beaucoup de plaisir à barrer ce
bateau et à être avec toute l’équipe. C’est une page de tournée. Ce sont
trois ans de travail et on est tous très content de pouvoir offrir
cette victoire aujourd’hui. Ca ne change pas ma vie de marin, ça me
confirme juste que ce que je fais, je l’aime et que j’ai envie de
continuer. Ca ne fait que trois ans et demi que je suis dans la course
au large, avant j’étais dans l’olympisme entre les bouées. Ce voyage de
45 jours me prouve que j’ai vraiment envie de continuer dans cette
direction. Je veux remercier l’équipe technique de Banque Populaire qui a
fait un travail formidable. On a un bateau qui revient dans un état
exceptionnel. On a des choses qui ne fonctionnaient pas qui ont
fonctionné à merveille sur ce tour du monde, ça veut dire qu’on a
progressé. Ce qu’on a fait pendant 45 jours l’est en grande partie grâce
à la préparation du bateau. Il font intégralement partie de la
performance, il faut vraiment leur rendre hommage “.
Jean-Baptiste Le Vaillant :
” J’avais fait tous les records à bord de Banque Populaire, mais
pas les tentatives de Trophée Jules Verne. Cette année, les
circonstances se prêtaient à un tour du monde pour moi et en plus
c’était à l’invitation de Loïck Peyron qui est un vieux complice.
C’était sympa de finir une histoire : participer au design du plan de
voilure, faire les premiers essais et après ça faire le tour du monde…
La boucle est bouclée et ce n’est pas si mal que ça. J’espère qu’il y
aura d’autres histoires avec ce bateau parce que depuis la première
journée j’ai pris du plaisir à naviguer à bord “.
Yvan Ravussin :
” C’est fantastique, c’est du pur bonheur ! Et puis ça fait du
bien, c’est relaxant. Parce que de faire partie de ce projet depuis le
début avec ces trois années de stand-by, toute la mise au point qui a
été faite avec Pascal Bidégorry, a demandé de l’investissement. On a
pris un pied gigantesque. On était une équipe géniale et je suis
vraiment content de finir ça aujourd’hui dans ces circonstances. Je
n’aurais jamais fait de tour du monde si ça n’avait pas été sur un
bateau comme ça. J’aime la vitesse, je n’allais pas faire ça sur
n’importe quel bateau. Si j’ai dit oui à l’époque à Pascal, c’est parce
qu’il y avait ce bateau qui se construisait. Cette aventure a été
quelque chose d’incroyable.”
A noter qu’Yvan permet aussi au Trophée Jules Verne de rester chez
les “Ravussin”, puisque Steve, son frère était sur Groupama 3.
Florent Chastel :
” Trois Trophée Jules Verne à mon actif mais trois expériences
différentes, parce qu’à chaque fois même si le parcours est le même, les
conditions changent, les bateaux évoluent et celui-là est une machine
de guerre. Pour mon premier Jules Verne, il y avait ce rêve de faire le
tour du monde. Le deuxième, le bateau était plus fiable mais on n’a pas
trop tiré dessus et en revanche on a eu des conditions météo de rêve. Là
on arrive sur un bateau qui est vraiment abouti. C’est la première fois
qu’on navigue sur des bateaux qui peuvent aller entre 35 et 40 nœuds
sans souci. Sans que ce soit naturel, ça se fait bien. A côté de ça,
j’ai eu la chance de participer à la conception du bateau et donc de
donner mon avis sur mon domaine que sont les bouts. Le fait d’arriver au
bout de cette aventure et de cette manière est une grande satisfaction.
Je suis prêt à repartir et j’espère re-naviguer très vite sur ce
bateau. C’est un très joli jouet “.
Frédéric Le Peutrec :
“Chaque Trophée Jules Verne n’est jamais exactement la même
chose. Le challenge est toujours différent et pour ce qui concerne celui
que nous venons de faire, nous avons eu la chance de naviguer sur une
machine taillée pour. Le Jules Verne est une histoire d’acharnement qui
tourne à l’obsession et qui prend beaucoup de temps. A titre personnel,
depuis 2007, j’ai passé chaque hiver en stand-by, c’est un peu usant. Je
suis ravi que cet hiver nous ayons pu partir et que cette tentative ait
été couronnée de succès. Tous les barreurs ont pris un plaisir
incroyable à barre de ce bateau dans une mer formée. Banque Populaire
est très abouti. C’est un bateau magnifique, très complet ! “
Juan Vila :
” Je passais entre 14h00 et 16h00 à la table à cartes. Je sortais
seulement pour les manœuvres. Paradoxalement, les 45 jours sont passés
vite ! Nous étions en contact permanent avec Marcel, principalement par
email. Nous utilisions le téléphone lors des décisions critiques, comme
le pot au noir ou les Kerguelen. On échangeait nos idées et prenions
toutes les décisions ensembles. C’était très intéressant de pouvoir
échanger avec quelqu’un qui avait un regard extérieur sur notre
progression. Je suis enchanté d’avoir fait partie de cette aventure et
même si on savait que les gens suivaient notre progression, je ne
m’attendais pas à voir autant de monde à notre arrivée à Brest. Cette
arrivée restera mon plus grand souvenir et c’est la plus belle
récompense pour l’équipe dans son intégralité “.
Brian Thompson :
” Plusieurs aspects nous ont permis d’obtenir ce record: la
technologie du bateau et ses capacités, la météo que nous avons eu, mais
surtout les hommes ! C’était vraiment un privilège de naviguer avec
eux, et notamment avec Loïck, qui est un type adorable. Il est concentré
et détendu en même temps. Il prend soin du bateau et de l’équipage,
tout en gardant l’objectif à l’esprit. C’était très intéressant d’être
le seul anglais à bord d’un bateau de conception française issue d’une
expertise 100% française et composé d’un équipage principalement
français. C’était une immersion totale et je n’aurais pas imaginé que
cela puisse aussi bien se passer. J’ai vraiment apprécié la façon dont
ils savent pousser le bateau au maximum de ses capacités pour aller
très vite, mais le tout d’une manière très ‘safe’. Ils ont travaillé sur
le projet pendant quatre ans et ils ont fait quelques ajustements.
C’est toute l’équipe qui remporte le record d’aujourd’hui, y compris
l’équipe technique. Pour moi le meilleur point de ce record était
l’ambiance du bord. La gentillesse, l’humour et l’optimisme des hommes
pendant 45 jours a vraiment été fantastique. Cela a vraiment joué dans
cette victoire. Cela a été un privilège pour moi que de naviguer sur ce
Trophée Jules Verne “.
A découvrir l’arrivée du maxi trimaran Banque Populaire V à Brest par Christophe Launay. Maxis Multis : 08/01/12
Après 25 heures en situation précaire, avec une voie d'eau à
l'arrière de la coque gauche, le skipper polonais Roman Paszke a réussi à
amener son catamaran GEMINI 3 à bon port dans le port argentin de Rio
Gallegos, il a été assisté par un remorqueur sur les derniers milles. Roman
Paszke a pu mettre son catamaran à sec aujourd'hui à l'aide de deux
grues et d'un remorqueur, la coque babord contenait semble-t-il 5 tonnes
d'eau, le séchage complet de celui-ci devrait prendre 2 à 3 jours, ce
qui permettra à l'équipe technique d'évaluer les dégâts subis par le
bateau. Rappelons
que Roman Paszke était le premier skipper à tenter le tour du monde
contre vents dominants en multicoque, il se trouvait à quelques jours de
mer du Cap Horn lors de l'avarie. Maxis Multis : 08/01/12
L'équipage du trimaran Banque Populaire V a décroché le Trophée Jules
Verne vendredi soir à 23h15 après 45 jours 13 heures 42 minutes 53
secondes de mer, les marins ont bouclé leur tour du monde après 29 002
milles à une vitesse moyenne de 26,51 nœuds. Ces marins ont été
accueilli par une foule nombreuse à Brest hier matin, ils seront de
retour à leur port d'attache à la BSM de Lorient cette après midi vers
16h, pour un nouvel accueil triomphal. En vidéos : Interview de Loïck Peyron et l'arrivée du maxi trimaran à Brest L'équipage
du maxi a donc effectuée une superbe boucle autour du monde, maintenant
le trimaran en avance sur le record de Groupama 3 sur l'intégralité du
parcours. Loïck Peyron, Juan Villa, Ronan Lucas, Thierry Chabagny,
Yvan Ravussin, Pierre-Yves Moreau, Emmanuel Le Borgne, Kevin Escoffier,
Xavier Revil, Jean-Baptiste Le Vaillant, Brian Thompson, Thierry Duprey
Du Vorsent décrochent leur premier Trophée Jules Verne, alors que Fred
Le Peutrec entre dans le cercle des doubles détenteurs (Groupama 3 en
2010) et Florent Chastel des triples vainqueurs (sur Orange I et II en
2002 et 2005) de ce tour du monde. Loïck Peyron, skipper du Maxi Banque Populaire V : "
Ce ne sont pas seulement 45 jours de mer que nous venons de faire, ce
sont des décennies de travail, des années d'engagement de la part de
Banque Populaire dans la voile. Il faut rendre hommage également à
Pascal Bidégorry qui a conçu ce bateau et à Hubert Desjoyeaux qui l'a
construit et nous a malheureusement quitté il y a peu, et à toute cette
équipe bien sûr. Ce genre d'histoire nous fait monter en pression
pendant pas mal de temps et il faut être patient pour que ça retombe
aussi. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir nous reposer
les uns sur les autres. La confiance que nous avions les uns dans les
autres fait qu'on est assez reposé paradoxalement. Etonnement, cette
course n'est pas la plus fatigante. Tous les records sont fait pour être
battus et celui-là le sera un jour où l'autre. S'il y a un bateau pour
le battre, c'est celui-là ! ". François Pérol, Président du Groupe BPCE :" Cet
exploit d’un équipage de quatorze hommes aussi talentueux que résolus
constitue un magnifique symbole de la vitalité et de la force de
l’esprit d’entreprendre. Tous les collaborateurs se reconnaissent dans
l’aventure collective de Loïck Peyron, de son équipage et toutes celles
et ceux qui à terre ou en mer ont participé depuis 5 ans à la
réalisation de ce projet " Yves Breu, Directeur Général de la Banque Populaire de l’Ouest : " L’histoire
de ce projet, c’est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui
anime Banque Populaire au quotidien, une banque audacieuse, qui stimule
et encourage les initiatives : soutenir et accompagner dans la durée
toutes celles et ceux qui ont un rêve, y croient, se donnent les moyens
de le transformer en projet concret et le conduire à la réussite " Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et navigant : "
Je suis content que nous décrochions ce record parce que je me dis que
le travail paie et que ça fait du bien de s'acharner et de se dire qu'on
va y arriver, d'y croire, de se battre pour que les choses évoluent.
J'avais ce rêve de gosse de faire le tour du monde, passer le Cap Horn,
aller dans le Sud, voir les immenses vagues, les douze mètres de creux
dans l'Indien. J'ai été très touché par l'accueil ici à Brest. On avait
la terre de manière épisodique et on savait que l'histoire avait l'air
de prendre. Mais d'arriver ici et de voir la digue noire de monde, on se
dit que c'est dingue. Je n'aurais pas rêvé une arrivée aussi belle.
C'était beaucoup d'émotion pour nous, mais également du côté de l'équipe
technique, c'est leur récompense aussi. Ils n'ont pas vu les Kerguelen
mais ils ont vu ce monde. C'est une immense fierté pour eux et aussi
pour notre partenaire parce que Banque Populaire fait de la voile par
conviction mais c'est bien aussi quand ça paie. C'est magique, je
garderai cette arrivée toute ma vie dans ma tête. J'étais convaincu que
Loïck Peyron était quelqu'un de brillant. J'avais envie de travailler
avec ce Monsieur depuis déjà longtemps et il est plus que brillant. Il
est doué pour tout ! C'est un vrai leader, tout le monde a eu envie de
se saigner pour lui et il a trainé le groupe derrière lui " Kévin Escoffier, responsable du bureau d'études et navigant :"
Je savais que j'aimais beaucoup faire du bateau mais tu as toujours le
petit doute quand tu pars 45 jours de te demander si tu vas toujours
autant apprécier... Eh bien oui ! J'ai vraiment adoré chaque instant, à
aucun moment je ne me suis dit : qu'est-ce que je fais là ? J'ai tout
adoré, chaque moment je voulais que ça dure plus longtemps. C'est
fantastique, ça me conforte d'autant plus dans ce que je fais, autant
sur le plan technique que sur le plan marin. J'avais la casquette
technique qui faisait que je me devais d'anticiper les problèmes parce
que j'étais un ce deux qui connaissait le mieux le bateau en tant que
responsable du bureau d'études ". Marcel van Triest, routeur à terre :"Jusqu'à
Bonne Espérance, tout s'est enchaîné correctement, avec le temps qu'on
avait imaginé au départ de Ouessant et du vent tout le temps. Souvent
l'Indien est un plat de résistance, pour nous ça s'est très bien passé.
Il n'y avait pas de glaces et on pouvait plonger dans le Sud. Du coup on
est passé au Sud des Kerguelen ce qui n'est pas très habituel avec un
bateau comme ça. A l'Est de l'archipel nous avons rencontré notre
deuxième épisode de glaces et la situation météo nous a permis de monter
très Nord. Jusque là, tout s'était déroulé parfaitement. Après on a eu
un Pacifique compliqué, avec l'hésitation de plonger Sud dans une mer
très formée ou aller chercher une dépression qui tombait d'Australie. Ca
s'est bien passé mais c'était déjà un peu complexe. Après on s'est
trouvé avec ce vaste champ de glaces dans le Pacifique Sud et une météo
pas coopérative pour la première fois. On a mangé notre pain noir et
contourné une grande accumulation de glaces mais on a quand même accepté
d'aller dans une zone où il y avait quelques icebergs. C'était jouable
parce qu'on était au près, en décembre soit le plein été austral qui
nous donnait donc 23 heures de lumière par jour. C'était quand même
compliqué de gérer tout ça, on est presque aveugle au niveau glaces et
dans cette histoire je suis le borgne ! J'en sais trop pour être
ignorant et pas assez pour être tranquille. On s'est retrouvé ensuite
derrière la fameuse dorsale et même avec Banque Populaire V on n'a pas
pu la percer. On a vraiment tenté trois fois de la passer, mais c'était
comme un vrai mur et la seule façon de se rapprocher du but c'était de
longer le mur et de faire du Sud. Atlantique Sud, ça s'est très très
bien passé. Sur la remontée, on fait un petit bidet qui n'était pas
vraiment nécessaire, le seul reproche que j'ai peut-être à me faire.
Dans le Nord, il y avait des milles supplémentaires à faire mais c'était
un choix relativement simple à faire. On est content de ce qu'on a fait
avec cette météo. J'ai longtemps pensé qu'on pouvait arriver en dessous
des 45 jours, avec un Atlantique Nord normal on l'aurait fait. Un jour,
en réunissant tous les éléments, je pense que les 40 jours seront
tenables ".

Les réactions des anciens détenteurs : Olivier de Kersauson : « C'est
vraiment très bien ce qu'ils ont fait. C'est même exceptionnel. Je
pense à Hubert Desjoyeaux qui en a construit quelques uns de ces bateaux
exceptionnels. Le trophée Jules-Verne est un parcours ultime, c'est le
record de référence. » Franck Cammas : « Ils
ont réalisé une première partie de tour du monde incroyable avec
parfois plus de 2000 milles d'avance. Sur la seconde moitié, ils ont
tenu le rythme pour finir avec plus de deux jours d'avance. C'est
évidemment une super performance car c'est toujours compliqué de faire
un tour du monde. A bord de bateaux qui vont aussi vite, il faut savoir
tenir le rythme, les mener à la juste vitesse pour ne pas casser.
L'équipage de Banque Populaire a su le faire et c'est du beau boulot. Il
y a souvent eu de la frustration dans les trois dernières années. Je
pense donc à ceux qui n'ont pas eu la chance de naviguer. Je tire aussi
un énorme coup de chapeau à Ronan Lucas, le team manager. Entre la
construction et la navigation, c'est lui qui s'est le plus impliqué dans
ce projet. [...] On peut évidemment descendre sous les 45 jours avec
Groupama 3 comme avec Banque Populaire. Il faut juste avoir cette part
de réussite avec la météo et avec le matériel. [....] (Concernant
Fred Le Peutrec, qui faisait parti de l'équipage victorieux sur
Groupama 3 en 2010) Fred n'avait rien à perdre. Bravo à lui. Il est de
tous les beaux projets. C'est un super barreur qui sait aller vite, en
finesse. » Bruno Peyron : « De
manière symbolique et émotionnelle, oui, je suis ravi. Toute la famille
est contente, on en plaisante en disant qu'on va ramener à la maman un
quatrième Jules-Verne à la maison. Le hasard a fait que j'ai été le
premier à le lancer, et à chaque fois qu'on me l'a pris, je suis
retourné le chercher. Là, Loïck me venge de Cammas, c'est très bien, et
j'ai envie de dire que si on nous le reprend, on y retournera ! » A lire également l'interview de Pascal Bidégorry, l'ancien skipper du maxi trimaran sur Sud Ouest, de Loïck Peyron sur Ouest-France et le Télégramme ; de Vincent Lauriot Prévost, architecte du bateau, qui revient sur les possibles améliorations du trimaran, toujours sur Ouest France. Maxis Multis : 06/01/12
L'équipage du maxi trimaran Banque Populaire V ont battu le
Trophée Jules Verne aujourd'hui à 23h15, après avoir repassé la ligne
entre Ouessant et le Cap Lizard. Loïck Peyron et ses hommes auront
bouclé leur tour du monde en 45j 13h 42min 53s, améliorant le record
de l'équipage de Franck Cammas sur Groupama 3 de 2j 18h 1min 59s. Ils auront parcouru 29 002 milles à une moyenne de 26,51 noeuds.
Maxis Multis : 06/01/12
Loïck Peyron et ses treize hommes d’équipage : Juan Vila, Yvan
Ravussin, Brian Thompson, Pierre Yves Moreau, Thierry Chabagny, Frédéric
Le Peutrec, Emmanuel Le Borgne, Thierry Duprey Du Vorsent, Ronan Lucas,
Jean-Baptiste Le Vaillant, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Florent
Chastel, vont franchir la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne au
large de l’île d’Ouessant ce soir dans environ 3 heures, au terme de 45
jours et probablement 14 heures de mer.
 © BPCE
Ils devraient donc devenir les nouveaux détenteurs du Trophée Jules
Verne ce soir, le trimaran Banque Populaire V et son équipage vont
ensuite passer une dernière nuit en mer avant de rejoindre le port du
Chateau à Brest demain au environ de 10h30, où le public pourra
accueillir comme il se doit les marins victorieux.
Les marins profitent de vents portants pour ces cent derniers milles
avec une moyenne de 30 noeuds, ce qui clôturera en beauté un superbe
tour du monde et une belle saison pour le team Banque Populaire, Marcel
Van Triest, qui a routé le bateau depuis la terre sera bien évidemment
de la fête, seule inconnue, la présence ou non de Pascal Bidégorry qui a
imaginé ce bateau conçu par le cabinet VPLP, avant d’être remercié par
Banque Populaire suite à l’échec de la tentative l’année dernière (A
lire, l’interview de l’ancien skipper sur le Télégramme, et de Vincent Lauriot Prévost, architecte, toujours sur le site du Télégramme).
Maxis Multis : 06/01/12
Le skipper polonais, qui avait quitté les Canaries il y a 23 jours
pour une tentative de tour du monde “à l’envers”, a annoncé une avarie
cette nuit.
Son catamaran Gemini 3 présente une voie d’eau de la coque babord,
survenue dans des conditions très musclées avec plus de 50 noeuds de
vent et une mer forte, les vagues étant estimées à plus de 5 mètres,
Roman Paszke avait alors mis le cap sur le port argentin de Rio
Gallegos.  © DR
Ce soir il se situe à moins de 100 milles du port argentin, et
navigue à environ 13 noeuds ; les services de sauvetage sont en alerte,
avec un hélicoptère prêt à décoller, étant donné l’aggravation de la
situation à bord du catamaran.
En effet, les pompes n’arrivent pas à endiguer la voie d’eau située à
l’arrière de la coque. le skipper espère atteindre le port dans moins
de 8 heures, ce qui lui permettrait de mettre en sécurité son bateau. Saison 2011
Maxis Multis : 28/12/11
Loïck Peyron et son équipage poursuivent leur remontée de
l’Atlantique Sud sur le maxi trimaran Banque Populaire V, ils naviguent
actuellement au près à 300 milles au large des côtes brésiliennes dans
des conditions estivales avec les alizés après avoir connu une averse de
neige il y a quelques jours.
Depuis leur passage du Cap Horn, l’équipage n’a cessé de creuser son
avance sur le temps du record de Groupama 3 de 2010, qui avait subi un
Atlantique Sud difficile, ce soir le trimaran bleu possède 1060 milles
d’avance grâce à une route plein nord et une trace depuis le Cap Horn
proche de l’orthodromie, la suite s’annonce relativement bien pour les
marins avec un Pot au Noir peu actif comme l’explique Marcel Van
Triest, routeur à terre : ” Nous sommes satisfaits de ce qui a été
fait et maintenant c’est du tout droit jusqu’à la pointe Nord-Est du
Brésil. L’avance va encore s’accroître dans les prochaines heures et
c’est plutôt bien, parce qu’ensuite, nous aurons plus de milles à faire
que Groupama 3. Le Pot au Noir ne se présente pas trop méchamment. Il
faudra faire avec ce que la nature va nous proposer, nous n’aurons pas
le choix. Ensuite, il y aura a priori deux routes possibles, une directe
et une qui fera faire un grand détour pour éviter l’anticyclone des
Açores. Nous étudions ça de près “.
Le skipper s’est également montré confiant pour la suite de ce Trophée Jules Verne : ”
Ca ne se passe pas mal ! Nous allons rallier l’Equateur dans un temps
relativement bon et la suite s’annonce encore mieux. Théoriquement,
aujourd’hui nous avons près d’un jour de mieux à l’Equateur que le
meilleur partiel de tous les temps encore détenu par mon frère Bruno. En
ce moment, le vent est irrégulier, ça y est, on est dans les alizés.
C’est très variable. On a entre 14 et 20 nœuds. Il y a beaucoup de
grains. C’est un petit alizé léger et ça devrait rester comme ça jusqu’à
l’Equateur. D’ici peu, on devrait raser les côtes brésiliennes au
niveau de Recife, mais il faudra faire attention de ne pas être trop
près parce que ça tamponne. Ensuite, ce sera le Pot au Noir et puis les
mêmes alizés, mais dans le Nord ceux-là, avec, on l’espère, un angle de
vent plus confortable “.

© BPCE Maxis Multis : 23/12/11
Le skipper polonais a parcouru 2600 milles depuis son départ de Las
Palmas il y a 9 jours, soit une moyenne d’environ 12 noeuds, il a
effectué sa meilleure journée hier avec 413 milles au compteur et des
vitesses de pointe à 23 noeuds.
Il navigue actuellement au large des côtes brésiliennes dans des
conditions stables, Roman Paszke est en avance sur le temps de référence
de Jean Luc Van Den Heede.
 © DR
A lire, un excellent article d’Olivier Chapuis sur VoilesetVoiliers.com,
concernant cette tentative de record autour du monde contre les vents
dominants, avec notamment l’obligation de virer une île au nord de
l’archipel de la Nouvelle Zélande
Maxis Multis : 23/12/11
Les quatorze marins constituant l’équipage de Banque Populaire V ont
franchi le Cap Horn ce matin à 7 heures 50 minutes et 30 secondes ce 23
décembre (heure de Paris), après 30 jours 22 heures 18 minutes et 48
secondes de mer. La traversée du Pacifique n’aura pas été de tout repos
pour l’équipage qui aura du faire face à une vaste zone de glaces à
contourner, puis à une dorsale anticyclonique qui les a longuement
ralentis, Banque Populaire V affiche donc un chrono de 10 jours 15
heures 7 minutes et 15 secondes entre la Tasmanie et le Cap Horn, ce
record intermédiaire reste donc la propriété de Bruno Peyron et de
l’équipage d’Orange II en 2005 avec un temps de 8 jours et 18 minutes.
Les conditions de mer étaient trop musclées pour un passage à vue du
troisième cap de ce tour du monde, comme l’explique le skipper Loick
Peyron : “ Il n’a pas été possible de passer plus proche du cap
Horn, les conditions de mer qui sont déjà pas mal formées là où on se
trouve, sont encore plus fortes du côté du caillou. Mais les jeunes
impétrants du bord sont tous cap-horniers et ils sont ravis ! Les
conditions nous permettent d’attaquer un petit peu, plus que ce qui
était possible il y a une semaine ou dix jours, parce qu’aujourd’hui
nous n’avons plus qu’une journée d’avance”.
 © BPCE
Le retour du vent a permis à l’équipage d’allonger la foulée depuis
hier, Banque Populaire V file donc à plus de 30 noeuds à l’Est, vers la
Géorgie du Sud, le skipper : ” Le vent va mollir toute la journée
d’aujourd’hui et se renforcer demain, au Nord Ouest d’une dépression
centrée sur la Géorgie du Sud. Une fois qu’on aura empanné, on va
pouvoir faire du Nord et retrouver de la chaleur. Ce risque d’être la
remontée à l’Equateur la plus rapide que j’ai jamais faite. A priori ce
sera dans des temps meilleurs que celui de Franck Cammas et son
équipage, et que le record absolu détenu par Bruno, mon grand frère “.
En effet Marcel van Triest, routeur à terre prévoit une remontée
rapide vers l’Equateur, il donne également une estimation possible du
temps de ce Trophée Jules Verne : ” Ils vont avoir une mer
relativement musclée et vont devoir faire ce crochet par la Géorgie du
Sud. Demain matin, ils vont empanner et remonter plein Nord. Ce sera la
journée des grands changements. Pour l’instant, ils devraient être très
rapides jusqu’au large de l’Uruguay. Ensuite, il y a aura une transition
au large du Brésil. Ils devraient arriver à l’Equateur entre sept et
huit jours, ce qui est un temps très correct. Au final, il n’est pas
impossible de s’approcher des 45 jours…”
Le maxi Banque Populaire V possède ce soir 560 milles d’avance sur le temps de Groupama 3.
MOD 70 : 23/12/11
- La ville de Kiel, en Allemagne, accueillera du 29 août au 2
septembre la flotte des MOD70 pour la première escale de l’European Tour
2012. Le reste du parcours sera révélée le 23 janvier prochain à
l’occasion d’une conférence de presse lors du salon nautique de
Düsseldorf.
Betfair, société de paris en ligne sera partenaire de cet événément.
Marco Simeoni, président de Multi One Design S.A. : «
Les engagements de Kiel et de Betfair témoignent de l’intérêt du
circuit MOD70 à l’international. L’Allemagne reste un marché porteur en
Europe et une cible prioritaire pour la plupart des armateurs engagés
sur notre circuit. De plus, les allemands ont toujours été des
passionnés de voile et de grands événements sportifs. Cette escale
promet donc d’être bien suivie par le public qui pourra assister à un
superbe spectacle au cœur de la ville de Kiel ! »
- Le MOD n°5, Spindrift Racing a rejoint le hangar de Océan
Développement il y a quelques jours, le trimaran sera accastillé et
recevra son circuit électrique et hydraulique. La mise à l’eau est
prévue courant janvier, Yann Guichard prendra ensuite possession de son
bateau avant d’intégrer sa nouvelle base à la Trinité sur Mer.
- Le MOD n°4 Groupe Edmond de Rothschild, qui avait été mis à l’eau en
octobre, a rejoint son hangar à Lorient pour un chantier d’hiver, au
cours duquel le trimaran recevra sa décoration. L’équipe technique
travaillera également sur l’aménagement intérieur. Sébastien Josse, le
skipper a pu effectuer neuf sorties avant ce chantier, dont certaines en
commun avec Michel Desjoyaux sur Foncia, qui a également entrepris un
chantier d’hiver.
Maxis Multis : 20/12/11 L’océan Pacifique n’en finit pas de ralentir l’équipage de Banque
Populaire depuis 5 jours, après avoir été contraint de prendre une route
très nord du fait d’icebergs présents en nombre, l’équipage du maxi
trimaran est désormais bloqué par une dorsale anticyclonique.
 © BPCE
Cette dorsale continue à se déplacer vers l’est et barre la route
du bateau vers le Cap Horn, obligeant les marins à manoeuvrer afin
d’optimiser la route du multicoque, la prochaine dépression en arrière
de ce front ne devrait “embarquer” le bateau que demain, ce qui
permettra de reprendre une route plus directe.
Loick Peyron à la vacation du jour : “Ca manœuvre ! On vient
juste d’empanner une deuxième fois depuis ce matin. On se bagarre dans
des conditions compliquées. Nous sommes à un passage à niveau. En ce
moment, nous avons 8 nœuds de vent, nous avançons à 11 nœuds et pas du
tout sur la route. On risque de mettre au moins 24 heures de plus que
prévu pour arriver au cap Horn, mais c’est vrai qu’entre le
contournement par le Nord de la zone de glaces qui a entraîné la
négociation d’une grosse dépression et maintenant cette dorsale, la
situation n’est pas simple. Soit on arrive à passer devant
cette dorsale dans quelques heures, ce qui m’étonnerait beaucoup, soit
il faut faire avec jusqu’au Horn. C’est un vrai barrage entre deux
dépressions, une devant nous et une derrière. Entre les deux, il y a ce
petit morceau d’anticyclone. Ca va être relativement long… On sera
plutôt au cap Horn le 23 décembre, dans la journée “.
Le 3ème Cap devrait donc être franchi vendredi, avec une avance
encore plus ténue sur le temps de référence, malgré tout l’Atlantique
sud semble plus souriant que ce qu’avait connu l’équipage de Groupama 3
en 2010 : “On sent notre concurrent tout proche. On peut sentir son
souffle froid ! En 2010, Groupama 3 était passé beaucoup plus Sud que
nous dans le Pacifique, preuve qu’il y avait sans doute moins de glaces
et là ils déboulent virtuellement à 28 nœuds. C’est sympa d’avoir ce
type d’informations, ça fait frémir ! Mais on espère se refaire à partir
du Horn, on se bagarre pour cela. Les conditions en Atlantique Sud ne
semblent pas mauvaises même si elles ont tendance à se dégrader et on
devrait avoir de meilleures conditions que celles qu’ont eu nos amis il y
a presque deux ans “.
Le trimaran possède encore ce soir une avance de 780 milles sur le record.
Maxis Multis : 17/12/11
Le skipper polonais a quitté Las Palmas, son point de départ pour son
tour du monde, le 14 décembre, avec pour objectif une circumnavigation
contre les vents dominants en environ 100 jours (le temps à battre est
celui de Jean Luc Van Den Heede sur le monocoque Adrien en 122 jours 14
heures).
Roman Paszke navigue actuellement au sud des îles du Cap Vert, après
72 heures de mer sur son catamaran Gemini 3, il devrait désormais mettre
le cap sur les côtes brésiliennes. La position du bateau est à suivre
sur le site Paszke360.
Les vitesses restent modestes pour un catamaran de 27m de long par 14
de large jusqu’ici, malgré tout le skipper est le premier à relever le
défi d’un tour du monde d’est en ouest sur un multicoque. Maxis Multis : 12/12/11
L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire 5 ont
passé huit heures dans des conditions proches de la survie sur un
multicoque de 40m. En effet par 56° Sud, les marins ont essuyé une
violente dépression venant de Nouvelle-Zélande, qui a entrainé des vents
de 40 nœuds et une mer désorganisée.
Dans ces conditions, la priorité était la préservation du matériel
et de l’équipage, les hommes d’équipage ont donc réduit au maximum la
vitesse du trimaran, avec la grand voile réduite à son strict minimum et
aplatie au maximum pour diminuer la puissance.
Florent Chastel, numéro un/ régleur est revenu sur cette tempête à la vacation :”
C’est en train de se calmer, la mer se range doucement. Nous allons
pouvoir renvoyer un peu de toile. Mais pendant huit heures, il n’y a
plus eu de place pour la course. On a surtout essayé de passer sans
faire de mal au bateau. Nous sommes partis au près là dedans, puis nous
avons attrapé la bascule et continué au reaching, à 90° du vent, une
allure où le bateau accélère. Nous avons fini avec des paquets de mer
impressionnants. Nous avons oublié un peu la performance et les réglages
servaient surtout à ralentir le bateau. Petit à petit ça a adonné et le
vent s’est calmé. On va pouvoir reprendre la course “.
Le bateau a franchi l’antiméridien, marquant la mi-parcours, pendant cette navigation musclée : ”
Nous sommes passés de TU + 12 heures à TU – 12 heures dans nos
références à bord. On file vers l’Est et c’est un peu comme si on
accélérait le temps. On va le moins possible à l’avant, on
évite. Quand c’est nécessaire, le barreur ralenti beaucoup le bateau, on
s’attache et c’est un peu du crapahutage jusqu’à l’avant du bateau. A
l’intérieur, il est difficile de dormir dans ces conditions. Quand les
vagues tapent sur le carbone, ça fait caisse de résonance. Quand on est
dans notre bannette, on est à deux centimètres d’un océan en furie “.
Le trimaran navigue désormais dans des vents plus faibles et une mer
plus “rangée”, ce qui a permis à l’équipage d’accélérer la cadence,
l’avance est ce soir de 1900 milles sur le temps du record de Groupama
3.
Cependant la suite de ce Trophée Jules Verne ne s’annonce pas simple
puisque les marins vont devoir éviter une zone de glace et se verront
donc contraints de remonter au nord, comme l’expliquait Florent Chastel
: ” On ne va pas descendre beaucoup plus car il y a pas mal de
glaces, dont un très gros iceberg qu’on devrait approcher demain. La
route Sud nous est un peu barrée. Descendre plus, ça devient la roulette
russe “.
L’allongement de la route ne devrait pas permettre de poursuivre dans
le même système météo, le routeur à terre prévoit donc une réduction de
l’avance sur le tableau de marche de près de moitié est à prévoir d’ici
au passage du Cap Horn, dans une semaine environ.
 © BPCE
Maxis Multis : 15/12/11
Mark Turner a dévoilé au cours du World Yacht Racing Forum les 8
étapes des Extreme Sailing Series 2012, les régates auront lieu sur 3
continents, avec un retour dans les pays du Golfe, en Europe et en Asie,
et une première un Act en Amérique du Sud.

The 2012 Extreme Sailing Series Venues
Les Extreme Sailing Series débuteront à Mascate, dans l’émirat d’Oman
avant une nouvelle étape en Asie à Quingdao puis un retour à Istambul.
De juillet à octobre, les équipages enchaineront quatre étapes
européennes avec Porto, l’Angleterre (très probablement Cowes durant la
Cowes Week), puis des retours à Trapani et Nice.
La finale de la saison se jouera au Brésil, terre d’accueil des Jeux Olympiques 2016, du 29 novembre au 2 décembre. P
Mark Turner, président exécutif de la société organisatrice OC ThirdPole
: “Le circuit continue de refléter l’évolution du monde dans son
ensemble, avec un équilibre est-ouest, différentes cultures et
différentes langues, et des conditions de navigation très variées.
La valeur commerciale des épreuves pour les villes d’accueil augmente
chaque année, et cela se voit dans les évolutions du circuit pour 2012″.

Fleet lining up for a start in Istanbul, Turkey © Lloyd Images
Des partenaires (autres que MarinePool et GAC Pindar) seront annoncés
en début d’année prochaine parallèlement à la liste des participants
qui réunira des marins d’une douzaine de pays différents. Le numérus
clausus devrait être de 8 , auxquels s’ajouteront des wildcard’proposés à
de nouvelles équipes préparant une saison complète en 2013.
OC ThirdPole, la société organisatrice à travailler sur les dates des
différents Acts afin de faire en sorte que les dates des Extremes
Sailing Series soient les plus cohérentes possibles par rapports au
reste du calendrier nautique et principalement avec le calendrier des
America’s Cup World Series. En effet durant cette année 2011 certains
Act des Extreme Sailing Series se sont déroulés en même temps que des
régates sur AC 45, réduisant la visibilité des événements et obligeant
les équipes engagées sur les deux circuits à engager une équipe B sur
les ESS.
Mark Turner, président exécutif d’OC ThirdPole : “nous sommes
fiers de nous tourner vers une sixième édition et fiers d’avoir offert
un tel niveau de compétition sportive dans un format qui permet en plus
de créer le spectacle. Il est parfois difficile de répondre aux besoins
des différents protagonistes, les villes d’accueil, les sponsors de
l’événement, les équipes et leurs partenaires, les marins, dont certains
sont parmi les plus titrés du monde, les passionnés de voile, et le
grand public qui découvre parfois ce sport pour la première fois. Mais
c’est un défi qu’une équipe relativement petite mais enthousiaste a pris
le pari de relever, et nous avons hâte d’organiser une excellente
saison 2012, une fois de plus à travers différentes langues, différentes
cultures et différentes contrées. Début 2011, nous avons pris le
contrôle de la Classe Extreme 40 afin de développer conjointement les
règles de l’événement et du bateau et garantir des chances de victoire
plus équitables, ainsi que pour réduire les coûts de participation des
équipes. Je pense qu’il reste encore beaucoup de choses à améliorer et à
créer, sur chaque épreuve et en termes de communication, même si nous
avons pu constater une augmentation significative de la valeur média
cette année à travers nos différents supports et plateformes, notamment
pour une couverture TV de qualité. Notre budget est assez limité
comparativement à d’autres grandes épreuves labélisées ‘Special Events’
par l’ISAF (America’s Cup, Volvo Ocean Race er World Match Racing Tour)
et nous devons bien calculer. Nous avons fait d’énormes progrès en 2011,
mais nous pouvons encore mieux faire, notamment d’un point de vue
visuel, avec la vidéo, car nous avons ici un produit exceptionnel et de
formidables acteurs”.
Calendrier 2012 :
Act 1 : Mascate, Oman, du 28 février au 2 mars
Act 2 : Qingdao, Chine, du 19 au 22 avril
Act 3 : Istanbul, Turquie, du 7 au 10 juin
Act 4 : Porto, Portugal, du 5 au 8 juillet
Act 5: Royaume-Uni, août
Act 6 : Trapani, Italie, du 13 au 16 septembre
Act 7 : Nice, France, du 18 au 21 octobre
Act 8 : Brésil, du 29 novembre au 2 décembre
Maxis Multis : 12/12/11
Vingtième jour de mer pour l’équipage de Banque
Populaire V, les marins possèdent toujours une confortable avance (2100
milles) sur le record de Groupama 3, ils naviguent actuellement au sud
de la Tasmanie par 53° Sud, bénéficiant d’un vent d’Ouest de 30 nœuds et
d’une longue houle leur permettant de plonger au sud est.
Ils ont fait leur entrée dans le Pacifique avec un nouveau record
intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Sud de la Tasmanie
(record de l’Océan Indien).
Loïck Peyron à la vacataion est revenu sur les conditions actuelles : ”
L’état de la mer s’est amélioré. La houle devient très longue. On a
passé un début de nuit très difficile avec une mer très courte. Il
fallait ralentir pas mal, mais maintenant ça va. On n’a malgré tout pas
pu éviter une chute dans une vague assez impressionnante ce matin, en
battant certainement le record de vitesse instantanée du bateau en
dépassant les 48 nœuds… et en chute libre. C’était plutôt Newton qui
nous aidait qu’Eole . Il y a des creux d’une dizaine de mètres parfois,
mais avec une très longue période, pas loin de 200 mètres, entre chaque
crête. Ca rend les choses parfaitement maniables. Il n’y a que dans le
Sud qu’on voit des périodes aussi longues. Les vagues avancent à une
trentaine de nœuds, un petit peu comme nous, ce qui fait qu’on arrive
vraiment à glisser dessus et c’est vraiment très joli “.
 © BPCE
Le skipper expliquait également que l’équipage va poursuivre sa route
au sud, vraisemblablement jusqu’à 56° sud, avant de devoir de nouveau
faire route au nord pour éviter une zone où des icebergs ont été
signalés : ” D’après les informations dont nous disposons, il n’y a
pas de glaces dans les 48 heures qui viennent. En revanche, au milieu du
Pacifique, on a déjà la position d’un certain nombre de « glaçons »
dont un gros bébé de 7 kilomètres de long dont on sait pertinemment
qu’il est en plein milieu mais beaucoup plus Nord, par 53°/54°. On va
remonter tout doucement pour éviter cette zone de glaces qu’on a d’ores
et déjà délimitée “.
Avant cette zone de glaces, les marins vont devoir faire face à des conditions très musclées dans 48 heures : ”
On sait qu’on va rencontrer des conditions difficiles dans 48 heures,
juste après la Nouvelle-Zélande, en bordure d’un anticyclone. On va
avoir des vents de Nord très très forts. On va être plein vent de
travers avec 40 nœuds vraisemblablement. Il va nous être impossible de
les éviter et ça ne va pas être très confortable parce que c’est
l’allure où on ne peut pas ralentir, ou très difficilement. J’ai
l’impression que ça va peut-être se terminer sous mât seul ou peut-être
la grand-voile à trois ris, au minimum. Et puis tout de suite après, il
n’y aura pas beaucoup de vent parce qu’il y a cet anticyclone. Pour
l’instant, il y a une prévision d’une grosse dépression juste avant le
cap Horn. A priori elle est une peu stationnaire dans cette zone. Mais
on s’attend de toutes façons à tout à ces latitudes un peu complexes. Ca
ne peut pas être une promenade de santé “.
L’équipage va donc profiter de conditions plus légères demain afin
d’effectuer une inspection du trimaran et plus particulièrement du mât
si les conditions de mer le permettent.
Maxis Multis : 12/12/11
Le skipper polonais, Roman Paszke et son équipage sont arrivés à Las
Palmas samedi après un convoyage du catamaran de 27m depuis Lorient de 8
jours.
Le marin va pouvoir débuter le stand-by de sa tentative de record
autour du monde contre les vents dominants, après avoir rencontré
aujourd’hui un membre du WSSRC qui devait approuver les dernières
formalités, il espère boucler ce tour du monde en 100 jours.
Extreme Sailing Series : 12/12/11
Les Italiens de Luna Rossa ont remporté hier la dernière épreuve des
Extreme Sailing Series et le titre de champion 2011 de la série. Max
Sirena, Paul Campbell-James, Alister Richardson et Manuel Modena, ont
été impérieux sur ce dernier Act reléguant le second, The Wave Muscat, à
45 points d'avance à l'issue des 35 manches courues à Singapour. Les réactions du skipper, Max Sirena : "Je suis vraiment très heureux !
Nous y sommes enfin. Nous finissons l'année en beauté et je dois dire
que c'était assez inattendu car nous n'avons pas très bien navigué dans
la précédente épreuve. Tactiquement et côté manœuvres, nous étions à
100% et je suis très fier des gars à bord. C'est formidable pour
l'avenir de l'équipe à long-terme. Nous sommes très, très heureux". Le
barreur Paul Campbell James remporte donc son second titre en deux ans
après sa victoire avec The Wave Muscat l'année dernière. 
© Lloyd Images
Les
grands perdants de ce dernier Act sont les français de Groupe Edmond de
Rothschild, ils étaient dans la course au titre face à Luna Rossa, mais
ce dernier rendez-vous s'est révélé catastrophique pour l'équipage du
Gitana Team avec une septième place sur cette épreuve, mais malgré tout
une belle deuxième place au général. Les réactions de l'équipage : Pierre Pennec, barreur de Gitana Extrême
: « Il y a forcément un peu de déception sur la façon dont s’est
déroulé ce Grand Prix d’autant plus que nous l’avions bien commencé en
remportant deux manches dès la première journée. Mais nous n’avons pas
su conserver ce niveau de jeu durant les cinq jours de compétition.
Notre adversaire, Luna Rossa, a lui très bien navigué et a survolé les
débats, ce qui lui permet de remporter le championnat. C’est amplement
mérité, ils ont été très forts, plus forts que nous. En mettant
de côté ce dernier Grand Prix et en parlant plus généralement de la
saison, je suis satisfait de cette deuxième place. Nos adversaires
étaient vraiment redoutables et nous sommes parvenus à faire de très
belles choses et à les laisser derrière nous plusieurs fois au cours de
la saison. Lors des neuf évènements nous avons disputé 300 régates.
L’Extreme Sailing Series est un circuit très spécifique avec des petits
parcours donnés sur des plans d’eau atypiques au cœur des villes : je
crois que le mot qui le résume le mieux est Intense ! Pour moi, cette
intensité est comparable à une journée de « final race » sur les JO,
mais c’est le cas chaque jour et les Grand Prix comptaient cinq jours de
régates … Personnellement, cette saison
m’a appris beaucoup de choses, j’ai retrouvé beaucoup de sensations à la
barre et j’ai encore de nombreuses choses à montrer ; cela faisait dix
ans que j’attendais une telle opportunité. J’ai eu la chance d’être à la
tête d’un équipage très fort tant physiquement que techniquement et
humainement : notre groupe a toujours très bien fonctionné. Cette
cohésion nous a permis de nous surpasser même si, ici, cela n’a pas
suffi. Je tiens vraiment à les remercier de leur confiance et de leur
travail. Mes remerciements s’adressent naturellement avant tout à Ariane
et Benjamin de Rothschild qui m’ont offert une chance incroyable en me
confiant la barre de leur bateau. Ils nous permettent de vivre notre
passion à 100 %.» Hervé Cunningham, n°1 : « Il y a
un petit goût de déjà vu dans cette deuxième place mais le circuit 2011
n’est pas vraiment comparable à nos précédentes participations tant au
niveau du plateau que de la durée de la compétition. Durant cette
semaine de compétition à Singapour, nous n’avions pas les armes pour
lutter contre Luna Rossa. Notre deuxième place au classement 2011 scelle
néanmoins une belle saison de navigation. » Christophe Espagnon, régleur de Grand Voile : «
Nous sommes des compétiteurs et la victoire était à notre portée donc
la première sensation est bien sûr la déception. Mais si l’on regarde la
saison dans son ensemble, c’est un sentiment de satisfaction qui s’en
dégage. Ce fut une très longue saison qui a réclamé beaucoup de
concentration. Nous avons certainement manqué de régularité mais chaque
évènement est à part et propose un scénario unique. Notre équipage a
montré de belles choses, alors même si nous devons encore travailler, je
crois que nous avons encore une belle marge de progression.» Thierry Fouchier, régleur des voiles d’avant : «
Malgré ce que l’on peut penser, nous sommes arrivés à Singapour
conscients de l’enjeu mais relativement détendus. Notre deuxième place
ne doit rien à une pression mal gérée. Par contre, nous avons manqué de
réussite et nous sommes passés à côté de beaucoup de choses. Luna Rossa
n’a pas failli et il mérite la victoire finale. Nous allons devoir
débriefer entre nous pour comprendre ce qui nous a manqué et aller très
vite de l’avant. » 
© Lloyd Images
Emirates Team New Zealand, termine second
de cette dernière étape et troisième au général , après avoir survolé le
début de saison, Dean Barker et les autres kiwis ont été moins
performants en seconde partie de circuit, l'équipage étant probablement
plus concentré sur le circuit des America's Cup World Series, même cas
de figure pour Artemis Racing, qui n'a pas participé aux deux derniers
grand prix, pour se concentrer sur sa préparation à la prochaine Coupe
de l'America. Dean Barker, barreur dETNZ : "L'épreuve de Singapour a été particulièrement difficile,
Luna Rossa a vraiment été très bon dans ces conditions et la bagarre
était rude pour grimper sur le podium. Nous avions bien commencé la
saison, en tête du circuit après quatre épreuves, puis nous avons eu
quelques coups durs en milieu de saison. Nous savions en arrivant ici
que nous ne pourrions pas faire mieux qu'une troisième place au
général". 
© Lloyd Images
The Wave Muscat termine quatrième au général devant Alinghi, qui aura alterné le bon et le moins bon. A
noter sur cette épreuve de Singapour, la présence d'un équipe française
the first club, qui termine à la dernière place du classement, mais qui
a montré de belles dispositions pour l'exercice avec plusieurs
victoires de manches. L'équipage mené par Sébastien Col espère pouvoir
s'aligner l'an prochain sur le circuit avec l'équipe All4One/K
Challenge, cette participation pourrait être favorisée par l'annulation
de l'Audi Med Cup, épreuve sur laquelle l'équipe engageait un bateau Franck Citeau, régleur de voile d'avant : "La
démarche est bonne et ce que nous avons fait est de bon augure pour la
suite, même si nous n’avons pas bien marché en terme de résultat final.
Il y a eu des moments durs où l’on a su relever la tête, des moments où
l’on a pris du plaisir, donc cela a été assez complet" [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=sAM_t7UfA6E] Cette
cinquième saison des Extreme Sailing Series s'achève donc après 301
manches courues sur neuf plans d'eau à travers le monde, les épreuves
ont accueilli au total 287 000 spectateurs qui ont pu vivre la course au
plus près de l'action grâce à son format "stade nautique" avec des
manches courtes, rapides et variées, allant de la régate en flotte au
match-racing en passant par les duels de vitesse pure. Le programme 2012 du Championnat Extreme 40 sera dévoilé demain au cours du World Yacht Racing Forum.
Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après neuf épreuves- Luna Rossa (ITA) – 80 points
- Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 73 points
- Emirates Team New Zealand (NZ) – 69 points
- The Wave, Muscat (OMA) – 67 points
- Alinghi (SUI) – 66 points
- Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 61 points
- Oman Air (OMA) – 53 points
- Artemis Racing (SWE) – 48 points
- Team GAC Pindar (GBR) – 303points
- Team Extreme (EUR) – 21 points
- Niceforyou (ITA) – 18 points
Maxis Multis : 10/12/11
L’équipage du Maxi Banque Populaire V a de nouveau décroché un temps
de référence sur le Trophée Jules Verne en accrochant le chrono
Ouessant-Cap Leeuwin en 17 jours 23 heures 57 minutes et 18 secondes de
mer, améliorant le chrono de Groupama 3 de 3 jours 14 heures et 24
minutes.
Les hommes naviguant sur le trimaran possèdent donc plus de 72
heures d’avance sur le temps du record soit 2200 milles. Loïck Peyron,
le skipper, est revenu sur cette performance lors de la vacation : ”
Nous sommes forcément très satisfaits de ce nouveau record et puis le
temps lui-même est significatif. C’est un peu comme 9,99€… on fait tout
en 17 jours 23 heures et pas tout à fait 18 jours ou encore 11 jours 21
heures et 48 minutes pour Bonne Espérance. Les chiffres sont
symboliques. Mais pour le moment, les conditions ne sont pas si
favorables, la performance de ce bateau, en revanche, est incroyable !
C’est Yvan Ravussin qui était à la barre en passant Leeuwin, c’est donc
un record suisse! “
Depuis 48 heures, la route du trimaran avait pris du nord et s’est
rapproché de l’Australie, afin d’éviter une zone de glaces, malgré tout
l’équipage va devoir plonger au sud ce soir pour couper au plus court et
rester dans le même système météo, malgré une tempête qui sévit au sud.
Loïck Peyron : ” Nous en avons fini avec l’Indien et nous avons
passé la frontière avec une petite tempête assez sympathique. On y va
tranquillement. On va empanner avant la fin de cette journée et aller
dans cette tempête et une mer très formée. On va essayer de passer
devant. On est obligé parce que sinon on va enchaîner avec pas de vent
du tout dans l’anticyclone. On va arrondir un peu. En terme de terrain ,
ça va devenir un peu cassant. Mais en laissant passer un peu, on
devrait avoir la mer dans le bon sens. Pour le moment, ce que nous avons
n’est pas de la houle. C’est de la petite mer pas terrible. C’est une
fréquence courte qui fait qu’on ne peut pas accélérer vraiment. Nous
allons partir plus Sud, avec une mer plus creuse et plus de vent. Les
quelques jours à venir ne vont pas être faciles. Nous allons
théoriquement descendre assez Sud et passer pas très loin de l’île
Macquarie, au Sud de la Nouvelle-Zélande. Les conditions vont être assez
musclées pour les 48 prochaines heures, vraisemblablement ce qu’on aura
rencontré de plus fort depuis le départ “.
Les deux prochains jours s’annoncent donc stressant pour l’équipage
qui sera plus que jamais à l’écoute du bateau, malgré le potentiel
exceptionnel du bateau, les marins doivent brider son potentiel pour
poursuivre leur tour du monde en sécurité comme l’expliquait Xavier
Revil : “Si on se laisse aller, on atteint facilement les 40
nœuds. Mais on se limite à 35 nœuds pour rester dans des vitesses
raisonnables et pour que le bateau ne souffre pas. Dès qu’on lofe un peu
trop ou qu’on serre un peu trop les angles, Banque Populaire s’emballe.
On pourrait aller tout le temps à 40 nœuds, mais ce serait prendre
beaucoup trop de risques. Il y a un monde entre 35 et 40 nœuds. A partir
de 38 nœuds, l’eau devient très dure, le bateau ricoche sur toutes les
vagues. Ca tape vraiment dur et c’est limite vivable à l’intérieur “.
Extreme Sailing Series : 10/12/11
L'équipage de Groupe Edmond de Rothschild mené par Pierre Pennec a
perdu quasiment toute chance de remporter les Extreme Sailing Series
aujourd'hui à Singapour. En effet les hommes du Gitana Team ont
peiné à trouver leurs marques dans des conditions qu'ils affectionnent
pourtant habituellement, vent établi aux alentours des 10 nœuds sans
orages cette fois-ci. Onze manches ont été lancées aujourd'hui, les
français ont enchainé les manches en milieu et fin de peloton, alors que
Luna Rossa trustait les podiums et prenait la tête du classement de
cette étape, Groupe Edmond de Rothschild pointe donc à la 7ème place du
classement provisoire et concèdent cinquante-huit points de retard sur
leur adversaire pour le titre annuel. Pierre Pennec, le skipper de Gitana Extreme : «
Rien n’a été dans le bon sens ! Encore une fois, nous avons pris des
mauvais départs. Notre adversaire, Luna Rossa, est très à l’aise dans
les phases de pré-départ et vient toujours nous chercher pour perturber
notre stratégie. C’est le jeu mais nous n’avons malheureusement pas su
faire la même chose aujourd’hui. Cela vient certainement de notre
communication à bord et je dois progresser pour que l’équipage puisse
mieux anticiper mes choix. Mais les erreurs ont également été trop
nombreuses durant les régates. Un certain manque de réussite et de
mauvaises appréciations stratégiques nous coûtent très cher. »

© Lloyd Images Red
Bull rétrograde à la seconde place devant Oman Air et Emirates Team New
Zealand, Alinghi fait un beau retour en cinquième place devant The Wave
Muscat et l'équipage français. L'équipage mené par Sébastien Col sur
Team Extreme, The First Club a de nouveau montré de belles capacités en
remportant deux manches aujourd'hui. Luna Rossa est donc en tête
du Grand Prix de Singapour et bénéficie d’une confortable avance à la
veille des dernières régates, la tâche s'annonce quasiment impossible
pour Groupe Edmond de Rothschild doit impérativement finir devant les
italienspour pouvoir gagner le championnat 2011. Pierre Pennec : «
La première place va être vraiment très très difficile à aller
chercher. Nous savons que beaucoup de choses peuvent se passer car
demain nous allons également disputer beaucoup de régates mais le
résultat ne dépend plus uniquement de nous… A bord, en tous les cas,
nous allons tout faire pour que cette dernière journée de l’année soit
placée sous le signe du plaisir. Nous allons essayer de naviguer comme
nous savons le faire pour terminer sur une bonne note. Et puis, il ne
faut pas oublier que nos poursuivants au général sont proches (Emirates
Team New Zealand, Alinghi …) et selon comment se dessine la journée nous
devrons quoiqu’il arrive protéger la deuxième place, ce qui en soit est
déjà un très beau résultat.» 
© Lloyd Images Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la quatrième journée- Luna Rossa (ITA) – 186 points
- Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 151 points
- Oman Air (OMA) – 149 points
- Emirates Team New Zealand (NZ) – 146 points
- Alinghi (SUI) – 141 points
- The Wave, Muscat (OMA) – 140 points
- Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 128 points
- Team GAC Pindar (GBR) – 119 points
- Team Extreme - the first club™(EUR) – 108 points
- Team Tilt (SUI) – 103 points
Extreme Sailing Series : 08/12/11
La bataille se poursuit à Singapour entre Groupe Edmond de Rothschild
et les Italiens de Luna Rossa dans chaque course dans cette ultime
étape des Extreme Sailing Series, car le titre de Champion 2011 est en
jeu. Aujourd’hui c’étaient les Italiens qui prenaient l’avantage dans
des conditions assez difficiles avec des bascules importantes. Mais il
ne faut pas sous-estimer les Français, qui sous pression sont souvent
revenus en force dans d’autres étapes de cette saison. C’est Red Bull
qui domine encore à Singapour et qui garde la première place dans cette
étape. 
© Lloyd Images A l'issue des neuf manches courues en deux jours, c'est
Red Bull Extreme Racing qui pointe en tête du 9ème et dernier Act des
Extreme Sailing Series 2011,Roman Hagara et ses hommes ont très bien
débuté ce rendez-vous avec deux victoires, deux secondes places et une
4ème lors de la première journée, la seconde a été moins convaincante.
L'équipe autrichienne est talonnée à 1 point par Team New Zealand qui
retrouve son rang après quelques contre performances sur ce circuit,
Luna Rossa pointe à la troisième place à deux points du leader et à un
point d'ETNZ.
Pierre Pennec et l'équipage de Groupe Edmond de
Rothschild, avaient bien débuté cet Act avec une troisième place
provisoire hier à un point de Luna Rossa, leur seconde journée a été
plus difficile dans des vents faibles avec des phases de départ moins
inspirées que la veille, les hommes du Gitana Team sont en lutte pour le
titre avec Luna Rossa, comme l'explique le skipper du catamaran
français, les phases de départ sont primordiales pour contrer leur
adversaire : « Je n’ai pas été performant sur les départs
aujourd’hui et cela est pour beaucoup dans nos mauvaises manches. Sur
cette finale, il ne nous suffit pas uniquement de bien nous placer sur
la ligne car notre adversaire pour le titre cherche constamment à venir
nous gêner sur les phases de départ. C’est le jeu mais c’est un
paramètre supplémentaire à intégrer et sur lequel je dois m’améliorer.
La morale du jour est aussi que nous ne sommes pas uniquement deux sur
l’eau et qu’il faut également que je soigne notre placement par rapport
au reste de la flotte. Le bilan de la journée n’est pas positif en
termes de places mais il est loin d’être rédhibitoire question points.
Il nous faut rester calmes et concentrés car il reste trois jours. Les
bateaux du haut de tableau sont très proches les uns des autres et de
nombreuses cartes restent encore à distribuer » Paul
Campbell James, barreur de Luna Rossa a donc réussi à mettre en
difficulté son adversaire qui pointe ce soir à la 5ème place du
provisoire avec 9 points de retard sur le catamaran italien. Le nouveau
skipper d’Oman Air, Chris Draper réussit ses débuts et s'intercale en
quatrième position. Alinghi mené par Yann Guichard est sixième. Les
deux équipages du Team Tilt et de Team Extreme sont aux deux dernières
places, les français menés par Sébastien Col sur Team Extreme ont
cependant terminé en beauté cette journée avec une victoire de manche. 
© Lloyd Images
Il reste donc trois journées de régates aux français du Gitana Team pour tenter de remporter le titre cette année.
Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la deuxième journée - Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 64 points
- Emirates Team New Zealand (NZ) – 62 points
- Luna Rossa (ITA) – 61 points
- Oman Air (OMA) – 55 points
- Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 52 points
- Alinghi (SUI) – 51 points
- The Wave, Muscat (OMA) – 46 points
- Team GAC Pindar (GBR) – 43 points
- Team Extreme - the first club™(EUR) – 34 points
- Team Tilt (SUI) – 27 points
Maxis Multis : 08/12/11
Seize jours après le départ de Ouessant,l'équipage
de Banque Populaire 5 a déjà avalé la moitié de l'océan indien ; le Cap
Leeuwin devrait être franchi dans moins de 48 heures, avec une avance
probable de 3 jours sur le temps de référence de Groupama. L'avance sur
le record s'élève ce soir à 2100 milles, le skipper est revenu sur les
capacités exceptionnelles du trimaran lors de la vacation d'hier : « Nous
sommes aux commandes d’un véritable avion de chasse et il suffit de
tirer sur les bonnes ficelles pour atteindre un incroyable niveau de
performance. Banque Populaire V dispose d’un incroyable potentiel, qu’il
a déjà prouvé, à de nombreuses reprises, en décrochant la
quasi-intégralité des records, et il ne manque plus que ce gros
trophée ! La seule chose qui nous freine est l’état de la mer. Au vu des
dimensions du bateau, cela peut vite être dangereux structurellement,
notamment quand le flotteur au vent tape brutalement. Nous effectuons
donc nos routages en fonction de ces paramètres. »
Frédéric Le Peutrec, détenteur
du record sur Groupama 3 et chef de quart est revenu sur les conditions
actuelles lors de sa première vacation depuis le départ : " Nous
avons de belles conditions, tout va bien ! Pour une fois, la première
depuis notre entrée dans le Sud, nous profitons d'une belle journée
ensoleillée, avec un vent mou ce matin, mais qui s'est finalement
correctement établi. Nous sommes sous grand voile haute et gennaker,
tribord amure et nous faisons actuellement un bord au Sud Est. Nous
faisons des milles qui ne coûtent pas cher ! Jusqu'aux Kerguelen, nous
étions sur une trajectoire en ligne directe. Depuis, nous avons un vent
d'Ouest et nous sommes vent arrière, ce qui nous oblige à tirer des
bords avant de pouvoir repartir en route directe vers l'Australie. On
est à 140° du vent. Il y a 18 nœuds et nous avançons à 25/30 nœuds. Ce
n'est pas très vite. En dessous de 30 nœuds ça n'émeut plus personne à
bord ! " Fred Le Peutrec a également pu établir une comparaison entre Groupama 3 et Banque Populaire 5 : "
Quand on fait l'effort de contraction de la distance et du temps, c'est
fabuleux ! Aujourd'hui, on parle de Leeuwin et en 2010, avec Groupama
3, à ce stade du record, nous étions en sortie de Bonne Espérance"
Les
marins du trimaran bleu sont donc contraints d'enchainer les empannages
tout en veillant à ne pas descendre trop sud, puisque des glaces y sont
signalées (au delà des 49° Sud).
Maxis Multis : 05/12/11
Roman Paszke, le skipper polonais qui avait participé à The Race,
prépare actuellement une tentative de record autour du monde en
solitaire d’est en ouest (contre vents et courants dominants). Il compte
s’élancer sur son catamaran de 27 m GEMINI 3, il avait choisi Lorient
pour ses navigations d’essais.
Il devait quitter le port breton la semaine dernière afin de
rejoindre Las Palmas aux Canaries, qui sera le port de départ de son
tour du monde (le WSSRC n’exige qu’une distance minimale et deux
passages de l’équateur pour valider un temps autour du monde à savoir
21600 milles), ce projet est ambitieux puisqu’il n’a jamais été tentée
en solitaire sur un multicoque, d’autres marins espèrent également
s’élancer sur ce parcours (Philippe Monnet sur l’ancien
B&Q/Castorama).
Le temps à battre est celui de Jean-Luc Van Den Heede, en 122 jours
14 heures 3 minutes et 49 secondes sur le monocoque Adrien, Roman Paszke
espère boucler sa circumnavigation en 100 jours.
Le catamaran semble être en bien meilleur état que lors de son
dernier passage en mars dans le port de la BSM, un refit a probablement
été réalisé, le skipper semble également être soutenu par plusieurs
partenaires (TV polonaise, Renault, fournisseur d’énergie…). 
©Paszke360
D'autres photos sont disponibles sur l 'Histoire des Halfs.
Maxis Multis : 05/12/11
Loïck Peyron et son équipage poursuivent leur route vers les
Kerguelen, l’océan Indien s’avère relativement clément avec une mer peu
formée, cependant les hommes de Banque Populaire 5 ont dû réaliser deux
empannages pour se recadrer sur la route sud pour aborder au mieux le
passage de l’archipel des terres australes françaises qui devrait avoir
lieu dans 48 heures.
Thierry Chabagny : ” Le vent est soutenu, c’est monté un peu.
On a en ce moment entre 27 et 29 nœuds de vent de Nord Ouest. On fait un
cap à l’Est très rapprochant. La mer n’est pas trop formée donc on va
vite. Le bateau glisse bien. Ca a l’air de fraîchir un petit peu donc on
va peut-être changer de voile à l’avant et passer sous petit gennaker
pour garder une vitesse plus constante et avoir des accélérations moins
violentes pour préserver un peu le bateau. Les conditions sont idéales,
si ce n’est que le ciel est bas, que c’est brumeux, qu’on ne voit pas
grand chose et qu’il commence à faire vraiment froid dehors. J’étais
obligé de barrer avec les gants tout à l’heure parce que je commençais à
avoir l’onglée. Le fait d’être descendu dans le Sud, nous a fait sentir
la différence en termes de température, à la fois de l’air et de l’eau.
L’eau est à 7°, l’air est à 8/9°, mais avec les 35 nœuds de vent
apparent qu’il y a dehors, tu as vite froid et on sait qu’on est encore
loin de ce qu’on va avoir de pire dans les 48 prochaines heures “.
La suite de ce tour du monde pourrait s’avérer plus contraignante
puisque des glaces ont été signalées à l’ouest des Kerguelen, comme
l’explique le skipper, Loïck Peyron : “Il y a pas mal de glaces. Il y
a notamment une zone un peu bizarre dans l’Ouest des Kerguelen qui nous
inquiète un peu. On nous a également signalé un immense champ
d’icebergs après les Kerguelen il y a quelques jour. On est dans du vent
qui va forcir un petit peu, c’est toujours du vent portant. On va faire
une jolie courbe sous les Kerguelen et après ça va mollir un peu, à
l’approche de cette grande zone de glaces. Puis ensuite il y aura une
grande dépression à contourner sous l’Australie, où on risque de
remonter assez proche des côtes australiennes pour éviter le plus fort
du vent et on replongera avec plaisir dans le Grand Sud, sous la
Nouvelle-Zélande. A priori on va dessiner une sorte de grand S dans
l’hémisphère Sud “.
Le passage du Cap Leeuwin est prévu dès le week end prochain, ce
qui permettrait à l’équipage de décrocher de nouveau des records
intermédiaires. Maxis Multis : 04/12/11
Le maxi trimaran Banque Populaire V a passé la longitude du Cap de
Bonne-Espérance ce matin à 07 heures 20 minutes (heure de Paris), après
11 jours 21 heures 48 minutes et 18 secondes de mer, Loïck Peyron et ses
13 équipiers battent donc un nouveau temps de référence depuis Ouessant
améliorant l'ancien record de un jour et demi. Leur avance ne
cesse de croitre, les marins possédaient hier 1500 milles d'avance sur
le record de Groupama 3, celle-ci se porte désormais à plus de 1800
milles. Loïck Peyron est revenu sur cette descente expresse de l'Atlantique à la vacation du jour : "
Ce record est presque indécent ! Il y a quelques dizaines d'années,
douze jours était le temps que Charlie Barr avait mis pour traverser
l'Atlantique, un record qui a d'ailleurs tenu très longtemps.
Aujourd'hui, c'est à peine le temps qu'il nous a fallu pour arriver au
Sud de l'Afrique. Mais il ne faut pas oublier que nous avons sous les
bottes une machine exceptionnelle. Banque Populaire est un outil
extraordinaire qui se sert de l'intelligence des hommes et du travail
d'une équipe. Ce que nous venons de faire n'était pas envisageable il y a
trois ans. Il a fallu optimiser le bateau et accumuler une expérience
incroyable ". L'équipage s'est recadré sur une route plus sud
il y a quelques heures afin de se positionner au mieux pour le passage
des Kerguelen, le flux qui porte le trimaran devrait s'affaiblir à
l'approche de l'archipel, puis les hommes de Banque Populaire 5 devrait
reprendre une route plus nord, puisque des zones de glace sont signalées
après les Kerguelen. Le skipper : " Nous avons enfin empanné
il y a quelques heures et nous sommes tribord amures. Nous n'avions pas
manœuvré depuis les Canaries, ce qui est aussi un record ! La mer est
très formée et il faut se bagarrer à la barre pour ralentir parce que
c'est casse bateau. Nous longeons actuellement un front et nous allons
tricoter un peu pendant encore quelques heures avant d'arriver aux
Kerguelen, demain pendant la nuit certainement. Depuis quelques heures,
les efforts sont colossaux, le bateau est très sollicité. Il faut faire
attention. [...] Il y a ce long front au Nord duquel on glisse
depuis quelques jours, le but est de s'en approcher et d'attendre que ça
tourne. Les conditions vont se calmer, ça va devenir très léger vers
les Kerguelen, dont on ne sait d'ailleurs pas encore si nous allons les
passer par le Nord ou le Sud. Ce qu'on sait, c'est que la température de
l'eau y est presque négative dans l'Ouest. Il y a une grosse zone
d'icebergs après les Kerguelen. Nous allons remonter assez Nord pour
l'éviter. Nous devrions être à Leeuwin dans une toute petite semaine. On
bouclera sans doute l'indien en six jours, avec sans doute un nouveau
record à la clé. Mais attention, ça peut être mou aux Kerguelen et un
plus difficile derrière. C'est d'abord l'état de la mer qui fait qu'on
est en avance ou pas, et pour le moment elle vient nous contrer. Mais a
priori cette mer va devenir très favorable pour aller jusqu'à Leeuwin ".
Maxis Multis : 02/12/11
Loick Peyron et ses hommes naviguent actuellement par 44° Sud, dans
un flux de Nord Ouest de 25-30 noeuds qui permet aux marins de
poursuivre leur route vers le Cap de Bonne Espérance à 30-35 noeuds, ils
possèdent ce soir plus de 1000 milles d'avance sur le record de
Groupama 3.
Ce
flux soutenu devrait accompagner le trimaran jusqu'au Cap, qui devrait
être franchi en environ 12 jours, ce qui permettrait à l'équipage
d'accrocher un nouveau record intermédiaire à leur tableau, l'absence de
glaces ouvre une possibilité de plonger très sud afin de réduire la
distance à parcourir, un passage sous les Kerguelen à 50-55° parait
probable au vu des prévisions météos pour les jours à venir, l'écart
avec le temps du record devrait encore grandir puisque Franck Cammas et
ses hommes n'avaient pas pu descendre à de telles latitudes lors de leur
Trophée Jules Verne. 
- © B.STICHELBAUT/BPCE
Loïck Peyron, à la vacation du jour :"
Nous sommes au milieu de l'Atlantique Sud et ce n'est plus du tout la
croisière. Depuis presque 24 heures, nous sommes dans les fameux 40èmes
rugissants. Nous avons 30/35 nœuds de vent, une vitesse moyenne entre 30
et 35 nœuds, le tout dans une eau à 8° qui ne cesse de chuter. On peut
dire qu'on est dans le grand bain. Nous avons sorti les polaires. On est
déguisés en oignons et on va rajouter des couches au fur et à mesure.
Nous avons vu les premiers albatros hier, de loin, mais ça marque quand
même un peu les choses. [...] Nous faisons un travail, avec Marcel van
Triest et Juan Vila, qui s'attache à éviter les zones de vent trop fort
et de mer trop difficile. Depuis ces dernières 24 heures, la mer s'est
levée et nous avons ralenti un peu pour essayer de ne pas sur-toiler le
bateau. Nous sommes actuellement sous deux ris/trinquette. Globalement,
nous sommes toujours en deçà de ce qu'on peut faire. La différence entre
le potentiel du bateau et le rythme que nous tenons est d'autant plus
importante qu'on ralentit facilement parce qu'on a de l'avance. C'est un
petit matelas qui n'est pas encore assez gros, mais ça nous permet un
certain confort".
Maxis Multis : 28/11/11
Après six jours de mer, l'équipage du Maxi-trimaran Banque
Populaire V ont pu s'extirper du Pot au Noir en un peu plus de 24
heures, leur avance virtuelle avait nettement diminué, mais l'écart
s'est creusé depuis la sortie de la zone de convergence, ce soir Loick
Peyron et ses hommes comptent 145 milles d'avance et naviguent à 27
noeuds à 200 milles des côtes brésiliennes.
Ils
ont décroché un premier record intermédiaire avec un temps entre
Ouessant et l'Equateur de 5 jours 14 heures 55 minutes et 10 secondes,
améliorant ainsi le meilleur chrono détenu par Groupama 3 depuis 2009. Marcel van Triest, routeur à terre : "
C'était un peu serré pour battre le record absolu. On le bat d'ailleurs
de très peu. Ca avait l'air très faisable au moment des Canaries et du
Cap Vert, mais on a eu un Pot au Noir très actif et très long. Du coup,
si battre le temps de Groupama 3 en 2010 était plus ou moins acquis, ça
n'était pas le cas pour le meilleur temps ".
La
prochaine difficulté de cette descente de l'atlantique sud est
l'anticyclone de Sainte-Hélène qui semble se présenter sous les
meilleurs auspices pour les 14 marins, le vent devrait progressivement
adonner ce qui permettra un contournement express de ce système météo. Jean-Baptiste Le Vaillant : "
Ca commence à adonner tranquillement. On va faire le tour de
l'anticyclone petit à petit. Ca va devenir plus confortable et ce sera
plus facile de dormir. Nous ne sommes pas encore vent arrière et du coup
nous avons une mer un peu de face qui fait que ça gigote un peu dans
tous les sens. Mais on sait tous que ça ne va pas durer, que d'ici
demain ce sera mieux. Alors on prend notre mal en patience. Ce sont les
alizés brésiliens ! ".  - © BPCE
Marcel van Triest : " A
cette époque, c'est à dire relativement tôt, l'anticyclone de
Sainte-Hélène est assez Sud, bien fort et bien gros, mais nous avons une
bonne circulation autour. On ne peut pas couper le fromage mais on va
avoir de bonnes conditions pour en faire le tour. Le vent va adonner
petit à petit et devenir Est, Nord/Est à l'approche de l'anticyclone.
Nous n'avons pas d'inquiétudes particulières ".
Maxis Multis : 26/11/11
Loick Peyron et ses hommes ont effectué les quatre premiers jours de
ce Trophée Jules Verne à haute vitesse, ils possèdent ce soir un peu
moins de 300 milles d'avance sur le temps du record de Groupama 3. Ils
ont laissé dans leur sillage le Cap Vert la nuit dernière et devraient
aborder dans les prochaines heures le passage du Pot au Noir. La cellule
météo composée de Marcel van Triest à terre et de Juan Vila en mer, du
skipper Loick Peyron et Ronan Lucas semblent avoir trouvé une porte
d'entrée dans cette zone de convergence intertropicales. Ronan Lucas : "
Nous avons changé un peu de cap et de porte d'entrée dans le Pot au
Noir. Les gourous des nuages nous ont trouvé un point de passage
intéressant. Nous avions quelques craintes à ce sujet ces dernières
heures. Toute la question reste de savoir comment passer des alizés du
Nord à ceux du Sud. Nous avons donc opté pour une route plus à l'Est,
qui nous donne également plus de vitesse. Nous allons aborder cette
fameuse zone dans la nuit. Il y a toujours un peu de stress, avec
parfois le risque de se retrouver bloqué, même si avec un bateau comme
Banque Populaire V ce n'est jamais totalement le cas. Nous allons
chasser les grains et jouer avec. Le radar sera allumé en permanence.
Juan aura les yeux rivés sur ses écrans. Ce sera une navigation au degré
près pendant quelques heures ".  - © BPCE
Maxis Multis : 22/11/11
L'équipage du maxi-trimaran Banque Populaire V s'est
élancé ce matin à 9h 31min 42s (heure de Paris) sur le Trophée Jules
Verne, ils ont franchi la ligne de départ entre Ouessant et le Cap
Lizard, après une nuit passée à attendre que des conditions favorables
s'établissent au large du Finistère. Les hommes ont rapidement
trouvé un flux soutenu avec des vitesses supérieures à 30 noeuds, la
première nuit de cette tentative de record sera sans aucun doute
mouvementée pour les 14 hommes d'équipage.
Loïck Peyron: "
Nous avons eu des conditions de départ quasi idéales, avec un joli
coucher de soleil en quittant Brest. L'équipe technique nous a remorqués
jusqu'à minuit dans le Four car il n'y avait pas d'air et nous n'étions
donc pas manœuvrant. Nous avons attendu pour avoir de bonnes
conditions. Il y avait très peu de vent jusqu'à 3 heures ce matin et
doucement, comme prévu, le flux de Nord est arrivé. Nous avons attendu
qu'il atteigne une vingtaine de nœuds pour passer la ligne au ras des
cailloux de Ouessant. Au moment de passer la ligne, nous nous sommes
tous regardés et souhaité un bon voyage. C'était un beau moment,
symbolique, et puis nous avons attaqué le vif du sujet d'entrée de jeu. On
est un peu secoué depuis le départ, on se fait des gros sauts de
vagues. On se fait déjà une petite moyenne au dessus des 30 nœuds depuis
ce matin. Il faut aller vite, parce que ce record n'est pas facile à
battre ! Nous allons avoir une première nuit difficile, avec
beaucoup d'empannages dont certains au ras des côtes portugaises et dans
du vent fort. C'est une nuit qui va nécessiter que tout l'équipage soit
sur le pont. Nous allons alterner les quarts de deux heures. Avec un
vent de secteur Nord, on s'attend à avoir pas mal de houle au large du
Cap Finisterre, ajoutée à du trafic et des grains, ça s'annonce
sportif."
Maxis Multis : 21/11/11
Les 14 marins du Team Banque Populaire devraient
couper la ligne dé départ du Trophée Jules Verne cette nuit, ils ont
quitté le quai du Port du Château à Brest vers 17h 30 tout à l’heure,
pour aller se positionner au large de Ouessant en attendant de franchir
la ligne dans la nuit.
 B.STICHELBAUT/BPCE
La cellule météo du Maxi Banque Populaire V, composée de Juan Vila
(navigateur embarqué), Marcel van Triest (routeur à terre), Ronan Lucas
(directeur du Team) et de Loïck Peyron scrutait cette fenêtre depuis
plusieurs jours comme l’explique le skipper : « Les fichiers météo
reçus ce matin rejoignent les prévisions que nous avions. Il y a en
effet un grand front, très étalé entre l’Irlande et le Portugal qui
arrive et il serait fou de ne pas tenter de partir. Nous quitterons donc
le port avant la tombée du jour, vraisemblablement vers 17h et
attendrons tranquillement devant la ligne de départ. Car jusqu’aux
environs de 20h, il y aura peu de vent et il ne sera pas assez bien
orienté, nous allons donc attendre qu’il passe Nord/ouest et se
renforce. Pour le moment, ce qui est certain, c’est que nous allons
partir dans des conditions météo humides, avec un vent léger qui va très
vite se renforcer au large du Cap Finisterre. Mais comme on ne peut pas
tout avoir, ce vent fort ne sera pas parfaitement orienté, il nous
faudra tirer des bords entre le Portugal et Madère.
L’anticyclone des Açores se décale bien, il devrait générer des alizés,
pas forcément très forts, mais intéressants qui nous assureraient des
moyennes relativement efficaces. Enfin, et comme je le dis depuis notre
arrivée à Brest fin octobre, nous gardons à l’esprit l’éventualité d’un
retour dans 2-3 jours si nous voyons que nous ne sommes pas dans les
temps du record, car nous sommes encore en novembre, et avons par
conséquent encore la possibilité de le faire. »
America's Cup World Series : 21/11/11
Après avoir remporté samedi le Match Racing Championship face aux
français d’Energy Team, l’équipage de James Spithill s’est de nouveau
imposé lors de la régate en flotte finale de dimanche et s’adjuge donc
aussi la victoire du Fleet Racing Championship.
Les neuf équipages ont régaté hier dans un vent de 15 à 17 noeuds, avec des rafales approchant les 20 nœuds.
La course a été très disputée dès le départ, à la première marque, ETNZ
passe en tête suivi d’Oracle Racing Spithill et des deux équipages
français Aleph et Energy Team, pas de changement après le premier
portant, à la porte, Energy Team choisit la droite du plan d’eau, tout
comme Artemis Racing, ce qui s’avère payant puisque les deux bateaux
pointent en tête au début du second portant, suivent Oracle Racing
Spithill, Aleph, ETNZ et Team Korea ; Oracle Racing Coutts, pénalisé sur
ce premier bord se portant se trouve relégué en dernière position.
Spithill trouve plus de pression au centre du plan d’eau et s’envole en
tête, suivi par Team Korea et Energy Team qui semblait évoluer avec une
voile de portant moins performante que les autres bateaux (code 0 assez
plat), Artemis Racing passe en 4ème position mais le dernier empannage
avant d’entamer le près s’avère catastrophique, l’AC 45 suédois est
quasiment arrêté et le foc est twisté sur l’étai, les suédois enfournent
ce qui libère le tour et leur permet de reprendre leur régate. Sous le
vent Spithill passe en tête avec 30 secondes d’avance sur Team Korea, 35
sur ETNZ et une 40aine sur Energy et Aleph.
Avant le dernier portant Spithill a encore plus creusé l’écart avec
30 secondes d’avance sur ETNZ et Team Korea et 55s sur Energy Team,
Aleph pointait à 1min15s, Team Korea perd plus de 200m suite à une
manoeuvre ratée lors d’un empannage ce qui permettait aux deux équipages
français se passer l’AC 45 coréen.
James Spithill s’imposait donc assez facilement devant ETNZ, la lutte
était magnifique entre les deux équipages français sur le court bord de
travers, Yann Guichard s’imposait sur le fil avec une seconde d’avance,
Aleph terminait 4ème devant Team Korea, le grand perdant de cette
régate. China Team évitait de peu le chavirage dans une risée sur ce
même bord, permettant le retour d’Artemis, qui coupe également la ligne
1s avant son adversaire et termine donc en 6ème position devant China,
Green Comm et Oracle Racing Coutts.
 ©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget
James Spithill (USA), skipper ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons la meilleure équipe à terre. Les gars arrivent les premiers
et quittent la base en derniers. Cela nous permet de nous concentrer
sur la régate. Ici, nous avons eu tout un panel de conditions de
navigation. Lorsque nous sommes arrivés à San Diego, nous nous
attendions à avoir peu de vent, mais aujourd’hui c’est monté jusqu’à 17
nœuds et nous avons pu avoir une bonne vitesse. Nous avons réussi la
« totale » [match racing and fleet racing] et maintenant nous voulons
reproduire le scénario à Naples. »
Pierre Pennec (FRA), skipper Aleph (FRA) :
« C’est sympa de se retrouver avec mon équipier de 420 quand j’avais 15
ans sur une ligne d’arrivée d’America’s Cup mais Yann a un peu plus
d’expérience en AC45 que moi. C’est la première fois que nous naviguons
avec cette force de vent (16-17 noeuds). Nous avons fait plein de
petites erreurs techniques donc cela donne envie de s’entraîner pour
travailler la coordination à bord et pour pouvoir jouer avec les
premiers. Le point positif c’est qu’avec aucun entraînement dans ces
conditions, nous jouons quand même une bonne partie de la régate avec
les teams qui connaissent très bien le bateau. »
Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« C’est bien de finir comme ça avec Aleph. Les deux bateaux français ont
fait une belle semaine de régates. Personnellement, je suis très fier
de notre équipe, très satisfait du résultat et surtout d’avoir pu
montrer aux autres teams qu’il va falloir compter avec nous. Biensûr je
vais continuer avec l’équipe. Le résultat sur cet événement est
incroyable pour nous : nous finissons seconds hier en match racing et
troisièmes aujourd’hui – c’est une grande surprise. On est encore loin
des grosses équipes mais nous progressons chaque jour et nous allons
mettre à profit ces quatre mois sans régate pour nous entraîner afin
d’être fin prêts pour Naples (7-15 avril 2012). »
Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« San Diego fut un bel événement, avec des hauts et des bas
pour nous, notamment une mauvaise demi-finale mais sinon, nous avons
plutôt navigué. Aujourd’hui, nous étions au coude à coude tout au long
du parcours. Nous espérions virer devant Energy Team mais nous n’avions
pas d’issue alors un gros bras de fer a débuté. C’est bien de conserver
la tête du classement des World Series mais il y a encore du pain sur la
planche, nous devons nous préparer plus, comme nous aurions dû le faire
ici mais, globalement, nous sommes assez satisfaits. »
Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« Aujourd’hui, le génois s’est enroulé autour de l’étai lorsque nous
repartions sur le bord de près. Nous avons essayé de revirer mais cela
ne marchait toujours pas, nous avons donc abattu et la régate nous a
échappée. Je dois sûrement des excuses à la TV car il y a eu des ‘bip,
bip’ pendant un moment. D’un point de vue plus général, ce n’est pas le
standard de qualité que nous attendons. Nous avons un très bon soutien
logistique, un super design team mais nous n’arrivons à concrétiser nos
efforts. Nous devons exiger encore plus de nous-mêmes et travailler dur
pendant les prochains mois. »
Chris Draper (GBR), skipper, Team Korea (KOR) :
« Le futur s’annonce très prometteur pour Team Korea, nous avons
beaucoup réfléchi à notre avenir cette semaine. Nous attendons avec
impatience de savoir comment les choses vont évoluer et vers où nous
nous dirigeons. «
Charlie Ogletree (USA), skipper, China Team (CHN) sur l’arrivée à une seconde d’Artemis Racing :
« Nous avions nos chances mais Artemis a maintenu un sacré rythme. Au
portant, j’ai été un peu lent pour border l’aile, le bateau a décollé
sur une coque et ils nous ont mis un quart de longueur de bateau. Nous
rentrons à la maison avec une longue liste de travail, et en profondeur.
Nous espérons tous vous revoir à Naples. »
Vasilij Zbogar (SLO), skipper, Green Comm Racing (ESP) :
« Tous les jours, nous nous sentons mieux et nous pensons que nous
pouvons pousser les choses un peu plus loin mais nous n’arrivons à mener
assez proprement le bateau. Nous allons nous entrainer fort les quatre
prochains mois et je suis sûr à 100% que vous verrez une équipe
différente à Naples et Venice. »
Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Coutts (NZL) :
« Nous avons eu des hauts et des bas. Nous avons remporté la première
manche mercredi et nous faisons derniers aujourd’hui. Nous allons nous
attarder sur ce qui a mal fonctionné. Jimmy (Spithill) à remporté les
deux titres, nous avons donc une excellente référence. Nous avons encore
beaucoup à faire si nous voulons continuer à pousser fort Jimmy. »
Résultats – San Diego Fleet Racing Championship
1. ORACLE Racing Spithill
2. Emirates Team New Zealand
3. Energy Team
4. Aleph
5. Team Korea
6. Artemis Racing
7. China Team
8. Green Comm Racing
9. ORACLE Racing Coutts
America's Cup World Series : 20/11/11
Yann Guichard et ses équipiers d'Energy Team se sont inclinés hier
soir face à James Spithill sur Oracle Racing lors de la finale du Match
Racing Championship
Lors de la première manche, les américains effectuent une manoeuvre limite lors du pré-départ, sans écoper de pénalité,
les français partent cependant lancés et passent la première marque en
tête, ils contrôlent ensuite leur adversaire sur le premier tour, James
Spithill et ses hommes perdant quelques secondes sur chaque bord. Le
tournant du match survient lors du 2ème près, Yann Guichard rompt la
couverture de son adversaire et lui laisse la gauche du plan d'eau, ils
virent de bord avec plus de 700m de décalage latéral, lors du croisement
des deux AC45, Oracle Racing Spithill croise devant Energy Team, les
français repassent le catamaran américain mais Spithill les bloque avant
la marque au vent et les empêche de virer, le bateau français est très
nettement ralenti et perd une centaine de mètres, ils réduiront l'écart
sur le portant mais Oracle Racing coupe la ligne en tête. La journée en vidéo
Le
second duel sera moins disputé, James Spithill passe la ligne et la
première marque en tête, il couvrira ensuite son adversaire sur tous les
bords, empêchant tout retour des français qui s'inclinent 2-0 face aux
américains. 
©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) : "C’était
vraiment difficile aujourd’hui, car le vent était très irrégulier. Nous
prenons un bon départ lors de la première manche mais je fais une
erreur par la suite et ils en profitent pour nous doubler. Dans le
second duel, nous n’avons aucune opportunité de revenir. Jimmy a été le
meilleur aujourd’hui mais je suis satisfait. Nous avons fait du bon
travail toute la semaine en restant constants. Je suis très content de
finir second de ce Match Racing Championship. Nous avons créé la
surprise et progressé jour après jour, jusqu’à arriver en finale
aujourd’hui. L'équipe a vraiment accompli un excellent travail." James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing (USA) : "Suite
à notre dernière régate, nous avons travaillé dur sur notre match race.
Avec l’équipe à terre et les voiliers, nous avons vraiment mis un point
d’honneur à notre préparation et c’est génial de pouvoir les
récompenser par la victoire. Energy Team a une très bonne vitesse et a
vraiment bien navigué. Nous avons su rester denses et très proches et
dès qu’une opportunité s’est présentée, nous l’avons saisie sans
regarder ensuite en arrière. (…) Il n’y pas de doute, nous voulons le
beurre et l’argent du beurre (gagner le Match Racing et la Fleet Race). Nous voulons être les premiers et remporter les deux titres et nous allons tout faire pour gagner." Les
petites finales ont également été courues hier, ce qui a permis à Aleph
de remporter brillamment un nouveau un match contre ORACLE Racing
Coutts barré, ici, par Darren Bundock. Les Français s'imposent au départ
et déroulent ensuite leur match avec une excellente tactique et un bon
placement sur le plan d'eau, ce qui leur permet de décrocher une belle
cinquième place. Déclaration de Pierre Pennec, skipper d’ALEPH : ‘Fantastique
journée pour ALEPH, on gagne contre Oracle Racing 5 pour la deuxième
fois. On avait décidé, avec Bertrand Pacé, notre directeur sportif
d’être assez agressifs sur la ligne et c’est ce qui a payé car nous
avons pris un super départ et nous sommes restés devant grâce au super
travail de l’équipage. Demain, on reprend les courses en flotte, il va
falloir bien se placer lors des départs et optimiser la vitesse’. Et Thierry Fouchier, le régleur des voiles d’avant d’ALEPH ajoute : ‘Le
départ était très serré avec Oracle Racing 5 ainsi que durant le reste
du match avec un plan d’eau très ouvert en terme de risées mais nous
sommes restés très sereins et concentrés jusqu’à la fin’. Sur
les autres duels de ces ‘petites finales’, Team Korea bat les Espagnols
de Green Comm Racing malgré une pénalité au départ, Emirates Team New
Zealand l’emporte assez facilemnt sur Artemis Racing et prend la
troisième place. Classement final du San Diego Match Racing Championship 1. Oracle Racing Spithill 2. ENERGY TEAM 3. Emirates Team New Zealand 4. Artemis 5. Aleph 6. Oracle Racing Coutts 7. Team Korea 8. Green Comm Racing 9. China Team America's Cup World Series : 19/11/11
Yann Guichard et son équipage ont de nouveau malmenés un top team
hier lors des America’s Cup World Series – San Diego. Ils ont remporté
leurs deux matchs contre les Suédois d’Artemis Racing lors des demis
finales et se sont donc qualifiés pour la finale ce soir, ils
affronteront ORACLE Racing Spithill, l'équipage américain qui est
probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide. Le
format des demis- finales se faisaient au meilleur de 3 manches, ORACLE
Racing Spithill et Energy Team se sont imposés face à Emirates Team New
Zealand et Artemis Racing en deux manches à zéro. 
Photo copyright Bo Struye La première
demi-finale opposait deux des grand favoris : Emirates Team New Zealand
et ORACLE Racing Spithill, qui pointent en tête des America’s Cup World
Series 2011-2012. Dans la première manche, l’équipe de Spithill gagne le
départ et réussit à maintenir les Kiwis dans leur tableau arrière
jusqu'à la fin de la régate. Le second match a été plus serré,
Dean Barker gagne le départ mais James Spithill et son équipage
reviennent sur les néo-zélandais et réussissent à passer le catamaran
kiwi sur le troisième bord à la faveur d’un choix favorable sur la
gauche du plan d’eau. La seconde demi-finale opposait les Français
d’Energy Team et Artemis Racing, les français perdaient les deux départ
face aux suédois mais réussissaient à passer l'AC 45 Artemis sur le
premier bord de portant grâce à une excellente vitesse et des relances
impeccables. Yann Guichard et son équipage creusaient ensuite l'écart
avec une bonne tactique, empêchant tout retour des suédois. La journée en vidéo.
Les réactions de l'équipage d'Energy Team Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« Nous avons pris à chaque fois les bonnes décisions et aujourd'hui
l'ambiance à bord était vraiment bonne. Le but était de ne pas prendre
de risques sur les départs. Nous étions vraiment confiants quant à notre
vitesse et notre tactique. Nous sommes partis derrière mais dans une
bonne position pour revenir sur le premier gybe (empannage). Le vent
était vraiment irrégulier et nous avons peut-être eu un peu de chance
parfois mais nous avons bien navigué. C’est une super journée, nous
avons pris beaucoup de plaisir et je suis tellement content pour
l’équipe. » Christophe André (FRA), équipier d’avant, Energy Team (FRA) :
« Nous ne nous attendions pas à gagner aussi « rapidement »,
c’est-à-dire en deux manches. Demain, contre James Spithill, nous
voulons juste faire du bon boulot, simple et efficace, avec des
manœuvres propres et des départs appliqués. » La finale sera donc à suivre en direct ce soir à 22h 10 sur le site officiel, tout comme les ‘Petites finales’ qui opposeront : Green Comm Racing vs. Team Korea (7e/8e) Aleph vs. ORACLE Racing Coutts (5e/6e) Emirates Team New Zealand vs. Artemis Racing (3e/4e)
Jeudi
soir l'équipage Aleph s'était également fait remarqué en remportant
successivement trois matchs races face à China Team, Team korea et
Oracle Racing Coutts. « La première rencontre contre les Chinois était un peu le match « à pression » du jour.
C’était une épreuve éliminatoire donc il nous fallait absolument les
battre. Cette première victoire nous a mis en confiance pour la suite. » expliquait Nicolas Heintz, n°1 d’Aleph. Pierre
Pennec et ses hommes étaient ensuite opposés à Artemis Racing, les
français écopaient d'une pénalité lors du pré-départ mais parvenaient à
passer les suédois, cependant cette régate était annulée suite à des
problèmes techniques sur les zones d'exclusion. Un nouveau départ est
donc donné quinze minutes plus tard, Terry Hutchinson inflige de nouveau
une pénalité au skipper français lors du pré-départ, Aleph arrive
malgré tout à recoller et accuse un retard de 7 secondes au passage de
la 5ème marque, sur le dernier bord, Artemis négocie mieux les effets de
site et Aleph tombe dans une zone sans vent, les suédois s'envolent
vers la victoire et l'emporte avec 38 secondes d'avance. 
©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget Pierre Pennec : « Après trois matchs, nous étions bien chauds, et les régates se sont enchaînées comme un stimulant. Nous
menions le premier duel avant son annulation puis nous avons été
pénalisés sur le second départ mais nous avons bien joué les bascules
jusqu’à la dernière marque. Nous avons fait peur à Artemis Racing, une grosse équipe de match racing, une très bonne journée pour Aleph. »
America's Cup World Series : 17/11/11
Yann Guichard et son équipage ont marqué les esprits en se hissant à
la première place à l'issue des trois régates en flotte courues hier.
Les équipes se sont affrontées sur un plan d'eau calme avec 9 à 13 noeuds de vent. La
première régate était remportée par Oracle Racing Coutts avec une belle
avance, l'équipage américain était suivi par Emirates Team New Zealand
et Energy Team. ; Aleph terminait dernier dans le sillage de Green Comm.
Sur la deuxième régate, Artemis, ETNZ, Energy Team et Team korea
prenaient le meilleur départ, Energy Team restait longtemps au contact
d'ETNZ avec qui ils luttaient pour la deuxième place, lors du passage
d'une bouée Yann Guichard écopait d'une pénalité pour une gène à Oracle
Racing Spithill qui faisait l'intérieur à la bouée. Sur la ligne,
Artemis devançait Team Korea, ETNZ, Oracle Racing Coutts et Energy Team
qui coiffait Aleph grâce à une meilleure vitesse.
La démonstration
d'Energy Team se terminera par une victoire sur l'ultime manche du jour
devant Oracle Racing Spithill et Green Comm (peu habitué aux podiums),
Aleph ne pouvait faire mieux que 7ème. Au classement général
Energy Team est donc leader avec 24 points, ETNZ a 23 unités au
compteur, Oracle Racing Spithill 22, Artemis est quatrième devant Team
korea, Green Comm, Aleph et China Team. Les trois leaders sont
qualifiés pour les demi-finales du Match Racing Championship disputées
vendredi, tandis que les six autres s’affrontent ce soir en match race à
élimination directe pour prendre place sur le quatrième siège encore
disponible. Pierre Pennec et son équipage devront donc remporter
quatre match-race d'affilé – à commencer par China Team – pour atteindre
les demi-finales et y défier l’autre équipage français.

Les réactions des barreurs à l'issue de la journée : Yann Guichard (FRA), barreur Energy Team (FRA) :
"C'est une superbe journée pour Energy Team. L’équipe a accompli un
travail fantastique en prenant d’excellents départs et en maintenant une
bonne vitesse. Les petits teams, comme nous, progressent chaque jour.
Je me sens de plus en plus à l’aise et je sens vraiment bien le bateau
maintenant. Nous avons vraiment travaillé dur toute la semaine dernière,
en particulier sur les départs, et aujourd’hui je peux me permettre de
sortir la tête du bateau. Cela me donne la possibilité de faire de la
tactique-stratégie et de ne pas être constamment rivé sur les manœuvres.
Je sais que les gars suivent parfaitement et cela me met en confiance.
Plus je suis confiant et plus je peux envoyer des manœuvres un peu plus
'chaudes'. Arnaud Jarlegan, qui est à côté de moi et que je connais
bien m'aide beaucoup : on a le même discours. Je suis très content." Dean Barker (NZL), skipper Emirates Team New Zealand (NZL) :
"Cela n'a pas été facile. Nous avons eu un problème sur une pièce et
nous n'avons pas pu bloquer la drisse du gennaker. Quand tu as un
problème de cet ordre, tu en as pour la journée. Nous sommes donc
contents d'avoir terminé seconds. Les gars ont fait un travail génial
tout au long des manches mais nous étions trop concentrés sur les
manœuvres et pas assez sur la tactique." James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing Spithill (USA):
"Nous avons eu du mal sur les 'starts', nous avons pris deux faux
départs et terminé deux fois derniers au passage à la bouée au vent.
C'est pourtant un point sur lequel nous nous sommes beaucoup entraînés.
Je n'ai pas été bon aujourd'hui. Le bateau s'est allumé de toutes les
lumières possibles : pénalités, faux départ...un arbre de noël avant
l'heure mais sans les cadeaux !" Pierre Pennec (FRA), skipper, Aleph (FRA) :
"Je n’ai pas pris de bons départs aujourd’hui. En revanche, nous avons
progressé en vitesse au près entre la première et la dernière manche car
nous avons trouvé de nouveaux réglages, un point positif. Mais nous
devons encore nous améliorer en manœuvres, surtout lors de l’envoi du
gennaker. Ce qu’on a fait de bien aujourd’hui, on va essayer de le
refaire demain lors du match race contre China team qui est un bon
concurrent. Et ce sera intéressant car je n’ai pas fait beaucoup de
match race et encore moins en multicoque !" Le résumé de la journée en vidéo
America's Cup : 16/11/11
Après deux jours de compétition non officielles ce week-end (les
régates en flotte nommées Port Cities Challenge), le Match Race
Championship reprend aujourd’hui à San Diego avec des régates en flotte
qualificatives pour la phase de Match Race (le format de compétition est
toujours aussi complexe que sur les étapes précédentes avec régates ne
rentrant pas dans le classement et alternance de régates en flotte, en
match-race et des runs de vitesse).
Ces deux journée du Port Cities Challenge se sont déroulées dans des
vents faibles et sous une pluie battante pour la première, ces
conditions ont permis un beau jeu tactique avec des remontées de
certains bateaux qui ont joué avec les risées, comme sur la première
manche où Artemis s’impose devant ETNZ alors que les deux AC45 étaient
en queue de flotte en début de manche, la seconde manche a été remportée
par China Team.
©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget
La seconde journée sera excellente pour les deux équipages français
qui signaient leur première victoire en flotte, Aleph mené par Pierre
Pennec accompagné de l’équipage avec lequel il navigue en Extreme 40
remportait la première régate de la seconde journée, alors qu’Energy
Team, barré par Yann Guichard, en l’absence de Loick Peyron, s’adjugeait
la dernière, les deux teams tricolores prenaient les 4 et 5ème place de
cette épreuve préliminaire, ETNZ remportait celle-ci devant Artemis
Racing et Oracle Racing Spithill.
 ©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget
L’écart face aux top teams s’est donc sensiblement réduit avec de
belles performances des deux équipes françaises mais aussi de China Team
et du Team Korea, seul Green Comm Racing semble peiner à élever son
niveau.
Ces équipes seront donc à suivre dès ce soir à 22h05 pour trois
régates en flotte et deux AC500 Speed Trials. Les résultats des courses
en flotte déterminent l’ordre d’entrée de chaque équipe pour la journée
de jeudi où elles s’affrontent alors en duels (match racing) à
élimination directe en vue des demi-finales. Ces dernières ont lieu le
vendredi tandis que la finale et la petite finale sont programmées le
lendemain et couronnent le San Diego Match Racing Champion. Dimanche,
les équipes courent deux nouveaux AC500 Speed Trials avant de
s’affronter pour l’ultime grande course en flotte du San Diego Fleet
Racing Championship.
A suivre sur le canal dédié YouTube, et sur le site de Canal Plus avec commentaires en français assuré par Loic le Bras.
A lire, un interview de Yann Guichard.
Multis 50' : 16/11/11
Après quatorze jours de course et les nombreux abandons dans la
classe Multi 50′, les deux rescapés poursuivent leur course vers le
Costa Rica.
Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard a peu à peu accentué
son avance sur Loic Féquet et Loic Escoffier sur Maitre Jacques depuis
le départ, les deux trimarans ont contourné la marque de la Barbade et
naviguent désormais dans la mer des Caraibes, Actual pointe à 1000
milles de l’arrivée avec 290 milles de retard, sauf avarie le duo le
Blévec/Manuard devrait remporter cette transat devant Féquet/Escoffier.
Loic Féquet : « On pensait que la journée d’hier serait paisible
et rapide sous les alizés et ça n’a pas du tout été le cas ! Il n’y a
pas eu de vent, beaucoup de grains orageux, on a dû tirer des bords…
Passer la Barbade a été très laborieux, on a eu une grosse panne de vent
d’une heure ! Du coup on l’a rebaptisée la Barbante
Depuis qu’on l’a enroulée, tout va bien, on est à nouveau à 20
nœuds, on sera à Sainte Lucie dans une heure. Ensuite, Jean-Yves Bernot
nous conseille de carrément traverser presque toute la mer des
Antilles avant de faire cap sur Puerto Limon… On a encore 1500 milles à
faire donc avec une ETA possible le 20 novembre.
Aujourd’hui, normalement, les grains sont derrière nous, on
devrait avoir de l’alizé mais la nuit prochaine risque d’être à nouveau
orageuse. Du coup on se repose bien le jour mais les nuits sont plutôt
agitées ! »
Du côté des avaries, Prince de Bretagne devrait bientôt quitter la
Corogne pour être convoyé vers sa base de Lorient, le skipper Lionel
Lemonchois attend des conditions favorables, à savoir un vent d’ouest
sur le golfe de Gascogne, afin de faire naviguer le trimaran sans
solliciter le flotteur et le bras de liaison droits. Son co-skipper sur
cette transat, Matthieu Souben a convoyé avec Antoine Koch Crêpes Whaou,
qui avait du abandonné suite à la blessure de Franck Yves Escoffier,
qui souffre de fractures suite à sa chute dans le cockpit du bateau.
Multis 50' : 05/11/11
Les premiers à jeter l’éponge ont été Lionel Lemonchois et Matthieu
Souben sur Prince de Bretagne hier soir suite à une nouvelle avarie sur
le bras de liaison du trimaran, cette casse fait suite aux conditions
musclées de ce début de course avec des rafales à plus de 35 noeuds et
une mer forte et hachée de face, puis une descente vers le sud sous les
grains et dans une mer délicate.
Matthieu Souben « Nous avons entendu un gros « crac ». La
crosse du bras avant de liaison bâbord venait de casser. Nous avons
alors immédiatement affalé, sécurisé le bateau et mâtossé tout ce qui
était lourd sur tribord. Nous savions que les conditions étaient dures
et soumettraient les bateaux à rude épreuve. Depuis le départ, nous
avions pourtant mené notre barque sans tirer dessus outre mesure… La
casse à laquelle nous devons faire face était impossible à anticiper ».
Lionel Lemonchois : « Le bras est complètement désolidarisé du
flotteur. Celui-ci tient avec la drisse de gennaker et des bouts que
nous avons mis un peu dans tous les sens. Nous avons renvoyé un peu de
toile pour que le bateau soit appuyé. Les conditions sont correctes, la
dorsale nous rattrape tout doucement, nous avons 10/12 de vent, encore
de la mer. Ce serait bien que ça se calme, ça soulagerait bien le
bateau. Nous devons faire un bon dix noeuds de moyenne. Nous ne savons
pas encore où nous allons exactement: Corogne, sans doute. Nous
déciderons au fur et à mesure. Nous ne pouvons naviguer que bâbord
amure, quand le bateau est bien appuyé. Ainsi, le flotteur ne touche pas
l’eau et c’est là que ça souffre le moins. Depuis hier soir, il a fallu
faire vite, préserver le bateau, passer la nuit en espérant que ça ne
s’aggrave pas trop. Je suis assez optimiste, si nous continuons comme
ça, ça devrait aller. Nous allons continuer notre petit bout de chemin,
voir où le vent nous emmène. Là où le vent nous portera, comme dit la
chanson »
La série noire a continué avec Crèpes Whaou qui annonçait son abandon
peu après, sur blessure cette fois-ci, Franck Yves Escoffier a fait une
mauvaise chute dans le cockpit du bateau, comme il l’explique : «Je venais de barrer pendant deux heures. Je me suis levé, il y avait une mer croisée, des vagues un peu déferlantes. Antoine (Koch, son co-skipper) se préparait, on discutait, une vague a pris le bateau par le travers et je suis parti. Ma tête a atterri dans la casquette (qui protège le cockpit, ndlr), les lunettes ont volé et j’ai pris le winch dans le bas du dos. Tout de suite, j’ai senti la douleur et je me suis allongé.J’ai
eu mon rhumatologue qui m’a prévenu que j’avais peut-être quelque chose
de cassé, coccyx, vertèbre… Toute la zone est douloureuse. La décision
d’abandonner est sage. Connaissant la mer, le bateau et ce qu’on allait
prendre, ça n’aurait pas été sérieux de continuer. «
L’équipage de Crèpes Whaou se dirige vers la Corogne, tout comme
Prince de Bretagne, les deux bateaux sont attendus demain matin dans le
port espagnol.
Le troisième équipage contraint d’arrêter la course était celui de
FenêtréA-Cardinal. Erwan Le Roux et Didier Le Vourch ont constaté des
fissures au niveau du mât : «Hier dans l’après-midi (vendredi), la mer s’est calmée et nous en avons profité pour faire à nouveau avancer la bête , racontait samedi matin Erwan Le Roux. Nous
avons alors entendu deux ou trois cracs. Nous avons réduit tout de
suite et nous nous sommes rendus compte que l’avant du bateau était
plein d’eau et qu’il y avait des fissures dans la cloison du mât à
l’avant. Nous avons donc décidé de faire demi-tour. «Le trimaran fait route vers La Trinité-sur-Mer.
Ne restent en course qu’Actual, leader ce soir avec 37 miles d’avance
sur Maître Jacques, la course se résume donc désormais à un duel entre
Yves le Blévec/Samuel Manuard et Loic Féquet/Loic Escoffier.
Maxis Multis : 04/11/11
Loick Peyron et sa cellule météo ont pris la décision de ne pas
prendre le départ du Trophée Jules Verne aujourd’hui, la situation
encore favorable hier s’est dégradée sur l’Atlantique nord et sur les
premières heures après le départ (vent faible et mer formée), ces
conditions auraient provoqué un retard conséquent jusqu’aux Canaries,
incompatible avec les temps du record, ce qui a poussé le skipper, son
équipage et les météorologues à renoncer à un départ.
Loick Peyron : «Nous ne partons pas. Ce n’est pas une surprise
dans le monde des chasseurs de records. Il faut être attentif et prêt à
choisir la moindre proie et dans notre cas, la proie est de taille. Nous
observons les évolutions météo depuis une semaine et nous étions prêts à
prendre un petit risque, à partir dans des conditions pas favorables du
tout ici au large de Brest, avec très peu de vent et une mer formée.
Quitte à avoir du retard à l’Equateur pourquoi pas mais avec un Sud pas
mal du tout. Il s’avère qu’ici ça s’est dégradé franchement et qu’il n’y
a pas assez de vent pour décoller de Ouessant et trop de mer pour
pouvoir démarrer et aller accrocher du vent assez intéressant au large.
Dans ces cas là, ça nous met vraiment en retard aux Canaries et le
fameux anticyclone des Açores est en promenade à Madère, ce qui nous
obligerait à passer au ras des côtes et à arriver à un temps à
l’Equateur qui n’est pas bon du tout. Tout l’équipage était prêt. Il
faut être prêt tout le temps, c’est tout l’esprit d’un commando. On ne
sait pas à quel moment on va pouvoir attaquer, mais pour le moment la
paix subsiste ! Fort heureusement, les systèmes météo ne sont absolument
pas figés en ce moment sur l’Atlantique et nous regardons déjà ce qu’il
se passe dans les dix jours qui viennent. Si d’aventure nous ne partons
pas dans un avenir proche, nous ferons une session d’entraînement. Nous
avons convenu de nous retrouver tous les quinze jours pour naviguer
s’il n’y a pas de fenêtre. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes à
Brest que depuis trois jours…»
Extreme Sailing Series : 03/11/11
Le dernier acte des Extreme Sailing Series 2011 se déroulera du 7 au
11 décembre à Singapour et déterminera le vainqueur du championnat des
Extreme 40. La huitième étape à Almeria le mois dernier avait vu Alinghi
remporter cet acte, devant Luna Rossa et Oman Air ; Groupe Edmond de
Rothschild se classait 5ème et perdait sa première place au classement
provisoire au profit de Luna Rossa qui compte désormais un point
d'avance sur l'équipage français, la victoire devrait se jouer entre ces
deux équipages puisque le troisième, ETNZ pointe à 9 points du leader,
ETNZ est talonné par Alinghi et The Wave Muscat qui chercheront à
s'emparer la troisième marche du podium. Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après huit Grands Prix Luna Rossa (ITA) – 69 points Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 68 points Emirates Team New Zealand (NZ) – 60 points Alinghi (SUI) – 59 points The Wave, Muscat (OMA) – 57 points Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 53 points Artemis Racing (SWE) – 48 points Oman Air (OMA) – 47 points Team GAC Pindar (GBR) – 30 points Niceforyou (ITA) – 17 points Team Extreme (EUR) – 17 points
Cette
dernière étape accueillera deux équipes francophones, Stéphane Kandler
qui dirige All4One, toujours à la recherche d'un budget pour l'America's
Cup, inscrit une équipe 100% française dans la compétition, ce team est
soutenu par SOITEC et the first club™. Team Extreme - the first club™,
sera mené par Sébastien Col (skipper et régleur de Grand Voile),
Jean-Christophe Mourniac (barreur), Franck Citeau (régleur) et
Christophe André (numéro 1). Bruno Dubois aura un rôle de coach et
manager auprès de cet équipage expérimenté sur le circuit Extreme 40 .
L'objectif est de pérenniser ce team pour la saison 2012.  - © Lloyd Images
Stéphane Kandler, Directeur de K-Challenge. "L'objectif
est de mener un projet à long terme et d'effectuer la globalité de la
saison 2012. C'est une réelle opportunité pour l'avenir car le
multicoque est désormais un passage obligé dans la voile
professionnelle. Nous avons donc décidé de suivre cette logique, et de
se concentrer sur les formats très compétitifs, comme nous l'avons fait
depuis 20 ans." L'autre équipe est le Team Tilt, mené par le
suisse Alex Schneiter, l'équipage sera renforcé par Arnaud Psarofaghis,
qui navigue sur l'AC 45 Aleph. L'Extreme 40 suisse poursuivra donc sur
ce circuit après une première expérience positive à Almeria (9ème sur
11). A noter le retrait d'Artemis Racing qui se consacre désormais pleinement à sa participation à la 33ème America's Cup.
Maxis Multis : 03/11/11
Loick Peyron et son équipage ont convoyé leur maxi trimaran Banque
Populaire 5 à Brest lundi, le multicoque ne devrait pas tirer longtemps
sur ses amarres avant de s’élancer autour du monde, en effet, le skipper
et les routeurs envisagent un départ demain avec un passage de la ligne
de départ du Trophée Jules Verne au large de Ouessant dans l’après
midi.
 © B.STICHELBAUT/BPCE
Cette fenêtre ne semble pas idéale, mais devrait être tentée, ce qui
permettrait à l’équipage de faire demi-tour si elle s’avérait
insuffisante, les explications de Loick peyron, le skipper du maxi
trimaran : « Nous avons décidé avec Ronan Lucas
(directeur du Team Banque Populaire) de convoquer l’équipage à Brest,
car nous observons depuis une semaine déjà une fenêtre de tir possible.
Nous regardons très attentivement les systèmes météo dans l’Atlantique
Nord et l’Atlantique Sud et constatons que les prévisions dans le Sud
sont très bonnes à 10-12 jours mais qu’en revanche il y a une sorte
d’irrégularité dans les prévisions de l’Atlantique Nord. Il y a encore
quelques jours la situation était bonne, mais elle se dégrade au fil du
temps. Notre problématique actuelle est la suivante : pour le moment
nous n’avons que très peu de vent pour partir de Ouessant (alors qu’en
général on part dans des conditions de brise pour un Jules Verne), et si
nous n’arrivons pas à « décoller » assez vite de cette zone, nous nous
retrouverons bloqués au niveau des Canaries. Maintenant, il y a tout de
même une opportunité, un petit trou de souris à saisir, car si on arrive
à « décoller » de Ouessant, on pourra réussir à attraper la dépression à
temps et arriver à l’Équateur puis dans le Sud dans de très bons temps.
Ce qui est probable, c’est que nous prenions du retard au début, car la
situation en Atlantique Nord nous oblige à tricoter, mais nous sommes
prêts à prendre ce risque car il peut en valoir la peine ! Enfin, nous
gardons à l’esprit, comme je l’ai toujours dit, qu’un retour au ponton
sans franchissement de ligne est possible, de même qu’après avoir
franchi la ligne, nous pouvons constater que nous sommes vraiment trop
en retard et que nous n’arriverons pas à attraper la bonne situation
dans l’Atlantique Sud, nous déciderons donc de rentrer à Brest. Nous
sommes début novembre, nous pouvons donc nous permettre de partir et
revenir dans moins d’une semaine. »
America's Cup : 02/11/11
- Oracle Racing, qui dispose de quatre AC 45 a repris les
entrainements en baie de San Francisco (les deux autres AC45 utilisés
sur les ACWS sont arrivés par cargo à San Diego), avec une nouveauté, un
des deux catamarans semble équipé de foils courbes, à la place des deux
dérives droites utilisées habituellement sur le monotype, comme on peut
le voir sur cette photo.
 © 2011 Val Gillen
- Aleph change d’équipage, après Alain Gautier, Bertrand Pacé,
l’équipe intègre les hommes du Gitana Team, à savoir trois des quatre
membres d’équipage de l’Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild, en
effet, Pierre Pennec, Christophe Espagnon et Thierry Fouchier mèneront
l’AC45 français lorrs des America’s Cup World Series de San Diego avec
le Suisse Arnaud Psarofaghis qui conserve le réglage de l’aile et
Nicolas Heintz qui officiera sur la plage avant ; Hervé Cunningham, le
n°1 de l’Extreme 40 du Gitana Team, a dû décliner l’offre faute de
disponibilités dans son planning.
Les réactions des directeurs généraux des deux équipes :
Cyril Dardashti, le
Directeur Général du Gitana Team, se réjouissait de cette annonce qui
s’accorde parfaitement avec la volonté de perfectionnement de son équipe
sportive :« Nous avons la conviction d’avoir réuni un équipage fort
sur l’Extreme 40 Groupe Edmond Rothschild. Les résultats de Pierre
Pennec et de ses hommes sur les Extreme Sailing Series nous ont déjà
largement conforté dans notre choix. Mais l’intérêt d’ALEPH – Équipe de
France pour ces marins vient renforcer cela. En effet, l’équipe dirigée
par Philippe Ligot et menée sportivement par Bertrand Pacé a souhaité
pouvoir compter dans ses rangs notre équipage pour la prochaine étape
des AC World Series. Cette demande s’insérant parfaitement dans le
calendrier Extreme 40, et portant initialement pour l’ensemble des
membres de l’équipage, le Gitana Team a souhaité y répondre
positivement. C’est une très bonne opportunité pour Pierre, Christophe
et Thierry. Elle va leur permettre de découvrir un support qui semble
très intéressant du fait de l’aile rigide. Mais surtout, cette
compétition en multicoque sur un format relativement proche des Extreme
Sailing Series sera un excellent moyen pour eux de rester dans le rythme
et d’acquérir encore plus d’expérience pour Singapour, où se jouera le
titre 2011 que nous convoitons. Car, plus de six semaines sans
navigation se seraient écoulées entre le Grand Prix d’Almeria et celui
de Singapour s’ils ne participaient pas aux AC World Series de San
Diego. Enfin, il est important de préciser que cette annonce marque un
échange purement sportif et non financier entre le Gitana Team et ALEPH –
Équipe de France.»
Interview de Philippe Ligot, Directeur Général d’ALEPH – Équipe de France :
« Dans la composition de son équipe, Bertrand Pacé a souhaité étoffer
l’équipage que nous avions formé pour les deux premières éditions des
America’s Worlds Series en proposant à Pierre Pennec, Thierry Fouchier
et Christophe Espagnon de nous rejoindre pour l’épreuve de San Diego qui
se tiendra du 12 au 20 novembre 2011. Grâce à l’accord amical du Baron
Benjamin de Rothschild et du Gitana Team, basé sur un échange
pragmatique au service de la performance, cette initiative s’inscrit
dans notre stratégie de bâtir la meilleure équipe possible pour
représenter la France sur l’America’s Cup. Pierre, Thierry et Christophe
sont talentueux et expérimentés, ils font briller le Gitana Team sur le
circuit Extrême 40 et nous avons la conviction qu’ils contribueront à
renforcer notre équipage. Nous sommes 6èmes au classement
général des ACWS, c’est un bon résultat lorsque l’on connaît le contexte
sportif et le niveau très élevé sur l ‘America’s Cup. Mais nous
espérons qu’ALEPH – Équipe de France pourra ainsi améliorer son
classement et préparer l’avenir de notre projet qui recherche un
partenaire majeur pour poursuivre dans cette prestigieuse compétition. »
- Luna Rossa revient dans la compétition pour la Coupe de l’America
avec Prada comme sponsor, le groupe italien semble prêt à investir 40
millions d’euros pour tenter de remporter l’aiguillère d’argent, le défi
italien a été accepté par le defender, l’équipage devrait se construire
autour des hommes présent sur l’Extreme 40 engagé cette saison.
Luna Rossa Challenge a signé un accord de
coopération avec Emirates Team New Zealand jusqu’au 31 Décembre 2012,
qui comprendra l’accès complet à tous les plans de conception d’ETNZ et
aux données de performance pour cette période. Les coques de l’AC72
« Luna Rossa » seront construites en Italie et tous les autres éléments
seront réalisés en Nouvelle-Zélande, en collaboration étroite avec le
design team d’Emirates Team New Zealand. L’équipe néo-zalandaise
produira donc les plans de son premier AC72 et de son sistership pour
les italiens.
Multis 50' : 31/10/11
Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à 13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de 45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à 10 m) à l’arrière du front froid. Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six à s’affronter sur cette transat. On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques (l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir la dragée haute aux favoris. Maxis Multis: 27/10/11
Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à
13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues
des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va
générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de
45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à
10 m) à l’arrière du front froid.
Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc
dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers
le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant
le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le
départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de
jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six
à s’affronter sur cette transat.
On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves
Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux
principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel
Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à
bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir
suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle
d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques
(l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a
brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir
la dragée haute aux favoris.
Maxis Multis: 29/10/11
Lionel Lemonchois et les représentants de la marque Prince de
Bretagne ont détaillé le projet du futur Maxi trimaran hier, sans
surprise, le choix du cabinet VPLP comme architectes et de Multiplast
comme chantier ont été confirmés.
La construction, basée sur la plate forme du 60′ ORMA Sodeb’O devrait
débuter dans les jours qui viennent à Vannes, comme le confirme le
skipper dont le principal objectif est de remporter la Route du Rhum
2014.
Lionel Lemonchois : « En ce qui concerne
l’architecte, choisir VPLP paraissait logique. D’abord parce que ce
cabinet a construit le 60 pieds Sodebo, ensuite parce qu’en terme
d’acquis, d’expériences et de résultats, il a fait ses preuves. Disons
que s’engager avec eux, c’était minimiser les risques. Le chantier
débutera le 2 novembre chez Mutiplast à Vannes pour une mise à l’eau en
septembre 2012. Pour la longueur, nous partons sur un 80 pieds. Nous
avons déterminé la longueur du Maxi à partir des analyses réalisées par
les architectes par rapport à ce que je voulais dès le départ,
c’est-à-dire à peu près le même déplacement qu’avait Sodebo au niveau du
poids et de la masse, etc… Le but ? Pouvoir garder le mât,
l’accastillage et ainsi ne pas partir dans une spirale de coûts
délirante. Au final, nous aurons un 80 pieds pour moins cher qu’un 60
pieds il y a cinq ans. »
En ce qui concerne l’avenir du trimaran de la classe Multi 50′, aucune
décision ne semble avoir été prise, Lionel Lemonchois et Prince de
Bretagne ont à priori défini un programme sur le maxi trimaran pour
2013, le 50′ devrait donc être utilisé pour la saison 2012.
Emmanuel Descloux : « Notre décision n’est pas
arrêtée (concernant le Multo 50′). Toutes les options sont encore
possibles. En tous les cas, le résultat de la Transat Jacques Vabre
n’influencera pas la décision finale. Pour commencer, nous devons avaler
le gros morceau de la construction du Maxi. Nous nous sommes engagés à
garder un budget constant entre le Multi50 aujourd’hui et le Maxi 80
demain. » Hydroptère : 29/10/11
- L’Hydroptère est entré en chantier cette semaine, afin d’adapter au
mieux le foiler aux navigations hauturières, en effet Alain Thébault et
son équipage tenteront de battre le record Los Angeles-Honolulu la
saison prochaine ; le profil des foils, la triangulation et le profil
des voiles et le plan porteur arrière seront retravaillés lors de ce
chantier d’hiver.
- La semaine dernière, sur le lac Léman, l’équipe de
l’Hydrhttp://voilemulticoques.wordpress.com/wp-admin/post-new.php?post_type=postoptère.ch
a décroché un nouveau record avec le record du kilomètre sur le Léman à
31.46 nœuds, soit près de 60km/h, après celui de l’heure battu en
septembre, ce catamaran de 35 pieds est destiné à valider les concepts
du futur Hydroptère Maxi qui prendra le nom de Libryd.
- Les rumeurs se font plus pressantes concernant ce futur Hydroptère
Maxi, Alain Thébault aurait décroché son partenaire titre qui serait la
DCNS, le budget serait boucler aux deux tiers et la construction de ce
trimaran à foils de 30m par 30 et doté d’une aile rigide pourrait
débuter en mai 2012 pour une mise à l’eau prévue un an plus tard,
l’annonce officielle du sponsor titre devrait avoir lieu le 3 décembre
au salon nautique de Paris.
Maxis Multis: 27/10/11
Il semblerait que Marc Thiercelin soit débarqué du programme de DCNS
après la Transat Jacques Vabre qu’il disputera en double en 60′ IMOCA
avec l’ancien skieur Luc Alphand, le skipper aurait acheté l’ex Oman
Sail, le maxi trimaran mené par Sidney Gavignet sur la dernière Route du
Rhum et sistership de Sodeb’O.
Marc Thiercelin serait donc à la recherche de sponsors pour terminer
les réparations de ce trimaran, fortement endommagé après son chavirage
de 2010 (coque centrale et bras de liaison tribord), et s’enger sur un
projet de tour du monde par les deux pôles. MOD 70: 27/10/11
- Gitana XV, le MOD 70 du Gitana Team a été mis à l’eau il y a 48
heures à Lorient, le trimaran confié à Sébastien Josse a subi les tests
statiques, les premières navigations devraient avoir lieu dans les jours
à venir, si les conditions météorologiques le permettent. Autre
nouvelle pour l’écurie du Baron Benjamin de Rothschild, la confirmation
du déménagement du team à Lorient, la flotte Gitana intégrera donc
l’ancien hangar de Sensation Océan, alors que les locaux de la Trinité
devraient être repris par Spindrift Racing, Cyril Dardashti, le team
manager de Gitana Teal explique cette installation à Lorient : « Le
Gitana Team s’installe dès aujourd’hui à Lorient. Nous intégrons, en
effet, un hangar situé sur la base des sous-marins de Kéroman et les
bateaux Gitana seront amarrés à proximité immédiate. Ce déménagement
intervient après dix années passées à la Trinité-sur-Mer et a été guidé
par un souci d’optimisation de notre logistique mais également par le
souhait de gagner en performance. En effet, avec l’arrivée du MOD 70
Groupe Edmond de Rothschild dans l’écurie nous souhaitions nous
rapprocher de nos futurs concurrents car la monotypie de ce nouveau
support réclamera des entraînements communs pour progresser et rester à
la pointe. Avec la base des sous-marins de Keroman, où une grande
majorité des équipes de course au large est réunie, Lorient a réussi un
challenge difficile en transformant le site existant et en mettant en
place un pôle de compétence aujourd’hui reconnu. Au sein du Gitana Team,
nous avons l’ambition de rester au cœur de l’innovation et des avancées
technologiques et c’est pourquoi cette nouvelle base s’est imposée
comme une évidence. Cependant, l’équipe reste extrêmement attachée à la
Trinité-sur-Mer et à son port de plaisance car il offre, avec la Baie de
Quiberon, un lieu de navigation idyllique. »
- Jean Pierre Dick, qui a récemment débuté en multicoque sur Extreme
40 à Nice, a annoncé officiellement son engagement sur le circuit MOD
70, toujours accompagné de ses fidèles partenaires Virbac et Paprec, le
skipper prendra donc la barre du 8ème trimaran monotype, la bateau sera
mis à l’eau en septembre 2012, JP Dick pourra donc enchainer les
navigations dès son retour du Vendée Globe afin de débuter en
compétition en 2013.
Plusieurs interviews du futur skipper, concernant ce nouveau projet sur VoilesetVoiliers.com et le Télégramme.
Maxis Multis: 11/10/11
Loïck Peyron a dévoilé hier l’équipage qui l’épaulera dans la tentative de Trophée Jules Verne, dont le stand-by débutera à la fin du mois. Pas de révolution au sein de l’équipage du maxi-trimaran, l’équipage sélectionné par Pascal Bidégorry l’année dernière est reconduit à l’exception de Jérémie Beyou, à la recherche d’un budget pour le prochain Vendée Globe et d’Erwan Tabarly, qui semble pour sa part avoir trouver un sponsor et un bateau (l’ex Foncia) pour ce Vendée Globe. Jean-Baptiste Le Vaillant qui avait intégré l’équipage lors du record de traversée de l’Atlantique Nord sera chef de quart alors que Thierry Duprey du Vorsent, qui avait effectué la tournée méditerranéenne du trimaran, aura un poste de régleur/barreur dans le quart de Fred Le Peutrec. Juan Vila est reconduit au poste de navigateur embarqué, alors que Marcel Van Triest assurera le routage à terre du bateau. Le temps de référence à battre sera de 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour décrocher ce Trophée Jules Verne. Loick Peyron : » Un chef d’orchestre doit savoir écouter, beaucoup, et si possible être extrêmement bien secondé par tous les solistes. Un équipage a besoin d’être guidé, pour bien jouer ensemble, il faut regarder dans la même direction. Mon rôle est donc d’imprimer un rythme, une ambiance, une confiance. Pour faire un bel orchestre, il faut de bons musiciens. La musique est belle, l’instrument est incroyable ». Composition de l’équipage du Maxi Banque Populaire V pour le Trophée Jules Verne : Hors quart Loïck Peyron, skipper Juan Vila, navigateur embarqué, responsable électronique/informatique Quart n°1 Jean-Baptiste Le Vaillant, chef de quart, responsable voiles Kévin Escoffier, barreur/régleur, responsable vidéo et structure Xavier Revil, barreur/régleur, responsable avitaillement et vie à bord Florent Chastel, numéro 1, responsable médical et gréement courant/dormant Quart n°2 Frédéric Le Peutrec, chef de quart Emmanuel Le Borgne, barreur/régleur, responsable médical et composite Thierry Duprey du Vorsent, barreur/régleur, responsable mécanique et énergie Ronan Lucas, numéro 1, responsable sécurité Quart n°3 Yvan Ravussin, chef de quart, responsable composite Brian Thompson, barreur/régleur Pierre-Yves Moreau, régleur, responsable mécanique et hydraulique Thierry Chabagny, numéro 1, barreur/régleur, responsable accastillage et voiles Marcel van Triest, routeur à terre MOD 70 : 09/10/11
Les KRYS MATCH se sont clôturés hier à la Trinité sur Mer après
trois jours de régates et de beaux combats pour la victoire entre les
trois équipages des MOD 70 (Gitana 11 n'intégrait pas le classement). C'est
finalement Race for Water skippé par Stève Ravussin qui remportait la
victoire de l’événement inaugural du Multi One Championship après huit
manches courues. Ils devancent Veolia Environnement de Roland Jourdain et Foncia de Michel Desjoyaux. La
première journée s'est déroulée dans un vent de secteur nord ouest
soutenu de 15-20 nœuds forcissant jusqu’à 30 nœuds en fin d’après midi,
dans ces conditions musclées, c'est Roland Jourdain qui prenait la tête
grâce à une excellente vitesse sur le bords de près et des manoeuvres
fluides de son équipage, qui avait répété cette première confrontation
en enchainant les entrainements pendant deux semaines avec notamment un
stage au centre d'entrainement de Port la Forêt ; le trimaran rouge
était talonné par Race For Water de Stève Ravussin, Michel Desjoyaux et
son équipage fermaient la marche à l'issue de la première journée, après
plusieurs soucis d'envoi de gennaker, l'équipage de Foncia payait son
manque d'entrainement comme l'expliquait le skipper : « Quel
plaisir de naviguer à bord de multicoque et qui plus est à la Trinité
sur Mer ! Nous n’avons jamais navigué dans ces conditions auparavant à
bord de notre MOD Foncia. D’ailleurs, nous n’avons que très peu navigué
depuis sa mise à l’eau pour cause de régates en D35. Aujourd’hui,
c’était une très bonne mise en jambe qui nous a permis de nous situer
par rapport à nos concurrents. Nous avons connu quelques déboires avec
l’enroulage de notre gennaker ; on va régler ça pour demain ! On
apprend, on apprend !» 
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A. Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild,
le trimaran de 77' invité sur l'événement était hors classement,
Sébastien Josse et ses hommes se mesurent en effet aux MOD 70 en
attendant la livraison de leur propre monotype prévue à la fin du mois,
le Gitana Team n'a d'ailleures pas fait de figuration lors de cette
première journée en terminant premier de chaque course. Le résumé de la première journée en vidéo
La
seconde journée de régates a été moins ventée, quinze noeuds avec une
mer plate, mais le spectacle n'en fut pas moins intéressant avec de
belles courses, Race For Water prenait la tête du classement provisoire
avec des places de 3ème, 1er et 2ème, Gitana 11-Groupe Edmond de
Rothschild poursuivait sur sa lancée avec des places de 2ème, 2ème et
1er, Roland Jourdain rétrogradait à la seconde place, devant Foncia,
Michel Desjoaux décrochait une première victoire de manche sur la
première régate de la journée. En fin d’après midi, les quatre
teams se sont de nouveau affrontés sur des runs de vitesse, qui
consistaient en un aller-retour au vent de travers. Ces runs avaient
pour objectif de départager les concurrents ex-aequo. C'est l'équipage
de Foncia qui s'avérait le plus rapide devant Gitana 11, Véolia et Race
For Water. Les réactions à l'issue de cette seconde journée : Stève Ravussin,
skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes vraiment contents !
Nous avons pris de bons départs et réussi la plupart de nos manœuvres.
Je suis très content de mon équipe qui évolue très vite. François
Morvan, notre tacticien, s’est adapté très vite et nous a dessiné de
belles trajectoires. Mais il ne faut pas crier victoire ! Attendons
demain soir ! » Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild : «
Venir sur les KRYS MATCH est pour nous l’occasion d’observer nos futurs
adversaires en MOD70. Nous pouvons constater à l’issue de ces deux
premiers jours de course que les écarts ne sont pas si conséquents. Les
MOD70 répondent à ce que nous souhaitions, à savoir un trimaran capable
de naviguer dans 30 nœuds de vent sans que nous ayons des réparations à
faire le soir. De plus, le format des courses rend possible un
enchaînement de manches, ce qui laisse le jeu ouvert côté sportif ! » Le résumé de la seconde journée en vidéo 
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A. Pour
la dernière journée des KRYS MATCH, les trimarans se sont affrontés sur
un parcours côtier de 22 milles en baie de Quiberon puis sur une ultime
régate. Le côtier a été animé par deux duels au sein de la
flotte, à la première bouée, Race For Water et Gitana 11-Groupe Edmond
de Rothschild viraient la bouée devant Port Haliguen au coude à coude
alors que Veolia Environnement et Foncia se disputaient la trosième
place. Dans le long bord de portant au retour, Gitana11-Groupe Edmond de
Rothschild a dû déclarer forfait suite à l’explosion de son gennaker.
Les trois MOD70 ont ensuite pris des options différentes, ce qui a
permis à Roland Jourdain et à ses sept équipiers de prendre l’avantage
sur ses adversaires et de remporter cette course devant Race for Water
et Foncia.
Pour l’ultime manche des KRYS MATCH, Gitana 11-Groupe Edmond de
Rothschild faisait un retour réussi après son abandon sur le côtier en
signant une nouvelle victoire devant Veolia Environnement, Foncia et
Race for Water. Au classement final, Race For Water s'impose avec deux points d'avance sur Véolia Environnement et cinq sur Foncia, Gitana 11, hors classement termine à égalité de points avec le vainqueur malgré son abandon sur le côtier.
Ces trois jours de régates ont donc permis de
valider le concept des city races qui auront lieu dans les villes étapes
du Multi One Design Championship, au vu des résultats, cette première
confrontation est une réussite avec des bateaux performants et des
régates au contact.
Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : «
Ca fait du bien de se retrouver en course à bord d’un multicoque ! Ca
faisait longtemps ! Avec l’équipage de Foncia à bord du MOD70, ces KRYS
MATCH étaient notre baptême du feu puisque nous n’avons pas eu beaucoup
l’occasion de nous entrainer. Jeudi, nous avons été un peu cueillis à
froid dans la brise. Mais, les réflexes reviennent vite ! On a hâte
d’être plus nombreux. A trois, c’est top ; à douze, ça le sera encore
davantage ! » Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : «
Je voudrais vraiment féliciter mon équipage. Humainement, ces trois
jours se sont très bien passés et ça aide lorsque l’on doit faire face à
des hauts et surtout des bas comme sur ces trois jours. Nous avons
connu le meilleur jeudi pour descendre en bas de tableau vendredi.
Aujourd’hui, nous rebondissons donc en soi c’est déjà un succès car très
vite tu peux tomber dans une spirale négative ! Sportivement, c’était
chaud, des régates de haute tenue. Bravo à nos adversaires ! A fond sur
un patin, nous nous sommes régalés ! Nous ne gagnons pas mais nous
sommes contents d’avoir engrangé tant d’expérience. Le trimaran est une
discipline que je n’avais pas pratiquée depuis longtemps et, avec moi à
la barre, c’était une grande première. Vivement la suite ! » Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : «
Nous sommes très très contents d’autant que le nombre d’entrainements
avec l’équipage a été réduit. Le MOD70 est pour moi un bateau magique,
solide et costaud. C’est toute une philosophie cette monotypie stricte.
On est en plein dedans et on constate aujourd’hui sur ces KRYS MATCH que
ça fonctionne ! Rendez-vous sur la KRYS OCEAN RACE à New York ! » Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana11 et futur skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : «
A bord de Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild, nous nous sommes
régalés de voir ces belles batailles sur l’eau. Ca a été serré ! Pour
nous, ces KRYS MATCH ont fait office de warm-up. Nous avons hâte de
réceptionner notre MOD70 à la fin du mois et de le prendre en mains. » Marco Simeoni, président de MOD S.A : «
Je viens de vivre trois jours magiques et inoubliables ! Ces KRYS MATCH
ont été l’occasion pour notre partenaire KRYS et tous les membres du
Multi One Championship de partager un premier événement ensemble et de
faire découvrir le MOD70 au public et à nos invités. Merci aux 32
marins engagés de nous avoir servi un si beau spectacle nautique et à
l’ensemble des acteurs du circuit : armateurs et partenaires d’avoir
activement participé à ces KRYS MATCH ! Merci à la Trinité sur Mer de
nous avoir accueillis, à la SNT et à tous les bénévoles sur l’eau !
Merci à notre directeur de course Jean Maurel. Ces trois jours à la
Trinité sur Mer avaient plusieurs objectifs pour nous, organisateurs.
Tout d’abord la production d’un contenu de qualité pour une meilleure
lisibilité et une optimisation de la valorisation de notre circuit
MOD70. Ensuite, la validation des formats de course. Et enfin, la
production audiovisuelle pour associer live et voile. A l’issue de ces
KRYS MATCH, les trois cibles sont atteintes. Je ne peux que m’en réjouir
! » 
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.
Maxis Multis : 09/10/11
Lionel Lemonchois a mis à l’eau le trimaran de 60′ ORMA de Prince de
Bretagne, à la Trinité. Son équipe a effectué cette manoeuvre avec
l’aide de celle de Sodeb’O qui se sépare donc de son 60′ qui a connu de
nombreux succès avec Thomas Coville à la barre. 
© Marcel MOCHET Le bateau a été mâté dans la foulée, il a ensuite passé une nuit au
port de la trinité avant d’être convoyé à Lorient le lendemain. L’équipe
de Prince de Bretagne va désormais lancer la phase d’études afin de
transformer le bateau en maxi multicoque.
Maxis Multis : 09/10/11
Le maxi-trimaran IDEC est arrivé en milieu de semaine à Lorient, avant de rejoindre le chantier Multiplast. Francis
Joyon et son équipage composé de trois marins ont convoyé le trimaran
géant sous gréement de fortune des côtes américaines à la Bretagne, le
bateau va désormais entrer en chantier afin de remettre en état la plate
forme et le mât suite au chavirage survenu fin août lors de la
tentative de record en solitaire de l'Atlantique Nord.
Interview : 06/10/11
Yann Guichard, futur skipper du MOD Spindrift Racing, également engagé
sur les Extreme Sailing Series avec Alinghi, et avec l'Energy Team qui
prépare la prochaine Coupe de l'America revient sur ces différents
projets dans cette interview pour Voile-Multicoques (réalisée pendant les Extreme Sailing Series de Nice). Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Voile-Multicoques.com : Tu viens d'annoncer ton
engagement en MOD 70 avec la création d'une nouvelle société Spindrift
Racing, pourquoi cet engagement sur ce circuit ? Yann Guichard :
Je fais du multicoque depuis près de vingt ans, c'est ma passion, je
suis passé sur plusieurs supports en offshore et en inshore, avec une
Route du Rhum dernièrement (en 2010 sur Gitana 11), ce circuit fait la
synthèse de toute cette expérience, j'étais donc motivé et intéressé
pour intégrer ce circuit. Ce qui est fantastique dans ce projet
c'est le fait de partir d'une page blanche, c'est la première fois que
je peux construire un team à mon image, après avoir été équipier sur
différents bateaux, puis skipper chez Gitana mais avec une équipe déjà
en place. Mon association avec Léo Lucet (directeur de Spindrift
Racing) permet de partir sur des bases solides, puisqu'il a déjà géré ce
genre de projet au sein du Gitana Team. La
vocation de Spindrift Racing est-elle seulement orientée vers le MOD ou
souhaiteriez-vous intégrer d'autres projets multicoques ? Le
projet phare de Spindrift Racing est clairement le MOD 70, mais j'ai
envie de partager mon expérience acquise en multicoque avec des jeunes. Le multicoque revient comme support aux JO, donc pourquoi ne pas essayer d'aider des jeunes régatiers à travers notre structure. As tu déjà eu l'occasion de naviguer sur un des MOD ? Pas
encore, je suis seulement monté quelques minutes sur Race for Water à
Lorient, mais j'ai eu beaucoup de retours par des amis, qui seront peut
être de futurs équipiers sur le bateau. Je pense que ce bateau est
bien né, ce qui est logique avec des gens d'expérience comme Franck
David et Stève Ravussin aux commandes. Ils sont partis des 60' ORMA avec
le cabinet VPLP, qui a le plus beau palmarès en multicoque océanique. Le
trimaran est simple avec beaucoup moins de gadgets que sur les
trimarans 60' ORMA, ce qui correspond à l'objectif de fiabilité de cette
classe avec un programme sur 10 ans comprenant un tour du monde. Nous
avons déjà eu un bel aperçu de ce que seront les courses sur ces
bateaux avec la Fastnet Race où les deux MOD 70 ont terminé à trois
minutes d'intervalle après 30 heures de course et 600 milles parcourus.
© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.
Le
plateau reste pour l'instant assez franc-français, penses-tu que
l'engagement des grands noms de la voile et du multicoque puisse attirer
les teams étrangers courtisés sur ce circuit MOD ? Il
y a des contacts avec des teams étrangers sur le circuit MOD 70, deux
équipes ont déjà signé Race for Water pour la Suisse et Oman Sail, nous
espérons que les six engagements finalisés attireront des sponsors et
des skippers. Au delà de la conjoncture économique actuelle, le
frein vient du fait que la classe « n'existe pas » encore réellement, la
Krys Match puis la Krys Océan Race permettront d'inviter des skippers,
des clients qui pourront visualiser le potentiel du circuit, ce qui
pourrait déboucher sur d'autres projets. Le MOD 70 a une place à
prendre, il y a un tour du monde en équipage en monocoque, la Volvo
Ocean Race, désormais il y aura un tour du monde en multicoque. Pour
Spindrift Racing, notre vocation n'est pas de trouver obligatoirement
un partenaire français, loin de là, nous sommes en pourparlers avec
différentes entreprises, mais tant que rien n'est signé nous restons
humbles. Nous devrions retrouver des équipiers français à bord de
tous les bateaux, car à l'heure actuelle les meilleurs équipiers de
course au large en multis sont français, il serait bête de s'en priver.
De mon côté j'aurai au moins un ou deux marins étrangers sur le bateau. Tu
fais partie de l'équipage d'Alinghi qui est engagé sur les Extreme
Sailing Series, actuellement en deuxième partie de classement, que
manque-t-il à l'équipage pour mieux figurer ? Sur
le bateau le potentiel est là, nous apprenons à nous connaître, c'est de
mieux en mieux, mais les résultats sont en dents de scie sur les
différents Acts. Nous sommes parfois en tête mais nous avons du
mal à terminer, nous étions en tête pendant deux jours à Trapani sur les
« Open Water », avant de terminer sixième, les « Stadiums » (régates
sur des formats courts) sont plus difficiles pour nous. Nous avons
raté des journées ce que nous ne pouvons pas nous permettre sur ce
circuit où la moindre petite erreur, le moindre manque de cohésion se
paient cash. Il reste trois grands prix, rien n'est terminé, nous
allons continuer à nous battre régates après régates, l'important est
de se faire plaisir à bord et les résultats suivront, mais le plateau
est conséquent, le niveau très élevé, c'est donc logique que les
résultats soient serrés.  Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Quel est la
principale difficulté sur ce circuit des Extremes 40 ? L'exiguité des
plans d'eau, le format très court des régates avec la nécessité de
prendre de bons départs ? Le départ est primordial,
mais nous avons vu aujourd'hui que des départs moyens ne sont pas
forcément rédhibitoires, les bateaux en retard sur la ligne peuvent
prendre un côté du plan d'eau dans un vent frais, Gitana a pris des
départs à droite en deuxième rideau, alors que nous étions tous bloqués
sur la gauche, ce qui a été payant au final. Cependant sur ce
grand prix les conditions sont vraiment extrêmes avec un à quatre nœuds
de vent, donc tout peut basculer sur une manche. Tu
as couru les deux derniers grands prix de D35 en Méditerranée, comment
se comporte ce catamaran typé lac sur un plan d'eau ouvert ? Tout
s'est très bien passé pour nous, avec un beau grand prix à Beaulieu, de
bonnes conditions pendant trois des quatre jours de régates, à Antibes
nous avons eu un peu moins de vent, mais le bateau s'est bien comporté,
ce qui limite ce bateau n'est pas l'intensité du vent, mais l'état de la
mer, ce qui a d'ailleurs entrainé l'annulation d'une journée de courses
à Beaulieu sur Mer. L'expérience a été favorable pour toutes les
équipes, je pense qu'une majorité souhaite renouveler ce type de
navigations l'année prochaine. 
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Tu as navigué sur l'AC45 d'Energy Team, quels sont
les plus grosses différences entre ce catamaran à aile et un multicoque à
gréement conventionnel ? L'aile rigide est très
efficace, nous l'avons vu lors de la dernière coupe, elle diminue
beaucoup le fardage, le bateau est donc plus évolutif, il vire et
empanne mieux. La gestion de la puissance est assez incroyable sur
les AC45, c'est très précis, nous avons trois réglages sur l'aile: le
traveller qui permet de régler toute l'aile, ce qu'on retrouve sur un
gréement classique ; le camber, qui est l'équivalent de la bordure sur
un multi classique comme l'Extrême 40 ou le D35, et qui permet de régler
la profondeur entre l'avant de l'aile qui nous appelons le mât et les
flaps ou volets sur l'arrière de l'aile ; le twist, qui permet d'enlever
de la puissance sur les flaps, ce qui correspond au cunningham. Ces
éléments ne sont donc pas complétement différents dans la façon de
naviguer. Le fait de gérer à volonté la puissance est assez
formidable. ce qui permet également de régater dans des conditions
musclées, comme à Plymouth, où les c |